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Message non luMessage posté... : 24 nov. 2005, 15:59 
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Je lisais une simple revue hebdomadaire et je suis tombée sur un article intitulé "questions que personne ne se pose", il y avait (entre autres) ceci : la décapitation fait-elle souffrir le condamné (physiquement) ? Très certainement. Même avec une guillotine dotée d'une lame super éguisée, une décapitation ne sera jamais totalement indolore. La victime sentira encore pendant trois à quatre secondes une douleur épouvantable. En 1905, un médecin français a fait un test. Après que la lame fut tombée et que la tête du supplicié était tombée sur le sol, le médecin a appelé la personne en question qui venait d'être décapitée. Les yeux se sont ouverts, ont regardé le médecin et se sont fermés à nouveau. Idem après un deuxième essai. Ce n'est qu'après la troisième tentative qu'il n'y eut plus de réaction...

Je n'ai jamais eu de doutes quant à la barbarie du cérémonial de la peine de mort, mais lire ceci m'a donné la chair de poule pendant de longues secondes...Excusez-moi pour les détails sordides mais je voulais juste porter ceci à votre connaissance.... :oops:

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Message non luMessage posté... : 24 nov. 2005, 19:31 
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Et se prendre 14 coups de couteau à la gorge, se vider de son sang et se faire défoncer la tête à coup de pierre, ca fait mal ?


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Message non luMessage posté... : 24 nov. 2005, 20:38 
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Bonsoir
le coupable d'un tel meurtre et l'Etat qui exécute ce criminel ne valent pas mieux l'un que l'autre puisqu'ils utilisent des méthodes tout aussi sanguinaires et sauvages


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Message non luMessage posté... : 24 nov. 2005, 21:40 
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François François a écrit :
Et se prendre 14 coups de couteau à la gorge, se vider de son sang et se faire défoncer la tête à coup de pierre, ca fait mal ?


Le but de ma remarque n'était pas de me prendre une telle remarque dans les dents. Si on part sur votre route, on va se retrouver dans le méli-mélo de "qui a la plus grande douleur, les Rambla ou Mme Mathon ?". J'en avais "simplement" au sujet de la peine de mort.

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Message non luMessage posté... : 24 nov. 2005, 22:03 
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cocotte aurais tu la reference de l'hebdomadaire que tu cites? je serais très curieux de lire cet article.
cordialement,
Cap'.


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Message non luMessage posté... : 24 nov. 2005, 22:39 
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capdown a écrit :
cocotte aurais tu la reference de l'hebdomadaire que tu cites? je serais très curieux de lire cet article.
cordialement,
Cap'.


Bien sur, mais je doute que ça puisse t'avancer quelque peu...il s'agit d'un magazine flamand (j'avais fait la traduction) que je mettrais à un niveau entre Paris-Match et Ciné Revue : Dag Allemaal. Je peux t'en envoyer la copie si tu veux...et si le néerlandais t'intéresse :oops: :wink:

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Message non luMessage posté... : 25 nov. 2005, 05:44 
COCOTTE a écrit :
La victime sentira encore pendant trois à quatre secondes une douleur épouvantable. En 1905, un médecin français a fait un test. Après que la lame fut tombée et que la tête du supplicié était tombée sur le sol, le médecin a appelé la personne en question qui venait d'être décapitée. Les yeux se sont ouverts, ont regardé le médecin et se sont fermés à nouveau. Idem après un deuxième essai. Ce n'est qu'après la troisième tentative qu'il n'y eut plus de réaction...
Ces macabres observations conduiraient plutôt à des conclusions inverses aux vôtres. Si cette expérience confirme en effet l’évidence que les connexions au cerveau des nerfs optiques et auditifs n’ont pas été affectées par la décapitation, le fait que le cerveau du supplicié soit capable de se concentrer sur un stimulus extérieur laisserait plutôt supposer que ses pensées ne sont pas entièrement accaparées par ce que vous appelez une « douleur épouvantable ».


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Message non luMessage posté... : 25 nov. 2005, 12:45 
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antoroma a écrit :
COCOTTE a écrit :
La victime sentira encore pendant trois à quatre secondes une douleur épouvantable. En 1905, un médecin français a fait un test. Après que la lame fut tombée et que la tête du supplicié était tombée sur le sol, le médecin a appelé la personne en question qui venait d'être décapitée. Les yeux se sont ouverts, ont regardé le médecin et se sont fermés à nouveau. Idem après un deuxième essai. Ce n'est qu'après la troisième tentative qu'il n'y eut plus de réaction...
Ces macabres observations conduiraient plutôt à des conclusions inverses aux vôtres. Si cette expérience confirme en effet l’évidence que les connexions au cerveau des nerfs optiques et auditifs n’ont pas été affectées par la décapitation, le fait que le cerveau du supplicié soit capable de se concentrer sur un stimulus extérieur laisserait plutôt supposer que ses pensées ne sont pas entièrement accaparées par ce que vous appelez une « douleur épouvantable ».


Ce n'est pas moi qui parle d'une "douleur épouvantable", puisqu'il s'agit d'une traduction littérale de l'article.

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Message non luMessage posté... : 25 nov. 2005, 13:13 
COCOTTE a écrit :
Ce n'est pas moi qui parle d'une "douleur épouvantable", puisqu'il s'agit d'une traduction littérale de l'article.
Au temps pour moi, Cocotte. Je vous présente mes plus plates excuses pour vous avoir accusée à tort. Mais ça ne change rien au fond. Les conclusions de l'article ne semblent pas correspondre aux observations du médecin.


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Message non luMessage posté... : 25 nov. 2005, 14:37 
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antoroma a écrit :
COCOTTE a écrit :
Ce n'est pas moi qui parle d'une "douleur épouvantable", puisqu'il s'agit d'une traduction littérale de l'article.
Au temps pour moi, Cocotte. Je vous présente mes plus plates excuses pour vous avoir accusée à tort. Mais ça ne change rien au fond. Les conclusions de l'article ne semblent pas correspondre aux observations du médecin.


Il n'y a pas de mal mais vous savez, ce n'est qu'un tout bête article et rien de super scientifique. Et jusqu'à présent, j'avais tendance à croire (naïvement ?) que la peine de mort était rapide et indolore. Quand on pense à tout le cérémonial qui précède, on abandonne déjà l'idée que c'est rapide et quand on lit ce petit article, on se pose aussi des questions sur le reste...

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Message non luMessage posté... : 25 nov. 2005, 15:29 
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UN PEU D'HISTOIRE ET DE LITTERATURE

En fait cet article de Dag Allemaal ( qui semble être un magazine people à sensations ) reprend, en faisant une erreur de date , une histoire racontée par Villiers de l'Isle-Adam dans ses " Contes cruels".

Le 9 juin 1864 eut lieu l'exécution du docteur Couty de la Pommerais, condamné pour avoir empoisonné sa maîtresse. L'auteur utilisa ce personnage bien réel dans une de ses nouvelles, d'abord écrite pour " Le Figaro" ( 23 octobre 1883 ). On y voit le docteur Velpeau ( bien réel lui aussi ) demandant au condamné de se livrer à une expérience scientifique.
Laissons la parole à Villiers de l'Isle-Adam:

" Mais au tomber du couteau, je serai là, moi, debout, en face de vous, contre la machine. Aussi vite que possible, votre tête passera des mains de l’exécuteur entre les miennes. Et alors l’expérience ne pouvant être sérieuse et concluante qu’en raison de sa simplicité même — je vous crierai, très distinctement, à l’oreille : — "Monsieur Couty de La Pommerais, en souvenir de nos conventions pendant la vie, pouvez-vous, en ce moment, abaisser, trois fois de suite, la paupière de votre oeil droit en maintenant l’autre oeil tout grand ouvert ?" — Si, à ce moment, quelles que soient les autres contractions du faciès, vous pouvez, par ce triple clin d’oeil, m’avertir que vous m'avez entendu et compris, et me le prouver en impressionnant ainsi, par un acte de mémoire et de volonté permanentes, votre muscle palpébral, votre nerf zygomatique et votre conjonctive — en dominant toute l’horreur, toute la houle des autres impressions de votre être — ce fait suffira pour illuminer la Science, révolutionner nos convictions. Et je saurai, n’en doutez pas, le notifier de manière à ce que, dans l’avenir, vous laissiez moins la mémoire d’un criminel que celle d’un héros." [...]
Brusquement, la bascule joua, le carcan s’abattit, le bouton céda, la lueur du couteau passa. Un choc terrible secoua la plate-forme ; les chevaux se cabrèrent à l’odeur magnétique du sang et l’écho du bruit vibrait encore, que, déjà le chef sanglant de la victime palpitait entre les mains impassibles du chirurgien de la Pitié, lui rougissant à flots les doigts, les manchettes et les vêtements.

C’était une face sombre, horriblement blanche, aux yeux rouverts et comme distraits, aux sourcils tordue, au rictus crispé : les dents s’entrechoquaient ; le menton, à l’extrémité du maxillaire inférieur, avait été intéressé.
Velpeau se pencha vite sur cette tête et articula, dans l’oreille droite, la question convenue. Si affermi que fût cet homme, le résultat le fit tressaillir d’une sorte de frayeur froide : la paupière de l’oeil droit s’abaissait, l’oeil gauche, distendu, le regardait.
— Au nom de Dieu même et de notre être, encore deux fois ce signe ! cria-t-il un peu éperdu.
Les cils se disjoignirent, comme sous un effort interne ; mais la paupière ne se releva plus. Le visage, de seconde en seconde, devenait rigide, glacé, immobile. C’était fini."

Cet article souleva beaucoup d'émotions et l'abbé Crozes, qui avait assisté le condamné dans ses derniers instants, affirma que Velpeau n' était pas présent lors de l'exécution.
Il s'agissait effectivement d'une invention de romancier.

En revanche de nombreuses expériences médicales furent effectivement effectuées sur des têtes de suppliciés au XIXe siècle. Certains médecins conclurent à la survie de la pensée et de la sensibilité durant quelques instants, d'autres le nièrent.

En fait, selon toute vraisemblance, le cerveau d'un décapité,non irrigué de sang perd en quelques secondes ses facultés de pensée. En revanche, chaque élément vital survit des minutes, parfois des heures. Le corps peut être agité de soubresauts, les bras tirer sur les liens etc[/i]


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Message non luMessage posté... : 25 nov. 2005, 15:57 
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"En fait, selon toute vraisemblance, le cerveau d'un décapité,non irrigué de sang perd en quelques secondes ses facultés de pensée. En revanche, chaque élément vital survit des minutes, parfois des heures. Le corps peut être agité de soubresauts, les bras tirer sur les liens etc"

"Quelques secondes" !!! ....... Combien de secondes ???? C'est long une seconde lorsqu'on souffre. Cette évocation même de quelques secondes est à elle seule effroyable !!!


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Message non luMessage posté... : 25 nov. 2005, 16:02 
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kaokaa a écrit :
UN PEU D'HISTOIRE ET DE LITTERATURE

En fait cet article de Dag Allemaal ( qui semble être un magazine people à sensations ) reprend, en faisant une erreur de date , une histoire racontée par Villiers de l'Isle-Adam dans ses " Contes cruels".



Je vous remercie pour toutes ces explications très précises. Mais je voudrais préciser que Dag Allemaal n'est pas un magazine à sensations comme l'est Ici Paris ou France Dimanche. OK, c'est pas de la lecture bien lourde mais comme je l'ai dit, je le situe entre Paris Match et Ciné Revue.

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Message non luMessage posté... : 25 nov. 2005, 17:10 
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didi a écrit :
"En fait, selon toute vraisemblance, le cerveau d'un décapité,non irrigué de sang perd en quelques secondes ses facultés de pensée. En revanche, chaque élément vital survit des minutes, parfois des heures. Le corps peut être agité de soubresauts, les bras tirer sur les liens etc"

"Quelques secondes" !!! ....... Combien de secondes ???? C'est long une seconde lorsqu'on souffre. Cette évocation même de quelques secondes est à elle seule effroyable !!!


Vous avez raison. C'est pourquoi, pour abréger la conscience du condamné, l'aide ( le "photographe " ), pouvait parfois porter un coup du tranchant de la main sur la nuque de celui-ci , afin de l'étourdir. A ce moment, l'exécuteur faisait fonctionner le déclic entrainant la chute du couperet.
C'est d'ailleurs ce que raconte Perraut dans les dernières lignes du POR.


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Message non luMessage posté... : 25 nov. 2005, 19:01 
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"C'est pourquoi, pour abréger la conscience du condamné, l'aide ( le "photographe " ), pouvait parfois porter un coup du tranchant de la main sur la nuque de celui-ci , afin de l'étourdir."

Et pour tous ceux qui échappe au "Parfois" ?? ...


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