Luc Tangorre

Coupable ou innocent à tout prix ?
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MessagePosté : 06 juin 2009 23:37 
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j'ai juste répondu à une de tes questions (sur un point juridique précis). Pour les autres, je prèfère que ce soit Diego ludivine ou chantal qui t'y répondent : ils connaissent beaucoup mieux que moi le dossier tangorre.
Bon courage pour tes recherches ;-)


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MessagePosté : 07 juin 2009 18:42 
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Impressions suite à lecture du document intitulé "Vision du dossier d'un défenseur de Luc Tangorre"

Bonjour à tous,

J’ai l’impression que les seuls éléments à charge qui pesaient sur Luc Tangorre ont reposé sur un double mais quasi unique témoignage (puisqu’il s‘agit du même évènement décrit par deux amies qui l’auraient vécu ensemble). Ce double témoignage c’est celui de Jennifer et de Carole. Aucune d’elles n’a jamais vu Luc Tangorre avant le 23 mai 1988, jour où elles auraient été violées par ce dernier. Lorsqu’on leur présente une photo le 8 octobre soit 4 mois et demi après les évènements, aucune n’est sûre de reconnaître l’individu : « je ne sais pas, je ne suis pas sûre » dit l’une d’elle « il a les même yeux … » dit l’autre. Pourtant deux semaines plus tard le 24 octobre lors d’une parade composée de 6 individus soit cinq mois après les faits puis le 4 novembre 1988 lors d’une confrontation, elles sont certaines de le reconnaître. Trois ans plus tard, cette conviction est devenue une certitude si forte dans le camp des victimes, que leur avocate Maître Jaouen aurait dans une plaidoirie mémorable le 7 février 1992, réussi à s‘identifier à ses clientes au point que certains ont pu croire que Luc Tangorre avait violé ce jour là, non pas deux mais trois femmes. Naturellement, après un si brillant numéro, toute allusion à une éventuelle affabulation des deux plaignantes aurait été déplacé.

Face à ce témoignage une petite dizaine de témoins différents affirment que Luc Tangorre ne pouvait être sur les lieux désignés par les plaignantes, puisque soit elles étaient avec lui à quelques 200 km, soit elles lui ont parlé par téléphone aux mêmes heures … Ces témoins connaissent Luc Tangorre et le voient régulièrement, on peut donc supposer que même au sein d’une parade de 60 individus elles seraient encore capables de le reconnaître sans passer par des étapes du genre : « « je ne sais pas, je ne suis pas sûr » ou « il a les mêmes yeux … » En clair on ne saurait mettre en doute leur capacité à le reconnaître.

Quand un témoignage quasi-unique, variable dans le temps vient en opposition contre plusieurs témoignages différents non concertés et non variables dans le temps, on peut légitimement supposer que c’est cette dernière version qui est la plus fiable.

Mais pourquoi pas, admettons que l’on hésite encore. Dans ces cas là ce sont généralement les mobiles qui aident à trancher.

Quels sont ceux de Luc Tangorre ?

Ce dernier est en liberté conditionnelle et se sait surveillé. Il se bat pour retrouver son honneur et faire réviser son procès au cours duquel il s'est vu injustement accusé. Le viol de deux personnes est-il susceptible d’accélérer sa réhabilitation et de lui permettre d’obtenir de meilleurs dommages et intérêts ? Effectivement la question est difficile à trancher …
Luc Tangorre malgré tout sort de sept années de prison, on peut imaginer que son appétit pour tout ce qui porte jupon serait devenu tel qu’il profiterait de la première occasion venue pour satisfaire ses pulsions. Depuis plusieurs mois Luc a trouvé matière à les satisfaire sous la forme d’une sirène blonde si attirante que l’auteur des « Ombres d’un dossier » en parle comme de la « beauté du diable ». Décidément cela ne colle pas.

Des preuves peu convaincantes en regard des alibis, une absence de mobiles et pourtant Luc Tangorre a été sévèrement condamné. Qu’a-t-il pu bien se passer ?

Lorsque j’étais plus jeune, nous jouions à un jeu qui s’appelait « Le jeu des mille bornes ». Il consistait à aligner les vitesses et à empêcher les autres d’avancer en leur infligeant qui une crevaison, qui une panne d’essence, qui un accident … C’est alors que surgissant du diable vauvert l’un des joueurs attaqués par un accident sortait une carte magique baptisée « As du volant » et s’écriait fièrement « Coup fourré » ce qui le rendait inattaquable pour toute la suite de la partie.

Lors du procès de Luc Tangorre les avocats des plaignants, ont avec la bénédiction du juge contrecarré la partie adverse en sortant au bon moment la carte « Double personnalité ». Ils ont alors crié en coeur « Coup fourré ». C’est merveilleux « Double personnalité » car cela protège contre toutes les attaques de la partie adverse. Quand on manque de cartes « Preuves » ou de cartes « Mobiles » on sort « Double personnalité » et on crie « coup foir… » euh « coup fourré », ma langue à foirché.
Cela ne marche pas toujours mais si on abat cette carte en présence de quelques Purgons ou Diafoirus de la scientifico-psycho-psychiatro-graphologie, le succès est garanti. Bien entendu, on n’est pas toujours obligé d’aller jusque-là, on peut sortir les cartes dictons du genre: « qui vole un œuf vole un bœuf », « il n’y a pas de fumée sans feu » ou encore « qui a bu boira ». Elles font aussi leur effet et puis on peut les poser sans réfléchir.

Quelle honte de comparer un procès à un jeu, me direz-vous ? Pourtant lors dudit procès, certains ont pensé que la vie de 20 ans d’un homme ne méritait pas mieux qu’un numéro digne du cirque Zavatta ou d’une audition à la Comédie-Française. Il est vrai que 20 ans d’une seule vie alors qu’il y a 6 milliards de vies, c’est comme le dit si bien l'un des protagonistes un détail.


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MessagePosté : 08 juin 2009 1:53 
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Luc Tangorre m'a chargé de vous dire, Socrate, qu'aux heures les plus noires de son chemin de croix, il a fait le bon choix. S'il s'était suicidé en 1995, il n'aurait jamais eu l'émotion et le bonheur de lire votre post qui "morphinise" ses plaies encore et toujours béantes. Etre écouté et compris, c'est tout ce dont il rêvait depuis le 24 octobre 1988.

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MessagePosté : 08 juin 2009 8:26 
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Socrate, vous écrivez :

Luc Tangorre malgré tout sort de sept années de prison, on peut imaginer que son appétit pour tout ce qui porte jupon serait devenu tel qu’il profiterait de la première occasion venue pour satisfaire ses pulsions. Depuis plusieurs mois Luc a trouvé matière à les satisfaire sous la forme d’une sirène blonde si attirante que l’auteur des « Ombres d’un dossier » en parle comme de la « beauté du diable ». Décidément cela ne colle pas.

Vous avez raison Socrate, sans dévoiler plus que nécessaire la vie privée de Luc Tangorre pour protéger celle de ses conquêtes, sachez qu'avant de se stabiliser avec Florence, Luc Tangorre aura effectivement de nombreuses partenaires sexuelles. Le dossier le démontre par son agenda.

Pour seul exemple concernant ce week-end de Pentecôte 88, il aura des relations sexuelles avec Nadia Regaig le 22 mai à Marseille dans la matinée (ils ont fait le voyage ensemble la veille de Lyon à Marseille) et le 24 mai tard dans la soirée avec Claire-Lise Foiret à Albi...

Luc Tangorre n'a décidément pas besoin de violer des femmes, ce n'est ni dans sa nature selon l'ensemble des témoignages unanimes (dont celui de Madame Rozier, psychologue du dossier, qui ne repère aucune pathologie à ce niveau), ni dans ses fantasmes à croire toutes celles, nombreuses, qui l'ont connu dans son intimité de longues ou de courtes périodes, ni bien crédible pour des raisons de bon sens... où alors c'est un surhomme... qui " jouit en carole et presque aussitôt sodomise Jennifer" (le 23 mai, soit 4 partenaires en 48 heures).... si l'on doit croire ce scénario abracadabrant tel que rapporté par les "DIRES" des accusatrices de Luc Tangorre... Peu crédible de mon point de vue, surtout après les kms abattus en 4L de Lyon à Avignon, puis pour aller à albi, la fête, la nuit d'éveil inhérente à cette dernière, la visite de Marseille, la fatigue qui en résulte... L'un de ces voyages et l'une de ces relations sont forcément de trop pour rendre vraisemblable l'activité (sexuelle et non sexuelle) de Luc Tangorre ce week-end de Pentecôte 88. L'aller retour Marseille-Nîmes...par Avignon... (?)... et la vigueur de Luc Tangorre alléguée par ses accusatrices est manifestement surréaliste !

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MessagePosté : 08 juin 2009 21:28 
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Citation :
Luc Tangorre m'a chargé de vous dire, Socrate, qu'aux heures les plus noires de son chemin de croix, il a fait le bon choix. S'il s'était suicidé en 1995, il n'aurait jamais eu l'émotion et le bonheur de lire votre post qui "morphinise" ses plaies encore et toujours béantes. Etre écouté et compris, c'est tout ce dont il rêvait depuis le 24 octobre 1988.
Ce n'était pas le but de mon message. Il n'était pas possible de me faire un plus beau compliment.
Un seul mot ...MERCI


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MessagePosté : 08 juin 2009 22:49 
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De même, quelqu'un a dit sur ce forum (je ne sais plus qui) qu'une procédure en révision en cours rétrogradait l'accusé au rang de "présumé innocent", comment explique-t-on juridiquement, dans ce cas, qu'on ait pu condamner Luc Tangorre "en état de récidive légale" ?

Je suis très curieux de connaître l'argumentation juridique qui permet d'expliquer cette incongruité juridique. Et surtout je me demande pourquoi aucun des avocats de Luc Tangorre ne lui a signalé qu'une procédure en révision en cours lui faisait bénéficier, si j'ai bien compris, d'un statut de prévenu.
Bonsoir

En fait, la présomption d'innocence ne joue pas encore au moment de la requête en révision.
La procédure de révision comporte deux etapes:
- requête, examen de cette requête par la cour de cassation sur sa recevalibilité ( doute sur la culpabilité de la personne concernée, élément(s) nouveau(x))
- puis ,si la personne est toujours vivante, nouveau jugement. C'est pour cette seconde étape seulement, que la personne concernée est présumée innocente.

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"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con".
"comment se fait-il que certains paraissent si cons même sans lumière ? C'est de la métaphysique pure."


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MessagePosté : 08 juin 2009 23:58 
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Citation :
Diego, vous écrivez :
Peu crédible de mon point de vue, surtout après les kms abattus en 4L de Lyon à Avignon, puis pour aller à albi, la fête, la nuit d'éveil inhérente à cette dernière, la visite de Marseille, la fatigue qui en résulte... L'un de ces voyages et l'une de ces relations sont forcément de trop pour rendre vraisemblable l'activité (sexuelle et non sexuelle) de Luc Tangorre ce week-end de Pentecôte 88. L'aller retour Marseille-Nîmes...par Avignon... (?)... et la vigueur de Luc Tangorre alléguée par ses accusatrices est manifestement surréaliste !
Bien sûr, Diego il y a le trajet qui est plus que douteux.

Mais ce qui m'a vraiment turlupiné lorsque j'ai découvert cette triste aventure, c'est l'histoire d'un viol de deux femmes sans trace de violence par un seul homme. Dans un des livres que j'ai lus, une personne demande comment c'est possible. Je crois c'est la mère de Luc mais je ne suis plus sûr.
Je me suis posé la même question. Il y aurait eu deux hommes ... d'accord. Une femme aurait été assommée ... d'accord. Luc aurait mesuré 1,90 m et pesé 100 kg ... d'accord. Mais là on désigne un coupable qui s'il a certainement de la force physique sort de prison depuis peu de temps, a considérablement maigri et a donc perdu de la masse musculaire (il n'y a qu'à voir la différence au niveau des joues entre la couverture du livre "Un coupable idéal" voire les parades de la première affaire et les images du reportage tourné dans les calanques peu avant ce sinistre 23 mai). Jennifer mesure 1,65 m une taille proche de celle de Luc, j'ignore la taille de Carole mais au vu de la seule photo que j'ai pu voir, elle n'est pas si minuscule. Bien sûr qu'une femme a moins de force, mais deux femmes c'est beaucoup moins évident. Je ne sais pas si on se représente les choses, mais il faut maîtriser quatre bras, quatre jambes ... dans une 4L et en plus comme si cela ne suffisait pas il faut ... bander ... Comme disait ce cher Brassens: "La bandaison papa, ça ne se commande pas" mais là ... tout de même...
Le second prénom de l'une d'elle était-il Fernande?

Et un violeur qui laisse une des victimes vierge? C'est pas beau çà?

Il y a aussi le lieu où les choses se seraient produites: les dimensions de la voiture, celle du chemin, la situation des pommiers, comment les portes étaient bloquées puis débloquées? Comment sont-elles sorties? Où et quand se sont-elles déshabillées? Sont-elles restées dans la voiture? Sorties de la voiture, mais alors elle auraient pu s'échapper? Comment se sont-elles croisées dans la 4L pour passer d'arrière en avant, d'avant en arrière? Où étaient les livres car s'ils étaient sur la banquette c'est déjà plus difficile d' échanger les places, un siège étant occupé ? Comment ont-elles reconnu les livres? S'ils étaient dans le coffre c'est à quel moment? Avant? Après? pendant? Quand ce sont-elles rhabillées? Après la remise du billet de 100 francs et le départ du violeur?

Savez-vous s'il y a eu non pas une reconstitution du viol, car ce serait indécent, mais de l'enchaînement des évènements autour du viol. A-t-on fait des plans en coupe de la voiture pour voir si les choses étaient plausibles?
Puisque Jennifer a un oeil aussi exercé grâce à la photographie, lui a-t-on fait faire un autre test de recopie de la couverture d'un autre livre trois mois après l'avoir entraperçu.

Je crois qu'il faut chercher aussi de ces côtés. Il n'y a pas que le trajet qui est douteux.

Autre sujet passionnant: s'est-on intéressé à l'évolution du profil psychologique des victimes?
Phase 1: La phase intrépide: c'est la fugue, le car avec les soldats américains, le stop ....
Phase 2: La phase soumise: Elles sont terrorisées. Alors là tout est possible: on les tourne, on les retourne, on fait d'elles ce qu'on veut.
Phase 3: La phase investigatrice, on renifle tout, on note tout, cela en est même maniaque, pas moins de 21 détails ...
Phase 4: La phase vengeresse. La peur est oubliée, malgré les menaces de mort, le coupable doit payer, on va vers la cabine téléphonique.

Comment explique-t-on que lors du procès elle pleuraient devant la cour et qu'à la suspension de la mi-journée, ( je cite Roger Colombani) elles marchaient dans les rues tout en se tenant par la main, riaient et faisaient du lèche-vitrines. Elles cherchaient sans doute une boutique de kleenex ...

Qu'en pense les "scientifiques"?


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MessagePosté : 09 juin 2009 7:54 
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Merci Ludivine de ces précisions juridiques qui éclairent ma lanterne.

C'est ce que j'avais imaginé sans en avoir la certitude. Nous savons désormais à quoi nous en tenir sur ce point.

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MessagePosté : 09 juin 2009 10:13 
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Pour la présomption d'innocence, c'est un peu ce je pensais sans en être certain.
Donc pour être précis, la présomption d'innocence bénéfice de nouveau à partir du moment où elle est jugée recevable par la cour de cassation. Donc, comme cette phase là n'a pas été atteinte dans le cas de Luc Tangorre, il n'était pas "présumé innocent lors de la deuxième affaire (la requête n'a d'ailleurs été déposé qu'en septembre 88 il me semble). c'est pourquoi il est jugé comme récidiviste et écope de la lourde peine de 18 ans de prison.
J'ai tout bon ludivine ??


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MessagePosté : 09 juin 2009 23:25 
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Tout à fait. Il n'était pas,à leurs yeux , considéré comme "présumé innocent" de la première affaire, dans la mesure où il a fait l'objet d'une condamnation pour laquelle la demande de révision n'etait pas , quel qu'en soit d'ailleurs le motif ( manque de temps, demande non encore examinée ( et cela peut être très très long), ou défaut d'élément nouveau) recevable.
Il a par conséquent été considéré comme récidiviste pour la seconde affaire.
Reste cependant à préciser ( mais je suppose aisément que chacun ici l'aura relevé) , qu'il devait être considéré comme présumé innocent au cours de l'enquête effectuée pour la seconde affaire...

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MessagePosté : 10 juin 2009 10:57 
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Socrate a dit :
"Il y a aussi le lieu où les choses se seraient produites: les dimensions de la voiture, celle du chemin, la situation des pommiers, comment les portes étaient bloquées puis débloquées? Comment sont-elles sorties? Où et quand se sont-elles déshabillées? Sont-elles restées dans la voiture? Sorties de la voiture, mais alors elle auraient pu s'échapper? Comment se sont-elles croisées dans la 4L pour passer d'arrière en avant, d'avant en arrière? Où étaient les livres car s'ils étaient sur la banquette c'est déjà plus difficile d' échanger les places, un siège étant occupé ? Comment ont-elles reconnu les livres? S'ils étaient dans le coffre c'est à quel moment? Avant? Après? pendant? Quand ce sont-elles rhabillées? Après la remise du billet de 100 francs et le départ du violeur? "

Socrate : tu peux aller réinterroger les filles aux USA si tu veux ... ;-)
Sinon, je crois qu'il faudra se contenter de qu'on a dans le dossier (il est mal ficelé je suis d'accord, mais je crois qu'on aura pas mieux)


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MessagePosté : 10 juin 2009 23:01 
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Citation :
Socrate a dit :
"Il y a aussi le lieu où les choses se seraient produites: les dimensions de la voiture, celle du chemin, la situation des pommiers, comment les portes étaient bloquées puis débloquées? Comment sont-elles sorties? Où et quand se sont-elles déshabillées? Sont-elles restées dans la voiture? Sorties de la voiture, mais alors elle auraient pu s'échapper? Comment se sont-elles croisées dans la 4L pour passer d'arrière en avant, d'avant en arrière? Où étaient les livres car s'ils étaient sur la banquette c'est déjà plus difficile d' échanger les places, un siège étant occupé ? Comment ont-elles reconnu les livres? S'ils étaient dans le coffre c'est à quel moment? Avant? Après? pendant? Quand ce sont-elles rhabillées? Après la remise du billet de 100 francs et le départ du violeur? "

Socrate : tu peux aller réinterroger les filles aux USA si tu veux ... ;-)
Sinon, je crois qu'il faudra se contenter de qu'on a dans le dossier (il est mal ficelé je suis d'accord, mais je crois qu'on aura pas mieux)
Bonsoir Joaquin,

Je viens de relire ce que j'avais écrit. C'est sûr que cela ne restera pas dans les annales de la littérature française. Mais bon, j'assume ... Je comprend très bien ta remarque mais ce que je voulais mettre en évidence c'était deux choses:
- d'une part qu'aucune de ces questions n'a été posée ni pendant l'instruction, ni pendant le procès. Il subsiste de nombreuses zônes d’ombres qui auraient pu être levées en posant des questions à Carole et Jennifer. Or pour des raisons que j'ignore aucune de ces questions (embarrassantes ?) n'a été posée. Faire preuve de tact dans de telles circonstances est une qualité que l'on ne peut que louer. Ne pas aborder les sujets ce n'est plus du tact, c'est autre chose... Peut-être qu’au moment où on interrogeait les victimes, on a été dérangé de manière inopinée et puis c’est comme ça …on oublie et on passe à autre chose. Cela ne peut être que ça, je ne vois vraiment pas ce qu’il pourrait y avoir d’autre.
- d'autre part ce n'est pas parce que le dossier comprend des lacunes que nous ne pouvons pas essayer de les combler, dans la limite de nos pauvres moyens. Pour moi, il n’y a pas dix-mille questions intéressantes, il y a en deux :
1. Les portières arrières étaient-elles bloquées ?
2. Les livres étaient-ils dans le coffre ou sur la banquette arrière ?
Cela fait quatre cas de figure. J’ai l’intuition que si nous développons chacune des quatre hypothèses une à une, nous arriverons à des contradictions significatives par rapport aux témoignages successifs des victimes.


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MessagePosté : 11 juin 2009 0:00 
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D'après les jeunes filles, les livres étaient dans le coffre

Toujours d'après les jeunes filles, les portières étaient bloquées par les rangées d'arbres bordant le chemin (pas très large ce chemin !!!!!!!!)

Ces éléments sont dans le dossier (1ères dépositions)

_________________
Sophie


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MessagePosté : 11 juin 2009 7:55 
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Bonjour Socrate, Bonjour Sophie,

1°) Je confirme ce que dit Sophie.

Il n'a jamais été question de livres sur la banquette dans le dossier. Le pack de livres était dans le coffre, aussi bien dans la réalité comme des milliers de personnes pouvaient le constater aisément le 23 mai 88 lors de la visite de Marseille en famille et de nombreux stationnements dans des endroits bondés de monde, aussi bien dans les accusations des Américaines qui, elles, leur(s) éventuel(s) complice(s) ou leur(s) commanditaire(s) en cas de coup fourré, pouvaient parfaitement -et aisément- obtenir ce renseignement, si volonté de nuire il y avait. En effet, comme la banquette de cette 4L ne pouvait pas être fixée d'aucune sorte, il était impossible d'y apposer une plage arrière qui requiert une parfaite stabilité et qui aurait pu dissimuler le cas échéant ce qui se trouvait dans le coffre.

2°) Dans les plaintes il est dit que les Américaines ne pouvaient s'échapper car les portières était toutes bloquées, "d'un côté par les arbustes et les ronces, de l'autre par la rangée de pommiers". La reconstitution du 19 février démontrera que c'était impossible, ce qui était déjà démenti par les propres déclarations des plaignantes puisque l'une d'elles se contredisait déjà en signalant être sorti du véhicule sans que le prétendu chauffeur n'ait fait la moindre manœuvre. Peu facile de ne pas se mélanger les pinceaux lorsqu'on retrace un scénario fictif.

Par la suite de l'enquête, il sera donc allégué qu'on pouvait finalement sortir (des deux côtés d'ailleurs), mais que l'on avait pas osé car on ne connaissait pas les mécanismes d'ouverture de cette voiture, que l'on avait peur d'essayer de les trouver sous peine d'être tuée. C'est ce qui sera également précisé aux assises ("Chronique d'une condamnation annoncée")

Je veux bien, mais lorsque l'une d'elles (Carole je crois, à vérifier) sortirait pour uriner dans ce cas, comment ferait-elle ? Il me semble à ce sujet, s'il s'agit bien d'elle, et qu'elle ait eu une envie pressante (avant, durant, après les viols allégués ?) qu'elle aurait dû se sentir moins en sécurité et plus traumatisée lorsque, à croire ses déclarations, sa vie semblerait bien plus menacée que le 4 novembre 1988 dans le cabinet du juge.

Pourquoi n'aurait-elle pas "uriné sous elle" ce jour-là ? En urinant le 4 novembre dans le cabinet du juge, ne trouvez-vous pas qu'elle en fait beaucoup ? Trop peut-être...


Je vous conseille la lecture du document (disponible sur ce forum) que Luc Tangorre avait écrit dès 1989 pour expliquer le dossier. Il est fiable et précis, seulement rébarbatif parce qu'il aborde la partie technique de cette double accusation de façon assez détaillée, mais il permet de bien comprendre tous les aspects de ce dossier.

Il démontre en tout cas que, contrairement à Hondelatte et tous ses accusateurs, Luc Tangorre n'a jamais manipulé qui que ce soit ni pris la moindre liberté avec les éléments réels de ce dossier. Ou alors qu'on nous explique quelles manipulations, quelles extrapolations, quels oublis par omission ?

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Qui bono ?


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MessagePosté : 11 juin 2009 8:01 
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Le document en question est, j'ai oublié de le préciser Socrate : "Le système inquisitoire".

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