Luc Tangorre

Coupable ou innocent à tout prix ?
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MessagePosté : 13 juin 2009 12:08 
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Je fais ici une parenthèse pour préciser ou plutôt rappeler que sur cet espace, tous les intervenants sont les bienvenus, quelle que soit leur position sur cette affaire.
Un droit à la parole voire un droit de réponse leur sera toujours systématiquement accordé.
Je m'en porte personnellement garante.
Le but de ce forum n'est aucunement, pour les personnes qui participent ou entreprendraient à l'avenir de prendre part à la discussion, de se lancer dans une levée de boucliers , mais tout simplement de comprendre les faits tels qu'ils se sont déroulés et de se faire leur propre idée sur cette affaire.

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"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con".
"comment se fait-il que certains paraissent si cons même sans lumière ? C'est de la métaphysique pure."


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MessagePosté : 13 juin 2009 23:33 
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Enregistré le : 31 mai 2009 1:04
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Bonsoir Bruno, bonsoir Diego,


Tout d'abord merci de vos remarques.

Diego, je constate que si le conditionnel vous effraie parfois, l'imparfait du subjonctif a toutes vos faveurs. Bravo, cela classe son forumeur.

Bruno vous écrivez :
« Il faut quand même , remettre les choses à leur place chronologiquement, avant tout dépôt de plainte des deux américaines , le 24 mai 1988 à 9 heures du matin les deux filles sont amenées à refaire le chemin à l'envers à partir de la bonne 19, est ce le bonne endroit? OU UN ENDROIT CHOISI AU HASARD? On ne le saura jamais puisque, je le répète aucun PV n’a était établi avant POUR NE SERAIT-CE QUE VÉRIFIER LA VERACITE DES DIRE DE CES DEUX JEUNES FILLES. Il aurait été à mon sens, plus logique de prendre le dépôt de plainte des deux américaines, avant d'aller sur les lieux du viol... »

Je souhaite préciser ce que j’entendais par « Ce qui me gêne encore un peu c'est le lieu précis du viol. Jennifer et Carole ont retrouvé le "Petit-Bois" or je ne me souviens pas l'avoir vu dans le livre de Gisèle Tichané. Comment ont-elle pu apprendre à connaître ce site? »

Compte-tenu du caractère rocambolesque des récits qu’elles ont pu faire, mais aussi des alibis présentés par Luc Tangorre, j’envisage aujourd’hui sérieusement l’hypothèse selon laquelle Jennifer et Carole n’ont probablement:
• jamais rencontré ce dernier avant leur confrontation du 4 novembre 1989
• jamais été violée
• jamais effectué le trajet qu’elles racontent.

Si tel est le cas c’est donc qu’elles ont menti sur quasiment toute la ligne. Ce dont je suis certain par contre c’est qu’elles ont fait au moins une fois le trajet allant du lieu dit « mas de Boulbon » jusqu’à la borne d’autoroute (et ce plutôt de jour) puisqu’elles ont été capables de le refaire avec les gendarmes.

Autant arrêter de tourner autour du pot, j’évoque là l’hypothèse d’un « coup de pouce » pour faciliter le retour de Luc Tangorre en prison.

Contrairement à vous Bruno, je ne crois pas que le lieu du « viol » soit le fruit du hasard. C’est un élément à charge très fort du dossier. S’il n’y avait eu que le livre et la 4L, tous les indices étaient visibles de l’extérieurde la voiture et cela aurait pu suffire à innocenter Luc Tangorre.

Parmi les éléments à charge retenus contre Luc, trois me semblent donc indispensables pour pouvoir le confondre :

• la 4L
• le livre
• le lieu du « viol »

Je ne crois pas en revanche qu’il était nécessaire de savoir s’il avait un polo Lacoste ou s’il était à Marseille ce jour là. Le fait de traîner l’affaire en longueur rendait impossible la fourniture d’un alibi tel que semble l’attendre les juges. C’est pourquoi je ne crois pas qu’il y avait nécessairement besoin d’une surveillance assidue des faits et gestes de Luc Tangorre pour organiser ce coup de pouce. Les alibis fournis par les neuf personnes qui ont témoigné en sa faveur font partie des imprévus désagréables qu’il a fallu minimiser. Cela fait partie du prix à payer si on veut que « justice se fasse » . Par ailleurs une surveillance implique plus de personnes. Le fait que le polo ait été jaune ou que les livres aient été dans le coffre ce jour précis sont comme le dit si bien l’un des gendarmes un signe que le dieu des policiers accorde à ses brebis. Le jour a selon moi été conditionné davantage par la date de fin d’études des Américaines que par les allers et venues de Luc Tangorre.

Le choix de deux étudiantes Américaines en fin d’Etudes présente plusieurs avantages.
1. Elles quittent la France peu de temps après les faits.
2. L’Atlantique est un bon obstacle pour des interrogatoires. Un papa haut placé accentue encore la chose.
La fugue présente aussi son avantage. Leur emploi du temps est connue d’elles seules et est donc invérifiable. Une connaissance minimum des villes du sud est néanmoins exigée.
.
Plusieurs questions se posent : pourquoi participeraient-elles à un faux témoignage ? L’argent parait un mobile sérieux. Par contre que risque-t-elle à tenter ? A priori très peu.

Admettons qu’elles se fassent prendre au moment des analyses médicales (ce qui est passé assez près). Elles peuvent toujours rétorquer qu’elles ont raconté cette histoire car elles allaient loupé leur examen. Je ne crois pas qu’elles auraient été condamnées pour autant. Une remontrance des gendarmes aurait probablement soldé l'affaire.

Une fois le passage de l’analyse médicale franchi, elles ne risquent a priori plus rien. J’aimerai en être sûr est-ce aussi votre avis ?

Le seul problème de cette charmante histoire c’est le lieu du « viol ». C’est pourquoi j’en reviens à ma question ? Comment en-on t-elle eu connaissance ?

Si le lieu dit « Mas de Boulbon » avait été décrit dans le livre de Gisèle Tichané, cela était très simple. Il suffisait de l’avoir lu. Je l’ai lu et ne l’ai pas trouvé, mais je préfère m’en assurer auprès de vous qui connaissez le dossier.

Par contre si ce n’est pas le cas il faut envisager deux hypothèses :
1. Cela a été instruit dans le premier dossier. Là c’est très simple. Mais a-t-on les éléments pour le vérifier ?
2. Cela a été instruit après le premier dossier mais avant le 23 mai. Et là cela devient plus gênant. Pourquoi? Tout simplement parce que cela signifie que potentiellement des amis d’enfance de Luc Tangorre auraient hors de toute instruction contribué (sans doute de manière involontaire) à faciliter son inculpation.

D’où ma remarque du début.

Alors on peut se dire que le lieu est le fruit du hasard apporté par le dieu des policiers, mais je ne crois pas.

Que pensez-vous de mes nouvelles élucubrations ?

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« C’est sur la peau de mon cœur que l’on trouverait des rides. Je suis déjà un peu parti, absent. Faites comme si je n’étais pas là. Ma voix ne porte plus très loin ...
Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes. »
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 Sujet du message : a socrate
MessagePosté : 14 juin 2009 0:48 
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votre long message me laisse perplexe
de la à imaginer un complot ourdi par, qui d'ailleurs ? les gendarmes, les magistrats, les politiques ? pour refaire tomber une 2ème fois Luc Tangorre, cela semble un peu surréaliste vous ne trouvez pas ?
il faut se replacer dans le contexte de l'époque. Luc T est sorti de prison, gracié par le président de la république de l'époque, après s'être battu comme un lion, lui, ses proches et son comité de soutien. Un point c'est tout. Tout le monde, en plus croyait en son innocence.

dans ce cas la, Omar RADDAD, grâcié par Jacques Chirac il y a quelques années, devrait se méfier et regarder autour de lui...

Pardonnez mon ironie mais je vous donne mon avis, comme je l'avais précédement donné à Chantal, je ne crois absolument pas à la thèse du complot ; Luc Tangorre est un personnage "banal" (pardon monsieur Tangorre) ; ce n'est ni un parrain de la mafia ni un personnage haut placé qu'il fallait absolument "faire tomber". la police avait et a autre chose à faire que de planquer pendant des jours et des jours devant un magasin ou une voiture pour recueillir des indices à donner à deux étudiantes de 20 ans (au fait quel age avaient les américaines au moment des faits ?), lesquelles filles doivent en plus accepter de jouer la comédie devant des gendarmes et deux ans après rebelote devant des magistrats aux assises ! Non cela ne tient pas debout.
par contre, je lis le dossier petit à petit et je reconnais qu'il y a énormément de zones d'ombre. je suis loin d'avoir terminé et je me permettrai d'intervenir de temps en temps pour donner mon humble avis.
A bientot

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MessagePosté : 14 juin 2009 1:27 
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Une requête en révision qui risque de donner lieu à une annulation de condamnation et à un acquittement n'est pas du tout un élément anodin
Nous sommes en 1988, et à ce moment-là, il n'y a eu que très peu de révision favorable à l'accusé

Combien d'ailleurs ? Il faudrait en établir la liste et les dates, je pense que ce pourrait être intéressant pour se rendre compte de la pression subie par l'administration judiciaire à cette époque du fait des demandes de révision accordées et en cours

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Sophie


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MessagePosté : 14 juin 2009 1:28 
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Cookie, vous souvenez vous de Besseghir Abderazak, ce bagagiste de Roissy qui fut poursuivi pour terrorisme....?
Cet homme avait toujours nié, personne ne le croyait et pourtant.... Il a été victime d'un complot organisé par sa belle famille.

Pour Luc, je pense qu'il a été victime d'une vengeance émanant de la première affaire. Organisée par qui, je ne saurais le dire ni le démontrer, par contre il n'y a que 2 possibilités:
1° Une victime de la première affaire qui croyant que Luc était son véritable agresseur n'a pas supporter de le savoir en liberté...
2° La grâce présidentielle accordée à Luc dérangeait certaines personnes ....

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"Il n'y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l'on exerce à l'ombre des lois et avec les couleurs de la justice ." Montesquieu

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MessagePosté : 14 juin 2009 7:53 
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Bonjour Socrate,

Votre long message ne m'a pas laissé perplexe, il rejoint en tous points ma propre vision des choses.


Le seul point d'achoppement, que vous résumez admirablement, n'est pas rédhibitoire aux thèses de la défense :

Imaginons que je souhaite me venger de Luc Tangorre à titre personnel ("Tu m'as eue mais un jour je t'aurai" lui lance Beatrice H. en mai 1983 parce qu'on l'a persuadé de sa culpabilité) ou, si l'on part du principe qu'il s'agit d'un coup fourré plus élaboré, qu'un groupe d'intérêt qui souhaiterait stoppernet la révision de son procès en très bonne voie (euphémisme dans le cas Tangorre).


1°) Je dois avoir accès à son premier dossier ou connaitre cette information selon laquelle Luc Tangorre a habité à Nimes aux jonquilles (je n'y reviens pas, il est expliqué dans le premier dossier que Luc Tangorre habite aux Jonquilles, fréquente l'établissement scolaire Antoine Bigot. Michel Maestroni demande à son homologue nîmois, le juge Derdeyn d'enquêter sur Luc Tangorre aux jonquilles...). C'est dans le dossier, si vous ne trouvez pas le fil où les cotes du dossier qui établissent ce fait, je les rechercherai et vous les communiquerai avec grand plaisir, Socrate.

Et encore, ce préalable n'est même pas indispensable : on a parlé de Luc Tangorre en cour d'assises, de son passé aux jonquilles probablement lorsqu'on évoque le curriculum de l'accusé en début d'audience... A un moment ou a un autre, l'information ne pouvait qu'être connue publiquement, par exemple lors des nombreuses émissions de radio-libre qui évoquaient l'affaire. En tout cas il est bien question des Jonquilles, noir sur blanc, dans le dossier au moins.

2°) Je me rends aux jonquilles, je questionne ça et là, je me prétends journaliste ou cinéaste, quitte à lâcher quelques billets (si nécessaire pour susciter l'intérêt et l'adhésion de trentenaires désœuvrés), je me renseigne sur leurs aires de jeux préférées lorsqu'ils étaient enfants. Les anecdotes fusent....


3°) Je sélectionne l'une des aires de jeux adéquates, un peu à l'écart.



Maintenant, je fais un pari à ceux qui trouvent l'hypothèse invraisemblable alors que rien n'est plus simple en réalité.


Que quelqu'un me donne le nom d'une autre cité en périphérie de Nîmes, le nom d'un quidam qui y a habité plusieurs années voici 15 ans, et je lui apporte sur un plateau un lieu propice pour accabler cet inconnu en cas d'accusation.

Qui voudrait se risquer à parier 5000 euro avec moi ?

Je me targue de les escroquer assez facilement du reste. Tout pari met en effet face à face un salaud et un imbécile.

Pour démontrer ce que j'affirme, je veux bien être ce salaud-là. J'attends celui qui veut jouer l'autre rôle (ce n'est bien évidemment pas à vous que je m'adresse Socrate en proposant cela mais à tous ceux qui présument Luc Tangorre coupable, ce qui n'est pas du tout votre cas, je le sais, bien au contraire).

La chose est non seulement parfaitement possible mais moins compliquée qu'il n'y parait si volonté de nuire il y a.


Cela reste dans le domaine du possible. Qui décide de parier le contraire ?

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Qui bono ?


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MessagePosté : 14 juin 2009 8:59 
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Bonjour Cookie,


Vous répondez à Socrate

"votre long message me laisse perplexe
de la à imaginer un complot ourdi par, qui d'ailleurs ? les gendarmes, les magistrats, les politiques ? pour refaire tomber une 2ème fois Luc Tangorre, cela semble un peu surréaliste vous ne trouvez pas ?"
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Je vous réponds :

Les gendarmes, non ! Le policiers marseillais, le magistrat de la première affaire, les partisans politiques du tout répressif et celle des victimes à tort persuadées de la culpabilité de Luc Tangorre auraient toutes et tous rêvé de la seconde affaire.

Ils l'ont tous rêvée ? L'un d'eux l'a peut-être faite de toute pièce !


C'est beaucoup moins surréaliste que vous pensez dans le cas Tangorre

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Cookie vous enchainez :


"il faut se replacer dans le contexte de l'époque. Luc T est sorti de prison, gracié par le président de la république de l'époque, après s'être battu comme un lion, lui, ses proches et son comité de soutien. Un point c'est tout. Tout le monde, en plus croyait en son innocence."

----------------------------------------------------

Je vous réponds :

Ceux que je viens de citer croyaient en son innocence selon vous ?

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Cookie vous poursuivez :

dans ce cas la, Omar RADDAD, grâcié par Jacques Chirac il y a quelques années, devrait se méfier et regarder autour de lui...

-------------------------------------------------------


Je vous réponds :

Le cas d'omar Radad est très différent. Vous oublier de comprendre que l'affaire Tangorre drainait avec elle, et pour la première fois depuis longtemps, de nombreux comités de soutien très actifs dans plusieurs villes de France (et même plusieurs pays limitrophes (Italie, Espagne, Belgique et Suisse pour être précis) d'un activisme jamais atteint de mon point de vue, sauf dans l'affaire Dreyfus complètement hors norme de ce point de vue. Gilles perrault peu -ou pas du tout favorable à Luc Tangorre aujourd'hui- le souligne lui même dans "Faites entre l'accusé"... Cette affaire prenait un chemin particulier, la révision de procès n'aurait pas manqué de mettre en exergue les anomalies reprochée à l'accusation en particulier et à l'institution judiciaire en général, notamment au niveau de l'expertise de la terre de Morgiou.


Omar Radad n'a pas à se méfier, où sont les vagues relatives à sa demande de révision, le jeunes tournants dans plusieurs villes, les journaux"spécial affaires" (80. 000 exemplaires) distribués dans les gares et les aéroports, les empoignades intempestives, en direct, sur les plateaux de télévision à son sujet. La piqure n'est pas assez douloureuse socialement pour induire une contre-réaction d'anéantissement.

maintenant pour ce qui est de réaliser un montage dans son cas, ironie pour ironie, je vois mal une femme appeler la gendarmerie pour déclarer : "OMAR M'A TUER", puis venir faire le récit du scénario monté, pas vous ?

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Cookie, vous dites encore :

Pardonnez mon ironie mais je vous donne mon avis, comme je l'avais précédement donné à Chantal, je ne crois absolument pas à la thèse du complot ; Luc Tangorre est un personnage "banal" (pardon monsieur Tangorre) ; ce n'est ni un parrain de la mafia ni un personnage haut placé qu'il fallait absolument "faire tomber". la police avait et a autre chose à faire que de planquer pendant des jours et des jours devant un magasin ou une voiture pour recueillir des indices à donner à deux étudiantes de 20 ans (au fait quel age avaient les américaines au moment des faits ?), lesquelles filles doivent en plus accepter de jouer la comédie devant des gendarmes et deux ans après rebelote devant des magistrats aux assises ! Non cela ne tient pas debout.

---------------------------------------


Je vous réponds :


Vous voyez bien, par contre, les parents Tangorre, 7 témoins, et Luc Tangorre lui-même jouer la comédie. Raisonner ainsi, comme s'est permis de la faire l'accusation du reste, revient à présumer Luc Tangorre coupable.


Vous n'avezsemble-t-il pas compris (ou sous-estimé) les enjeux idéologiques et politiques dont cette affaire était exceptionnellement porteuse. Pierre Vidal-Naquet qui voulait imiter Zola, oui. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il avait décider de la prendre, celle-ci plutôt qu'une autre, sous son aile... Et c'est aussi la raison pour laquelle on a voulu lui couper les ailes afin qu'elle ne prennent pas son envol qui aurait pu, si la mayonnaise aurait pris en l'absence de cette double accusation, des proportions justement disproportionnées dont rêvait l'historien pour sa postérité.

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Cookie, vous concluez enfin :


"par contre, je lis le dossier petit à petit et je reconnais qu'il y a énormément de zones d'ombre. je suis loin d'avoir terminé et je me permettrai d'intervenir de temps en temps pour donner mon humble avis.
A bientot"

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Je vous réponds pour conclure avec vous :

Je suis entièrement d'accord sur ce point et que, puisque vous n'avez pas encore terminé l'étude du dossier, vous n'êtes peut-être pas encore arrivée au bout de vos surprises...

Avez-vous lu "l'horreur judiciaire" (disponible sur ce forum) ?

Ce document pourrait vous aider à sérier les vrais tenants et les vrais aboutissants des problèmes complexes posés en réalité par ce que Maître Lombard a baptisé "L'AFFAIRE PAS COMME LES AUTRES" (Affaire Radad Radad y compris, ne serait-ce que pour ses deux volets qui s'auto-confirment en apparence et ne font que confirmer en réalité ce qui relève de l'acharnement absolu).

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 Sujet du message : Re: a socrate
MessagePosté : 14 juin 2009 11:12 
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Enregistré le : 31 mai 2009 1:04
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Cookie votre message:

"votre long message me laisse perplexe
de la à imaginer un complot ourdi par, qui d'ailleurs ? les gendarmes, les magistrats, les politiques ? pour refaire tomber une 2ème fois Luc Tangorre, cela semble un peu surréaliste vous ne trouvez pas ?
il faut se replacer dans le contexte de l'époque. Luc T est sorti de prison, gracié par le président de la république de l'époque, après s'être battu comme un lion, lui, ses proches et son comité de soutien. Un point c'est tout. Tout le monde, en plus croyait en son innocence.

dans ce cas la, Omar RADDAD, grâcié par Jacques Chirac il y a quelques années, devrait se méfier et regarder autour de lui...

Pardonnez mon ironie mais je vous donne mon avis, comme je l'avais précédement donné à Chantal, je ne crois absolument pas à la thèse du complot ; Luc Tangorre est un personnage "banal" (pardon monsieur Tangorre) ; ce n'est ni un parrain de la mafia ni un personnage haut placé qu'il fallait absolument "faire tomber". la police avait et a autre chose à faire que de planquer pendant des jours et des jours devant un magasin ou une voiture pour recueillir des indices à donner à deux étudiantes de 20 ans (au fait quel age avaient les américaines au moment des faits ?), lesquelles filles doivent en plus accepter de jouer la comédie devant des gendarmes et deux ans après rebelote devant des magistrats aux assises ! Non cela ne tient pas debout.
par contre, je lis le dossier petit à petit et je reconnais qu'il y a énormément de zones d'ombre. je suis loin d'avoir terminé et je me permettrai d'intervenir de temps en temps pour donner mon humble avis.
A bientot."

Ma réponse:

Bonjour Cookie,

Disons que l'arrestation de Luc Tangorre le 23 octobre 1989, n'a selon moi pas été un élément de nature à couper l'appétit des policiers ayant conduit la première enquête. Par ailleurs, ll n'y a pas besoin d'être haut placé pour être gênant. Une araignée qui voit un insecte tombé par hasard dans sa toile peut aussi JUGER qu'elle aurait tort de se priver d'une tel festin.
Je vous rassure je ne suis sûr de rien: je teste des hypothèses et si elles me mènent à une impasse, j'y renonce. Je suis un gentil garçon bien élevé. Je n'accuse pas, j'imagine, je suppose et je soumets ... rien de plus.
Votre réponse, je vous remercie, m'aide aussi à comprendre. Il n'y pas pire compagnie que soi-même pour se tromper.
Un juge d'instruction n'est-il pas aussi un homme seul? Il faut le comprendre.

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Henri Calet


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MessagePosté : 14 juin 2009 13:12 
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Rassurez-vous Socrate, vous trouverez extrêmement peu d'imparfait du subjonctif dans mes posts,

D''une part parce que c'est plutôt pompeux, et l'excellent Bruno a toujours raison de me le reprocher, mais surtout, parce que je maitrise beaucoup moins la grammaire qu'il n'y parait....


Pour preuve cette phrase de mon dernier post qui me fait utiliser le conditionnel au lieu de l'imparfait :

"si la mayonnaise aurait pris", je vais me faire lyncher par tous mes anciens profs de français oui ! Voilà ce qui arrive quand on écrit au km et que l'un de mes fils me prie de libérer l'accès à l'ordinateur...

Je ne peux même pas vous écrire que je me régale de la finesse de vos argumentations, sinon on dira de moi, à l'instar de Luc Tangorre qui se transforme parait-il en M. Hyde que, le soir venu, je me transforme en Diego De La Véga, dit "Le renard"....

Mais comme vous êtes loin d'être aussi bête qu'un oiseau noir à la "mauvaise réputation" (chanson qui sied à Luc Tangorre), je vous renvoie à mon tour un compliment (bien mérité cette fois).


:roll: :wink:

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MessagePosté : 16 juin 2009 13:06 
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Puisque nous sommes sur le fil relatif au témoignage de M. Del Andréa, je voudrais porter votre attention sur l'une des nombreuses démarches qu'il a entreprises après le procès Tangorre.

Cette information s'adresse en particulier à Joaquin pour tenter de le convaincre qu'il s'agissait d'un homme simple, honnête, révolté après ce procès, qui n'avait d'ivrognerie que celle que l'accusation s'est permis de jeter honteusement sur lui, mensongèrement, afin de le "discréditer", artificiellement.

Mais je sais, je sens, que Joaquin commence à s'apercevoir, peu à pêu, que son rationalisme incarné par Jack (auquel j'ai toujours et seulement fait appel), s'aligne plus souvent sur les thèses défendues par la défense que celle soutenues par l'accusation en dépit du bon sens.


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MessagePosté : 16 juin 2009 15:28 
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Est-ce que toutes les montres étaient dérèglées ce jour-là..?? Parce qu'il y a vraiment des problèmes d'horaire (Dans l'article ci-dessus de M. Dell Andrea, il parle de 22h25) alors que dans ses premiers témoignages il disait vers 21. Cela n'est pas sans rappeler l'extrême précision du témoignage des jeunes filles lors de la première reconstitution : elles disent être arrivés à Marseille à 17h45 (pas 17h46 ou 17h 44... alors qu'au début elles disaient VERS 19h. Avaient-elles au moins une montre ? si non, comment ont-elles pu déterminer un horaire aussi exact la deuxième fois ? la question lui ont-elles été posée ??
Pour M Dell andrea, ce n'est pas trop grave : le plus important serait de savoir s'il a vraiment vu la Voiture de Joseph Tangorre (et pas une autre 4L). Connaissait il Luc Tangorre de vue ? sinon, on peut se demander aussi qui est cet homme brun en pantalon blanc qui tripote la 4L de M. Joseph Tangorre??
Il aimerait aussi savoir depuis combien de temps M. Joseph Tangorre possédait la 4L et depuis quand Luc la conduisait.


PS : c'est Jack qui fait toutes les remarques ci-dessus.... :wink:


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MessagePosté : 16 juin 2009 15:31 
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Jack me demande de corriger, il a horreur des fautes de français :
La question leur a-t-elle été posée ? et non: la question lui ont-elles été posées ....


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 Sujet du message :
MessagePosté : 16 juin 2009 19:49 
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Joaquin à écrit:
[....] Cela n'est pas sans rappeler l'extrême précision du témoignage des jeunes filles lors de la première reconstitution : elles disent être arrivés à Marseille à 17h45 (pas 17h46 ou 17h 44... alors qu'au début elles disaient VERS 19h. Avaient-elles au moins une montre ? si non, comment ont-elles pu déterminer un horaire aussi exact la deuxième fois ? la question lui ont-elles été posée ??
PS : c'est Jack qui fait toutes les remarques ci-dessus.... :wink:

Chantal répond:
Carole dira qu'elle n'avait pas de montre, mais qu'elle savait se fier au soleil pour déterminer un horaire.
Jennifer dira bien après le 23 Mai 1988 qu'elle avait une montre mais qu'elle n'avait pas regardé l'heure parce que cela n'avait pas une grande importance.

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MessagePosté : 16 juin 2009 22:44 
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Jack a dit :....... baissez les bras !............. Non je plaisante...

Il a plutôt écrit :

Est-ce que toutes les montres étaient déréglées ce jour-là..?? Parce qu'il y a vraiment des problèmes d'horaire (Dans l'article ci-dessus de M. Dell Andrea, il parle de 22h25) alors que dans ses premiers témoignages il disait vers 21. Cela n'est pas sans rappeler l'extrême précision du témoignage des jeunes filles lors de la première reconstitution : elles disent être arrivés à Marseille à 17h45 (pas 17h46 ou 17h 44... alors qu'au début elles disaient VERS 19h.

-------------------------------

Jaoquin, je vous réponds :

Les Américaines déclarent qu’il était, 19 H pour l’une, ou 19 H 20 pour l’autre…

…Dans les heures qui suivent l’horaire qu’elles sont amenées à préciser.

Vittorio Del Andréa précise « vers 21 H »….

….Bien des mois plus tard en apportant cette précision fondamentale dès sa première déclaration : « l’obscurité s’installait»….

Or, on sait qu’elle s’installe entre 21 et 22 heures le 23 mai 1988, mais lui n’avait pas de dossier pour savoir que la nuit tombe à 21 H 36 (une demi heure après le coucher du soleil qui est intervenu à 21 H 06). C’est revendiqué par le juge Lernould lui-même….

Maintenant je vous demande de lire la côte D310, où le juge Lernould cuisine littéralement le témoin Del Andréa quelques semaines après sa déclaration faite aux gendarmes, pour le convaincre qu’il avait pu se tromper et lire 21 pour ce qui est de déchiffrer les heures alors qu’il fallait lire 22. Je n’invente rien, étudiez la stratégie du juge sur ce point… Si l’on s’en tient aux observations du témoin (obscurité en phase de s’installer, il était 21 H30 (+ ou – ¼ d’heure), l’obscurité n’était pas tout à fait installée, mais s’apprêtait à vaincre le jour.

Vittorio Del Andréa a toujours déclaré que son seul point de repère était ce qu’il avait lu sur sa montre (21 pour indiquer les heures, ce qui correspond à ses observations visuelles, mais qu’il n’avait pas lu ou retenu les minutes). Par déduction vis-à-vis de son emploi du temps général, il était sûr de ses observations.
.

Expliquez-moi donc Jack, l’intérêt pour Vittorio Del Andréa, dans le cas que vous soupçonnez avec l’accusation, de situer l'horaire à 22 H 25 dans cet article …. 5 ans après les faits… cet horaire vers 22 H 15 ? Ne croyez-vous pas honnêtement que le juge l’a au moins embrouillé sur une confusion de lecture possible entre 21 et 22 ? Qu’il a pu s’imprégner de ce matraquage, et que l’horaire évoqué dans cet article…. 5 ans plus tard … pourrait correspondre à l’altération naturelle d’une mémoire contrariée, émanant quand même d’une personne digne de foi à qui on a bourré le mou pour que ce soit plutôt du côté de 22 H ?

Comme si cela changeait quoi que ce soit : 22 H ou 21 H, où est la différence, puisque la 4 L de Luc Tangorre ne pourrait, s’il était effectivement avec ses accusatrices dans un verger, se trouver d’aucune sorte à Marseille avant le 24 mai, à croire les constatations du juge (il faut 35 mn « en marchant à un pas soutenu » pour se rendre du verger à la borne d’appel dans les conditions expliquées par les parties civiles….+ 1 H 35 pour rentre à Marseille au plus court en revenant cette fois par Arles et sans passer par Avignon cette fois.... La 4L ne pourrait donc d’aucune sorte se trouver à Marseille avant minuit dans ce cas….

Pour les Américaines, le catapultage des horaires précisés LE JOUR MEME :19 H ou 19 H 20 (elles serait arrivées « vers 19 H », on est d’accord, mais elles auraient, selon leur « DIRES », marché 20 mn environ avant de faire du stop). Ce changement radical d’horaire rétrogradé, de concert, à l’unisson, de 19 H 10 à 17 H 45 le jour de la première reconstitution s'inscrit dans un flagrant délit de mensonge. ce 4 novembre 1988, on a filé à l’anglaise sous le faux prétexte d’un train à prendre (sans donner aucune autre explication plus satisfaisante, voire moins fantaisiste).

Ai-je besoin d’expliquer à Joaquin, si son rationalisme est réel, que l’explication du changement d’horaire des Américaines dérive d’un mobile, et qu’il découle de ce qui est déclaré immédiatement.

Contrairement à celui de Vittorio Del Andréa, qui relève à la fois des pressions exercées par le juge de nature à transformer le 21 en 22 et de son article qui intervient cinq ans après les « faits », ou quatre ans après son premier témoignage. Il se peut aussi qu’une erreur de frappe se soit glissée dans l’article, à moins qu’à force de convaincre Vittorio Del Andréa que le premier chiffre lu était 22, le juge ait réussi à obtenir la confusion souhaitée, à l’avantage des quatre années écoulées...

Comparaison n’est pas raison en l’occurrence.

« L’obscurité était en phase de s’installer » nous disait vittorio Del Andréa, tirez-en les conclusions que vous voulez au niveau de l’horaire, Jack, rationnellement.

En relisant la cote D310, je réponds à Danou et à la question que se posait conjointement Joaquin.

La confusion n’est pas possible, ou hautement improbable, le témoin dit qu’il connaissait Luc Tangorre (normal vu sa libération récente et sa notoriété relative mais certaine à Marseille), mais il précise que celui qui cherche à ouvrir le véhicule ce soir-là était un magrhébin et non Luc Tangorre.


Quant à la 4L, il est impossible de la confondre.

Pour répondre à la question de Joaquin, Joseph Tangorre a acquise cette voiture auprès de Gisèle Tichané (pour la somme de 2000 F, vous voyez qu'en touchant 75 000 Francs chacune, les Américaines pouvaient acquérir 75 véhicules de ce type à elles deux... Pas mal pour des étudiantes moins fortunées que le pense Danou pour préférer, à les croire, le stop au TGV première classe ou à l'avion) pour la mettre immédiatement à la dsiposition de son fils en février ou mars 88 (vérifier sur la carte grise).

Luc Tangorre nous signale que l'avantage d'une telle voiture à la couleur très particulière (et très rare) était de la repérer immédiatement sur d'immenses parkings... Deux voitures identiques, sur le même emplacement (sortie de garage inutilisée, ce que seuls quelques initiés pouvait savoir), c'est vraiment se moquer de l'entendement. Le coup de Madame Calvet relève déjà du miracle pour ceux qui cherchent à falsifier ce dossier depuis toujours mais il ne fait que souligner en définitive, une fois de plus, l'une des nombreuses manipulations dont ce dossier est effectivement la cible privilégiée.

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