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Message non luPosté : 01 nov. 2005, 18:25 
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Concernant les aveux : ce n'est pas votre serviteur qui pense que la retranscription du dialogue pendant l'arrêt cigarette atteste de la véracité des aveux, mais Gilles Perrault ("Le Pull-Over Rouge p.378 Editions Ramsay). Je trouve comme vous que c'est grotesque, mais je lui apporte ce qu'il demande.
Pour moi, les aveux sont prouvés par d'autres faits beaucoup moins accessoires, mais passons (mes lecteurs savent à quoi je fais allusion).

Concernant le platane : je ne vois pas en quoi le fait que la juge d'instruction matérialise le lieu de l'enlèvement par un platane oblige que le dit platane soit "grand et merveilleux", voir feuillu si on est un peu plus modeste. Le lieu de l'enlèvement aurait très bien pu être matérialisé par le poteau electrique qui jouxte le platane : est ce pour cela que Christian Ranucci aurait du le dessiner dans son plan (une note sur le plan arrive vendredi pour les plus sages)?
Le platane est un argument fallacieux qui ne resiste pas longtemps à une réflexion sérieuse : c'est un argument à double sens. Ainsi, je vous laisse le soin d'imaginer ce qu'aurait écrit Gilles Perrault si le platane avait été dessiné sur le plan (il n'a pas été avocat pour rien ; ) ).,
Et vous ne répondez pas aux questions qu'on vous pose....: la pancarte de la champignonnière, les carrés verts sur le pantalon....


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Message non luPosté : 01 nov. 2005, 18:58 
si la pancarte n'est pas la bonne ca change quoi exactement?


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Message non luPosté : 01 nov. 2005, 19:47 
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si la pancarte n'est pas la bonne ca change quoi exactement?
Pas grand chose sur le fond.

Mais quand on n'a pas la rigueur pour la documentation, pourquoi l'aurait on dans la reflexion?

Ceci dit les voisins des Rahou n'ont aucune raison d'être mêlés à l'affaire.


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Message non luPosté : 01 nov. 2005, 20:19 
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Quel est donc le problème avec cette pancarte Webrider, je comprends pas bien.


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Message non luPosté : 01 nov. 2005, 20:31 
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Quel est donc le problème avec cette pancarte Webrider, je comprends pas bien.
ce n'est pas celle de la champignonnière Rahou.


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Message non luPosté : 02 nov. 2005, 08:23 
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si la pancarte n'est pas la bonne ca change quoi exactement?
La champignonnière où s'est caché Christian Ranucci
Je trouve que c'est un souci d'exactitude et de vérité historique qui permettrait au lecteur de se forger leur propre opinion et pas obligatoirement celle du créateur du site.

_________________
grruuuuuuiiiiiiiiiiiccccccckkkkkkkkkkk
Membre du conseil de l'ordre des marabouts de la forêt sacrée en Afrique de l'Ouest


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Message non luPosté : 02 nov. 2005, 10:37 
Francois francois a écrit :
" Ainsi, puisque vous parlez du pantalon : croyez-vous sincérement que Christian Ranucci descendait dans le parking collectif de son immeuble ou dans le local à vélo pour enfiler son pantalon taché de sang, qu'il laissait là le reste du temps?
Pourquoi aucun voisin ne le signale? "

Et moi je vous demande comment un éventuel assassin peut il laisser le pantalon tacher de sang de sa soi disant victime ( dans le sens ou si c'est lui le coupable, bien sur ) dans sa voiture ? Il aurait donc tout nettoyé pour ne laisser aucune trace, mais ça il l'aurait laissé ? Vous voyez, c'est ce genre de choses ( entre beaucoup d'autres ) qui me font dire que décidément, cette affaire n'est pas si limpide que vous voulez le faire croire.


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Message non luPosté : 02 nov. 2005, 10:45 
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Il s'est changé à un moment donné pour se présenter devant Mr Rahou.

Je pense qu'il décidât de le laver par ses propres moyens, plus tard.

Il l'a caché à sa mère.

Je ne pense pas qu'il s'attendait à la visite des gendarmes le 05 au soir....


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Message non luPosté : 02 nov. 2005, 11:14 
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Concernant le pantalon : je pense que vous vous posez la mauvaise question, car personne à part Christian Ranucci ne peut savoir pourquoi il ne s’est pas débarrassé de son pantalon (même si j'ai ma petite idée là dessus).

Par contre, ce que personne ne conteste, c’est que ce pantalon était bien la propriété de Christian Ranucci : sa mère, ses avocats, et surtout lui-même.

Ce pantalon est ensuite analysé : il présente « d’importantes traces d’apposition de coloration brun rouge, épaisses, homogènes dont l’aspect est celui du sang humain (de groupe A après analyse NDLR)».

Si les traces sont d’apposition, elles ne peuvent donc pas venir de la personne qui portait le pantalon , en l’occurrence son propriétaire.
De plus, si elles sont importantes, elles proviennent d’un gros vaisseau qui est plutôt une artère d’après la coloration du sang : Christian Ranucci s’est-il tranché l’artère fémorale ?
La réponse est non.

On sait par contre, que la petite a eu la carotide tranchée : nous avons donc bien là le gros vaisseau nécessaire pour causer les traces importantes épaisses et homogènes ; et la petite fille qui était extérieure au pantalon d’où les traces d’apposition.

Il est très difficile de comprendre le mode de fonctionnement d’un criminel (surtout un meurtrier d’enfant qui de par son geste même révèle un dysfonctionnement psychique, puisqu’à priori ce n’est pas un meurtre en représailles de quelque chose) : c’est pourquoi il faut s’en tenir aux faits et ne pas rentrer dans le domaine des hypothèses.

Mise à jour du blog : les hypothèses (part. I)


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Message non luPosté : 02 nov. 2005, 13:39 
Mais comme nous sommes plusieurs, non pas à dire que Ranucci est sur et certain innocent, mais à nous poser des questions sur la version officielle qui ne peut pas s'etre passé comme on nous le dit ( meme Alessandra, un des responsables de l'enquete l'avoue ), on est bien obligé de tatonner, d''éssayer différentes hypothèses et ne pas s'en tenir a, vous ce que vous appellez " les faits " et nous, ce nous appellons la version policière. Puisque cette enquete a été baclée et instruite uniquement à charge ( incohérence des aveux, pas de reconstitution sérieuse et rigoureuse, absence de la date et de l'heure de la mort de la petite, etc...etc...), avouez au moins qu'il y a de quoi se poser des questions sans que pour celà nous passions pour des défenseurs d'assassin d'enfant. Et puis entre nous, si des gens, notamment ses parents, n'avaient pas remis en cause la culpabilité de P.Dills, alors que là aussi il y avait aveux et plans et que tout , à priori, l'accusait, il serait encore en train de pourrir en prison à crier son innocence ! Remarquez que lui au moins pouvait continuer à crier... Et pourtant le flic qui à mener l'enquete trouvait toute cette affaire tres limpide et continue meme, contre vents et marées de croire que c'est Dills l'assassin des 2 gamins. Vous savez tres bien qu'au départ une erreur judiciaire ne saute pas aux yeux et c'est bien là justement le problème. Alors encore une fois, nous ne disons pas Ranucci était un ange et il faut maintenant le sanctifier, mais ce que nous aimerions c'est obtenir la révision pour refaire cette enquete. Meme 30 ans apres, dans un climat apaisé, je suis sur qu'on pourrait nous éclairer un peu plus sur les nombreuses zones d'ombre de cette affaire.


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Message non luPosté : 02 nov. 2005, 14:49 
Une révision,dites vous, je crois que vous entrez dans le domaine du rêve,
ce n'est pas que je sois contre les révisions bien sur, il y a des affaires bien évidemment qui mériteraient qu'on fasse un peu le clair dedans, par exemple je pense à l'affaire André Kaas, ou à d'autres.Mais dans l'affaire Ranucci n'y comptez pas, et je vais vous dire pourquoi.Et de un, tout accuse ranucci et trop de charges pèsent sur lui.Et de deux en admettant
car ce n'est pas le cas qu'il soit innocent, vous imaginez une révision avec à la clef une jolie réhabilitation qui ne fera jamais revenir ranucci.
En un mot, une justice qui nous dirait: Nous nous sommes trompés, nous avons coupé en deux un innocent! ( Giscard au passage, est toujours de ce monde). Vous imaginez tous sincèrement que la justice portera sur ces épaules un tel poids??? alors continuez de rêver, il y a dans notre pays autre chose à faire que de réhabiliter les assassins d'enfants.
Et je le répète avant qu'on me tombe dessus, je n'ai rien contre les révisions, mais pas dans le cas qui nous intéresse.


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Message non luPosté : 02 nov. 2005, 15:16 
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Un truc comme ca, dont votre blog pourrait se faire l'écho : Gérard Bouladou nous a dit il y a déjà un bon moment qu'il s'était intéressé à l'affaire Ranucci à la lecture du livre de Perrault, comme beaucoup. Et qu'à cette première lecture, il était lui aussi plus ou moins convaincu qu'il s'agissait d'une erreur judiciaire. Du coup, voulant y voir plus clair car si le livre distille un doute, il ne donne pas le coupable, Gérard Bouladou mène donc sa propre enquète. Au final, il revoit son jugement (il n'y a plus de doute, Gilles Perrault s'est trompé, de bonne foi ou non, là n'est pas le pb), et écrit un livre énumérant les erreurs de Gilles Perrault et rétablissant la vérité, à savoir l'absence d'erreur judiciaire et CR coupable.

L'une de ces erreurs concerne la date de mention de l'un des pv, celui de la découverte du couteau. Que Gérard Bouladou explique comme étant celle du début de l'affaire et non pas celle de la découverte, qu'il s'agit là d'une procédure tout à fait normale, que tout policier connait (et surtout pas Gilles Perrault, ni Gihel, qui eux ne connaissent rien aux procédures qu'un policier comme Gérard Bouladou a maintes et maintes fois pratiquées). Il s'agit donc d'un argument fallacieux de Gilles Perrault, facilement démontable..

Ok, je veux bien le croire, j'irais pas le contredire sur un point de procédure, je ne suis pas policier.. mais, ca m'étonne tout de même.

Comment alors Gérard Bouladou, à sa première lecture du POR, a t il pu se laisser envahir par le doute alors que d'emblée, il aurait pu relever cette erreur, ô combien, d'importance ?? Tout policier le sait, dixit Gérard Bouladou, la date est celle du début de l'affaire. Malgré ca, lui, s'est laissé envahir par le doute et s'il s'est intéressé à l'affaire, c'est parce qu'il a été, au moins qq temps, convaincu que Ranucci était peut être innocent..
Si cette procédure était connue de tous les policiers, lui compris, il aurait du le voir gros comme une maison à sa première lecture ? Et, ce faisant, celà aurait du atténuer l'effet du livre entier.. malgré ca, il a été ébranlé, et a cru à une erreur..
J'aimerais bien son avis là dessus mais je crois qu'il a déserté le forum..


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Message non luPosté : 02 nov. 2005, 15:24 
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Concernant la révision : voilà un extrait du blog de Paxatagore concernant la procédure de révision :

« C'est l'occasion de faire quelques rappels sur la procédure de révision en procédure pénale française, prévue par les articles 622 et suivants du code de procédure pénale.

L'article 622 pose quatre cas de révisions :

- s'il apparaît que la victime d'un homicide n'était pas morte (lol NDLR) ;

- si deux personnes ont été condamnées par deux juridictions différentes pour les mêmes faits (évidemment sauf les cas de complicité ou de cas où les comparses ont agit à plusieurs) ;

- si un témoin dans l'affaire a été ultérieurement condamné pour faux témoignage contre le condamné ;

- s'il vient "à se produire ou à se révéler un fait nouveau ou un élément inconnu de la juridiction au jour du procès, de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné".

La procédure de révision est complexe.

1) qui peut l'initier ? Le ministre de la justice, le condamné lui-même ou son représentant légal ou, après sa mort, par ses proches (dans une liste limitative).

2) elle est portée devant une "commission de révision", qui comprend cinq magistrats de la cour de cassation. Cette commission dispose de pouvoirs d'investigations pour vérifier les faits porté à sa connaissance. La commission a également le pouvoir de suspendre l'exécution d'une peine. La commission de révision peut décider, par décision motivée, mais insusceptible de recours, de saisir la chambre criminelle de la cour de cassation "des décisions qui lui paraissent devoir être admises". La commission a donc un rôle de filtre.

3) si la chambre criminelle est saisie, elle statue comme "cour de révision". La cour de révision examine le dossier en audience publique et peut décider d'annuler la décision de condamnation. Normalement, elle renvoie l'affaire à une juridiction de même nature que celle qui a prononcé la condamnation (par exemple, si le condamné a été injustement condamné par le tribunal correctionnel de Paris, la cour de cassation pourra renvoyer au tribunal correctionnel de Créteil). Dans les cas où cela n'est pas possible (les faits ont été amnistiés, ou le condamné est décédé par exemple), la cour peut se contenter d'annuler la condamnation et de "décharger la mémoire des morts".

Une personne injustement détenue a droit à une réparation pécunière, sauf si elle s'est volontairement accusée des faits en vue de faire échapper aux poursuites le véritable auteur des faits. Les personnes qui ont pâti de la condamnation ont également droit à une réparation. »


La révision nécessite donc un fait nouveau ou un élément inconnu de la juridiction au jour du procès, de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné.

Voyons les 8 moyens invoqués par l’"association Affaire Ranucci : pourquoi réviser ?" afin d’obtenir la révision du procès d’assises du 10 mars 1976 à Aix-en-Provence :

1/LES PROCES-VERBAUX VERSES AUX DEBATS PAR L’AVOCAT GENERAL POSTERIEUREMENT AUX PLAIDOIRIES

2/LA SURCHARGE DU PV DU 5 JUIN 1974 COMPORTANT L’AJOUT DE LA MENTION « PANTALON DE COULEUR SOMBRE ».

3/LA DISSIMULATION A LA COUR DU TEMOIGNAGE DE DANIEL MOUSSY

4/LA FAUSSE DECLARATION FAITE PUBLIQUEMENT PAR LE COMMISSAIRE ALESSANDRA (sur le fait que Christian Ranucci ait dormi à Marseille et non à Salernes)

5/ELEMENTS ETABLISSANT L’EXISTENCE DE L’ « HOMME AU PULL-OVER ROUGE », DOCUMENTS ET TEMOIGNAGES DISSIMULES A LA COUR D’ASSISES.

6/LES INSTRUCTIONS CONTRADICTOIRES DU CAPITAINE GRAS DE 1985 SUR LES RECHERCHES ET LA DECOUVERTE DU CORPS DE MARIE-DOLORES RAMBLA (concernant l'objet qu’aurait flairé le chien)

7/LA VISITE QUE CHRISTIAN AURAIT RENDUE A SON PERE LE MATIN DE L’ENLEVEMENT, LE 3 JUIN 1974

8/LA VOITURE SIMCA 1100 IMMATRICULEE DANS LE DEPARTEMENT 54


SUR LE PREMIER MOYEN : les procès-verbaux étaient, d’une part connus le jour du procès, et d’autre part ne sont pas susceptibles en eux-mêmes de faire naître un doute sur la culpabilité de Christian Ranucci qui est accablé par d’autres faits (et pas hypothèses comme l’hypothèse concernant l’homme au pull-over rouge).

SUR LE DEUXIEME MOYEN : la surcharge du procès-verbal concernant le pantalon n’est pas susceptible de faire naître un doute sur la culpabilité de Christian Ranucci puisque ce pantalon taché de sang figure à plusieurs autres endroits dans le dossier, que Christian Ranucci le reconnaît durant toute l’instruction comme étant le sien au moment des faits et ne conteste pas son mode de découverte.

SUR LE TROISIEME MOYEN : le fait que Christian Ranucci ait écrasé le chien à Marseille la veille du meurtre ne signifie pas qu’il y ait dormi. De plus, cela ne remet pas en cause ce qui s’est passé le lendemain car il n’y a là aucune impossibilité matérielle susceptible de faire naître un doute.

SUR LE QUATRIEME MOYEN : voir « SUR LE TROISIEME MOYEN »

SUR LE CINQUIEME MOYEN : ces faits étaient connus de la cour d’assises le jour du procès : ils n’ont pas soulevé le doute parmi le jury.

SUR LE SIXIEME MOYEN : le chien, quoi qu’il ait reniflé, ne fait pas le trajet entre la champignonnière et le lieu où repose le corps de l’enfant : ce fait est antérieur au jugement de la cour d’assises et il ne permet pas de faire naître le doute.

SUR LE SEPTIEME MOYEN : le fait que Christian Ranucci ait rendu visite à son père le 3 juin 1974 au matin ne constitue pas un alibi. Il lui a été matériellement possible de se rendre sur le lieu de l’enlèvement et de tuer l’enfant. Donc, ce fait qui était inconnu de la juridiction au jour du procès n’est pas de nature à faire naître un doute sur la culpabilité de Christian Ranucci.

SUR LE HUITIEME MOYEN : le fait qu’un témoin ait aperçu un homme vêtu d’un pull-over rouge circulant en Simca 1100 était d’une part connu au jour du procès puisque le témoin a déposé, mais de plus le jury n’a pas estimé qu’il était de nature à faire naître le doute (de plus, le ravisseur portait une chemise blanche le jour des faits NDLR).

On voit bien ici la différence entre les faits (couteau, pantalon, numéro d’immatriculation, accident,…) et les hypothèses (un des satyres aurait pu commettre le meurtre, Christian Ranucci a pu dormir à Marseille,…).

La révision n’a pas pour but de refaire l’enquête. De toutes manières, ce serait impossible : les pièces à conviction ont été détruites, certains témoins sont morts,…

Elle a pour but de rejuger l’affaire en regard du fait nouveau ou de l’élément inconnu de la juridiction au jour du procès qui a été apporté.

Mais, en l’espèce, il y a tellement d’éléments accablants pour Christian Ranucci que la révision n’aura probablement jamais lieu.


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Message non luPosté : 02 nov. 2005, 15:25 
Gérard Bouladou parle de 205 erreurs dans le POR le pv soi disant falsifié n'en est qu'une parmi tant d'autres et Gérard Bouladou n'a pas dit que c'est celle la en particulier qui lui a fait penser a une erreur judiciaire.


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Message non luPosté : 02 nov. 2005, 15:33 
Et bien moi aussi je me suis fait cette réflexion, car Gilles Perrault a été avocat, donc il sait de quoi cela retourne les saisies et les procès verbaux,
vous noterez quand même que Perrault dans son livre ne s attarde pas trop sur la découverte du couteau ( a t 'il un doute?).Bien sur si j'étais dans la police je n'aurais pas rattaché la saisie de ce couteau au procès verbal de la découverte du corps, il faut avouer que c'était un peu opaque ce procédé. Mais je le répète je ne suis pas de la police et je ne sais pas si tout est consigné ainsi.

Mais.................expliquez moi comment les policiers ont fait pour retrouver un couteau selon les dires de Ranucci, ( couteau d'ailleurs qu'il reconnait ) dans un tas de tourbe assez éloigné quand même de la galerie? Croyez vous franchement que ce couteau aurait été retrouvé sans ses aveux?


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