Luc Tangorre

Coupable ou innocent à tout prix ?
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MessagePosté : 18 janv. 2009 11:33 
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En relisant ce fil, je m'aperçois que par deux fois, il n'est pas répondu à la question, opportune s'il en est, posée par Ludivine.

Lorsque Luc Tangorre entre dans le bureau du juge le 4 novembre 1988, il sait déjà par les journeaux qu'on lui a prêtés, mais également par son avocat et par ce que lui ont dit les gendarmes lors de sa garde à vue pour soi disant "le faire craquer" que les Américaines, celles-là mêmes qu'il a entr'aperçues au travers d'une lucarne le 24 octobre 1988 sont ses accusatrices accablantes, que non seulement elles le reconnaissent formellement, lui et lui seul avec un luxe de détail incompréhensible, mais qu'elles désignent son véhicule sans la moindre possibilité d'erreur. Il ne fait dès lors pour lui plus l'ombre d'un doute qu'il est accusé par elles, comme il le redoutait, à des fins malveillantes sur la base d'une calomnie.

Il s'était dit depuis 1987 : Si une fausse accusation est proférée un jour par une femme, un enfant (ou quiconque) pour réduire à néant nos efforts, il existe désormais les empreintes génétiques. Et c'est bien ce qu'il a réclamé dès son arrestation pour preuve de sa bonne foi. Loin de lui l'idée qu'on pouvait s'appuyer sur une double accusation. Mais le procédé est le même. Quelqu'un a dit, je ne sais plus qui :"calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose !". Ce qu'il en reste, si l'on croit à la sincérité de Luc Tangorre, c'est la condamnation de Luc Tangorre à 18 années de réclusion criminelle.

Luc Tangorre craignait en effet la possibilité d'un montage depuis les manœuvres de surveillance photographiques (telles que décrites chez Hondelatte par le gendarme qui précise même s'être déguisé en égoutier pour les pratiquer). Des manigances s'opéraient autour de lui. Elles ne lui avaient pas échappé dès lors qu'une cliente avait attiré son attention sur elles. Il s'en était plaint auprès de son éducateur (qui ne s'en souvient pas diront les gendarmes) et auprès de son juge d'application des peines dont le courrier vient inversement prouver que l'éducateur devrait avoir plus de mémoire : c'est bien ce dernier qui signale les faits au magistrat !

On pourrait se sentir paranoïaque à moins, n'est-il pas ?

Bref, non seulement Luc Tangorre sait, le jour de la confrontation, qu'on l'accuse à tort le 4 novembre, mais il redoutait des manœuvres et pense d'emblée que ces filles en font partie intégrante. C'est, en tout état de cause, la certitude qui l'habite, compte tenu des déclarations des Américaines d'emblée incompatibles avec toute autre hypothèse, envisageable et plausible à la fois.

Qui plus est, Luc Tangorre encaisse de plein fouet, non seulement le choc d'une nouvelle incarcération que le contexte, s'il est innocent et calomnié, rend particulièrement brutale et traumatisante, mais également celui d'une agression à la maison d'arrêt de Nîmes (coup de couteau sous la côte gauche asséné pour atteindre le coeur, par l'un de ses deux agresseurs, les frères Plantier, que la cour d'assises de Nîmes condamnera pour braquages peu après mais qui ne seront pas inquiétés pour ces faits prescrits puisque Luc Tangorre refusera de répondre aux questions des enquêteurs dépêchés pour identifier les auteurs de cette tentative de meurtre). C'est donc un homme bléssé, traumatisé, peu enclin aux civilités avec les deux jeunes femmes qu'il identifie comme deux calomniatrices, ses bourreaux en somme, qui entre dans le bureau du Juge Lernould et y aperçoit ses accusatrices.

Il croit à tort, à cet instant, que la tentative de meurtre toute récente s'inscrit également dans la même dynamique d'éliminnation qu'il pense cette fois plus radicale. N'avait-il donc, s'il est innocent, aucune raison objective d'être en colère, fou de rage même ?

Devait-il, dans ce contexte, remercier ses accusatrices de la situation qui lui était faite depuis leur déclarations assassines ? Sa réaction est certes intempestive, mais les situations dramatiques qu'ils affrontait depuis quelques jours ne l'était pas moins.

Tout cela n'a rien d'anachronique avec son innocence. Je dirais même qu'une logique certaine prédétermine l'enchainement de tels évènements dans la seule hypothèse de son innocence.


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MessagePosté : 18 janv. 2009 12:19 
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Dans le D345 Marie Tangorre d'éclare, que normalement luc tangorre devait partir le 23 apres les festivitées pour un RDV Avec qui été prevus ce RdV

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MessagePosté : 18 janv. 2009 12:55 
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Luc Tangorre craignait en effet la possibilité d'un montage depuis les manœuvres de surveillance photographiques (telles que décrites chez Hondelatte par le gendarme qui précise même s'être déguisé en égoutier pour les pratiquer). Des manigances s'opéraient autour de lui. Elles ne lui avaient pas échappé dès lors qu'une cliente avait attiré son attention sur elles. Il s'en était plaint auprès de son éducateur (qui ne s'en souvient pas diront les gendarmes) et auprès de son juge d'application des peines dont le courrier vient inversement prouver que l'éducateur devrait avoir plus de mémoire : c'est bien ce dernier qui signale les faits au magistrat !
Ouai, Mois, je veux bien mais cette surveillance a pris effet apres la decouverte du livre

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MessagePosté : 18 janv. 2009 13:44 
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Les prévisions de Luc Tangorre, sauf erreur de sa part 20 ans après, étaient les suivantes :

1°) Descendre au baptême de sa nièce et profiter de l'occasion pour transporter des packs de "Coupable à tout prix" aux marseillais en fonction de leur demande dont il ignorait le décompte exact (il en avait pris beaucoup pour être sûr de pourvoir à la demande).

2°) Remonter à Lyon, poser sa voiture, se réapprovisionner en livres, et profiter du passage de Claire-Lise Foiret pour se rendre dans le sud ouest afin d'y distribuer d'autres packs utiles à cette région sans avoir à couvrir les frais de voyage.

Or, Luc Tangorre s'est trouvé à Marseille avec beaucoup plus de livres qu'il n'avait supposé utiles, suceptibles d'être commandés ou achetés ici.

Il a donc raisonné comme suit : pourquoi remonter à Lyon puisque je dispose ici de plus de livres qu'il n'est nécessaire ? Ne vaut-il pas mieux dès lors se retrouver à la jointure des routes entre les trois points de chute concernés (Savoie, Marseille et Albi), à Avignon par voie de conséquence ? Économiser de fait-l'aller retour Avignon-Lyon (200 + 200 = 400 km), quitte à garer sa 4L devant la gare d'Avignon qu'il retrouverait à son retour d'Albi par voie ferrée (nouvelle économie de train entre Avignon et Lyon, moins cher en 4L par nationale) ?

Au départ Luc Tangorre devait donc remonter à Lyon le 23 mai, puis descendre à Albi dans le véhicule de Claire-Lise Foiret qui l'aurait embarqué à son passge à Lyon le 24 mai. L'idée lui est venue, si cette dernière était d'accord (et elle le fut, c'était pareil pour elle), de plutôt rejoindre Claire-Lise à Avignon parce qu'il était fatigué à l'idée de reprendre la route pour Lyon le 23 mai (il avait sommeil, il en était incapable) après un baptême somme toute éreintant (suivie d'une visite familiale de Marseille non moins épuisante en s'étant couché à 4 heures du matin), mais également, de surcroît, parce que c'était tout simplement plus judicieux, moins onéreux à tous points de vue.

Tels étaient principalement les objets des appels qu'il a échangés avec la famille Emminet-Foiret en Savoie le week-end de Pentecôte. Convenir d'un autre arrangement plus astucieux (à tous points de vue pour lui) que le précédent.

La correspondance avec la déclaration avec Marie Tangorre trouve son explication dans la bonne compréhension de cet épisode très logique lorsqu'on y regarde de près puisqu'il correspond, selon toute vraisemblance, au véritable enchainement des faits.


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MessagePosté : 18 janv. 2009 13:53 
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On est d'accord Bruno, mais cela ne change rien à ce qui explique l'état d'esprit dans lequel se trouvait Luc Tangorre lorsqu'il entre dans le bureau du Juge Lernould et qu'il insulte ses accusatrices. S'il dit la vérité, tout le monde ou presque en aurait fait autant dans ce contexte inhumain pour un innocent. Perçoit-on vraiment ce qu'il ressentait face à l' accumulation d'agressions (physiques et autres) qu'il subissait à répétition fin octobre 1988 ?


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