Luc Tangorre

Coupable ou innocent à tout prix ?
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 Sujet du message : Re: L'affaire Tangorre
MessagePosté : 01 févr. 2009 11:51 
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Pierre Vidal-Naquet a écrit " sans mon action et celle de tant de Français qui m'ont accompagné, ces derniers viols n'auraient pas eu lieu. "
Après son erreur sur la date de l'agression dans l'un des articles du monde, après les rumeurs sur la mort de Gisèle Tichané "suite aux rebondissements de l'affaire", et celle d'un lapsus sur la phrase prononcée " la vérité a perdu une bataille", et bien que ce dernier s'estime "aussi bien documenté que possible" (pour l'être, il suffisait pourtant de se rendre au procès), Pierre Vidal-Naquet surestime son action en proférant une nouvelle contrevérité. Sans "son action", à imaginer Luc Tangorre coupable, sans comité de soutien, qui purgerait une peine de quinze années de réclusion criminelle comme n'importe quel autre détenu, sept ans et 1 mois après son arrestation, il pouvait parfaitement se trouver à Marseille le week-end de Pentecôte, soit dans le cadre d'une permisssion de 5 jours ou de dix jours (enclenchable à moins de cinq ans dans ce cas de figure), voire même dans le cadre d'une libération conditionnelle que des détenus primaires peuvent espérer légalement à partir de six ans et demi (mi peine moins la moitié des grâces obtenues) effectués sur une peine de quinze ans :

Je remarque hélas que Gilles Perrault reprend dans "Faites entrer l'accusé" la même ineptie selon laquelle sans leur action (intellectuels regroupés autour de Pierre Vidal-Naquet), les américaines n'auraient pas été violées.


Pour ma part, je pense que rien n'a jamais prouvé qu'elles l'aient jamais été par qui que ce soit, et que certains intellectuels feraient bien de tourner dix fois leur langue dans leur bouche avant d'affirmer des contrevérités.

Au lieu de s'auto-flageller, ceux, toujours vivants, qui se reprochent à tort d'avoir soi-disant permis que s'accomplisse un crime (réel ou fictif ? ) gagneraient à se pencher enfin sérieusement sur le dossier pour un sursaut de lucidité, leur sagacité coutumière se trouvant étrangement aux abonnés absents en l'occurrence.

De telles contritions, dont le camp d'en face se frotte allègrement les mains, ne font que renforcer encore, s'il était besoin, le camp des obscurantistes. Cher Gilles Perrault, où sont donc les preuves valables de la sincérité de Jennifer Mac Cluney et Carole Ackerman ? Où sont donc les preuves des pseudo manipulations de Luc Tangorre ? La présomption de culpabilité chez vous ne laisse de surprendre ceux qui la croyaient étrangère à votre structure d'esprit.

Une confiance aveugle aux Vidal-Naquet doublée d'une admiration si clairement affichée chez Hondelatte ne devrait pas court-circuiter, Monsieur Perrault, votre capacité d'analyse que nous savons par ailleurs hautement performante.

Et si Jennifer dit à Madame Laporte qu'à l'hôpital elle et carole avaient l'impression que les médecins ne les croyaient pas, si l'un des gendarmes avoue chez Hondelate qu'il avait l'impression qu'on lui racontait un conte de fée, il faut croire que certains de nos intellectuels sont décidément autrement plus crédules.


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MessagePosté : 01 févr. 2009 17:08 
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Diego

je pense, sans vouloir défendre Gilles Perrault à tout prix, qu'il a été, comme bon nombre de personnes, influencer par le battage médiatique organisé autour de l'affaire (des affaires) de Luc Tangorre. Il n'a bien entendu pas lu le dossier, ça, c'est certain.
Il aurait dû, je l'admets, le consulter avant de prononcer cette phrase, et il est même surprenant qu'il l'ait prononcé sans s'être documenté auparavant ; personne n'est parfait.

Bon nombre de membres de ce forum avaient eux aussi une autre approche de l'affaire avant de se rendre compte par les pièces présentées ici que l'affaire avait sans doute un autre sens (je pense notamment à gihel)

J'ai eu l'occasion de rencontrer Gilles Perrault, et peut-être le rencontrerai-je encore ; je peux vous affirmer que c'est un homme qui, j'ai pu le constater, n'avance en général jamais de conclusions sans avoir étudier son sujet.

Effectivement, en l'occurrence, c'est pourtant ce qu'il a fait, et c'est vraiment dommage.

Je suis quasiment certaine que s'il avait pu lire une copie du dossier, ses propos seraient nettement différents, et en tout état de cause bien plus mesurés.

_________________
Sophie


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MessagePosté : 01 févr. 2009 22:23 
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Je ne doute pas une seule seconde, Sophie, que Gilles Perrault soit un homme des plus appréciables sur un plan humain. Ce qu'il a réalisé dans le cadre de l'affaire Ranucci force le respect et l'admiration. Aucun de ceux qui exigent des preuves pour se satisfaire d'une condamnation ne vous diront le contraire.

Qu'il ait été influencé par le tapage médiatique fait autour de l'affaire Tangorre ne fait aucun doute. C'est bien cela qui m'attriste, que Luc Tangorre soit considéré par cet homme-là comme coupable en l'absence du moindre début de preuve digne de ce nom. Je veux espérer que cet écrivain prendra le temps nécessaire à la juste compréhension des dossiers Tangorre car il me parait anachronique, voire illogique, de présumer Luc Tangorre innocent, puis de le déclarer assurément coupable. Ou alors, ce disant, on met en exergue sa méconnaissance du vrai dossier et l'on souligne sa croyance en ce qui est dit dans l'arrêt de renvoi, chez Hondelatte, ou dans la plupart des médias hostiles à cette juste cause.

Manipulation il y a eu. Tout le monde s'accorde sur ce point.

Reste à déterminer qui de Luc Tangorre ou des accusatrices de ce dernier s'inscrit dans ladite manipulation.

Gilles Perrault, pour l'instant, répond à cette question de façon surprenante.

Que vaut à ses yeux la présomption d'innocence qu'il accorde si largement à Christian Ranucci et qu'il refuse si radicalement à Luc Tangorre ?

Si tel était le cas et s'il connaissait aussi parfaitement le dossier du second que celui du premier, ses positions ne pourraient qu'être diamétralement opposées.

C'est en tout cas ce que je veux résolument croire de la part de cet homme que j'admire même s'il se trompe lourdement sur les conclusions qu'il faut tirer de l'affaire Tangorre. Et même si, ce faisant, il offre sur un plateau la "preuve" qui manque tant aux détracteurs de Tangorre : "Vous voyez, même Gilles Perrault, chantre des erreurs judicaires n'y croit pas lui-même !...".

Cela ne démontre rien sur un plan objectif, mais sur un plan subjectif, (le seul qui porte auprès de l'opinion publique), c'est un argument dont Christophe Hondelatte ne s'est certainement pas privé pour mieux asseoir sa thèse erronée.

Gilles Perrault se trompe de manipulateur, il serait important pour lui, pour la vérité, de disséquer ce forum, de s'en rendre compte par voie de conséquence.


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MessagePosté : 10 févr. 2009 10:52 
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Après son erreur sur la date de l'agression dans l'un des articles du monde, après les rumeurs sur la mort de Gisèle Tichané "suite aux rebondissements de l'affaire", et celle d'un lapsus sur la phrase prononcée " la vérité a perdu une bataille"
"Je me battis sur tous les terrains, allait voir Robert Badinter puis François Mitterrand. Une grâce partielle lui fut accordée en 1988 et il sortit de prison. Hélas, on apprit que, le 29 mai 1988, un jeune homme qui lui ressemblait comme un frère avait violé deux étudiantes américaines. Mon frère fit son devoir d’avocat jusqu’au bout, mais le dossier de l’accusation était cette fois solide, et il aurait fallu d’immenses complicités pour le supposer truqué, et je ne pus m’en convaincre. J’avouai mon erreur après la condamnation, et Le Monde publia mes regrets dans son numéro du 15 février 1992. Je sais très bien que, depuis, ma parole a perdu singulièrement de poids.". (signé Pierre Vidal-Naquet)

Monsieur Pierre Vidal-Naquet, après avoir soutenu si vigoureusement, si courageusement Luc Tangorre, pourquoi lui avoir lâché sa main de faux lépreux sans même savoir que les viols qui lui étaient reprochés l'étaient à la date du 23 mai et non pas à celle du 29 mai 1988 ? Pourquoi ne pas l'avoir rencontré, ne serait-ce qu'une seule fois après son arrestation, alors que vous l'invitiez à dîner chez vous au printemps 88 (N'était-il pas nécessaire d'écouter sa version sans le filtre de votre frère François avec lequel Luc Tangorre ne s'entendait d'aucune sorte) ? Pourquoi ne pas vous être seulement déplacé au procès pour vous faire votre propre opinion ?

Oui, vous étiez un homme admirable qui s'était investi dans moult causes emblématiques de la cause des Droits de l'Homme. Oui l'œuvre de votre vie inspire le respect.

Mais dans l'affaire Tangorre, j'ai le regret de devoir vous dire à titre posthume que vous vous êtes malheureusement planté, non pas en 1984 comme le croit hélas l'opinion publique à l'heure actuelle sur la seule base de votre bévue (c'est bien la conclusion de l'émission de Christophe Hondelatte), mais bel et bien en 1988 et jusqu'à votre disparition.

Comme vous n'êtes plus là pour apporter une réplique, je lance un nouvel appel à votre frère François qui fut "l'avocat" de Luc Tangorre pour intervenir sur ce forum. Pourrait-il enfin nous expliquer ce qui l'a objectivement amené à salir l'honneur de "son client" dans l'émission de Christophe Hondelatte "faites entrer l'accusé" ?

Peut-être l'a-t-il fait parce que Luc Tangorre avait choisi de le destituer trois semaines avant le procès du 3 au 8 février 1992 ? Pourquoi n'en a-t-il pas parlé chez Hondelatte ?

Si Luc Tangorre fut contraint de le garder au sein de sa défense, ce fut sous la pression de son frère Pierre (très vexé par la destitution de son frère en janvier 1992 et qui lui en a manifestement tenu grande rancune à mieux comprendre son mea culpa dans "Le Monde", sitôt le procès terminé).

Des comités mal informés, les plus éminents de ses confrères qui lui gardaient, Malheureusement pour Luc Tangorre, toute leur confiance, ont obligé Luc Tangorre à le réintégrer au sein de la défense.

Si votre parole a "singulièrement perdu de son poids" Monsieur Pierre Vidal-Naquet, c'est peut-être faute d'en avoir trop accordé à celle de votre frère qu'une incompatibilité de caractère a toujours opposé à Luc Tangorre. Jamais le moindre atome crochu entre eux. Un innocent n'a pas le devoir de plaire coûte que coûte à tout le monde.

Vous auriez dû faire l'effort de connaître et comprendre le dossier par vous-même au lieu de déléguer sa juste compréhension à votre frère. Si vous l'aviez fait vous n'auriez pas répandu autant de contrevérités dans "Le Monde" (date du viol allégué décalée de six jours, Gisèle Tichané soi-disant sur votre ligne, et lapsus mensonger pour seuls exemples)

Si la vérité vous est maintenant accessible, s'il est vrai que l'on voit rétrospectivement sur l'autre rive ce qui se passe ici-bas, alors vous savez maintenant de quoi je parle. Le cas échéant, je vous prête ces mots sous forme de prosopopée, car je vois en vous un homme de bien qui s'est fourvoyé et a entrainé les autres dans une repentance mal venue :

"Luc Tangorre, pardonnez-moi."


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MessagePosté : 11 févr. 2009 19:33 
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On a beau chercher les raisons objectives de la défection de Pierre Vidal-Naquet, il n'en explique jamais que deux dans ses écrits privés :

1°) Luc Tangorre aurait calomnié Jean-Paul Joachy.

2°) Luc Tangorre avait déjà rencontré les auto-stoppeuses, puisqu'il les a insultées en rentrant dans le bureau du Juge Lernould sans, dit-il, les avoir jamais vues.

Or, comme l'a expliqué Claude Vinals sur ce forum (après nous avoir affirmé le contraire dans un premier temps), des photos des Américaines avaient été présentées à Luc Tangorre le 24 octobre 1998, jour de l'arrestation, ce dernier était donc parfaitement en mesure de les reconnaître une semaine plus tard. Il savait en outre qu'on le convoquait pour une confrontation avec ses accusatrices. Il avait, depuis le jour de son arrestation (en vertu de ce que les enquêteurs lui avait dit pour le faire avouer) toutes le raisons de croire que ses accusatrices mentaient. Il était donc incarcéré à cause d'elles sur la base d'un double mensonge dont les auteurs apparaissaient enfin devant ses yeux. Sa réaction ne s'explique que s'il est réellement innocent.

En dehors de ces deux prétextes qui ne tiennent pas la route ni l'un ni l'autre, quelqu'un peut-il ici (Maître François Vidal-Naquet par exemple, Gilles Perrault ou autre) nous dire s'il existe d'autres raisons que PVN aurait invoqué dans ses articles de journaux ou ses différentes publications (mémoires, etc..), ou dans sa correspondance privée pour justifier la disgrâce de Luc Tangorre dans son esprit ?

Si tel était le cas, je vous remercie de nous faire savoir lesquelles, documents à l'appui.

Je n'ai jamais eu connaissance d'autres motifs. C'est la raison pour laquelle sa défection irritait tant Gisèle Tichané et Marie Laffranque : il ne l'a jamais expliqué que par ces deux seuls arguments qu'elles trouvaient aussi légers et incompréhensibles l'une que l'autre.

Aujourd'hui encore, elles sont loin d'êtres les seules...


Fichiers joints :
Letrre de PVN adressée à Marie Laffranque le 23 mai 1991.jpg
Letrre de PVN adressée à Marie Laffranque le 23 mai 1991.jpg [ 1.17 Mio | Vu 7569 fois ]
Lettre de Maître François Vidal-Naquet adressée aux parents Tangorre 20 jour avant l'ouverture du procès..jpg
Lettre de Maître François Vidal-Naquet adressée aux parents Tangorre 20 jour avant l'ouverture du procès..jpg [ 1.11 Mio | Vu 7569 fois ]
Letttre de PVN adressée aux parents Tangorre 3 jours après le verdict - 2.jpg
Letttre de PVN adressée aux parents Tangorre 3 jours après le verdict - 2.jpg [ 998.11 Kio | Vu 7569 fois ]
Letttre de PVN adressée aux parents Tangorre 3 jours après le verdict - 1.jpg
Letttre de PVN adressée aux parents Tangorre 3 jours après le verdict - 1.jpg [ 1.1 Mio | Vu 7569 fois ]
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MessagePosté : 11 févr. 2009 20:46 
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Voilà, à mon sens, une autre erreur de Luc Tangorre: s'être prété à servir de taureau dans une arène qui ne lui correspond pas. Les enjeux politiques qui caractérisent cette arène n'ont pu que provoquer une distorsion de la perception par l'opinion publique de son affaire. Comment tous ces gens qui l'ont converti en symbole pour alimenter une lutte qui le dépasse, n'ont pas perçu que, si machination il y a, elle est d'abord destinée à eux et ce qu'ils représentent?


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MessagePosté : 12 févr. 2009 13:11 
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Exactement Jacques. Si montage il y a eu, Luc Tangorre n'en aura été que l'objet. Pierre Vidal-Naquet et ceux que ses détracteurs nommaient -et nomment toujours- "Les pétitionnistes" représentaient le véritable objectif à atteindre, à pourfendre. En réagissant comme l'historien l'a fait pour des raisons subjectives étrangères au dossier, la flèche décochée a atteint sa cible en plein mille. Le sort de Luc Tangorre ne fut qu'un "dégât collatéral".

Et ceux qui se répandent en mea culpa, en excuses déplacées, sans rien connaitre du dossier, enfoncent le clou au grand dam de la lumière dont ce dossier a moralement besoin, mais bien moins que tous les condamnés par erreur (actuels et futurs).

Je constate sans surprise que lorsque l'on fait l'effort d'approfondir les deux dossiers, on répond à la question posée par ce forum en reprenant le titre du livre de Gisèle Tichané. Et que ceux qui ne font pas cet effort (Paresse intellectuelle, avis préconçus inhérents aux positions de PVN et foi aveugle en la version de "Faites entrer l'accusé") répondent différemment à la question posée.

Il serait donc important de ne pas répondre à cette question (capitale s'il en est) avant d'avoir disséqué ce forum qui met enfin les vraies cartes sur la table.

Le jeu fut-il truqué ? L'opinion publique pense aujourd'hui que non. Elle est induite en erreur comme les jurés furent eux mêmes abusés sur la base d'une présentation en trompe-l'œil.

La réponse est oui de mon point de vue : on a triché. Aussi bien en instruction qu'en cour d'assises. Les médias n'y ont vu que du feu et n'ont toujours pas compris à ce jour de quoi il retournait en réalité. C'est bien là que réside le véritable drame.

Si nous parvenons à l'établir, quelqu'un pourra écrire un jour la suite du livre de Roger Colombani "Les lumières tardives d'un dossier".


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MessagePosté : 16 févr. 2009 13:13 
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A propos de Pierre Vidal-Naquet, il n'y a pas que Dominique Azéma dans "Midi Libre", ou le journaliste du Figaro (pourtant si hostile à Luc Tangorre avant, pendant et après le procès), ou Muriel Hess sur La cinquième chaine, ou Marie Laffranque et Claire-lise Foiret dans "Chronique d'une condamnation annoncée" pour restituer la phrase qu'à réellement prononcé Luc Tangorre à l'annoncé du verdict.

Seules deux chaines de télévision l'ont évoquée : TF1 (Jean Pierre Berthet) et La cinquième chaine (Muriel Hess). Tous deux reprennent au journal télévisé la véritable phrase prononcée par Luc Tangorre :

LA VERITE A PERDU UNE BATAILLE, PAS LA GUERRE.

Sur les autres chaines, le sujet n'est pas évoqué.

Pourquoi donc Pierre Vidal-Naquet reprend-il la rumeur répandue par une "journaliste éclairée" (Florence Aubenas de Libération pour ne pas la nommer, celle-là même qui situe l'affaire du "violeur des quartiers sud de Marseille"..... dans les ..... quartiers nord de Marseille !.. ) selon laquelle Luc Tangorre a prétendument fait un lapsus (révélateur s'entend).

Telle n'est pas la vérité, et pourtant telle est l'information qui est également diffusée à propos de la mort de Gisèle Tichané qui, toujours selon Pierre Vidal-Naquet (qui sait pourtant que c'est faux), serait décédée suite aux rebondissements de l'affaire ?

Cela sent le torpillage à plein né.

Pierre Vidal-Naquet avait-il pardonné à Luc Tangorre d'avoir destitué son frère, Maître François Vidal-Naquet, 20 jours avant le procès pour répandre de telles contrevérités le surlendemain du verdict ? La question reste posée.

Une chose demeure certaine, l'enregistrement vidéo des procès à polémique s'impose, à l'instar du procès Barbi à Lyon qui cloue le bec aux révisionnistes. L'enregistrement du procès de Luc Tangorre n'aurait pas manqué de montrer la "justice" telle qu'en elle-même dans les procès dits "de rupture"... Et celui de Luc Tangorre en demeurera le spécimen emblématique... Le "huis clos" imposé par la Président Malleval se passe de commentaires...

Qu'en est-il des droits de l'homme européens selon lesquels tout accusé a droit à ce que sa cause soit publiquement entendue ?

Reste "Chronique d'une condamnation annoncée", n'en déplaisent à ceux qui répandent insidieusement un soi-disant "lapsus révélateur" inventé de toutes pièces.

Si l'on recourt à de tels procédés pour convaincre de la culpabilité de Luc Tangorre, c'est sans doute parce que les preuves réelles n'ont jamais été rapportées, tout simplement parce que, selon toutes vraisemblance, elles ne peuvent exister si, comme je le crois, comme je le sais, Luc Tangorre est innocent.

Quant aux alibis (pluriels et parfaitement valables, présentés immédiatement dans le premier comme dans le second dossier) : parlez toujours , chers témoins favorables aux thèses défendues par la défense, vous nous intéressez énormément...


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MessagePosté : 16 févr. 2009 13:15 
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A qui la faute si la parole de PVN a, je le cite, "singulièrement perdu de sa crédibilité " ?


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MessagePosté : 16 févr. 2009 16:30 
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Florence Aubenas et comme elle beaucoup d'autres journalistes et intellectuels engagés pour une réforme de la Justice, défend la thèse que l'Affaire Tangorre a signifié la destruction du mythe de l'erreur judiciaire. Une manière comme une autre de regagner une certaine crédibilité mais qui ne laisse pas de surprendre pour sa faible valeur morale. En ce sens elle rejoint les thèses qui affirment que la Justice se doit de défendre d'abord l'intérêt général avant celui des individus. Son attitude va dans le même sens: qu'importe crucifier un peu plus quelqu'un qui continue à clamer son innocence si l'intérêt général, c'est à dire celui des justiciables, y gagne.
Je ne suis d'accord avec aucune de ces deux approches: ni celle des défenseurs du système, ni celle de ceux qui veulent la réformer. Une seule innocence bafouée et c'est tout l'intérêt général qui est affaibli, chaque individu justiciable qui, a l'heure de comparaitre devant ses juges, peut se sentir face à l'arbitraire, chaque victime qui peut douter que soit jugé le vrai coupable.


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MessagePosté : 16 févr. 2009 16:35 
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Dis de manière plus pragmatique: elle, en assumant "notre erreur" aplanit le terrain pour les combats qu'elle mène. Ils en est de même pour tous ceux qui se trouvent dans sa même situation. Il y a un mot pour ça: lâcheté intellectuelle.


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