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 Sujet du message : Re: comportement de CR
Message non luPosté : 10 juin 2005, 17:20 
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et d'autre part, en temps normal et dans un environnement normal, je ne pense pas qu'un garçon de 20-22 ans porte beaucoup d'intérêt aux petites filles (et je veux dire par là : sans crime, sans nuance perverse, uniquement : un mec de 20 ans n'est pas intéressé par les petites gamines de 8).
là, il faut m'expliquer l'age médico-légal de la pédophilie.
Pour moi, ça explique simplement son manque d'expérience criminel et son absence visible d'antécédants.

Et comme "environnement normal", il y a mieux qu'une mère tailladée à coups de couteaux par le père qui poursuit plus tard l'intéressé pour l'enlever...
Vous pourriez m'éclairer sur "l'âge médico-légal de la pédophilie" ? Je donnais justement un avis sans connotation pédophile : un peu comme le grand frère de 20 ans qui n'a aucun intérêt pour la petite soeur de 8 et le tout dans le contexte de son manque de solicitude pour la victime lors du procès : parce qu'il se disait innocent, parce qu'il était survolté à l'idée de demander des comptes, parce que ses avocats ne le contrôlaient plus et, tout à la fin du raisonnement, car d'après moi un type de 20 ans n'a aucun intérêt pour les gamines de 8 (pas d'intérêt pédophile, un intérêt "tout court")
Quant à "environnement normal", je parlais en général.

...ouf, si c'est trop embrouillé, dites-le moi ! :oops: :? :(


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Message non luPosté : 10 juin 2005, 18:03 
Je ne crois pas en l'innocence de dils, pas plus qu'Omar Raddad,et Ranucci n'en parlons pas!


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 Sujet du message : Re: comportement de CR
Message non luPosté : 10 juin 2005, 20:11 
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se retrouver à 20 ans plongé dans une affaire comme celle là doit etre particuliérement traumatisant et je crois qu'il a été complètement dépassé par les événements d'un bout à l'autre de cette affaire
C'est en effet exactement ce que dit Jean-François Le Forsonney : il était dépassé par les événements, il était comme celui qui ne comprend pas ce qui lui arrive et je pense que son attitude déplaisante au procès est compréhensible si on se place dans la peau d'un jeune type de 22 ans qui vient de passer deux ans en prison, pratiquement à l'isolement en ne voyant que sa mère et ses avocats quelques fois par semaine. Bon, son comportement au procès a été déplorable mais quelque part, il y a de quoi comprendre son manque de "repentir" vis-à-vis de la victime : non seulement, il se disait innocent et ne se sentait donc pas vraiment concerné et d'autre part, en temps normal et dans un environnement normal, je ne pense pas qu'un garçon de 20-22 ans porte beaucoup d'intérêt aux petites filles (et je veux dire par là : sans crime, sans nuance perverse, uniquement : un mec de 20 ans n'est pas intéressé par les petites gamines de 8). En résumé, comme le dit Jean-François Le Forsonney : au procès, il a totalement échappé au contrôle de ses avocats et il ne paraissait pas être à même d'accepter d'eux les recommandations utiles non plus.
Cela ne vous est pas venu à l'esprit que peut-être aussi les avocats ne l'ont pas averti de l'attitude à adopter ?


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Message non luPosté : 10 juin 2005, 20:16 
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Très certainement mon cher, faites un sondage, huit personnes sur 10 sont pour le rétablissement de la peine de mort, c'est ignoble je sais, j'ai
deux enfants , je me mets à la place des familles .
On ote la vie par voie juridique à un homme qui à violé, tué, brisé des vies, et qu'on pense un peu à ceux qui restent, après on verra.......

Et la vie brisée de Mme Mathon, on en fait quoi ? Elle, elle n'avait qu'un enfant, et vous êtes peut-être persuadée qu'il était coupable, mais quand on montre les indices que les preuves de ce dossier ont été truquées par la police et la justice pour faire tenir l'accusation et surtout ne pas s'emmerder à chercher l'homme qui avait laissé le pull dans la galerie, ben on n'a pas grand chose à nous répondre, sauf vous nous insultez.

Ben oui, on n'est pas gentil, on n'insulte pas mais on demande à ces gens qui ont truqyé un dossier pour obtenir une tête, qui ont violé le code de procédure pénale pour arranger leurs petites carrières, de bien vouloir reconnaître ce qu'ils ont fait.

PS : Les sondages ne donnent pas huit sur dix, la France est un petit peu plus civilisée que vous. Oh, pas beaucoup plus je le reconnais, mais enfin...


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Message non luPosté : 10 juin 2005, 20:18 
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Je ne crois pas en l'innocence de dils, pas plus qu'Omar Raddad,et Ranucci n'en parlons pas!
Grace à Régine, les ados de 15 ans sont capables de tuer tout seul deux gamins de huit ans en enfonçant de 10 cm leur tête dans le ballast. La présence de Heaulme sur les lieux et ses confidences à la gendarmerie ne la troublent guère.

Grâce à Régine, les mortes écrivent sur les murs maintenant. C'est tout de même formidable la justice.


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Message non luPosté : 10 juin 2005, 20:48 
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Ranucci avait un frère qui se droguait ?
Sa mère picolait ?
Alors c'est sûr, il a tué la petite.


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Message non luPosté : 10 juin 2005, 20:53 
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Ranucci avait un frère qui se droguait ?
Sa mère picolait ?
Alors c'est sûr, il a tué la petite.
ranucci avait des problèmes psys, il vivait en vase clos avec sa mère,
et Potecher Frédéric à eu une cette phrase qui résume tout: Ils avaient quelque chose de fou"..........et je le pense aussi !


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Message non luPosté : 10 juin 2005, 20:55 
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Ben si Pottecher a dit ça , alors .....


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Message non luPosté : 10 juin 2005, 21:02 
Oui lors du procès Pottecher à eu cette phrase, lorsque mme mathon est apparue.


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Message non luPosté : 10 juin 2005, 21:16 
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pour moi, il n'a rien à voir dans l'affaire, attention:

dans la mesure où il est moisi.
Comment se fait-il alors que M. Martel le reconnaît lors du procès ? Comment se fait-il que Mme Mattéi le reconnaît lors du procès ?

Comment se fait-il que Mme Di Marino écrive qu'il est propre dans la procédure ?
tout à fait d accord avec vous, mon cher : le pull est bien à Ranucci.
D'ailleurs, il adorait le rouge.

Et il avait un petit chien noir,aussi.

Information importante. :D :D


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Message non luPosté : 12 juin 2005, 00:24 
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Dans un post daté du 10 juin:
Fresh 73 demande: "Peux tu me dire si tu crois que c'est déjà arrivé que la justice se trompe?"
Régine répond: "La réponse est NON. Un bémol, l'affaire Dreyfus , peut-être......."

Régine, je vous conseille vivement la lecture de l'article "Quand la justice se trompe" paru dans le Nouvel Observateur n°2117 (2 au 8 juin 2005), page 90 à 92.
J'espère sincèrement que vous n'aurez jamais affaire à la justice si vous etes innocente, car elle, ne vous fera pas de cadeau.
Un conseil d'ami: Conservez tous vos documents, vos bilans, vos relevés d'impots, sinon la justice en profitera pour minimiser le préjudice en cas d'indemnisation. Ca n'arrive pas qu'aux autres.....


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Message non luPosté : 12 juin 2005, 09:38 
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. Ca n'arrive pas qu'aux autres.....
Cette phrase m'interpelle parce que je vous donne entièrement raison. Même pas uniquement sur le plan de la justice mais quand on pense simplement qu'en Belgique, par exemple, l'enlèvement de Julie et Mélissa ou An et Eefje...c'est arrivé à des gens comme vous et moi dans des conditions tout à fait banales, ou le meurtre de Grégory Villemin (j'en suis à la lecture du livre des parents) : famille d'ouvriers, gens tout à fait simples, ou même l'affaire CR : MD et sa famille, gens tout à fait ordinaires, ou CR lui-même : garçon sans histoires. Tout ça pour dire que même un malheure "hors normes" comme un meurtre ou un enlèvement, ça n'arrive pas qu'aux autres et quand on voit après ce que fait parfois la justice, ça fait frémir ! Quand on pense, entre autres, à l'affaire Grégory, ce que les parents racontent des journalistes, des policiers, du juge...ça a mis le feu ou poudres chez le père qui n'a trouvé le soulagement qu'en allant lui-même descendre celui qu'il croyait être le meurtrier de son fils..
Alors, je ne dirais moi non plus pas que la justice ne fait jamais d'erreurs.


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Message non luPosté : 12 juin 2005, 15:45 
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. Ca n'arrive pas qu'aux autres.....
Alors, je ne dirais moi non plus pas que la justice ne fait jamais d'erreurs.
Tout à fait clair... Or, pour paraphraser Victor Hugo, si la peine est irréparable, le juge doit être infaillible. Pour être irréparable, la peine n'est pas nécessairement la peine de mort, mais toute peine infamante qui laisse des traces chez l'intéressé et dans la société toute entière.

Le Code de Procédure est laxiste à ce sujet lorsqu'il prévoit, en définissant l'"intime conviction", que " la Loi ne demande pas compte aux juges des moyens par lesquels ils se sont convaincus..." (L-353). La Loi doit exiger de recueillir des preuves pour prononcer une condamnation. Or l'aveu n'est pas une preuve...

Ensuite quelles que soient les circonstances, l'enquête et l'instruction doivent être conduites à charge et à décharge pour recueillir ces preuves.

La police, les journalistes, l'opinion vont très vite vers l'accusation : "Le jeune homme, présumé coupable, était hier soir en garde à vue" écrivait il y a quelques jours un journaliste dans ma feuille locale....

La conviction publique avance plus vite que la Loi et en appelle occasionnellement à la justice populaire et expéditive.

Page 88, G.Bouladou écrit : "Lorsque CR fut interpellé et qu'il fut établi qu'il avait enlevé la fillette avec son coupé Paugeot 304 gris métallisé...", confirmant donc que la conviction des enquêteurs était faite dès le 5 ou peut être le 6 juin, par des hypothèses, des recoupements, des certitudes qui ont alors guidé le déroulement de la garde à vue et des interrogatoires pour obtenir les aveux. Et bien sûr, hors de toute présence des avocats à cette époque.

Dans le cas de RC, les juges (Mlle di Marino pour la procédure express, comme M.Michel pour le renvoi devant la chambre d'accusation) n'ont instruit qu'à charge, favorisés en cela par une étrange apathie des avocats de RC. Deux fois seulement JF Le Forsonnay répondra aux convocations de la juge, mais pas à la première audition qui enregistre les aveux, ni à la dernière qui récapitule les faits et fige le dossier. Il est vrai que RC lui-même aurait dû s'en plaindre, mais son attitude est d'une docilité déconcertante.

Il serait nécessaire que le législateur rende nécessaire la présence de la défense à tous les moments de l'instruction, et que dès la garde à vue, les droits du mis en cause soient surveillés. Le doute doit profiter en toutes circonstances à l'accusé, l'absence de preuves matérielles créant obligatoirement le doute.

Dans l'affaire Ranucci, il est inconcevable qu'on n'ait pas retenu comme doute l'absence d'empreintes de la fillette à quelque endroit que ce soit de la voiture...

Pour qu'il n'y ait pas d'équivoque, en exigeant une justice efficace mais incritiquable, il s'agit tout autant de respecter l'intérêt de la victime et celui des parties civiles. Les ambigüités de l'affaire Ranucci ont causé des torts considérables à la famille Rambla et le destin de Jean Rambla, meurtrier à son tour, en a été marqué.

On ne constate pas la même chose en ce qui concerne la famille de la victime de Patrick Henry. Pour eux le deuil a été possible. Même si le malheur est immense et irréparable.

Aujourd'hui on ne sait toujours pas comment se sont déroulés les derniers moments de la vie de MDR et c'est injustifiable.


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Message non luPosté : 12 juin 2005, 16:18 
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"En réalité, l’état de la liberté qui règne dans une société, du respect qui est dû au citoyen, autrement dit l’état réel de la démocratie en cet instant, se mesure à l’aune du respect que l’on éprouve pour l’être le plus abandonné, le plus anonyme, pour l’homme, y compris le plus condamnable. Il est vrai qu’à cet égard, notre justice, notre administration pénitentiaire ont encore beaucoup de chemin à parcourir avant que nous méritions l’appellation d’authentique civilisation.
Il y a de cela trente siècles, des philosophes athéniens posaient déjà les principes de ce que devait être une société digne de ce nom, respectant l’individu. Nous voici trente siècles plus tard, nous avons avancé certes, à pas de puce. Par delà, reste-t-il encore énormément à parcourir.

Cependant, est-ce qu’Omar Raddad intéresse réellement ? Est-ce qu’Omar Raddad n’a en vérité intéressé que pour être marchandise d’information que l’on vend à un moment donné, parce que c’est la mode ?
Au-delà d’Omar Raddad, la manière dont la justice a fonctionné à son égard doit nous interpeller. Elle doit conduire les gens qui possèdent le pouvoir à changer le fonctionnement de la politique pénale, de la procédure pénale, de faire en sorte que l’on ne puisse plus condamner un homme sans expliquer pourquoi on le condamne. Car le juge ne doit pas rendre un verdict en fonction de l’état de sa conscience en un instant précis. Il doit rendre des comptes en fonction de principes, en fonction d’explications et de justifications. Lorsque l’on pose une question à son enfant, on n’accepte pas qu’il réponde : parce que. Or c’est ce que l’on a toléré pendant des décennies de la part de la cour d’assises. Pourquoi cet homme est-il condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle ? Parce que !"



Maître Georges Girard


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Message non luPosté : 12 juin 2005, 16:31 
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"En réalité, l’état de la liberté qui règne dans une société, du respect qui est dû au citoyen, autrement dit l’état réel de la démocratie en cet instant, se mesure à l’aune du respect que l’on éprouve pour l’être le plus abandonné, le plus anonyme, pour l’homme, y compris le plus condamnable. Il est vrai qu’à cet égard, notre justice, notre administration pénitentiaire ont encore beaucoup de chemin à parcourir avant que nous méritions l’appellation d’authentique civilisation.
Il y a de cela trente siècles, des philosophes athéniens posaient déjà les principes de ce que devait être une société digne de ce nom, respectant l’individu. Nous voici trente siècles plus tard, nous avons avancé certes, à pas de puce. Par delà, reste-t-il encore énormément à parcourir.

Cependant, est-ce qu’Omar Raddad intéresse réellement ? Est-ce qu’Omar Raddad n’a en vérité intéressé que pour être marchandise d’information que l’on vend à un moment donné, parce que c’est la mode ?
Au-delà d’Omar Raddad, la manière dont la justice a fonctionné à son égard doit nous interpeller. Elle doit conduire les gens qui possèdent le pouvoir à changer le fonctionnement de la politique pénale, de la procédure pénale, de faire en sorte que l’on ne puisse plus condamner un homme sans expliquer pourquoi on le condamne. Car le juge ne doit pas rendre un verdict en fonction de l’état de sa conscience en un instant précis. Il doit rendre des comptes en fonction de principes, en fonction d’explications et de justifications. Lorsque l’on pose une question à son enfant, on n’accepte pas qu’il réponde : parce que. Or c’est ce que l’on a toléré pendant des décennies de la part de la cour d’assises. Pourquoi cet homme est-il condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle ? Parce que !"



Maître Georges Girard

Je partage absolument votre point de vue...

"Car le juge ne doit pas rendre un verdict en fonction de l’état de sa conscience en un instant précis. Il doit rendre des comptes en fonction de principes, en fonction d’explications et de justifications"


Or c'est l'innocence qu'on est amené à prouver... ce qui est un non-sens.


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