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Message non luPosté : 20 déc. 2006, 06:34 
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Vous pensez sérieusement que tous ces gens ignoraient qu'il s'agissait d'une erreur judiciaire ? Une chose est sûre, ils savaient qu'ils n'avaient pas fait l'enquête et que le dossier était bancal. Ils le savaient.
Non, je ne le pense pas et c'est bien pour ça que j'ai dit que j'étais d'accord avec vous. Je suis bien d'avis que CR a eu un procès "pour la forme" mais qu'il était perdu d'avance.
Je ne sais si ça a quelque chose à voir avec ça mais je continue à m'interroger sur le fait qu'il n'y ait eu que deux jours de procès. Je pense en avoir reçu l'explication quelque part mais ceci m'échappe....

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Message non luPosté : 20 déc. 2006, 16:14 
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Pour moi c'est un mythe, comme il est mythique de croire que parce que Ranucci aurait reconnu une quleconque culpabilité, il aurait sauvé sa tête. On n'était pas dans cette phase. Je voudrais vous rappeler le contexte dans lequel se déroule cette affaire : 1968, les accords de Grenelle, pour la première fois les syndicats rentrent dans l'entreprise, conquêtes sociales.

Puis vient le temps de la revanche sociale, grandes concentrations financières, puis prétendue crise pétrolière qui est une autre façon de parler de crise financière. Pour la première fois le chômage de masse apparaît.

1974 Giscard se fait élire en se montrant en photo avec ses filles et en faisant une campagne décontractée, à la Kennedy. Et première politique du gouvernement Chirac : la relance par la consommation. Les chômeurs licenciés pour raison économique touchent 90 % de leur salaire brut pendant un an (ce qui fait un peu plus que leur salaire net ) : bien sûr vous ne travaillez plus, mais vous consommez.

Juillet 1976, la crise s'est installée, ce qu'on appelle la stagflation, l'inflation sans la croissance. La société se replie sur elle-même et on attise les peurs comme aujourd'hui où, depuis lamise en place de l'euro, notre société n'a jamais été aussi réactionnaire par certains côtés.

Quand Ranucci est jugé, la gauche est majoritaire en voix avec un PC à 20 %, c'est le plus haut du programme commun : nationalisations, relance, propositions de lois sociales : retraite à 60 ans, 5 semaines de congés payés comme chez Renault qui l'a expérimenté.

On vient de découvrir les hypermarchés, la consommation à outrance. Et Ranucci arrive dans cette crise, le chômage ne cesse de monter etc...

Quand il entre dans ce tribunal, il est déjà mort, parce que l'époque le veut. Parce que le climat le veut, bientôt Alain Peyrefitte fera voter les lois "sécurité liberté" (tiens cela ne vous rappelle rien ?), et la peine de mort est devenue une arme de ce régime.

L'inflation à l'époque tourne autour de 12 % par an. Et pour la baisser, Raymond Barre propose de réduire le taux de TVA. Je me rappelle sur un livre qui coûtait 20 francs, vous récupériez 20 centimes. C'était censé contenir la hausse des prix. Et le chômage qui grimpe, et qui grimpe.

Georges Séguy : Chirac voit le bout du tunnel parce qu'il confond l'entrée et la sortie. ce n'était pas faux. Plus tard le capitalisme allait étendre son emprise.

NOn je crois que l'on oublie le contexte de cette affaire et le climat qui a entouré ce procès, qui fait que même en plaidant coupable, les jurés l'auraient condamné à mort.

Pour ce qui est de Lombard, il a très bien plaidé, mais personne ne voulait rien entendre, donc personne n'a rien entendu. Les doutes sur le couteau ont été formulés, sur la saisie du pantalon, sur l'existence de l'homme au pull rouge. Et si Viala montre les PV à la fin, c'est bien parce qu'il y a quand même un doute introduit par les défenseurs.

Vouloir parler des avocats en oubliant le contexte (et volontairement j'ai omis Patrick Henry alors qu'à l'époque c'était du délire l'affaire Patrick Henry), c'est se faire une idée de ce procès qui est distordu.

Essayer de défendre quelqu'un quand la foule entière est venue réclamer la mort, sans rien connaître ni comprendre de ce dossier, simplement par pulsion.
La différence entre Me Lombard et Me Badinter, c'est que ce dernier a sauvé la tête de P. Henry.

Je suis persuadé comme bien d'autres que 2 jours ne suffisaient pas à juger cette affaire, que le dossier était survolé, et l'instruction bâclée. Mais malgré tout, ce sont neuf jurés loin des pressions politiques, qui ont délibérés. Et la défense ne les a pas convaincu.

Le contexte de l'époque, c'est la haine, le dégoût, et peut-être la négation du "jeune" (depuis 1968, c'est le seul point politique du contexte je pense). Le Président est jeune, apporte une politique plus moderne et plus dynamique que le dessin Pompidolien. On retrouve au sommet du gouvernement un 1er ministre qui n'a pas l'admiration de ses pairs, c'est le moins que l'on puisse dire (trop dynamique, trop intelligent, trop gauchiste, trop ambitieux).

Le rappel à l'ordre de J. Chirac suite aux déclarations de M. Poniatowski (alors Ministre de l'Intérieur) creusera un peu plus le fossé entre les anciens et les nouveaux.

Alors qu'au début des années 70, les Français sont plutôt pour l'abolition de la peine de mort, en 1976, la tendance s'est inversée.

Le président Giscard, déjà en train de gérer vaille que vaille la crise pétrolière, n'a peut-être pas comme première obssession de pronocer l'abolition contre l'opinion publique. C'est peut-être aussi pour ça qu'il refusera la grâce. Je ne fais que supposer biensûr.

Mais je ne vois pas le Président de la République, vu ses convictions, vu ses fonctions, vu sa politique, faire éxécuter un citoyen qu'il sait innocent. C'est une accusation extrêmement grave, qui demande des preuves sérieuses avant d'être portée.

Si on s'attarde un peu plus sur la défense, qu'observe-t-on?

- 1ère étape, Me Leforsonney part en croisade tout seul, du haut de son inexpérience, pour défendre un homme aussi énigmatique. Me Lombard décide de rester en retrait. Les erreurs s'accumulent dès lors, Me Leforsonney étant certainement encore trop "tendre" pour ce type de dossier.

- 2ème étape, Me Lombard et Me Fraticelli se greffent au dispositif défensif. Incapables de se mettre d'accord sur une stratégie, les trois avocats emmeneront leur divergence au palais de justice, Me Fraticelli ne plaidant pas, alors que Me Lombard décide de jouer la carte de l'innocence ET de la defficience mentale (!).

- 3ème étape, Me Lombard décide d'aller seul défendre la cause de son client face au Président de la République. Me Leforsonney n'est pas invité, alors qu'il a une grande maîtrise du dossier et une bonne connaissance de son client.

C'est un résumé un peu sommaire mais bon, à tous de juger...


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Message non luPosté : 20 déc. 2006, 16:51 
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Citation :
La différence entre Me Lombard et Me Badinter, c'est que ce dernier a sauvé la tête de P. Henry.
La différence, c'est aussi l'éloignement du lieu du procès par rapport à celui des faits.
Si Ranucci avait été jugé à Paris, l'histoire aurait probablement été différente.
Par ailleurs, comme c'est facile de juger un système de défense à postériori.
Comme si Me Badinter était certain de sauver la tête de son client.
Si Patrick Henry a échappé à la peine de mort, c'est aussi grace à Mme Mathon et à lui-même.

Où il n'y a pas de différence, par contre, c'est dans leurs doutes quant à la culpabilité de Ranucci.
Me Badinter ne s'en est jamais caché, ni dans ses apparitions publiques ou télévisuelles,ni dans son livre "L'abolition".
Je doute fort qu'il ait choisi un cas boiteux d'erreur judiciaire potentielle pour défendre sa cause.
Citation :
Mais malgré tout, ce sont neuf jurés loin des pressions politiques, qui ont délibérés.
Ha bon ?
Ils étaient en voyage à l'autre bout du monde ?
Ce n'est pas sérieux de prétendre qu'ils n'ont été influencés en rien.
Citation :
Et la défense ne les a pas convaincu.
Ce n'est pas à la défense de prouver l'innocence.
Si l'appareil judiciaire n'était composé que de personnes objectives, honnêtes et intègres, il n'y aurait pas besoin d'avocats de la défense pour prononcer un verdict de culpabilité ou d'innocence.
Citation :
Mais je ne vois pas le Président de la République, vu ses convictions, vu ses fonctions, vu sa politique, faire éxécuter un citoyen qu'il sait innocent. C'est une accusation extrêmement grave,

Pourquoi ?
Simplement parce que c'est le président de la république ?
Citation :
qui demande des preuves sérieuses avant d'être portée.
Un citoyen ordinaire, est-ce qu'on peut l'accuser sans preuves sérieuses?
Citation :
Me Lombard décide de jouer la carte de l'innocence ET de la defficience mentale (!).
Dit comme ça, c'est soit une incompréhension des faits soit une déformation de la réalité.
Ou alors, c'est un procès d'intention :wink:
Me Lombard a demandé des expertises sur la santé mentale de Ranucci pour essayer d'expliquer l'aberration des aveux.

_________________
Argumenter avec les imbéciles, c'est comme jouer aux échecs avec un pigeon.
D'abord, le pigeon va renverser les pièces et chier sur l'échiquier.
Puis, il se pavanera comme s'il avait gagné la partie.


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Message non luPosté : 20 déc. 2006, 16:55 
[quote="Jayce"][
La différence entre Me Lombard et Me Badinter, c'est que ce dernier a sauvé la tête de P. Henry.

Je suis persuadé comme bien d'autres que 2 jours ne suffisaient pas à juger cette affaire, que le dossier était survolé, et l'instruction bâclée. Mais malgré tout, ce sont neuf jurés loin des pressions politiques, qui ont délibérés. Et la défense ne les a pas convaincu.

Le contexte de l'époque, c'est la haine, le dégoût, et peut-être la négation du "jeune" (depuis 1968, c'est le seul point politique du contexte je pense). Le Président est jeune, apporte une politique plus moderne et plus dynamique que le dessin Pompidolien. On retrouve au sommet du gouvernement un 1er ministre qui n'a pas l'admiration de ses pairs, c'est le moins que l'on puisse dire (trop dynamique, trop intelligent, trop gauchiste, trop ambitieux).

Le rappel à l'ordre de J. Chirac suite aux déclarations de M. Poniatowski (alors Ministre de l'Intérieur) creusera un peu plus le fossé entre les anciens et les nouveaux.

Alors qu'au début des années 70, les Français sont plutôt pour l'abolition de la peine de mort, en 1976, la tendance s'est inversée.

Le président Giscard, déjà en train de gérer vaille que vaille la crise pétrolière, n'a peut-être pas comme première obssession de pronocer l'abolition contre l'opinion publique. C'est peut-être aussi pour ça qu'il refusera la grâce. Je ne fais que supposer biensûr.

Mais je ne vois pas le Président de la République, vu ses convictions, vu ses fonctions, vu sa politique, faire éxécuter un citoyen qu'il sait innocent. C'est une accusation extrêmement grave, qui demande des preuves sérieuses avant d'être portée.

Si on s'attarde un peu plus sur la défense, qu'observe-t-on?

- 1ère étape, Me Leforsonney part en croisade tout seul, du haut de son inexpérience, pour défendre un homme aussi énigmatique. Me Lombard décide de rester en retrait. Les erreurs s'accumulent dès lors, Me Leforsonney étant certainement encore trop "tendre" pour ce type de dossier.

- 2ème étape, Me Lombard et Me Fraticelli se greffent au dispositif défensif. Incapables de se mettre d'accord sur une stratégie, les trois avocats emmeneront leur divergence au palais de justice, Me Fraticelli ne plaidant pas, alors que Me Lombard décide de jouer la carte de l'innocence ET de la defficience mentale (!).

- 3ème étape, Me Lombard décide d'aller seul défendre la cause de son client face au Président de la République. Me Leforsonney n'est pas invité, alors qu'il a une grande maîtrise du dossier et une bonne connaissance de son client.

C'est un résumé un peu sommaire mais bon, à tous de juger...


Sommaire ou pas, je suis assez d'accord avec ton résumé, Henri.


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Message non luPosté : 20 déc. 2006, 17:22 
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Citation :
Citation :
La différence entre Me Lombard et Me Badinter, c'est que ce dernier a sauvé la tête de P. Henry.
La différence, c'est aussi l'éloignement du lieu du procès par rapport à celui des faits.
Si Ranucci avait été jugé à Paris, l'histoire aurait probablement été différente.
Par ailleurs, comme c'est facile de juger un système de défense à postériori.
Comme si Me Badinter était certain de sauver la tête de son client.
Si Patrick Henry a échappé à la peine de mort, c'est aussi grace à Mme Mathon et à lui-même.

Où il n'y a pas de différence, par contre, c'est dans leurs doutes quant à la culpabilité de Ranucci.
Me Badinter ne s'en est jamais caché, ni dans ses apparitions publiques ou télévisuelles,ni dans son livre "L'abolition".
Je doute fort qu'il ait choisi un cas boiteux d'erreur judiciaire potentielle pour défendre sa cause.
Ah oui??? Et en quel honneur Mme Mathon et Me Lombard ont-ils eu une influence sur le juré déployé face à Patrick Henri.

Quand à la phrase prononcée à l'Assemblée par Me Badinter, la voici :
"Christian Ranucci, il y a beaucoup trop d'interrogations, et ces questions, simplement parce qu'elles se posent, suffisent à condamner la peine de mort".
Je n'entend pas parler d'erreur judiciaire mais d'interrogations. Dire à partir de là que Me Badinter a reconnu une erreur judiciaire, c'est aller un peu vite en besogne.
Citation :
Mais malgré tout, ce sont neuf jurés loin des pressions politiques, qui ont délibérés.
Ha bon ?
Ils étaient en voyage à l'autre bout du monde ?
Ce n'est pas sérieux de prétendre qu'ils n'ont été influencés en rien.[/quote]

Le Président Giscard était d'ailleurs aller diner chez chacun d'eux en direct à la télé... Si c'est pas de la pression ça !
Citation :
Et la défense ne les a pas convaincu.
Ce n'est pas à la défense de prouver l'innocence.
Si l'appareil judiciaire n'était composé que de personnes objectives, honnêtes et intègres, il n'y aurait pas besoin d'avocats de la défense pour prononcer un verdict de culpabilité ou d'innocence.[/quote]

Henri, faut-il que je recherche pour vous la différence entre le verbe prouver et convaincre? Ne déformez pas mes propos, je vous l'ai déjà demandé.
Citation :
Mais je ne vois pas le Président de la République, vu ses convictions, vu ses fonctions, vu sa politique, faire éxécuter un citoyen qu'il sait innocent. C'est une accusation extrêmement grave,

Pourquoi ?
Simplement parce que c'est le président de la république ?[/quote]

Non, parce que c'est injuste, et que votre grande cohérence condamne quand il s'agit de personne ayant un vaste rapport avec les thèses innocentistes.
Citation :
qui demande des preuves sérieuses avant d'être portée.
Un citoyen ordinaire, est-ce qu'on peut l'accuser sans preuves sérieuses?[/quote]

Sans commentaires. Le débat à ce niveau est stupide et sans intérêt.
Citation :
Me Lombard décide de jouer la carte de l'innocence ET de la defficience mentale (!).
Dit comme ça, c'est soit une incompréhension des faits soit une déformation de la réalité.
Ou alors, c'est un procès d'intention :wink:
Me Lombard a demandé des expertises sur la santé mentale de Ranucci pour essayer d'expliquer l'aberration des aveux.[/quote]

Et quel effet cette demande a eu sur les jurés lorsque qu'on parle d'un homme accusé d'un crime si horrible. Réflexion : s'il est dingue pour les aveux, pourquoi pas pour le crime? Vraiment, je ne vois pas en quoi cette demande pouvait servir Ranucci.


Conclusion, dès que l'on évoque la possible défaillance de la défense, on déchaîne les passions. La révision demande de l'objectivité, sur les faits, sur l'accusé, sur la procédure déjà effectuée et sur les différents intervenants. C'est mon avis, faites-en ce que vous voudrez.


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Message non luPosté : 21 déc. 2006, 14:58 
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Mais malgré tout, ce sont neuf jurés loin des pressions politiques, qui ont délibérés.
Citation :
Ha bon ?
Ils étaient en voyage à l'autre bout du monde ?
Ce n'est pas sérieux de prétendre qu'ils n'ont été influencés en rien.

Le Président Giscard était d'ailleurs aller diner chez chacun d'eux en direct à la télé... Si c'est pas de la pression ça !
C'est une blague ?????????????????????? :?: :?:

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Message non luPosté : 21 déc. 2006, 15:17 
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Citation :
Mais malgré tout, ce sont neuf jurés loin des pressions politiques, qui ont délibérés.
Citation :
Ha bon ?
Ils étaient en voyage à l'autre bout du monde ?
Ce n'est pas sérieux de prétendre qu'ils n'ont été influencés en rien.

Le Président Giscard était d'ailleurs aller diner chez chacun d'eux en direct à la télé... Si c'est pas de la pression ça !
C'est une blague ?????????????????????? :?: :?:
Bonjour Didi,
Comme les citations étaient un peu mélangées dans la réponse de Jayce, je précise que
ça
Citation :
Ha bon ?
Ils étaient en voyage à l'autre bout du monde ?
Ce n'est pas sérieux de prétendre qu'ils n'ont été influencés en rien.
c'est de moi

et que ça
Citation :
Le Président Giscard était d'ailleurs aller diner chez chacun d'eux en direct à la télé... Si c'est pas de la pression ça !
c'est de Jayce.
Je suppose que c'était ironique (?).

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Message non luPosté : 22 déc. 2006, 08:16 
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Bonjour Jayce,

Mme Mathon a écrit une lettre de soutien aux parents de Patrick Henry.
C'est ce qui a permis à celui-ci de s'extérioriser à la fin du procès.

Je n'ai pas dit que Me Badinter avait reconnu une erreur judiciaire dans l'affaire Ranucci. J'ai seulement parlé d'une erreur judiciaire potentielle.
Sur cette question, de la part de Me Badinter, il n'y a pas que la phrase prononcée à l'Assemblée.

Concernant les jurés, il est complètement illusoire de penser qu'ils n'ont subi aucune influence avant le procès, surtout dans le contexte de cette affaire.

Jayce, je n'essaie pas de déformer vos propos et je connais très bien la différence entre prouver et convaincre.
Seulement, votre phrase "Et la défense ne les a pas convaincu." implique selon moi un sous-entendu.
A partir du moment où l'on peut condamner sur base de l'intime conviction, manière subjective d'établir la validité des preuves, il est clair que votre phrase signifie que, n'ayant pas été convaincu par la défense, les jurés ont estimé que la culpabilité était prouvée.
Citation :
Non, parce que c'est injuste, et que votre grande cohérence condamne quand il s'agit de personne ayant un vaste rapport avec les thèses innocentistes.
Je ne comprends pas cette phrase.
Citation :
Un citoyen ordinaire, est-ce qu'on peut l'accuser sans preuves sérieuses?
Citation :
Sans commentaires. Le débat à ce niveau est stupide et sans intérêt.?
Pourtant, je vous demandais simplement de m'expliquer pourquoi on ne peut pas accuser un président de la république sans preuves sérieuses, alors que vous semblez l'accepter pour un citoyen ordinaire.
Citation :
Et quel effet cette demande a eu sur les jurés lorsque qu'on parle d'un homme accusé d'un crime si horrible. Réflexion : s'il est dingue pour les aveux, pourquoi pas pour le crime? Vraiment, je ne vois pas en quoi cette demande pouvait servir Ranucci.
Désolé, mais vous avez beau jeu de juger la défense à postériori.
Citation :
Conclusion, dès que l'on évoque la possible défaillance de la défense, on déchaîne les passions.
... des culpabilistes qui en font pratiquement un élément de culpabilité.
Citation :
C'est mon avis, faites-en ce que vous voudrez.
Je vais le lire attentivement comme d'habitude.

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D'abord, le pigeon va renverser les pièces et chier sur l'échiquier.
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Message non luPosté : 22 déc. 2006, 10:38 
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Citation :
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:lol: :lol: :lolb]

Continue à te foûtre de moi, Henri, tu ne perds rien pour attendre ...

Mais enfin Danou, je mettais en valeur ton humoristique "mon cher Claude" alors que tu aurais du t'adresser à Jayce et comme si tu étais réellement gaga.
Je ne dirai plus rien si c'est comme ça.



C'est bien, ça veut dire que Danou me voit partout !
Serait ce un effet de la photo que j'ai envoyé ?
Mon regard de braise ou ma chevelure léonine ?
Je m'interroge encore...


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Message non luPosté : 22 déc. 2006, 10:40 
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Citation :
Citation :
Citation :
Citation :
:lol: :lol: :lolb]

Continue à te foûtre de moi, Henri, tu ne perds rien pour attendre ...

Mais enfin Danou, je mettais en valeur ton humoristique "mon cher Claude" alors que tu aurais du t'adresser à Jayce et comme si tu étais réellement gaga.
Je ne dirai plus rien si c'est comme ça.



C'est bien, ça veut dire que Danou me voit partout !
Serait ce un effet de la photo que j'ai envoyé ?
Mon regard de braise ou ma chevelure léonine ?
Je m'interroge encore...

Ca doit être ça.
Je ne vois rien d'autre en tous cas.

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Message non luPosté : 22 déc. 2006, 16:48 
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Après les modifications relatives aux différents auteurs de ces phrases (merci Henri, j'espère que je ne me suis pas trompée !! :wink: ), voici mon post corrigé :
Citation :
Mais malgré tout, ce sont neuf jurés loin des pressions politiques, qui ont délibérés.
Citation :
Ha bon ?
Ils étaient en voyage à l'autre bout du monde ?
Ce n'est pas sérieux de prétendre qu'ils n'ont été influencés en rien.
Citation :
Le Président Giscard était d'ailleurs aller diner chez chacun d'eux en direct à la télé... Si c'est pas de la pression ça !
C'est une blague ?????????????????????? :?: :?:

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Message non luPosté : 23 déc. 2006, 15:00 
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Citation :
Après les modifications relatives aux différents auteurs de ces phrases (merci Henri, j'espère que je ne me suis pas trompée !! :wink: ), voici mon post corrigé :
Citation :
Mais malgré tout, ce sont neuf jurés loin des pressions politiques, qui ont délibérés.
Citation :
Ha bon ?
Ils étaient en voyage à l'autre bout du monde ?
Ce n'est pas sérieux de prétendre qu'ils n'ont été influencés en rien.
Citation :
Le Président Giscard était d'ailleurs aller diner chez chacun d'eux en direct à la télé... Si c'est pas de la pression ça !
C'est une blague ?????????????????????? :?: :?:
Oui Didi, c'est juste pour faire un clin d'oeil aux quelques émissions de pré-campagne 1981 où Giscard s'invitait le soir chez les français.

Pour aller plus loin, c'était surtout pour illustrer le suréaliste que présente pour certains le fantasme des manipulations politiques... :wink:


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Message non luPosté : 23 déc. 2006, 22:00 
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Pour aller plus loin, c'était surtout pour illustrer le suréaliste que présente pour certains le fantasme des manipulations politiques... :wink:
Qui sont ces "certains" et de quel fantasme parlez-vous ?
Je n'ai pas l'impression que c'est de ça qu'il était question ...

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Message non luPosté : 24 déc. 2006, 11:13 
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Pour aller plus loin, c'était surtout pour illustrer le suréaliste que présente pour certains le fantasme des manipulations politiques... :wink:
Qui sont ces "certains" et de quel fantasme parlez-vous ?
Je n'ai pas l'impression que c'est de ça qu'il était question ...
Si, Henri, il était question des pressions politiques ayant influencées les neuf jurés d'Aix. Et je pense qu'on s'écarte vraiment du sujet. Ca devient franchement romanesque, genre "La Firme".

Egalement, pour tes posts précédents, je suis farouchement opposé à accuser sans preuve, que ce soit le Président de la République, ou un citoyen lambda. Accuser Giscard d'Estaing d'avoir refusé la grace à un homme qu'il croyait innocent est odieux. J'ai la même opinion si on s'adresse à un citoyen, et je suis le premier à dénoncer l'enquête et l'instruction du dossier Rambla. Je l'ai déjà évoqué, je souhaite la révision pour que le système judiciaire se rachète une conduite.

De là à en vouloir aux jurés populaires venus s'exprimer sur ce que leur présentait les deux parties, il y a un écart assez énorme.

Enfin, quand je dis que la défense n'a pas convaincu, ce n'est pas une critique mais un constat. Les jurés n'auraient pas condamné s'il avait eu un doute. Pour la plupart, ils n'en ont pas eu. Ne vois aucun sous-entendu donc dans cette affirmation, elle signifie simplement que pour différentes raisons, la défense n'a pas réussi à amener le doute dans l'esprit des jurés. C'est un fait, quoiqu'on en dise.


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Message non luPosté : 24 déc. 2006, 22:39 
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Elle a bien dû réussir à faire quelque chose la défense, puisque Viala reprend la parole pour dit-il remettre en place des tuiles sur le toît de la maison, c'est donc que quelque part, il craint qu'elle ne soit tombées.

Mais il prend soin de lire le PV qui n'a rien à voir, il ne lit pas les autres.

La défense joue la cassation, qu'en démocratie véritable elle aurait obtenu à coup sûr, tant les lois de la République avaient été bafouées : on ne sort pas des PV de cette importance après les plaidoiries, cela n'a pas de nom, c'est anticonstitutionnel, du même ordre que les pièces secrètes qui servent à condamner Dreyfus... mais bon, la cour de cassation a trouvé une pirouette pour balayer sous le tapis les entorses faites aux droits de l'homme.

Donc dire que la défense a été inefficace, c'est encore un mythe qui demande à être revisité il me semble. Elle n'a pas été tout à fait inefficace. Et peut-on être efficace dans un système totalitaire ? Je ne crois pas.


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