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 Sujet du message : l'affaire Omar RADDAD
MessagePosté : 16 juin 2005 1:12 
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Enregistré le : 12 mars 2005 23:41
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le lundi 24 juin 1991, vers 20h, les gendarmes de Valbonne découvrent le corps sans vie de Mme Ghislaine MARCHAL, riche veuve du célèbre fabriquant d'accessoires pour automobiles, est découvert dans la chaufferie de la villa " la chamade"; son corps a été percé de 15 coups de couteau.
la veille, le dimanche 23 juin, mme Marchal est attendue chez une amie Mme KOSTER . Elle a confirmé sa venue, le matin même à 10h20.
A 13h30, son amie,est lasse de l'attendre...à 14h et 15h, elle appelle "la chamade" .en vain.
à 11h30, mme MARCHAL a eu une conversation telephonique avec l'angleterre.
à 11h45, elle est sortie de sa douche pour répondre à un autre appel d'une amie Mme SERIN invitée à la chamade le lendemain.
Quelques minutes plus tard, selon l'enquête, elle a rappelé cette amie..et puis plus rien.

Dans l'après midi du dimanche 23, mme KOSTER s'est rendue , vers 18h, à la chamade. La porte est restée close.
Le lendemain 24 juin, après un dernier appel, elle s'est résolue à aller chez une voisine de mme MARCHAL, mme PASCAL, à 800m de la chamade.
Mme SERIN a entre -temps également trouvé porte close à son rendez vous de 11h30.

Inquiète, mme PASCAL sollicite l'intervention d'une société de gardiennage à la chamade.
après 2 visites, la société ne trouve personne à la chamade mais le sac à main de Mme MARCHAL sans argent dedans.
vers 17h30, les gendarmes de Mougins et de Valbonne font à nouveau le tour des pièces sans rien trouver.
Dans un tiroir , une boite à cigare pleine de clés est trouvée.
Trois portes annexes de la villa etant verrouillées, on décide de tenter de les ouvrir et voilà que l'on tente donc d'ouvrir la porte de la chaufferie.
Toutefois, malgré deux tours de clés, la porte refuse de s'ouvrir.
quelquechose bloque à l'intérieur au bas de la porte..un lit métallique..que les gendarmes parviennent à faire basculer vers l'intérieur. Il y a aussi un tube métallique placé perpendiculairement au panneau sous la porte?
la porte enfin ouverte offre un affreux spectacle : un interrupteur taché de sang dans la pénombre d'une cave où pénètre maintenant la lumière.
Au fond de la cave, une forme sombre est allongée sur le sol.. et sur une porte fermée, à la lumière d'une lampe électrique, les gendarmes peuvent lire une inscription en lettres de sang : OMAR M'A TUER.
à 6m50 de là, sur la porte ouverte du local de la chaudière, une 2ème inscription, celle là difficilement lisible, à peine déchiffrable : OMAR M'A T Le corps de Mme MARCHAL est allongé sur le ventre à l'intérieur du local, devant la chaudière, jambes écartées, bras réunis au dessus de la tête.
Son seul vêtement, un peignoir de bain est retroussé jusqu'à la taille.
Les cheveux de la morte et son peignoir sont ensanglantés.
Sur la cuisse gauche, deux plaies, à l'evidence causées par une arme blanche.
L'une d'elle , la plus profonde, a laissé échapper un filet de sang coagulé, perpendiculaire au sol.
La première phalange du majeur de la main gauche est écrasée et en partie arrachée du doigt, bras et jambes eraflés, souillés de sang et couverts de la poussière de la cave.
L'examen du cadavre vers 20h par le docteur PAGE expert près la cour d'appel d'Aix en Provence, révèle en effet plus d'une blessure :
5 plaies à la tête, une double blessure du cou sans section de la trachée ni des art?res, 10 plaies sur le thorax et l'abdomen avec une hémorragie suite à deux plaies au foie( le ventre est entaillé sur 14 centimètres, avec excusez du peu expulsion partielle des viscères, enfin 2 plaies sur la cuisse gauche.
Aucune des blessures ne semble avoir été immédiatement mortelle et l'agonie de mme MARCHAL semble avoir duré de 15 à 20 minutes?

Selon la thèse officielle, mme MARCHAL a écrit avec son sang et elle a désigné son assassin.

le lendemain mardi Omar RADDAD, 29 ans, marié et père de deux enfants, est arrêté à toulon chez ses beaux parents où il est arrivé la veille à 10h30 pour fêter en famille la célébration musulmane de l'Aid el-Kabir. Il sera condamné , puis gracié partiellement par Jacques CHIRAC.

Je sais que ce rappel des faits est un peu rébarbatif mais je crois qu'il est essentiel pour pouvoir ensuite discuter sur la culpabilité ou l'innocence de RADDAD?


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 Sujet du message : Re: l'affaire Omar RADDAD
MessagePosté : 14 juil. 2005 0:10 
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Enregistré le : 30 déc. 2004 19:43
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Chronologie exact des événement :

1991
- 23 juin 1991: Ghislaine Marchal, 65 ans, est tuée de plusieurs coups de couteau dans la chaufferie de sa villa de Mougins (Alpes-Maritimes). Sur le mur, deux inscriptions post-mortem en lettres de sang: "Omar m'a tuer" et "Omar m'a t".
- 27 juin 1991: Omar Raddad, le jardinier de Mme Marchal, est inculpé d'homicide volontaire et écroué à Grasse. âgé de 28 ans, il niera toujours les faits.
- 23 ao?t 1991: Des experts en graphologie estiment que la victime, Madame Marchal est bien l'auteur des deux inscriptions dénonçant Omar Raddad. Ces conclusions pèseront lourdement dans le dossier de l'accusation.
1994
- 2 février 1994: La Cour d'assises de Nice condamne Omar Raddad à 18 ans de réclusion criminelle par la Cour d'assises de Nice. Le témoignage des deux graphologues insistant sur le fait que les inscriptions ont bien été écrites par Ghislaine Marchal emporte la conviction des jurés même si cette assurance met mal à l'aise car nul n'ignore que la graphologie n'est pas une science exacte.
1995
- 9 mars 1995: la Cour de cassation rejette le pourvoi d'Omar Raddad.
- 10 septembre 1995: un ex-détenu marocain en France Mohamed Moumen confie à la presse marocaine qu'un certain "FB" emprisonné avec lui à la prison de Clairvaux lui avait avoué le meurtre de Ghislaine Marchal. Le 15 du même mois, le parquet de Grasse ouvre une enquête préliminaire.
- 21 septembre 1995: "FB", de son vrai nom Alain Vilas-Boas, mis en cause est entendu par les enquêteurs et annonce qu'il porte plainte pour diffamation.
- 21 septembre 1995: Bernard Naranjo, un détective privé employé par le père d'Omar Raddad, apporte aux gendarmes de Grasse l'arme du crime : un couteau de cuisine.
1996
- 10 mai 1996: le président Jacques Chirac accorde la grâce partielle à Omar Raddad réduisant sa peine de quatre ans et huit mois. Le décret sera signé le 23 mai.
- 26 juin 1996: Jacques Toubon, le ministre de la Justice annonce qu'il n'a pas l'intention de saisir la Commission de révision.
1997
- 20 novembre 1997: Une nouvelle expertise graphologique demandée par Maître Vergès contredit totalement la première en estimant que Ghislaine Marchal n'est pas l'auteur du message "Omar m'a tuer".
1998
- 2 septembre 1998: La Chancellerie donne son accord pour la libération conditionnelle d'Omar Raddad incarcéré au centre de détention de Muret (Haute-Garonne).
- 4 septembre 1998: Après plus de 7 ans de prison, Omar Raddad retrouve la liberté mais aux yeux de la justice, il demeure coupable.
1999
- 27 janvier 1999: Maître Vergès dépose une requête en révision auprès de la Cour de cassation.
2000
- 2 février 2000: la Commission de révision des condamnations pénales ordonne de nouvelles investigations et notamment, une nouvelle expertise graphologique pour savoir si madame Marchal est l'auteur des inscriptions "Omar m'a tuer". Deux experts sont nommés : Anne Bisotti et Françoise Ricci D'Arnoux.
- 17 février 2000: l'avocat d'Omar Raddad, Me Jacques Vergès, demande à la commission des investigations supplémentaires sur la matière même de l'inscription et la trace, apparemment d'une main, laissée plus bas.
- 31 octobre 2000: Les deux graphologues remettent un rapport de 150 pages dans lequel elles se disent incapables de certifier que la victime est bien l'auteur des inscriptions. Par contre le sang qui a permis la rédaction des messages est bien celui de Ghislaine Marchal.
- 27 décembre 2000: Selon une expertise, la trace de main laissée sur la porte comporte le sang de Ghislaine Marchal mais il est mêlé à un ADN masculin. La Commission de révision demande immédiatement, une comparaison des ADN de ce sang avec celui d'Omar Raddad.
2001
- 14 janvier 2001: la justice ordonne une nouvelle expertise sur un chevron de bois ayant servi à tuer Ghislaine Marchal, indique Me Vergès.
- 20 février 2001: l'ADN masculin retrouvé sur la porte de la chaufferie n'est pas celui d'Omar Raddad. Les experts ne peuvent préciser à qui appartient cette empreinte génétique, ni l'origine de sa provenance.
- 1er mars 2001: la Commission de révision reçoit les conclusions des experts qui ont examiné les traces de sang sur les lieux du meurtre et qui ne désignent pas Omar Raddad.
- 14 mai 2001: l'avocat général de la Cour de cassation demande la transmission du dossier d'Omar Raddad devant la Cour de révision.
- 25 juin 2001: la Commission de révision décide que les éléments nouveaux apportés par la défense sont effectivement susceptibles de faire naître un doute sur la culpabilité d'Omar Raddad. Les deux éléments retenus sont que l'auteur des mots "Omar m'a tuer" ne peut être déterminé avec certitude ainsi que la découverte de deux ADN masculins n'appartenant pas au jardinier. Par contre, sont rejetés les arguments selon lesquels une incertitude planait sur la date exacte du meurtre, sur l'impossibilité de barricader de l'extérieur la porte de la chaufferie ainsi que la mise en cause de la femme de ménage et du fils de madame Marchal. Elle transmet le dossier à la Cour de Révision.
2002
- 16 mai 2002 : la cour de Cassation fixe au 17 octobre l'examen de la révision du procès d'Omar.
- 17 octobre 2002: L'avocat général, Laurent Davenas estime qu' "au bénéfice d'Omar Raddad il n'y a pas de faits nouveaux convaincants, contre lui il y a des charges", Par conséquent, ce dernier demande à la Cour de révision de ne pas accorder de second procès à Omar Raddad. L'avocat du marocain n'est pas très optimiste.
- 20 novembre 2002 : La Cour de révision confirme la culpabilité du jardinier condamné pour le meurtre de sa patronne Ghislaine Marchal. Omar Raddad ne sera pas rejugé. Maître Vergès annonce qu'il va saisir la Cour Européenne de Justice.

http://fides.ifrance.com/fides/html/raddad3.html


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