Luc Tangorre

Coupable ou innocent à tout prix ?
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MessagePosté : 16 janv. 2010 16:53 
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Luc
Personnellement, je ne crois pas à l'hypothèse du sosie qui s'ingénie à confondre Luc Tangorre sur la base d'un stratagème.


Danou
Comme vous, je ne crois pas du tout à un sosie «qui s’ingénierait à confondre Luc Tangorre ».

Par contre, je pense que, dans la 1ère affaire, si Luc Tangorre a été arrêté dans la rue, c’est parce qu’il ressemblait dans les grandes lignes au portrait robot : âge compatible, cheveux bruns, type méditerranéen (dans le Midi de la France, cela n’a rien de rare), tête bouclée (ce genre de coiffure était monnaie courante à l’époque), jeans et baskets (c’était déjà l’uniforme des jeunes dans les années 80, ça l’est toujours aujourd’hui)
Le fait qu’on se soit trouvé en période électorale a également, comme le souligne Chantal, joué un rôle important dans la diligence dont a fait preuve la police pour trouver au plus vite le fameux violeur de Marseille et dans l’acharnement qu’elle a mis ensuite à confondre Luc Tangorre en dépit des nombreuses non-reconnaissances et des alibis qui tenaient pourtant la route (comme le fait qu’il n’ait pas encore possédé sa 2 CV au moment des viols, pour ne citer qu’un exemple).
Je pense que TL devait forcément présenter une ressemblance physique plus ou moins grande avec le violeur, qui devait, comme lui, appartenir au type méditerranéen tendance italienne (les parents de Luc sont italiens tous les 2), comme c’est le cas pour une forte majorité de Marseillais (il n’y a qu’à consulter l’annuaire de Marseille pour constater que les patronymes italiens sont légion dans cette ville). Si l’on ajoute à cela la tenue jeans-baskets, la coiffure en boucles à la mode et, enfin, le fait que les viols avaient tous eu lieu alors qu’il faisait déjà nuit, il me semble que les risques de confusion étaient vraiment très élevés.


Luc :
je pencherai plutôt pour l'hypothèse d'Henri : les victimes ont-elles seulement été violées par par Luc Tangorre, un autre, ou par personne ?


Danou :
A la lecture du rapport d’examen des 2 filles, j’avoue qu’il n’est pas interdit de se demander si elles ont bien été violées … tout court. Pour commencer, l’une d’elle est encore vierge après le viol. Il me semble (mais je n’ai pas retrouvé le passage et corrigez-moi si je me trompe) qu’elle donnera à cela l’explication suivante : elle aurait signalé sa virginité à son agresseur qui aurait obligemment accepté de respecter cet état et de pratiquer un rapport anal. Voilà un violeur bien prévenant .. Ensuite, les examens font état d’un sperme très altéré, donc ancien, alors que le viol est sensé avoir eu lieu quelques heures auparavant seulement. Les sous-vêtements des 2 filles disparaîtront sans laisser de trace alors que l’examen est sensé avoir eu lieu dans un service spécialisé dans les expertises de viols où la conservation des sous-vêtements des victimes constitue le B A BA de la routine hospitalière ...
Et puis enfin, violer 2 filles qui n'avaient rien de poupées fragiles (les photos montrent 2 belles plantes, bien robustes) en se contentant de les menacer, si elles ne se tiennent pas tranquille, d'aller cherche son couteau qui se trouvait dans un sac à l'arrière, je ne sais pas .... je trouve que ça ne fait pas très crédible.

Je suis encore incapable de dire ce qui s’est réellement passé dans l’affaire des Américaines, mais je ne crois pas à la culpabilité de Luc Tangorre. Le timing de ce dernier ce jour-là, les nombreux témoignages (malheureusement tous entachés du même handicap : ils proviennent de proches, famille ou amis) pour cette longue journée de fête familiale, le témoignage à décharge (capital mais que la police et l’administration judiciaire s’acharneront à décrédibiliser), de M. Dell Andrea, m’ont convaincue que Luc Tangorre ne pouvait se soir-là s’être trouvé aux environs de Nîmes.

Je pencherais pour une récupération de l’affaire des Américaines (quelle qu’elle ait été) par les services de police, qui n’avaient jamais digéré le camouflet qu’a représenté pour eux la grâce présidentielle. Je pense également à cette fille de gendarme, qui fait partie des victimes de la 1ère affaire, et qui lancera à Luc (je cite de mémoire) « Un jour, je t’aurai !».

Je butte sur une question, à laquelle je n’ai pas encore de réponse : comment et pourquoi ces 2 filles auraient-elles accepté de se prêter à cette histoire ?
C’est dans cette direction qu’il faut chercher.


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MessagePosté : 16 janv. 2010 17:44 
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Je vois deux hypothèses qui ne seraient je pense pas incompatibles:
-les américaines ont flairé la "bonne affaire": un moyen de ne pas rendre de comptes sur leur fugue tout en empochant éventuellement un joli paquet de blé...
-elles ont été victimes d'un chantage de policiers hargneux contre Tangorre: ça expliquerait d'une part leur parfaite "préparation" au niveau témoignage et Cour d'assises, et d'autre part leurs (très) multiples crises de larmes...

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"Si dans la République la justice ne règne pas avec un empire absolu, la liberté n'est qu'un vain mot"


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MessagePosté : 16 janv. 2010 18:08 
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Bonjour Danou!!!

Je suis tout à fait d'accord avec toi...

Concernant la première affaire, je persiste à dire que Luc ressemblait au portrait robot.

Tout comme Henri (que je salue au passage), toi et quelques autres membres du forum, je me demande aussi si ces jeunes femmes ont été violées, et si oui, par qui..?

Pas par Luc en tout cas et de cela j'en suis certaine.

je suis persuadée que le personnel de l'hôpital n'a rien à voir avec la disparition des sous vêtements car comme tu le dis:

"Les sous-vêtements des 2 filles disparaîtront sans laisser de trace alors que l’examen est sensé avoir eu lieu dans un service spécialisé dans les expertises de viols où la conservation des sous-vêtements des victimes constitue le B A BA de la routine hospitalière ..".

Et puis pour terminer.. Je pencherai plutôt pour cette hypothèse:

La grâce présidentielle accordée à Luc n'a pas été accepté par une, (voir plusieurs) personnes. Une pilule déjà bien difficile à avaler à laquelle on en a ajouté une seconde avec une demande de révision de procès...

Danou..Tu buttes sur une question, à laquelle tu n'as pas encore de réponse : comment et pourquoi ces 2 filles auraient-elles accepté de se prêter à cette histoire

Et tu ajoutes:

"C’est dans cette direction qu’il faut chercher."

je te dirais qu'il y a longtemps que je le pense..

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"Il n'y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l'on exerce à l'ombre des lois et avec les couleurs de la justice ." Montesquieu

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MessagePosté : 16 janv. 2010 18:51 
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Une petite précision. Je conçois que parler de coup tordu des RG, soit au travers de la hiérarchie naturelle, soit par détournement d'un groupe d'enquête, fasse un peu peur. Ne serait-ce que pour ne pas se risquer à être qualifié de malade mental. Mais quand on parle de recrutement par le biais du chantage, on parle de l'arme préférée de ceux-ci. Que les sceptiques cherche les motifs de l'expulsion de l'inspecteur Jean-Marc Dufourg pour avoir un aperçu.


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MessagePosté : 16 janv. 2010 21:05 
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St Just
Je vois deux hypothèses qui ne seraient je pense pas incompatibles:
-les américaines ont flairé la "bonne affaire": un moyen de ne pas rendre de comptes sur leur fugue tout en empochant éventuellement un joli paquet de blé...


Je ne sais pas, quand même .. Certes, je suis bien d'accord avec vous sur le fait que ce départ précipité sans avertir personne, venant de 2 filles qui n'avaient pas l'habitude de se comporter ainsi, est tout à fait anormal et ressemble bien à une fuge. Mais je ne vois pas bien en quoi le fait d'inventer un viol imaginaire qui aurait eu lieu à l'autre bout de la France pourrait les dispenser de s'expliquer sur leur brusque départ de Paris. La fugue resterait une fugue.

Un joli paquet de blé ? Non, je n'y crois pas. Quand on sait à quel point le budget de la Justice est misérable, il est tout à fait inconcevable de supposer que la police ou la magistrature aurait pu offrir de l'argent à ces 2 filles pour faire tomber Luc Tangorre. Sans compter que le risque que ces 2 filles ne craquent ou ne finissent un jour par parler était trop grand.

Non, je ne crois pas à un complot à proprement parler avec mise en scène en bonne et due forme pour faire tomber Luc Tangorre dans un piège. Je crois que la police devait surveiller Luc Tangorre depuis sa sortie, à l'affut de la moindre chose qu'elle pourrait utiliser contre lui (les voisins de Luc, lorsqu'il tenait son bureau de tabac à Lyon, l'avaient d'ailleurs plusieurs fois averti que des gens rodaient autour de sa voiture et examinaient l'intérieur de l'habitacle).
Ces 2 Américaines se présentent un jour à la police pour une raison ou pour une autre (et je répète que c'est bien le point sur lequel je butte) et la police voit là une occasion de récupérer cette histoire pour faire tomber Luc.
Elle disposait déjà de nombreux renseignements sur lui (et notamment en ce qui concerne le contenu de la voiture) et a pu ainsi monter de toute pièce un scénario en apparence accablant pour Luc Tangorre.

Elle n'a pu faire cela qu'avec la complicité des 2 filles.



-elles ont été victimes d'un chantage de policiers hargneux contre Tangorre: ça expliquerait d'une part leur parfaite "préparation" au niveau témoignage et Cour d'assises, et d'autre part leurs (très) multiples crises de larmes...


Cette 2ème hypothèse ne me semble pas très différente de la 1ère. Dans les 2 cas il y a complicité consentie par les Américaines. Et la question demeure la même : Qu'est-ce qui a bien pu pousser ces 2 filles à accepter de se prêter à cette machination ?


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MessagePosté : 16 janv. 2010 21:26 
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Citation :
je suis persuadée que le personnel de l'hôpital n'a rien à voir avec la disparition des sous vêtements car comme tu le dis:
Je le pense aussi. Il est impossible que le personnel commette une faute aussi élémentaire. Quand à l'explication - avancée, je crois, par la police - selon laquelle une femme de ménage avait dû jeter le sac en plastique contenant les sous-vêtements, elle est carrément risible. Ne pas jeter les sacs contenant les pièces à conviction fait partie de la routine la plus basique.
Citation :
Et puis pour terminer.. Je pencherai plutôt pour cette hypothèse:

La grâce présidentielle accordée à Luc n'a pas été accepté par une, (voir plusieurs) personnes. Une pilule déjà bien difficile à avaler à laquelle on en a ajouté une seconde avec une demande de révision de procès...
Voilà : la révision du procès. Je pense que tu as mis le doigt sur le point crucial. Je pense vraiment que rien ne serait arrivé si Luc s'était contenté d'accepter la grâce présidentielle et de se faire oublier. Mais il était sur le point de déposer son dossier de révision. Et il fallait l'en empêcher. Trop d'irrégularités avaient été commises. Trop de gens avaient de bonnes raisons de redouter des sanctions.

Encore que .... lorsqu'on voit que le même le juge Burgaud s'en est tiré par un petit blâme après une affaire comme celle d'Outreau, on se dit que les responsables de la 1ère affaire de Luc avaient bien tort de se faire tant de mouron.


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MessagePosté : 16 janv. 2010 22:00 
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Désolé d'insister mais je vois plusieurs incohérences dans ces hypothèses de filature de Tangorre de la part des services, disons réguliers, de police ou de gendarmerie, D'une part ils n'ont pas les moyens de le faire de leur propre initiative, D'autre part si l'ordre est donné de le faire ce n'est pas à eux à qui on fait appel.
Pour l'hypothèse des policiers hargneux c'est la même chose. Il faut déjà qu'ils forment une équipe de plusieurs avec le même objectif illégal. Ensuite, ils doivent le faire hors service et il leur faut employer beaucoup de temps. Ils ont donc besoin d'une présence continue à Lyon. Comment la justifieraient-ils?
Il y a un autre indice de la présence d'un autre type de service. Quand Tangorre essayera de savoir à quel véhicule correspond l'immatriculation relevée sur une voiture qu'il soupçonnait de le surveiller, on lui répondra qu'elle appartenait à un véhicule totalement différent. Ça aussi c'est classique.
Je me répète peut-être mais il ne fait aucun doute que les RG surveillaient les comités et Tangorre à sa sortie de prison. Que cette filature ait été utilisée ou non pour monter l'affaire est un autre problème. Par contre, je vois mal un groupe de policiers interférer cette filature pendant leur temps libre et encore moins pendant leur service.


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MessagePosté : 17 janv. 2010 4:22 
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Citation :
Je me répète peut-être mais il ne fait aucun doute que les RG surveillaient les comités et Tangorre à sa sortie de prison. Que cette filature ait été utilisée ou non pour monter l'affaire est un autre problème. Par contre, je vois mal un groupe de policiers interférer cette filature pendant leur temps libre et encore moins pendant leur service.
Lorsque le 23 Février 1989 un enquêteur m'avait dit que Luc était suivi depuis sa sortie de prison et qu'il allait en prendre pour 20 ans, je ne pense pas que le Dieu des enquêteurs se soit à nouveau manifesté.. Par contre, je n'exclus pas votre hypothèse. En effet, l'affaire de Luc peut avoir été utilisé pour nuire à la crédibilité de quelqu'un.. Un membre du comité de soutien.. peut être

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MessagePosté : 17 janv. 2010 4:30 
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Citation :


Voilà : la révision du procès. Je pense que tu as mis le doigt sur le point crucial. Je pense vraiment que rien ne serait arrivé si Luc s'était contenté d'accepter la grâce présidentielle et de se faire oublier. Mais il était sur le point de déposer son dossier de révision. Et il fallait l'en empêcher. Trop d'irrégularités avaient été commises. Trop de gens avaient de bonnes raisons de redouter des sanctions.

Encore que .... lorsqu'on voit que le même le juge Burgaud s'en est tiré par un petit blâme après une affaire comme celle d'Outreau, on se dit que les responsables de la 1ère affaire de Luc avaient bien tort de se faire tant de mouron.
Danou, ce n'était peut être pas Luc qui était "visé". Certes trop de gens avaient de bonnes raisons de redouter des sanctions, mais d'autres avaient surement de bonnes raisons de faire perdre la face à d' autres.. Ce qui serait alors encore plus monstrueux..

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MessagePosté : 17 janv. 2010 11:09 
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Lorsque le 23 Février 1989 un enquêteur m'avait dit que Luc était suivi depuis sa sortie de prison et qu'il allait en prendre pour 20 ans, je ne pense pas que le Dieu des enquêteurs se soit à nouveau manifesté.. Par contre, je n'exclus pas votre hypothèse. En effet, l'affaire de Luc peut avoir été utilisé pour nuire à la crédibilité de quelqu'un.. Un membre du comité de soutien.. peut être
Je ne comprends pas votre première phrase. Quant à la deuxième, vous allez un peu trop vite, je crois. Le premier pas est d'admettre la surveillance de Tangorre et du comité de soutien par les RG. Elle est pour moi indéniable. On pourrait même le leur reprocher si elle n'avait pas eu lieu. Demandez aux habitués de ce genre de comités, ils vous diront si la présence des RG à chaque acte public n'est pas assumée par tout le monde.
C'est ensuite dans ce contexte que les choses prennent une autre signification. La structure décentralisée et la chaine hiérarchique peu rigide des RG, permet bien des dérives dont l'État n'est pas obligatoirement le commanditaire, ou s'il l'est, il est pratiquement impossible de remonter jusqu'à lui tant il y a de fusibles sur le chemin (cf. disparition du Pasteur Doucé).


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MessagePosté : 17 janv. 2010 12:51 
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Bonjour :

Y avait il une taupe, un cousin , un tonton, dans le comité de soutien de luc tangorre; moi, j'en suis pratiquement sur

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aimons-nous vivant n' attendons pas que la mort nous trouve du talent. ( Pierre Delanoë)


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MessagePosté : 17 janv. 2010 13:13 
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Oui, c'est très possible, puisque l'infiltration est un des moyens les plus sûrs de savoir ce qui se passe quand ceux que l'on surveille se réunissent en privé. Là aussi le recrutement d'une taupe se fait par le biais du chantage. Le problème est de savoir qui ça peut-être. Quelques-uns ont eu un comportement bizarre dans cette histoire. Ceci explique peut-être cela.


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MessagePosté : 17 janv. 2010 19:36 
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Désolé d'insister mais je vois plusieurs incohérences dans ces hypothèses de filature de Tangorre de la part des services, disons réguliers, de police ou de gendarmerie, D'une part ils n'ont pas les moyens de le faire de leur propre initiative, D'autre part si l'ordre est donné de le faire ce n'est pas à eux à qui on fait appel.
Pour l'hypothèse des policiers hargneux c'est la même chose. Il faut déjà qu'ils forment une équipe de plusieurs avec le même objectif illégal. Ensuite, ils doivent le faire hors service et il leur faut employer beaucoup de temps. Ils ont donc besoin d'une présence continue à Lyon. Comment la justifieraient-ils?
Il y a un autre indice de la présence d'un autre type de service. Quand Tangorre essayera de savoir à quel véhicule correspond l'immatriculation relevée sur une voiture qu'il soupçonnait de le surveiller, on lui répondra qu'elle appartenait à un véhicule totalement différent. Ça aussi c'est classique.
Je me répète peut-être mais il ne fait aucun doute que les RG surveillaient les comités et Tangorre à sa sortie de prison. Que cette filature ait été utilisée ou non pour monter l'affaire est un autre problème. Par contre, je vois mal un groupe de policiers interférer cette filature pendant leur temps libre et encore moins pendant leur service.
Quand je dis que Luc Tangorre avait probablement fait l'objet d'une surveillance après sa libération dans la 1ère affaire, je ne voulais pas spécialement dire que c'était la police qui avait assuré cette surveillance.

Si vous dites que c'est peu crédible et que ce devait plutôt être les RG, vous avez peut-être raison. Je ne prétends pas m'y connaître en matière de compétences et me garderai d'attribuer à Pierre ce qui revient à Paul sans être certaine de ce que j'avance.

Mais ce dont je suis convaincue, c'est qu'il était surveillé.


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MessagePosté : 17 janv. 2010 23:17 
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DANOU :

Comme vous, je ne crois pas du tout à un sosie «qui s’ingénierait à confondre Luc Tangorre ».

Par contre, je pense que, dans la 1ère affaire, si Luc Tangorre a été arrêté dans la rue, c’est parce qu’il ressemblait dans les grandes lignes au portrait robot : âge compatible, cheveux bruns, type méditerranéen (dans le Midi de la France, cela n’a rien de rare), tête bouclée (ce genre de coiffure était monnaie courante à l’époque), jeans et baskets (c’était déjà l’uniforme des jeunes dans les années 80, ça l’est toujours aujourd’hui)
Le fait qu’on se soit trouvé en période électorale a également, comme le souligne Chantal, joué un rôle important dans la diligence dont a fait preuve la police pour trouver au plus vite le fameux violeur de Marseille et dans l’acharnement qu’elle a mis ensuite à confondre Luc Tangorre en dépit des nombreuses non-reconnaissances et des alibis qui tenaient pourtant la route (comme le fait qu’il n’ait pas encore possédé sa 2 CV au moment des viols, pour ne citer qu’un exemple).
Je pense que TL devait forcément présenter une ressemblance physique plus ou moins grande avec le violeur, qui devait, comme lui, appartenir au type méditerranéen tendance italienne (les parents de Luc sont italiens tous les 2), comme c’est le cas pour une forte majorité de Marseillais (il n’y a qu’à consulter l’annuaire de Marseille pour constater que les patronymes italiens sont légion dans cette ville). Si l’on ajoute à cela la tenue jeans-baskets, la coiffure en boucles à la mode et, enfin, le fait que les viols avaient tous eu lieu alors qu’il faisait déjà nuit, il me semble que les risques de confusion étaient vraiment très élevés.







En cela Danou, parce que vous avez marché, consciencieusement et longuement, sur les pas de Gisèle Tichané (coupable à tout prix), Jean-Denis Bredin (requête en révision) et l’ensemble des médias unanimes de 1984 à 1988, vous rejoignez les analyses que beaucoup partagent aujourd’hui sur ce forum, une fois l’information ramenée, de l’esbroufe Hondelattienne, au bercail du seul dossier d’instruction.

En cela par ailleurs, toujours sur la base du premier dossier, vous vous démarquez de l’interprétation judiciaire linéaire qui est faite de cette affaire en dépit du bon sens, et surtout de celle, médiatique, innocentiste à l’unanimité avant 1988, culpabiliste à l’unanimité après 1988.

Si Luc Tangorre était effectivement la cible d’une double accusation mensongère qui viserait, soit à le discréditer personnellement, soit à mettre sur la touche des pétitionnistes trop rassemblés en 1988 (…), force est de constater, à la décharge de ceux qui n’ont jamais démordu de sa culpabilité (Police et autorités judicaires), et surtout à charge de ceux qui ont retourné leur veste à l’instar de Pierre Vidal-Naquet (médias ou intellectuels désabusés) que le même dossier peut être interprété de façon diamétralement opposée par les seconds, à cette contradiction majeure près qu’il n’a pas subi la moindre modification dans l’intervalle, avant ou après 1988.


Comprenne qui pourra, qui voudra…


Danou, vous pouvez comprendre parce que vous avez voulu comprendre. S’en donner les moyens consistait à se donner le temps de la réflexion et les moyens d’accès à une information contradictoire autrement plus complète que celle apportée par Christophe Hondelatte au comble de la partialité et de la falsification astucieusement conjuguées.

Suivre l’évolution de vos posts de 2008 à 2010, c’est respirer à plein poumon le bonheur d’un esprit libre, pondéré et juste dans ses analyses.

Une amie devenue chère m’a dit un jour, après avoir vu un film de Clint Estwood que je lui avais recommandé (« Mystic river » pour ne pas le nommer) :


« Ce film nous apprend combien les apparences peuvent s’avérer trompeuses ».

C’est bien ce que démontrera un jour la relecture de l’émission de Christophe Hondelatte si l’affaire Tangorre venait à rebondir là où les médias ne l’attendaient décidément pas : à la case départ qui était la leur avant 1988.

_________________
Qui bono ?


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MessagePosté : 17 janv. 2010 23:23 
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DANOU :


Comme vous, je ne crois pas du tout à un sosie «qui s’ingénierait à confondre Luc Tangorre ».

Par contre, je pense que, dans la 1ère affaire, si Luc Tangorre a été arrêté dans la rue, c’est parce qu’il ressemblait dans les grandes lignes au portrait robot : âge compatible, cheveux bruns, type méditerranéen (dans le Midi de la France, cela n’a rien de rare), tête bouclée (ce genre de coiffure était monnaie courante à l’époque), jeans et baskets (c’était déjà l’uniforme des jeunes dans les années 80, ça l’est toujours aujourd’hui)
Le fait qu’on se soit trouvé en période électorale a également, comme le souligne Chantal, joué un rôle important dans la diligence dont a fait preuve la police pour trouver au plus vite le fameux violeur de Marseille et dans l’acharnement qu’elle a mis ensuite à confondre Luc Tangorre en dépit des nombreuses non-reconnaissances et des alibis qui tenaient pourtant la route (comme le fait qu’il n’ait pas encore possédé sa 2 CV au moment des viols, pour ne citer qu’un exemple).
Je pense que TL devait forcément présenter une ressemblance physique plus ou moins grande avec le violeur, qui devait, comme lui, appartenir au type méditerranéen tendance italienne (les parents de Luc sont italiens tous les 2), comme c’est le cas pour une forte majorité de Marseillais (il n’y a qu’à consulter l’annuaire de Marseille pour constater que les patronymes italiens sont légion dans cette ville). Si l’on ajoute à cela la tenue jeans-baskets, la coiffure en boucles à la mode et, enfin, le fait que les viols avaient tous eu lieu alors qu’il faisait déjà nuit, il me semble que les risques de confusion étaient vraiment très élevés.







DANOU :


A la lecture du rapport d’examen des 2 filles, j’avoue qu’il n’est pas interdit de se demander si elles ont bien été violées … tout court. Pour commencer, l’une d’elle est encore vierge après le viol. Il me semble (mais je n’ai pas retrouvé le passage et corrigez-moi si je me trompe) qu’elle donnera à cela l’explication suivante : elle aurait signalé sa virginité à son agresseur qui aurait obligemment accepté de respecter cet état et de pratiquer un rapport anal. Voilà un violeur bien prévenant .. Ensuite, les examens font état d’un sperme très altéré, donc ancien, alors que le viol est sensé avoir eu lieu quelques heures auparavant seulement. Les sous-vêtements des 2 filles disparaîtront sans laisser de trace alors que l’examen est sensé avoir eu lieu dans un service spécialisé dans les expertises de viols où la conservation des sous-vêtements des victimes constitue le B A BA de la routine hospitalière ...
Et puis enfin, violer 2 filles qui n'avaient rien de poupées fragiles (les photos montrent 2 belles plantes, bien robustes) en se contentant de les menacer, si elles ne se tiennent pas tranquille, d'aller cherche son couteau qui se trouvait dans un sac à l'arrière, je ne sais pas .... je trouve que ça ne fait pas très crédible.

Je suis encore incapable de dire ce qui s’est réellement passé dans l’affaire des Américaines, mais je ne crois pas à la culpabilité de Luc Tangorre. Le timing de ce dernier ce jour-là, les nombreux témoignages (malheureusement tous entachés du même handicap : ils proviennent de proches, famille ou amis) pour cette longue journée de fête familiale, le témoignage à décharge (capital mais que la police et l’administration judiciaire s’acharneront à décrédibiliser), de M. Dell Andrea, m’ont convaincue que Luc Tangorre ne pouvait se soir-là s’être trouvé aux environs de Nîmes.

Je pencherais pour une récupération de l’affaire des Américaines (quelle qu’elle ait été) par les services de police, qui n’avaient jamais digéré le camouflet qu’a représenté pour eux la grâce présidentielle. Je pense également à cette fille de gendarme, qui fait partie des victimes de la 1ère affaire, et qui lancera à Luc (je cite de mémoire) « Un jour, je t’aurai !».

Je butte sur une question, à laquelle je n’ai pas encore de réponse : comment et pourquoi ces 2 filles auraient-elles accepté de se prêter à cette histoire ?
C’est dans cette direction qu’il faut chercher.
[/quote]




Le jour où personne ne butera plus sur cette question, nous atteindrons le stade de la résolution. C’est effectivement dans cette direction qu’il faut chercher pour enfin comprendre comment les choses se sont réellement goupillées.


Dans l’hypothèse de l’innocence de Luc Tangorre, deux questions se posent :


1°) Luc Tangorre fut-il visé directement, ou son affaire constitua-t-elle plutôt le prétexte pour rabattre le caquet d’intellectuels en passe, en 1988, de s’immiscer dans les prérogatives du pouvoir judiciaire ?

2°) Ses accusatrices furent-elles récupérées ou recrutées ? Auquel cas, par qui ? Famille d’une victime frustrée, policiers et enquêteurs désavoués, ou renseignements généraux mandatés à des fins manipulatoires visant principalement les pétitionnistes ?

A ce stade de la réflexion, chacun est libre de préférer telle hypothèse à telle autre. Les scénarii hypothétiques émises par divers forumeurs n’ont jamais manqué de sagacité en termes de possible ou de plausible.

Chacun de ces possibles mérite notre attention pour augmenter nos chances de résolution. La résolution de l’énigme passe effectivement, Danou a raison de le souligner, par une réponse claire à cette question fondamentale : pourquoi et comment les accusatrices de Luc Tangorre ont-elles accepté de se prêter au rôle de la calomnie organisée si Luc Tangorre est effectivement innocent ?


Pour rebondir sur l’une des hypothèses émises par Danou, la citation exacte de l’une des victimes bien réelles de 1980 (celle du 19 décembre dont le père est gendarme) est précisément :

« Tu m’as eue, mais un jour je t’aurai » (Un article de journal datant de mai 1983 au moment du procès d’Aix-en-Provence, le précise. Je m’engage à le retrouver pour preuve.

En l’hypothèse il me paraît crucial de rechercher d’éventuels liens possibles du côté de la Ciotat ou Marseille entre cette victime en particulier (ou sa famille) et les deux accusatrices de Luc Tangorre.

_________________
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