Luc Tangorre

Coupable ou innocent à tout prix ?
Nous sommes le 14 déc. 2018 10:51

Heures au format UTC+02:00




Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet  [ 67 messages ]  Aller à la page 1 2 3 4 5 Suivante
Auteur Message
 Sujet du message :
MessagePosté : 04 déc. 2008 15:33 
Hors ligne
VIP

Enregistré le : 11 nov. 2007 2:52
Messages : 205
Un exemple de mauvaise foi caractérisée dans l'arrêt de renvoi devant la Cour d’Assises, que d'aucun qualifieront de bévue ou simple inatention.


Fichiers joints :
Arret_de_renvoi.jpg
Arret_de_renvoi.jpg [ 90.57 Kio | Vu 4983 fois ]
Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 04 déc. 2008 15:42 
Hors ligne
VIP

Enregistré le : 11 nov. 2007 2:52
Messages : 205
L'argument se structure ainsi:

il faut admettre que,

1-complicité des victimes

MAIS AUSSI

2-participation d'une reproduction exacte du véhicule, participation d'un sosie avec les mêmes connaissances des lieux

Si le MAIS AUSSI était remplacé par OU, ça passerait plus ou moins, mais de la manière dont c'est écrit c'est complètement absurde puisque si la deuxième proposition est vraie la première n'est pas nécessaire et si la première est vraie, la deuxième n'a plus d'importance.

L'effet sur les jurés est évident. Il tente de rendre complètement illogique et impossible un mensonge des victimes par une construction qui est un hymne à l'irrationnalité.


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 05 déc. 2008 7:26 
Hors ligne
administrateur

Enregistré le : 18 mars 2008 22:00
Messages : 1257
Que dire de plus sinon que ce type d'amalgames signe précisément les méthodes inquisitoires du système en place. Système qu'il faudrait impérativement, non pas simplement réformer, mais remplacer dans sa globalité, parce que la société civile française a le devoir d'en inventer un autre. A moins qu'elle ne décide de copier le système accusatoire anglo saxon (plus sûr, plus juste, mieux équilibré entre les droits la défense et ceux de l'accusation, ce qui serait au pire un moindre mal).


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 05 déc. 2008 8:46 
Hors ligne
administrateur

Enregistré le : 18 mars 2008 22:00
Messages : 1257
Citation :
Un exemple de mauvaise foi caractérisée dans l'arrêt de renvoi devant la Cour d’Assises, que d'aucun qualifieront de bévue ou simple inatention.
Luc Tangorre n'a jamais parlé ni de machination féministe ni de machination judiciaire contrairement à ce que l'arrêt de renvoi tente de faire croire pour le décrédibiliser.

Il n'exclut pas en revanche l'hypothèse d'un montage émanant par exemple d'un ou plusieurs enquêteurs de Marseille aux commandes de l'affaire de 1981, ou encore l'intervention des RG si l'ampleur du soutien dont il bénéficiait a pu déplaire dans certaines sphères ou cercles d'intérêt qui ne supportent pas la remise en cause de l'autorité de la chose jugée. Il n'est pas impossible non plus de soupçonner qu'il existe des relations entre, d'une part l'un ou plusieurs des responsables de l'affaire de 1981, et d'autre part un ou plusieurs des responsables de l'affaire de 1988 : l'étude attentive des deux dossiers nous réserve peut-être des surprises...

Lorsque Luc Tangorre dit au juge avec ironie (le ton et la mimique qui soulignent le ridicule affiché par Luc Tangorre lorsqu'il prononce la première assertion n'apparait pas, bien sûr, sur une retranscription froide) :

"Soit il s'agit de féministes, soit il s'agit de personne qui n'ont pas digéré la tournure prise par la première affaire",

Luc Tangorre aurait pu dire exactement de la même façon :

"Soit il s'agit du père Noël, soit il s'agit de personne qui n'ont pas digéré la première affaire".

Que l'accusation interprète la première assertion au premier degré souligne une fois de plus toute l'absurdité du système inquisitoire. La malhonneteté intellectuelle de certains de ses serviteurs.


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 05 déc. 2008 13:51 
Hors ligne
VIP

Enregistré le : 11 nov. 2007 2:52
Messages : 205
Ridiculer les arguments de l'adversaire est une technique vieille comme le monde. Elle ne devrait être tolérée ni dans les rangs de l'accusation ni dans ceux de la défense. Quand est en jeu la vie d'un individu et la crédibilité d'un systéme sur lequel repose une grande part de la cohésion de la société, tous ses sophismes et joutes oratoires deviennent pornographiques, immorales et surtout dangeureuses pour ce même système.
Que le système anglo-saxon soit moins imparfait que le latin, je veux bien vous l'accorder. Je n'ai les connaissances nécessaires pour en juger. Pourtant il me semble que les taux d'erreurs, d'injustices, de déviations des buts de la Justice pour favoriser des intérêts batards sont très similaires dans les deux systèmes. Cette polémique d'ailleurs retombe aussi sur le dos de ceux qui se voient aux prises avec la Justice. Toutes les affaires médiatisées débordent immédiatement le cadre jurique pour s'installer dans le conflit politique et même idéologique. Et c'est tout de même beaucoup demander à quelqu'un qui se voit accuser d'un crime, de le convertir en symbole d'une idée ou d'une autre de la Justice.
Tout système, pour si noble qu'en soit le but, est conditionné à la bonté de ses éléments. Quand les inerties, les déviations et les perversions commencent à se produire dès que le premier rouage se met en marche, aucun système ne peut y résister.


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 06 déc. 2008 4:54 
Hors ligne
administrateur

Enregistré le : 18 mars 2008 22:00
Messages : 1257
Entièrement d'accord avec vous Jacques. Le système inquistoire est néanmoins celui qui favorise le plus, structurellement, je cite, "les inerties, les déviations et les perversions".


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 10 févr. 2009 16:56 
Hors ligne
administrateur

Enregistré le : 18 mars 2008 22:00
Messages : 1257
Citation :
Je me permets de réondre à ce que vous venez de dire. Je suis très surpris du changement de position de Maître VIDAL NAQUET dans l'émission de C. HONDELATTE par "oh le con!" et ses autres commentaires. Notamment parce que je me rappelle qu'il avait dit un ou deux jours après l'interpellation de Luc Tangorre qu'il abandonnerait le dossier s'il existait des preuves suffisantes contre Luc Tangorre pour qu'il soit démontré coupable. Il a gardé le dossier jusqu'au bout et lors de l'émission de façon sous entendu, il a semblé dire que "Luc Tangorre n'était pas étranger à cette affaire". Alors Maître Pierre VIDAL NAQUET aurait -il convaincu son frère sur la culpabilité de Luc Tangorre pour qu'il écrive dans le monde quelques semaines après le procès "Nous et notre erreur".
Par ailleurs et personne en parle... Pourquoi Luc Tangorre a dit lors du procès qu'il démonterais toutes les preuves car il avait préparé un dossier et comment se fait-il que lorsque le président de la CA lui a donné la parole avant de se retirer pour délibérer, il a dit qu'il était fatigué... Pourquoi cette attitude. Qui pourrait avoir les conclusions écritesqu'il détenait ce dernier soir d'assises... Pourquoi ne les révèle-t-il pas aujourd'hui ? Ne croyez vous pas ce cela aurait été intéressant ?
Les preuves, Luc Tangorre les a démontées avant le procès, pendant le procès et après le procès sur ce forum.: aucune virgule n'est a déplacer dans le document "Le système inquisitoire" (autopladoyer) qu'il a écrit deux ans avant le procès, distribué largement pendant, et que j'ai moi-même publié sur ce forum.

Vous pouvez également lire les mémoires qu'il a déposé à toutes les étapes de la procédure tels qu'ils apparaissent sur ce forum.

Le "hic", c'est qu'il fallait parfaitement connaitre le détail du dossier pour comprendre de quoi l'on parlait, ce qui n'était ni le cas des journalistes en 1992, ni celui des jurés, mille fois hélas.

Aujourd'hui, les vrais éléments du dossier sont à disposition sur ce forum : il est donc facile de nous expliquer, cher Claude Vinals, où se trouvent les manipulations les mensonges que l'on a imputés à Luc Tangorre. Il doit bien y en avoir des centaines puisqu'on nous le présente comme un grand manipulateur. Je vous écoute : une seule manipulation, un seul mensonge de sa part démontré par vous nous suffirait.

En temps utile, je ferai la liste des contrevérités, par kyrielles, que l'on peut reprocher à tous ses détracteurs, vous y compris. Je suis au regret de vous dire (même si vous avez décidé de filer à l'anglaise de ce forum le 16 juin 2008) que le juge Lernould n'est pas le seul à avoir "interprété abusivement" (euphémisme) certains éléments du dossier.

les exemples de contrevérités, d'extrapolations, de manipulations, foisonnent, se comptent par dizaines (au bas mot) dans le camp de ceux qui l'ont prétendu et le prétendent toujours coupable aujourd'hui (l'émission de Hondelatte en est l'exemple édifiant). Nous y reviendrons...

Encore un peu de patience...


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 10 févr. 2009 19:57 
Hors ligne
VIP

Enregistré le : 11 nov. 2007 2:52
Messages : 205
Là je crois que l'on est devant l'une des erreurs qu'a pu comettre Luc Tangorre. Je dis bien erreur et non crime ou délit. Je crois que dans son désir de d'abord comprendre les rouages de la machine qui l'entrainait, puis de transmettre l'irrationalité des charges retenues contre lui, il a judicialisé son discours au lieu de le vulgariser qui est ce qu'attendent les non-professionnels du droit. Devant tant de mécanismes obscurs les gens de la rue ou tout simplenent pressés, n'ont pas pu faire l'effort de comprendre le contenu.


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 10 févr. 2009 22:46 
Hors ligne
administrateur

Enregistré le : 18 mars 2008 22:00
Messages : 1257
L'erreur que vous attribuez à Luc Tangorre est parfaitement justifiée. Ce n'est d'ailleurs pas la seule qu'on est en droit de lui reprocher : il aurait bien fait, entre autre, de mettre sa superbe (qui en irrite plus d'un) dans un mouchoir doublement noué, et d'apprendre par la même occasion la signification du mot "diplomatie".

Son caractère et sa façon d'être auront été le ferment de ses tourments.


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 11 févr. 2009 1:51 
Hors ligne
VIP

Enregistré le : 11 nov. 2007 2:52
Messages : 205
Oui mais la fierté n'est pas crime, bien au contraire. Drôle de justice qui demande à un présumé innocent une soumission implorante. Ce ne sont plus les actes de l'accusé que juge la machine judiciaire, sinon tout son être. Comment savoir si on paraît arrogant ou odieux quand on ne prétend que se défendre? S'il en est ainsi devant la Justice quelle attitude avoir devant le reste de la société? On pourra lui opposer qu'il n'avait qu'à garder le silence, mais alors pourquoi permettre à d'autres de parler avant qu'une condamnation ferme ne soit prononcée? Comment peut-on demander aussi, à quelqu'un enfermé en prison, d'évaluer correctement les répercussions dehors, de ce qu'il écrit. Les avocats conseillent mais eux aussi ont leurs intérêts. Quel degré de confiance leur faire sur un terrain qui n'est pas strictement juridique?


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 14 févr. 2009 16:27 
Hors ligne
administrateur

Enregistré le : 18 mars 2008 22:00
Messages : 1257
Non ce n'est pas un crime, mais elle peut être condamnée plus lourdement encore dans certains cas.


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 14 févr. 2009 16:48 
Hors ligne
VIP

Enregistré le : 11 nov. 2007 2:52
Messages : 205
C'est ce genre de choses que, pour ma part, j'aimerais voir réformées. A quoi sert ajuster ou même réformer les formes du système si le fond est celui là?


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 04 juin 2009 22:51 
Hors ligne

Enregistré le : 31 mai 2009 1:04
Messages : 99
Bonsoir à tous,


Je viens de lire le document intitulé « Vision du dossier d'un défenseur de Luc Tangorre ». C’est un document assez remarquable et très révélateur. Avant de vous faire part de mes impressions de lecture, j’aurai souhaité avoir les quelques précisions suivantes :

1. Comme le titre l’indique il ne s‘agit pas des minutes du procès. Est-il possible d’y avoir accès ?
2. Comment les interventions des différents protagonistes ont-elles été notées ? l’auteur avait-il un magnétophone ? a-t-il pris en sténo ? ou bien a-t-il rédigé le soir même à partir de notes prises en séance ?
3. J’avais noté dans l’émission « Faîtes entrer l’accusé » que Carole aurait dit à Luc en le regardant dans les yeux une phrase du genre : « aurai-je fait 8000 km si je n’avais pas la certitude de votre culpabilité ? » et que Luc aurait dit qu’il était trop fatigué pour compléter la plaidoirie de ses avocats? Je ne porte aucun jugement. Je cherche juste à comprendre qui a pu marquer des points au cours du procès et à quel moment.
4. Le juge assiste-t-il aux délibérations du jury ? Peut-t-il intervenir lors de celle-ci et si oui dans quel cadre ?
5. Combien de jurés y-avait-il ? Combien de jurés auraient du voter non coupable pour que Luc soit acquitté ?
6. Que signifie le fait d’avoir « les circonstances atténuantes » pour un viol ? Je ne veux pas faire l’idiot, mais je ne comprends pas ce que cela veut dire. Est-ce que cela signifie que Luc avait été jugé malade non responsable de ses actes ? Si c’est le cas, il me semble que la sanction aurait du être un internement dans un établissement permettant de le soigner.
7. Quelle était la sanction habituelle pour un viol isolé avec circonstances atténuantes en 1992 ? 18 ans de réclusions me font penser à une double peine pour le premier procès et pour le deuxième procès ? Qu’en pensez-vous ?
8. Le procès de Luc Tangorre peut-il être rejugé (je sais qu’il faut de nouveaux éléments pour cela) ? Et si oui jusqu’à quelle date ?

Je vous remercie d’avance de vos réponses. Je retourne dans ma tanière pour lire le livre de M. Colombani que j’ai commencé ce matin. Ma femme et mes enfants qui ne savent pas trop ce que je fabrique, me prennent pour un fou, mais ce n’est pas grave.
Juste un petit message à tous. Je vous remercie encore de l’accueil que vous m’avez réservé sur ce forum.
Un petit message également pour Diego. Je crois qu’effectivement il y a très peu de place pour un scénario de compromis donnant partiellement raison aux deux parties comme je l’avais envisagé. Ce qui m’a convaincu, c’est le fait que le père de Luc ait donné une photo avec le bon polo Lacoste. Je l'avais noté mais je n'avais pas mesuré toute la signification que ce fait pouvait avoir. L’avocat a raison quand il dit que Luc a semé les indices comme le petit Poucet. Je n’ai pas encore décidé de m’asseoir, mais je connais déjà la chaise sur laquelle je ne m’assiérai pas.
Enfin, un dernier mot : le père de Luc est un homme vraiment extraordinaire. J’aimerai être un père de ce niveau là.

Bonne soirée à tous.


Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 05 juin 2009 2:24 
Hors ligne
administrateur

Enregistré le : 18 mars 2008 22:00
Messages : 1257
Bonsoir Sorate,

Je vais m'appliquer à répondre à vos questions :



1°) Il ne s'agit effectivement pas des minutes du procès auxquelles personne n'a eu accès pour l'instant. Ces minutes existent-elles, si oui à quoi correspondent-elles ? Et surtout comment serait-il possible de les récupérer ? Si quelqu'un connait la réponse, ce serait un plus pour ce forum.
Ce récit du procès -d'une précision extraordinaire- correspond à une triple volonté de retranscrire aussi fidèlement que possible le déroulement du procès. Trois personnes d'une rigueur morale et d'une précision intellectuelle très rares se sont attachées à prendre des notes et à rédiger après chaque audience, le récit chronologique de chaque intervention sous forme aussi synthétique, honnête, précise et rigoureuse que possible.

Ces trois personnes sont :

- Marie Laffranque, Maître de conférence au CNRS de Toulouse, spécialiste reconnue du poète Frédérico LORCA.

- Jean Baptiste TESTEMALE, ancien Directeur de plusieurs Lycées Jésuites (Provence à Marseille, St-Joseph à Avignon).

- Claire-Lise Foiret, enseignante en mathématiques.

Pour ceux qui ont assisté aux audiences, ce fut un choc de revivre ce procès presque en direct tant ce récit colle de façon époustouflante à la réalité précise du procès, au mot près. Une caméra et des miros n'auraient pas fait beaucoup mieux. Ce travail de synthèse est bien plus que remarquable, tout simplement sidérant. Tous ceux qui ont connu l'une des ces trois personnes vous confirmeront les qualités exceptionnelles de chacune d'entre elles, que ce soit sur un plan moral ou sur un plan intellectuel. Vous ne trouverez aucune tricherie dans ce triple témoignage. D'ailleurs personne n'a jamais accusé le livre qui en a résulté -et que vous trouverez sur ce forum sous le titre "chronique d'une condamnation annoncée"- de ne pas être fidèle à la réalité du procès.

Chacun pourra y faire les recoupements avec les articles de journaux et les documents audiovisuels disponibles sur ce forum, tout se recoupe avec la précision d'une horloge suisse ! tout simplement parce que ce triple témoignage ne tire la couverture pour personne, indépendamment d'une conviction d'innocence acquise au terme de ce "procès". Il s'agit d'une narration d'une fidélité aux évènements exceptionnelle à tous points de vue : aucun des témoins ou intervenants ne s'est jamais plaint d'avoir eu ses propos détournés par les auteurs depuis 15 ans... C'est un signe qui ne trompe pas !


2°) Tout enregistrement étant strictement interdit, à moins qu'elles n'aient enfreint la loi (ce qui m'étonnerait beaucoup tant ces trois personnes sont légalistes), les notes ont été prises à la main et rassemblées après chaque audience par leur auteur afin d'en retirer le meilleur au niveau de l'exactitude et de la précision d'une fidèle restitution.

3°) C'est Maître Cutulic-Jaouen (l'un des deux avocats de la partie civile) qui prête chez Hondelatte, à l'une de ses clientes, les propos que vous avez noté dans "Faites entrer l'accusé". Personne n'en a gardé le moindre souvenir (!?). Ont-ils été seulement été prononcé ou s'agit-il d'un nouvel effet de manche dont cette avocate a le secret ?

Comme cette avocate n'a jamais hésité à mentir à plusieurs reprise dans ce dossier, notamment pour expliquer aux magistrats dans l'un de ses mémoires, que Luc Tangorre avait très bien pu téléphoné de la cabine téléphonique des Jonquilles qu'elle situait à 200 mètres ( à vérifier, de cet ordre-là en tout cas) alors qu'il faut cinq minutes (en voiture) pour s'y rendre puisqu'elle se trouve à plusieurs km... Ajoutons que Luc Tangorre a porté plainte contre elle pour diffamation tant elle se permettait des libertés auprès des journalistes avec les réalités du dossier dans le but d'accabler artificiellement Luc Tangorre. A l'arrivée de la troisième reconstitution, ses déclarations atteignent d'ailleurs un niveau de mauvaise foi incroyable, mais comme personne n'était là pour lui donner la réplique, elle s'en est donnée à cœur joie. Grave erreur commisse par la défense d'avoir déserté la place ce jour-là... Les journalistes n'ont pas voulu ou pu comprendre les raisons de ce boycotte nécessaire, incontournable.

4°) Non seulement le juge et ses deux assesseurs assistent aux délibérations du jury mais ce sont eux qui les chapeautent. C'est bien sûr le Président de la cour d'assises qui conduit encore et toujours lesdites délibérations. Michel Autin, Architecte tiré au sort pour devenir juré dans le procès de Jacques Mesrines, explique dans un livre intitulé "un juré en marge", à quel point la manipulation des jurés peut atteindre des niveaux scandaleux dans certains procès dits "de rupture". Et celui de Luc Tangorre en est l'exemple parfait. Aucun observateur n'a pu prétendre que Luc Tangorre était en odeur de sainteté auprès du président de la cour d'assises (doux euphémisme...).

5°) Il y a donc 9 jurés et 3 magistrats professionnels dont le vote est d'importance strictement égale.

Pour répondre à votre question, et comme vous devinez ce que les magistrats ont voté (...), il fallait convaincre 5 jurés sur neuf (la majorité en réalité) pour obtenir l'acquittement qui s'imposait pourtant. Mais comme tout les jurés sont loin d'avoir le niveau intellectuel d'un architecte à l'instar de Michel Autin, je vous laisse deviner ce qui a pu se produire lors des délibérés... Roger Colombani nous dit dans son livre qu'il tient d'une confidence qu'il s'en est fallu d'une seule voix pour que les choses ne basculent vers l'acquittement. Vrai ou pas, l'attribution des circonstances atténuantes démontre au moins qu'on a effectivement ferraillé.... Les plaidoiries ont quand même eu un effet certain à défaut de l'effet escompté peu ou prou en raison du climat détestable de ce semblant de procès.

6°) Cela ne signifie strictement rien, nous sommes d'accord et c'est bien la raison pour laquelle Luc Tangorre a violemment refusé les circonstances atténuantes avant même que le quantum ne soit prononcé. D'ailleurs il nous dit aujourd'hui encore qu'il aurait cent fois préféré écoper de vingt années que de subir cette injustice doublée d'humiliation supplémentaire. Il est tellement commode de le faire passer pour "à moitié fou qui s'ignore"....

7°) J'en pense comme vous, c'était le sens de l'un de mes tout derniers post sur le quantum de la peine...

8°) le procès de Luc Tangorre peut être rejugé, sans limite de date, à plusieurs conditions toutes plus improbables les une que les autres:

- Il faut que Luc Tangorre en manifeste la volonté (chat passé au lance flamme craint l'azote liquide...).

- il faut présenter des éléments nouveaux au sens où l'entend la loi.

- Il faut que le garde des sceaux accepte de soumettre le dossier à la cour de cassation.

- il faut que la cour de cassation accepte de réouvrir une enquête.

- il faut qu'à l'issue de cette enquête, les plus hauts magistrats de France décident qu'il existe des éléments nouveaux de nature à introduire un doute sur la culpabilité afin de procéder à un nouveau jugement. Vu leur attitude vis-à-vis de Luc Tangorre depuis toujours... C'est pas gagné !

Comme ces cinq conditions sont chacune plus qu' aléatoires (...), leur conjugaison relègue les chances d'un second procès à des probabilités à peu près comparables aux espoirs de découvrir un survivant une semaine après le crach de l' A 340 qui s'est abîmé en mer au large du Brésil....


J'espère avoir répondu précisément à vos questions (très pertinentes) Socrate.

Toujours à votre disposition.

Votre capacité d'absorption étonne et fascine, génère la sympathie de tous ceux que ce dossier passionne.

Bien amicalement à vous.

_________________
Qui bono ?


Modifié en dernier par Diego le 30 mars 2013 11:24, modifié 2 fois.

Haut
   
 Sujet du message :
MessagePosté : 05 juin 2009 9:23 
Hors ligne
administrateur

Enregistré le : 18 mars 2008 22:00
Messages : 1257
Et dire qu'aujourd'hui il suffit de demander un second procès en appel pour l'obtenir de plein droit...

_________________
Qui bono ?


Haut
   
Afficher les messages postés depuis :  Trier par  
Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet  [ 67 messages ]  Aller à la page 1 2 3 4 5 Suivante

Heures au format UTC+02:00


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas modifier vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages
Vous ne pouvez pas joindre des fichiers

Rechercher :
Aller à :  
cron
Développé par phpBB® Forum Software © phpBB Limited
Traduit par phpBB-fr.com