Luc Tangorre

Coupable ou innocent à tout prix ?
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MessagePosté : 10 juin 2009 7:01 
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Bonjour : Si les deux filles sont effectivement libérer par leur agresseur vers 21h45 - 22heure la question qui ce pose alors! pourquoi attende tel, 23heure 15 pour appeler au secours .

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MessagePosté : 10 juin 2009 9:39 
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Bonjour : Si les deux filles sont effectivement libérer par leur agresseur vers 21h45 - 22heure la question qui ce pose alors! pourquoi attende tel, 23heure 15 pour appeler au secours .
Bonjour Bruno,

Je considérais que de tout le récit c'était au contraire la partie la plus cohérente. Le "viol" et la peur de l'agresseur expliquent selon moi un délai. Je le trouve même très court car si elles ont pu être terrorisées au point d'être soumises: à savoir il n'y a pas de trace de violence, comment ont-elles pu en un délai aussi court se remettre de leur traumatisme au point de passer à l'action.
Que fait la première quand la seconde est violée? elle a peur ce qui est normal, mais elle ne fuit pas alors que rien ne lui garantit qu'elle sortira vivante. Que fait-elle? Elle note des indices. Cette réaction pendant le "viol" est incompatible avec celle d'une personne terrorisée: une personne terrorisée prend la fuite, hurle ou se recroqueville sur elle même dans la position de l'oeuf étant incapable de la moindre action. Au lieu de noter des indices le réflexe naturel est de sauver sa peau. Il faudrait savoir si elles ont eu la possibilité de s'échapper. Si elle ne l'ont pas eu cela signifie:
- qu'elles ont du se déshabiller dans la voiture,
- passer d'avant en arrière et d'arrière en avant à l'intérieur de la voiture
- et que la pile de livre était sur la banquette arrière occupant une place entière, sinon comment les auraient-elle vu sans sortir?
Pour que les deux portières arrières soient bloquées, il faut que:
- l'une des portières arrière soit bloquée car trop proche d'un mur minéral ou végétal et que l'accès à l'autre soit obtruée par un obstacle par exemple une pile de livres trop haute.
- ou bien que les deux portières arrières soient bloquées des deux côtés ce qui laisserait entendre que la voiture était dans un chemin étroit. Mais dans ce cas, ce qui vaut pour les portières arrières vaut pour les portières avant.

Dans les deux cas se pose le problème de la sortie du véhicule et du réhabillage (avec des vêtements intacts). Or les témoignages des victimes ne précisent rien à ma connaissance sur le sujet.

Si on admet que les trois protagonistes étaient confinés dans la 4L, le problème qui se pose est justement l'espace disponible. Une 4L rentre dans un parallélilipède de hauteur: 1m55, de largeur: 1m485 et de longueur 3m668 (source issue d'un site de fans de la 4L). Il faudrait connaître le volume de l'habitacle, mais il est nettement plus petit. Est-il possible de faire la gymnastique décrite à trois personnes dont deux sont non consentantes, sans trace de violence?

C'est pourquoi il était important de vérifier que la configuration du terrain et la disposition du véhicule et/ou des objets à l'intérieur empêchait toute possibilité de sortie et une fois cette vérification faite de s'assurer des contraintes posées par un viol tel que "décrit" dans un espace aussi réduit.

C'est la raison pour laquelle je demandais s'il y avait eu une reconstitution, des schémas, non pas du viol (ce qui aurait été indécent) mais des circonstances du viol.

Cela me parait tout aussi important que le trajet lui-même. Marseille n'est pas suffisamment éloignée de Nîmes pour que moyennant plusieurs acrobaties intellectuelles et libertés avec les témoignages on ne finisse pas par trouver un récit corroborant les conclusions auxquelles on souhaite arriver. A partir du moment où on s'autorise à modifier les témoignages ce n'est qu'une question de temps et de nombre de reconstitutions. Si cela ne marche pas à la quatrième, on en trouvera bien une cinquième qui marche et si ce n'est pas la cinquième on en fera une sixième...
En revanche concernant les circonstances du viol elles-mêmes, j'ai l'intuition qu'une reconstitution des différents cas possibles aurait conduit à modifier de manière radicale les témoignages et à partir de là les ficelles seraient devenues tellement grosses qu'il aurait été impossible de défendre les "victimes" comme cela a été fait.
Je peux naturellement me tromper. J'aimerai avoir votre avis sur la question.

Très cordialement.


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MessagePosté : 10 juin 2009 9:47 
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Socrate vous écrivez :


Pour moi le problème de fond n'est plus l'heure, puisqu'on change les règles en cours de route. Le problème c'est de "suggérer" aux victimes de ,changer leur témoignage pour rendre les faits compatibles avec ses propres croyances. A partir du moment où on est dans cette démarche intellectuelle, toute discussion sur l'heure n'a plus de sens. Comment peut-on résoudre un problème si on en change constamment l'énoncé?

Je vous réponds :

Vous avez raison sur toute la ligne.

Ce que je veux dire Socrate (et l'on y reviendra), c'est que même la dernière version des Américaines (ou plutôt celle que le juge Claudine Laporte s'est permis de concocter avec l'une d'elles trois jours avant sa tenue afin de donner à la réduction des chronométrages le maximum d'efficacité) ne donnerait pas un chronométrage de 2 H 25 comme le dossier, truqué ou pas sur ce point, pourrait le laisserait supposer.

Ce que je voulais expliquer, c'est que non seulement de tout réaménager (les horaires, le parcours, les déclarations, le véhicule, le lieu de l'arrêt....), et comme cela ne suffisait toujours pas, rien n'interdit l'idée qu'on ait pu tricher pour faire bonne mesure. Si tel s'avérait le cas (si vous saviez comme j'enrage de devoir mettre tout au conditionnel....) Je trouverais cela inadmissible de la part de magistrats.

La énième version des accusatrices de Luc Tangorre, la défense l'a dit et redit au magistrat, exigeait l'utilisation de la 4L incriminée et elle seule, un ravitaillement d'essence dans la station service du relais des chasseurs à Berre (bondée les week-end de Pentecôte entre 19 H et 20 H ) et nul part ailleurs, et enfin, le plus important, un chronométrage sans discontinuité pour empêcher les entourloupettes.

Les chronos annoncés de 2 H 25 (Lernould) et 2 H 02 (Laporte) ne correspondent pas à la réalité selon les logiciels actuels, les deux pourraient donc peut-être dériver d'une malhonnêteté intellectuelle qui porterait dans ce cas un nom : la tricherie.

Quand on ne triche pas (première reconstitution du 4 novembre1988), il faut 40 mn pour se rendre de la station de bus Montolivet à la station d'essence du relais des Chasseur.

Puis il faut tout à coup 26 mn (reconstitution du 19 février 89).

Ou encore 24 mn (reconstitution du 21 mai 1991).

A-t-on oui ou non falsifié les choses ?

On remarque en tout cas, lorsqu' on fait les simulations de parcours disponibles sur la plupart des logiciels (inexistants à l'époque hélas), on s'aperçoit que seule la première reconstitution donne le temps cohérent (35 mn sans 4L à l'agonie et sans la circulation inhabituelle du lundi de Pentecôte...) .

Maintenant, en partant une heure plus tôt qu'il est dit dans les plaintes et en prenant un hélicoptère (pourquoi pas après tout, on n'est plus à une version près), il est sûr d' arriver "une heure à trois quart d'heure avant la tombée de la nuit".

Dans le cas contraire et si l'on s'en tient aux plaintes, le trio qui se formerait sur les bases allèguées par les accusatrices de Luc Tangorre le 23 mai 88, arriverait .... APRES la tombée de la nuit....

En tout cas, les logiciels disponibles aujourd'hui démontrent l'entourloupette que Luc Tangorre dénonçait depuis toujours...

Cela dit Socrate, vous avez raison sur toute la ligne quand vous écrivez :

"Néanmoins, je considère que vouloir prouver que même dans le cas le plus favorable aux thèses du juge, les horaires ne collent pas, revient à accorder du crédit aux aménagements faits sur les témoignages, alors que le problème ce sont justement ces aménagements."

Je suis mille fois d'accord avec vous Socrate, ce sont ces aménagements et eux-seuls qu'il convient de dénoncer. N'ont-ils pas, justement, conduit les avocats de Luc Tangorre (et lui-même) à boycotter la troisième reconstitution (voir le document vidéo -disponible sur le forum- qui précise une partie de leurs déclarations ce jour-là) ?

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MessagePosté : 10 juin 2009 9:59 
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Bonjour Bruno,

Si l'on doit croire "LES DIRES" des accusatrices de Luc Tangorre, le trio séparerait vers 22 H 15 (une plaignante déclare qu'il se serait passé "environ une heure" entre leur "libération" et le coup de fil passé depuis la borne de l'autoroute.

Selon la reconstitution du 19 février, le trajet auquel cas emprunté, tel que rapporté, prendrait "35 mn à un pas soutenu". Les plaignantes, elles, avaient déclaré être parties en courant.

1 heure ou 35 mn pour trouver le moyen de demander du secours, avec 4 habitations (sans doute éclairées aux environs de 22 H 45) tout autour du lieu des prétendues agressions dans un périmètre de 200 à 300 m, ce n'est pas plausible non plus...

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MessagePosté : 10 juin 2009 10:40 
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Socrate vous écrivez :

C'est pourquoi il était important de vérifier que la configuration du terrain et la disposition du véhicule et/ou des objets à l'intérieur empêchait toute possibilité de sortie et une fois cette vérification faite de s'assurer des contraintes posées par un viol tel que "décrit" dans un espace aussi réduit.

C'est la raison pour laquelle je demandais s'il y avait eu une reconstitution, des schémas, non pas du viol (ce qui aurait été indécent) mais des circonstances du viol.



Socrate, je vous réponds :

Cela a été fait lors de la reconstitution du 19 février 1989.

"A dix mètres de la route" (SIC lors des plaintes), il était impossible de bloquer les portières selon la reconstitution, très loin s'en faut.

A plus de 80 m, à l'étranglement maximum de ce chemin, il était toujours stictement impossible de bloquer les portières.

La seule chose possible, à cet endroit le plus favorable du chemin pour l'accusation, était :

1°) d'interdire l'ouverture des deux portières gauche en serrant au maximum à gauche sur les arbustes et les ronces (dans ce cas les deux portières droites peuvent s'ouvrir entièrement, très largement).

2°) D'interdire la seule portière avant droite ou alors la seule portière arrière droite en serrant la voiture près de l'un des pommiers. Dans ce cas de figure, trois des 4 portes peuvent s'ouvrir très largement aussi.

Cet état de fait est démontré par la reconstitution du 19 février, Ce qui constitue l'une des très nombreuses variations de déclaration : les portières n'étaient finalement plus bloquées...

Et tous vos raisonnements, Socrate, prennent de ce point de vue tous leur sens.

Le scénario dénoncé est-il plausible ? A-t-il seulement existé avec un autre agresseur que Luc Tangorre ?

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MessagePosté : 10 juin 2009 10:43 
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Joaquin vous écrivez :

Je ne prendrai pas pour argent comptant ce qui est écrit dans ce livre (Colombani), pas plus que ce qui a été dit dans" Faites entrer l'accusé".

Je vous réponds :

A la bonne heure, l'un explique les choses honnêtement, l'autre falsifie les éléments du dossier.

Si vous avez vérifié les informations contenues dans "Critique de faites entrer l'accusé" à partir des dossiers d'instruction, vous devez déjà un peu savoir lequel des deux...
Oui j'ai tout regardé. Pour le trajet, je pense toujours que les filles sont passées par Salon et non Arles (pour des raisons que j'ai déjà évoquées : c'est le trajet le plus direct et le plus logique, il y a des panneaux indiquant Arles à l'entrée de Salon, et en outre, les filles lors de la première reconstitution n'ont pas reconnu la route allant de Salon à Arles et disent qu'elles ne sont pas passées par Arles. Il n'y a d'ailleurs que Jennifer qui parle d'Arles, carole parle seulement d'Avignon.
S'il y avait un manipulateur (quelqu'un qui est derrière les filles, je ne pense pas qu'elles soient elle même les manipulatrices), le manipulateur en question, si méticuleux, si méthodique, si machiavélique, n'aurait pas pu faire une erreur aussi grossière sur le trajet qui ne correspond pas à l'horaire. IL a du indiqué le "bon" trajet aux filles (Marseille - Salon - Avignon - Nimes) et Jennifer s'est également trompé en mettant Arles à la place de Salon. Donc, dans les deux cas (viol effectif, manipulation, l'erreur de Jennifer est possible).
Diego, Vous dites : il (le manipulateur) a fait ce parcours parce qu'il sait que Luc Tangorre a habité dans les trois villes (Marseille - Avignon - Nimes), ce qui prouve son caractère "machiavélique" et précis, mais il n'a aucune raison de rajouter Arles, d'autant plus que c'est le passage par cette ville qui met son plan par terre.
J'avais dit des le début que je me ferai l'avocat du diable et je continue :wink:

Donc je continue :
je ne pense pas qu'on puisse traiter les filles de fugueuses : Toutes deux étaient majeures et n'avaient de compte à rendre à personne. Si elles ont eu envie de faire une ballade un jour férié, c'était leur droit pas une fugue. La logeuse de jennifer s'inquiété à partir de lundi soir, à l'heure où les filles étaient en train de se faire violer (bon, la j'admets l'hypothèse) et même les flics à qui on signale leur disparition ne s'inquiéte pas le lundi soir : attendez encore 24 heures dit-on à la directrice. Le lendemain matin, elles avertissent tout le monde de leur mésaventure.
Donc pour moi pas de fugue, mais une ballade qui aurait mal tourné.
Par contre, je suis tout à fait d'accord avec le bouquin : on aurait du mener une enquête sur leur emploi du temps de leur sortie de paris jusqu'à la prise en stop par la 4L : bus des marins, chauffeur taxi, restaurant de la Seyne... là c'est vraiment une grosse lacune de l'enquête.

Et pour la fin (et j'arrêterai là, ne vous inquietez pas ;-)

On parle de 9 alibis pour Luc Tangorre. Alors, je compte :
Les deux parents de Luc Tangorre et tata annie : 3
Claire lise-foiret, sa mère et sa fille : 3
Gabrielle césaroni : 1
Dell andrea : 1

Si je compte bien ça fait 8, qui est le neuvième.
Je sais, je chipote un peu, mais j'aime bien être précis.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.


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MessagePosté : 10 juin 2009 11:19 
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Bonjour Joaquin,

Vous ne chipotez pas, bien au contraire, je partage avec vous cette exigence de précision à laquelle Hondelatte et bien d'autres n'attachent aucune importance.

Le 9ième témoin s'appelle Christian Léonard, vous ne trouverez son évocation dans les livres de Colombani ou Marie Laffranque, puisqu'il intervient dans le cadre de la révision de procès.

Celui-là est formel, il a serré la main de Luc Tangorre le 23 mai aux heures incriminées.

Et si comme moi, vous vous dites d'emblée, ça vient trop tard, ça ne tient pas, vous verrez en étudiant la procédure en révision pourquoi ce témoignage tient parfaitement au contraire. A l'issue de l'enquête diligentée par la cour de cassation, la présence de M. Léonard et la réalité de son intervention au domicile des Tangorre n'a pu être contestée. On s'est plutôt contenté de mettre en doute la précision des horaires.

9 témoins donc, voire dix avec Luc Tangorre dont la parole existe également s'il est vrai qu'on le présume innocent.

Vous pensez toujours que ces filles sont toujours passées par là, ou par encore par là, au gré de leurs déclarations ou au gré d'une logique des choses qui exclut l'hypothèse de leur participation à un coup fourré, mais qui le prouve, sinon le crédit illimité que l'on doit dans ce cas accorder à leur "DIRES".

Si je vous dis que ces filles se trouvaient à Ibiza, ou Rome, le week-end de Pentecôte, et qu'elles en sont revenues pour se trouver devant la borne d'autoroute le 23 mai à 23 H 15, pourriez-vous me prouver formellement le contraire sur d'autres bases que "LEUR DIRES" ? A partir de quels recoupements, de quel témoignage, de quels éléments matériels (carte bancaires, coup de fil, témoignages ou autre) ?

Que vient faire la ville d'Arles dans le scénario ?

Simplement, et puisque vous connaissez manifestement la Provence mieux que moi, cette ville est citée parce qu'elle correspond au trajet naturel (et logique par Foss et Martigues) entre Marseille et Nîmes...

La preuve, le juge Lernould choisit cet itinéraire pour le retour au plus court lors de la reconstitution du 19 février 1989.

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MessagePosté : 10 juin 2009 11:29 
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On peut dire que ces filles sont des fugueuses puisque le dossier démontre, si rien ne leur était arrivé, qu'elles auraient été, exactement de la même façon, toutes deux signalées manquantes à l'appel (par leurs entourages respectifs indépendants les uns des autres) si elles n'avait pas été agressées.

Etrange, n'est-il pas, pour les deux oies blanches que nous présente l'accusation mais dont personne ne sait rien en définitive ?

Ces filles atterrissent d'un autre continent pour y retourner sans que le dossier ne nous apprennent quoi que ce soit sur elles.

En fait, soit l'on a foi aux "DIRES" des accusatrices de Luc Tangorre, à l'évangile selon Jennifer et Carole en somme, soit on est forcé d'admettre que la culpabilité de Luc Tangorre n'a jamais été prouvée.

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Modifié en dernier par Diego le 02 mai 2013 7:43, modifié 1 fois.

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MessagePosté : 10 juin 2009 11:35 
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Oui, vous avez raison finalement, le terme fugueuse ne convient pas à proprement parler pour l'une d'elles qui est majeure selon la loi américaine, mais il pourrait convenir à l'autre à qui il manque quelque mois pour avoir 21 ans.

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MessagePosté : 10 juin 2009 11:45 
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A écouter leurs "justifications" au sujet de leur disparition, presque toutes les cabines téléphoniques du Sud de la France étaient en panne.. Vous y croyez, Joaquin ?

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MessagePosté : 10 juin 2009 15:00 
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Diego a dit :
"Simplement, et puisque vous connaissez manifestement la Provence mieux que moi, cette ville est citée parce qu'elle correspond au trajet naturel (et logique par Foss et Martigues) entre Marseille et Nîmes... "

Oui c'est le trajet le plus court et le plus direct pour aller à Nimes de Marseille (Marseille - Martigues - Arles - Nimes) mais dans ce cas on ne passe pas par Avignon, et là tout le monde est d'accord : elles sont passées à Avignon. En plus, s'ils avaient emprunté cette route, ils ne se seraient pas arrêtés au relais des chasseurs (qui est sur la route Marseille - Salon, aux alentours de Rognac), à moins de faire demi tour.

Diego a aussi dit :
"Oui, vous avez raison finalement, le terme fugueuse ne convient pas à proprement parler pour l'une d'elles qui est majeure selon la loi américaine, mais il pourrait convenir à l'autre à qui il manque quelque mois pour avoir 21 ans."

Elles sont toutes les deux majeures au regard de la loi française qui est celle qui s'applique à ce cas, puisqu'on est en territoire français, surtout en droit pénal. Sinon imaginez un peu : Luc Tangorre aurait été accusé de viol sur mineure.

Mais je crois qu'on ne tombera jamais d'accord sur ces deux points. Par contre, il me semble que nous sommes d'accord tous les deux pour dire que l'enguête présente de grosses lacunes, et notamment sur l'emploi du temps des jeunes filles depuis leur départ de Paris.

Merci, pour l'indication sur le 9ème témoin, j'avais vaguement lu son témoignage sur le forum, mais je croyais qu'il s'agissait de la première affaire. Ce pourrait être effectivement la base d'une demande en révision pour la deuxième affaire puisque semble-t-il son témoignage n'était pas connu lors du procés.


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MessagePosté : 10 juin 2009 15:40 
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Diego ou chantal, je m'excuse, mais je n'arrive pas à mettre la main sur certains documents que je suis pourtant sur d'avoir lu (le dossier pénal est trés dense, et un peu "fouilli" :

- Procés verbaux de reconsitution du trajet supposé fait par les américaines et leur agresseur dans la 4L le 23 mai (je crois qu'il y en a eu 3, dont un en présence des jeunes filles)
- Documents relatifs au neuvième témoin : Chistian Léonard.

Ce n'est pas évident de s'y retrouver dans ce fouilli de documents (ce n'est pas une critique, je pense qu'il est difficile dans ce dossier de faire autrement vu l'importance numérique des documents)

Merci par avance


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MessagePosté : 10 juin 2009 19:00 
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Bonsoir : Pour donner mon opinion a socrate, tant qu'ils s'acharnaient a essayer de trouver un itinéraire un peut prés concordent sa faisait délibérément oublier la crédibilité sur les violes, possible ou impossible, dans une renault 4. mais a ce qui paré on ne reconstitue jamais une scène de viole , sa tombe bien...

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MessagePosté : 10 juin 2009 20:12 
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Merci, pour l'indication sur le 9ème témoin, j'avais vaguement lu son témoignage sur le forum, mais je croyais qu'il s'agissait de la première affaire. Ce pourrait être effectivement la base d'une demande en révision pour la deuxième affaire puisque semble-t-il son témoignage n'était pas connu lors du procés.
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Si cet élément était retenu, il serait non seulement nouveau si inconnu des premiers juges et surtout susceptible d'emettre un doute sérieux sur la culpabilité ( deuxième condition pour la recevabilité d'une requête en révision) puisque de nature à démontrer ( si le témoignage est crédible et fondé) l'impossibilité matérielle d'avoir commis les actes criminels...

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"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con".
"comment se fait-il que certains paraissent si cons même sans lumière ? C'est de la métaphysique pure."


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MessagePosté : 10 juin 2009 20:35 
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Joaquin, vous écrivez :

Oui c'est le trajet le plus court et le plus direct pour aller à Nimes de Marseille (Marseille - Martigues - Arles - Nimes) mais dans ce cas on ne passe pas par Avignon, et là tout le monde est d'accord : elles sont passées à Avignon. En plus, s'ils avaient emprunté cette route, ils ne se seraient pas arrêtés au relais des chasseurs (qui est sur la route Marseille - Salon, aux alentours de Rognac), à moins de faire demi tour.


Je vous réponds :

Personne n'est d'accord sauf ceux qui présument Luc Tangorre coupable.

Si l'accusation et les plaignantes avaient été en position de le faire, Arles aurait été maintenu et l'on aurait fait sauter Avignon cette fois : les pancartes... on a cru que... tout le bla bla bla....). Là oui le parcours pourrait devenir cohérent.

Cela n'était plus possible pour deux raisons qui s'additionnent :

1°) Celle que vous évoquez vous-même : le pseudo ravitaillement du relais des chasseurs... il faudrait faire marche arrière comme vous avez raison de le préciser et ce serait pire que de passer par Avignon. Il aurait fallu déclarer qu'on était revenu sur ses pas , ce qui n'était précisé à aucun moment... Pas possible...

2°) "on est passé devant le palais des papes que j'ai reconnu pour l'avoir visité, il nous a proposé de le faire visiter" (voir la citation exacte, c'est à peu près ça de mémoire). Donc doublement farfelu.

Impossible de faire sauter Avignon, alors on s'est rabattu sur Arles, l'un des 7 "AMÉNAGEMENTS" comme Socrate a raison de les nommer (vous savez lesquels puisque vous avez pris connaissance de "Critique de Faites entrer l'accusé"... Je suis étonné que ce document qui lui repose sur les dossiers d'instruction ne vous ait pas davantage ébranlé.

Tout le monde est d'accord, oui, mais seulement pour dire que les Américaines allèguent être passées par Avignon, pas autre chose.


Pourriez-vous nous démontrer ce qui doit nous convaincre si fort que c'est nécessairement le cas ?

S'il vous plait Joaquin, à part leurs "DIRES", indépendamment des intimes convictions toutes respectables, qui vous permet de l'affirmer objectivement ? Et comment pouvez-vous écrire que tout le monde est d'accord là-dessus ? Le procureur, Hondelatte, la plupart des médias promenés par le bout du nez dès le début de l'affaire : OUI !

Ceux qui présument Luc Tangorre coupable également...

Mais les autres qui présument Luc Tangorre innocent et qui préfèrent à cet égard accorder plus de crédit à 10 témoignages antagonistes : NON !

Quel témoignage, quel recoupement, quel élément matériel (coup de fil, carte banquaire, détail particulier évoqué par les plaignantes, ou que sais-je encore) apporte la preuve de leur passage à la Seyne, à Marseille, à Berre, à Salon, à Avignon , à Arles ?
La seule chose qui soit prouvée est leur présence à Nîmes au début de la nuit du 23 au 24 mai. Là oui, tout le monde est d'accord.

J'écoute ce qui vous permet d'accepter pour argent comptant les déclarations des accusatrices de Luc Tangorre alors que vous avez inversement décidé (et c'est tout à votre honneur) de ne surtout vous inscrire dans cette démarche, ni pour Colombani (l'avenir vous prouvera qu'il ne triche pas), ni pour Hondelatte qui lui triche tous azimuts (l'avenir vous prouvera le bienfondé de "Critique de Faites enter l'accusé").

Votre incrédulité sert la manifestation de la vérité, à condition qu'elle s'applique à tous. Sinon c'est peine perdue...

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