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Message non luPosté : 29 sept. 2007, 12:36 
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S'il s'agit de la tête que tu ferais en me voyant..... m???: :lol:
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Ben, les nunu ça ne me tente pas plus que ça enaughty :lol:


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Message non luPosté : 29 sept. 2007, 12:49 
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 Sujet du message : Re: Réponse à Henri
Message non luPosté : 29 sept. 2007, 14:36 
[quote="Henri"][/quote]
Je n'accorde pas de "confiance aveugle" à Gérard Bouladou (et les 2 exemples que je t'ai cités le prouvent bel et bien), ni à quiconque d'autre d'ailleurs. C'est une opinion que je me suis faite. Et encore une fois, je ne m'interdis pas de changer de position au gré des découvertes que je peux faire.

Petite mise au point :

- "CR est né le 6 avril 1954 à Avignon" : c'est un fait.
- "CR est impliqué dans le meurtre parce qu'il a indiqué aux gendarmes l'endroit où il s'est débarrassé du couteau" : c'est mon opinion.

Je devrais sans doute dire "Je pense que CR......parce que d'après moi, il a bien indiqué aux gendarmes....", mais désolé, je ne peux pas le faire à chaque fois que j'exprime mon opinion. C'est aussi un peu à toi de savoir "décoder". Et ne m'en veux pas , mais je ne changerai pas mon style d'expression spécialement pour toi.

Quant à l'homme au POR, ce qui me surprend un peu de ta part, c'est que j'ai dit tout récemment ici que j'avais une idée de qui ça pouvait être.
Là, pour le coup, je prends la précaution de ne pas citer de nom, car l'accusation est grave, et je ne prétends avoir de preuve, seulement quelques indices, pas suffisants pour accuser la personne en question.
Mais je n'ai pas l'impression que ça t'intéresse éventuellement de savoir à qui je pense. Et que c'est parce que je pense à cette personne non pas dans l'hypothèse de l'innocence - comme toi - mais dans celle de la complicité, qui impliquerait quand-même plus ou moins CR.


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Message non luPosté : 01 oct. 2007, 09:52 
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Je n'accorde pas de "confiance aveugle" à Gérard Bouladou (et les 2 exemples que je t'ai cités le prouvent bel et bien), ni à quiconque d'autre d'ailleurs. C'est une opinion que je me suis faite. Et encore une fois, je ne m'interdis pas de changer de position au gré des découvertes que je peux faire.

Petite mise au point :

- "CR est né le 6 avril 1954 à Avignon" : c'est un fait.
- "CR est impliqué dans le meurtre parce qu'il a indiqué aux gendarmes l'endroit où il s'est débarrassé du couteau" : c'est mon opinion.

Je devrais sans doute dire "Je pense que CR......parce que d'après moi, il a bien indiqué aux gendarmes....", mais désolé, je ne peux pas le faire à chaque fois que j'exprime mon opinion. C'est aussi un peu à toi de savoir "décoder". Et ne m'en veux pas , mais je ne changerai pas mon style d'expression spécialement pour toi.

Quant à l'homme au POR, ce qui me surprend un peu de ta part, c'est que j'ai dit tout récemment ici que j'avais une idée de qui ça pouvait être.
Là, pour le coup, je prends la précaution de ne pas citer de nom, car l'accusation est grave, et je ne prétends avoir de preuve, seulement quelques indices, pas suffisants pour accuser la personne en question.
Mais je n'ai pas l'impression que ça t'intéresse éventuellement de savoir à qui je pense. Et que c'est parce que je pense à cette personne non pas dans l'hypothèse de l'innocence - comme toi - mais dans celle de la complicité, qui impliquerait quand-même plus ou moins CR.
La complicité présumée de Ranucci dans cette affaire ne me semble pas délirante à peu près pour les mêmes raisons. Le souci, c'est que l'affaire fut traitée avec une telle désinvolture qu'il ait difficile de déceler le vrai du faux.

L'homme au pull-over rouge est-il réellement en rapport avec l'affaire? Il y a de fortes chances, mais on n'a pas l'élément qui confirme le raisonnement des agressions antérieures au 3 juin puis la découverte du pull. Dommage, on aurait pu déjà avoir quelques pistes de réfléxion.

Ranucci a-t-il indiqué tout seul l'emplacement du couteau? Gros doute sur ce point. D'une part, les gendarmes retrouve le couteau assez rapidement par rapport à leur point de départ... mais Ranucci avait, dans ses aveux été bien plus précis. Pourquoi les gendarmes partent-ils de si loin? D'autre part, les déclarations de P. Grivel sont si contradictoires qu'on peut douter de leur authenticité.

Les Aubert ont-ils vu la fillette sur la RN8bis? Là encore on ne sait pas. Et c'est bien dommage qu'on n'ait pas chercher. Aujourd'hui, je suis sûr qu'eux-mêmes ne savent plus ce qu'ils ont vu ou pas vu. En sachant l'heure du crime, on aurait déjà pu travailler plus convenablement...

Il y a beaucoup d'autres points dans le genre. C'est pourquoi je me refuse à affirmer que Ranucci ait désigné clairement l'endroit où se trouvait le couteau, car les faits ne sont pas clairs. Ce couteau me pose toujours un problème sérieux.

_________________
Parce qu'ils n'ont pas été partisans, les jurés ne sont pas responsables de la débacle de 1976.


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 Sujet du message : Réponse à Jayce
Message non luPosté : 01 oct. 2007, 10:09 
[quote="Jayce"][/quote]
Salut Jayce,

le lien que je fais entre l'homme au POR de la cité des Cerisiers et le meurtre, c'est que quand M. Martel a vu le POR lors du procès, il l'a reconnu (Gilles Perrault nous l'a dit lors de la réunion du 28/04).

Pour en revenir à la découverte du couteau : si la police avait orchestré une "mise en scène" avec le couteau faussement trouvé dans le tas de tourbe, ils auraient donc réussi à faire avouer à CR un mensonge selon lequel il s'en était débarrassé à cet endroit. Je pense quand-même que tôt ou tard (et bien avant le procès), il en aurait parlé à ses avocats : "ils m'ont fait dire que je m'étais débarrassé de mon couteau à cet endroit, mais c'est faux, mon couteau, je l'ai cherché, je ne l'ai pas retrouvé".

Comme par exemple, il leur a dit "ils m'ont fait avouer que j'avais dormi la veille au soir à Salernes, mais c'est faux, j'ai dormi à Marseille". Il l'a certes dit au procès, mais il en avait parlé à ses avocats avant.


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Message non luPosté : 01 oct. 2007, 12:20 
Citation :
Pour en revenir à la découverte du couteau : si la police avait orchestré une "mise en scène" avec le couteau faussement trouvé dans le tas de tourbe, ils auraient donc réussi à faire avouer à CR un mensonge selon lequel il s'en était débarrassé à cet endroit. Je pense quand-même que tôt ou tard (et bien avant le procès), il en aurait parlé à ses avocats : "ils m'ont fait dire que je m'étais débarrassé de mon couteau à cet endroit, mais c'est faux, mon couteau, je l'ai cherché, je ne l'ai pas retrouvé".
D'un point de vue innocentiste (thèse où les poiliciers lui font avouer l'emplacement où ils ont eux-même caché le couteau), la réponse classique à cette interrogation est qu'en se réveillant sur la banquette arrière de la 304, il a oublié quasiment tout ce qu'il a fait les 25 heures précédant, y compris comment il s'est rendu (ou on l'a conduit) dans la galerie. Et donc pense qu'il est possible dans la phase où on l'a convaincu qu'il pouvait être coupable (jusque vers octobre 1974) , qu'il a pu cacher le couteau avant de regagner la 304 et de s'y (ré-)endormir ...
Mais il est vrai que dans la phase où il est à nouveau convaincu de son innocence (depuis octobre 74), il devrait envisager une manipulation policière sur ce point ...


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Message non luPosté : 01 oct. 2007, 12:56 
Citation :
Le Meur
Pour en revenir à la découverte du couteau : si la police avait orchestré une "mise en scène" avec le couteau faussement trouvé dans le tas de tourbe, ils auraient donc réussi à faire avouer à CR un mensonge selon lequel il s'en était débarrassé à cet endroit. Je pense quand-même que tôt ou tard (et bien avant le procès), il en aurait parlé à ses avocats : "ils m'ont fait dire que je m'étais débarrassé de mon couteau à cet endroit, mais c'est faux, mon couteau, je l'ai cherché, je ne l'ai pas retrouvé".
Voilà : je butte toujours contre cet obstacle. Je ne peux comprendre comment il n'en a pas parlé à ses avocats.

Sans compter que je trouve peu vraisemblable que les policiers aient pris le risque de monter une machination en cachant eux-mêmes le couteau dans le sol.
S'ils l'avaient trouvé dans le coffre, dans la voiture ou dans l'appartement, il me semble que cette découverte était déjà suffisamment incriminante sans qu'il soit besoin d'en rajouter, avec le risque que quelqu'un ne parle un jour.
Et s'ils n'avaient rien trouvé et avaient voulu fabriquer une preuve, il me semble qu'il était beaucoup plus simple de faire semblant de le trouver dans le coffre ou l'habitacle ou lors de la perquisition de l'appartement.
En l'enfouissant dans le tas de tourbe, qu'est-ce qui garantissait aux policiers auteurs de cette manipulation que CR retrouverait le couteau pile-poil à l'endroit où ils l'auraient caché ?

Je trouve toujours cette thèse du couteau caché par la police aussi difficile à avaler.


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Message non luPosté : 01 oct. 2007, 18:54 
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Citation :

Voilà : je butte toujours contre cet obstacle. Je ne peux comprendre comment il n'en a pas parlé à ses avocats.

Parce que, comme le dit Jean-Jacques, il ne se souvient pas de ce qu'il a fait au cours des dernières heures ; le fait est qu'il ne se souvient même plus de l'épisode Moussy et d'avoir renversé un chien. De ce épisode-là non plus, il n'en parle pas à ses avocats. Et ce qui est le plus honteux dans cet épisode, c'est que les policiers connaissaient cet épisode bien avant le procès, et ce dès la fin 1974. Ils auraient pu en parler, eux, puisque le suspect ne s'en souvenait pas. Ils ont préféré se taire et insisté sur le fait que Ranucci avait passé la nuit à Salernes, alors qu'ils avaient un élément qui prouvait qu'il avait passé, si ce n'est la nuit, du moins une partie de la soirée à Marseille. Ils se sont tus et Ranucci est passé pour un menteur quant à son emploi du temps pour la nuit du 2 au 3.
Comment alors leur faire confiance sur d'autres points tels que les aveux ou le couteau ?

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Message non luPosté : 02 oct. 2007, 09:24 
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Je n'accorde pas de "confiance aveugle" à Gérard Bouladou (et les 2 exemples que je t'ai cités le prouvent bel et bien), ni à quiconque d'autre d'ailleurs. C'est une opinion que je me suis faite. Et encore une fois, je ne m'interdis pas de changer de position au gré des découvertes que je peux faire.
Je n'ai pas parlé de confiance aveugle à propos de tout.
Je sais très bien qu'il y a quelques points, insignifiants certes, pour lesquels tu n'es pas d'accord avec Bouladou.
Néanmoins, comme RIEN ne confirme ces allégations, c'est bien comme je dis, il faut une confiance aveugle pour dire :

"Le fait qu'on trouve le couteau selon ses indications (je ne vois pas comment les gendarmes auraient pu faire autrement) prouve bien aussi qu'il est impliqué dans le meurtre."

"Mais le plus important n'est-il pas que CR ait fourni le(s) détail(s) permettant de trouver le couteau ?"
Citation :
Petite mise au point :

- "CR est né le 6 avril 1954 à Avignon" : c'est un fait.
- "CR est impliqué dans le meurtre parce qu'il a indiqué aux gendarmes l'endroit où il s'est débarrassé du couteau" : c'est mon opinion.
Malheureusement, c'est un point très important, capital même, qui ne prête pas à opinion personnelle.
Pour dire cela tu dois avancer des preuves concrètes.
Oui mais voilà :
- lors des recherches, Ranucci, inexplicablement, n'a pas été emmené à proximité de la galerie. C'est un fait.
- Ranucci n'a donc pas pu "désigner" l'emplacement du couteau, puisqu'il n'était pas sur place. C'est un fait
- les "aveux" de Ranucci ne coïncident ni avec les conditions de recherche ni avec les conditions de "découverte" du couteau. C'est un fait.
- aucun élément vérifiable ne permet d'affirmer que Ranucci a fourni des détails pour retrouver le couteau. C'est un fait.
- aucune pièce du dossier ne mentionne ces fameux détails. C'est un fait.
- les photos de la reconstitution montrent que l'emplacement du couteau était marqué. C'est un fait.

Alors, que tout le monde ait été berné à l'époque c'est aussi un fait.
A nous de ne pas refaire la même erreur.
Citation :
Je devrais sans doute dire "Je pense que CR......parce que d'après moi, il a bien indiqué aux gendarmes....", mais désolé, je ne peux pas le faire à chaque fois que j'exprime mon opinion. C'est aussi un peu à toi de savoir "décoder". Et ne m'en veux pas , mais je ne changerai pas mon style d'expression spécialement pour toi.
Je n'en demande pas tant.
Tout ce que je demande c'est de ne pas sortir des phrases meurtrières sans pouvoir en apporter la preuve.
Citation :
Quant à l'homme au POR, ce qui me surprend un peu de ta part, c'est que j'ai dit tout récemment ici que j'avais une idée de qui ça pouvait être.
Là, pour le coup, je prends la précaution de ne pas citer de nom, car l'accusation est grave, et je ne prétends avoir de preuve, seulement quelques indices, pas suffisants pour accuser la personne en question.
Mais je n'ai pas l'impression que ça t'intéresse éventuellement de savoir à qui je pense. Et que c'est parce que je pense à cette personne non pas dans l'hypothèse de l'innocence - comme toi - mais dans celle de la complicité, qui impliquerait quand-même plus ou moins CR.
Une chose à la fois.
C'est plus important de décharger un innocent que de rechercher le vrai coupable.


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 Sujet du message : Re: Réponse à Jayce
Message non luPosté : 02 oct. 2007, 09:27 
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Citation :
Pour en revenir à la découverte du couteau : si la police avait orchestré une "mise en scène" avec le couteau faussement trouvé dans le tas de tourbe, ils auraient donc réussi à faire avouer à CR un mensonge selon lequel il s'en était débarrassé à cet endroit. Je pense quand-même que tôt ou tard (et bien avant le procès), il en aurait parlé à ses avocats : "ils m'ont fait dire que je m'étais débarrassé de mon couteau à cet endroit, mais c'est faux, mon couteau, je l'ai cherché, je ne l'ai pas retrouvé".
C'est marrant ça : pour la complicité, pas de confidence à ses avocats ?

Ca ne tient pas la route comme argument, et surtout, ça n'évacue pas les doutes énormes sur le couteau ...


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 Sujet du message : Re: Réponse à Jayce
Message non luPosté : 02 oct. 2007, 09:29 
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Citation :
Comme par exemple, il leur a dit "ils m'ont fait avouer que j'avais dormi la veille au soir à Salernes, mais c'est faux, j'ai dormi à Marseille". Il l'a certes dit au procès, mais il en avait parlé à ses avocats avant.
Il n'empêche que Ranucci n'a jamais parlé de l'épisode du chien.

Ca montre bien la fragilité de ce genre d'argumentation.


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 02 oct. 2007, 12:21 
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Citation :
Voilà : je butte toujours contre cet obstacle. Je ne peux comprendre comment il n'en a pas parlé à ses avocats.
Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'explication.

Par ailleurs, qu'est-ce qui te permet de dire qu'il n'en a jamais parlé à ses avocats ?
Qu'est-ce qui te permet de penser que ses avocats vont te dire le contenu de leur discussions de A à Z ?
Si tu te poses des questions sur Ranucci, tu devrais t'en poser aussi sur Le Forsonney : comment peut-il encore poser la question sur le couteau (du moins, c'est ce qu'il nous rapporte) la veille du procès ?
Qu'est-ce qui te permet de rejeter la possibilité que les avocats de Ranucci aient persuadés leur client de renoncer à une piste faute d'éléments pour l'étayer (un peu comme Fraticelli qui ne croyait pas l'innocence défendable) et qu'aujourd'hui ils ne vont évidemment pas en faire la révélation pour nos beaux yeux ?
Citation :
Sans compter que je trouve peu vraisemblable que les policiers aient pris le risque de monter une machination en cachant eux-mêmes le couteau dans le sol.
Enlever l'enfant et la tuer c'était risqué aussi.
Ca n'a malheureusement pas dissuadé le meurtrier.
Et puis, encore une fois, pas LES policiers, un ou deux maximum.
A ce que je sache, il n'y a pas de circulaire emise par le Ministère de l'Intérieur pour avertir toutes les polices de l'hexagone quand un "complot" est en préparation (je dis "complot" parce que c'est un mot que certains aiment mettre sur le dos des innocentistes).
Citation :
S'ils l'avaient trouvé dans le coffre, dans la voiture ou dans l'appartement, il me semble que cette découverte était déjà suffisamment incriminante sans qu'il soit besoin d'en rajouter
Ha oui ?
Et comment auraient-ils établi le lien avec le meurtre ?
Surtout que rien ne te permet d'affirmer que, dans ce cas, il y aurait eu du sang sur la lame.
Je te rappelle que le coffre de la 304 contenait un Opinel qui n'a pas beaucoup attiré l'attention des enquêteurs, c'est le moins que l'on puisse dire.
Citation :
... avec le risque que quelqu'un ne parle un jour.
Ce risque existe toujours avec ce genre de manipulation.
Donc, à t'entendre, ce genre de chose n'a jamais existé ?
L'affaire Dreyfus, c'est une légende ?
Par ailleurs, suborner des témoins, comme les Aubert et Martinez, c'est sans risque, ce n'est pas de la manipulation aussi ?
Citation :
Et s'ils n'avaient rien trouvé et avaient voulu fabriquer une preuve, il me semble qu'il était beaucoup plus simple de faire semblant de le trouver dans le coffre ou l'habitacle ou lors de la perquisition de l'appartement.

Ben non, pour les mêmes raisons que ci-dessus.
Citation :
En l'enfouissant dans le tas de tourbe, qu'est-ce qui garantissait aux policiers auteurs de cette manipulation que CR retrouverait le couteau pile-poil à l'endroit où ils l'auraient caché ?
:shock:
Comment ça, "CR retrouverait le couteau pile-poil" ?
Où as-tu été chercher ça ?


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 02 oct. 2007, 12:34 
Citation :
C'est marrant ça : pour la complicité, pas de confidence à ses avocats ?

Ca ne tient pas la route comme argument, et surtout, ça n'évacue pas les doutes énormes sur le couteau ...
Evidemment, s'il est complice forcé ou consentant, il ne va pas aller faire des confidences à ce sujet à Jean-François Le Forsonney dès l'instant (vers octobre 1974) où il s'affirme désormais innocent : "plutôt mourir innocent ...". Par contre s'il est réellement innocent, pourquoi ne pas être "clair" avec Jean-François Le Forsonney au minimum au sujet du détail des aveux (couteau, dessin), du pantalon dont les taches ne peuvent venir que d'un accident de mobylette d'avril 74, ... ? Même si on peut effectivement se douter que cela n'aurait rien changé pour l'opinion publique, les journalistes, la partie civile, et sans doute les jurés.


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 02 oct. 2007, 14:34 
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Enregistré le : 21 mai 2006, 21:13
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Citation :
Evidemment, s'il est complice forcé ou consentant, il ne va pas aller faire des confidences à ce sujet à Jean-François Le Forsonney dès l'instant (vers octobre 1974) où il s'affirme désormais innocent : "plutôt mourir innocent ...".
Dès lors qu'il a "avoué", ça n'a pas de sens.
Surtout s'il est complice forcé.
Je pourrait éventuellement envisager cette carte de l'innocence que jouerait Ranucci s'il avait clamé son innocence haut et fort depuis le début, qu'il soit complice forcé ou consentant.
Mais dans les conditions que nous connaissons, c'est invraisemblable qu'il prenne tout sur le dos.
Citation :
Par contre s'il est réellement innocent, pourquoi ne pas être "clair" avec Jean-François Le Forsonney au minimum au sujet du détail des aveux (couteau, dessin), du pantalon dont les taches ne peuvent venir que d'un accident de mobylette d'avril 74, ... ? Même si on peut effectivement se douter que cela n'aurait rien changé pour l'opinion publique, les journalistes, la partie civile, et sans doute les jurés.
Sans doute tout n'est-il pas clair pour Ranucci dès le début et pour un certain temps (combien exactement, je n'en sais rien).
N'oublions pas le "c'est obligatoirement moi" que nous rapporte Me Le Forsonney.
On ne peut pas, je pense, évacuer la possibilité d'une commotion cérébrale suite à l'accident et donc une mémoire et une compréhension partielle des évènements.
Et bien sûr, il y a le choc de l'accusation et la pression de la garde à vue.
Tout cela a pu convaincre Ranucci de sa culpabilité.
Alors, quand il commence à retrouver ses esprits, peut-être éprouve-t-il de la gêne à s'être laissé convaincre et à avoir prononcé cette fameuse phrase à son avocat.
D'où peut-être une sorte d'exigence tacite, de Ranucci envers Me Le Forsonney, de ne pas aborder ces questions dont la reponse devrait, selon Ranucci, s'imposer d'elle-même puisqu'il est innocent.


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 Sujet du message : Re: Réponse à Henri
Message non luPosté : 03 oct. 2007, 00:57 
Citation :
[...]
Une chose à la fois.
C'est plus important de décharger un innocent que de rechercher le vrai coupable.
Je pense qu'au moins 3 pièces au dossier contredisent formellement tes 2 assertions suivantes :

- "Les "aveux" de ranucci ne coïncident ni avec les conditions de recherche ni avec les conditions de découvertes du couteau. C'est un fait".
- "Aucun élément vérifiable ne permet d'affirmer que Ranucci a fourni les détails pour retrouver le couteau. C'est fait".

1/ PV de gendarmerie (Compagnie d'Aubagne / Brigade de recherche) n° 610/5 (intitulé "Procédure d'enquête préliminaire / PV de saisie"), cote D46, signature et rédaction terminée par l'Adjudant Monnin le 6 juin 1974 à 20h00.
Lignes 12 à 19 : "A dix-sept heures trente, nous nous transportons sur un terre-plein précédant l'accès à la champignonnière et à l'aide d'un appareil de détection électro-magnétique, nous effectuons des recherches aux fins de découvrir un couteau ayant servi à RANUCCI pour commettre son crime. Après plusieurs recherches, nous découvrons ce couteau enfoui dans du fumier et sous vingt centimètres d'épaisseur, dans la partie NORD-EST du tas de fumier".

2/ PV de 2ème comparution de CR devant Melle Di Marino, le 7 juin 1974.
Lignes 3 à 10 : "Ce couteau m'appartient, je le reconnais, c'est le couteau dont je me suis servi pour frapper la fillette. Comme je vous l'ai déjà déclaré, je m'étais débarrassé de ce couteau après les faits en le jetant dans la tourbe près de la galerie où je m'étais rendu après les faits. Comme je vous l'ai déjà déclaré, j'avais enfoui ce couteau dans la tourbe en lui donnant un coup de pied".

3/ Interrogatoire récapitulatif par Melle Di Marino le 27/12/1974 (avocats absents).
Page 11, après s'être rétracté par rapport à ses aveux de l'enlèvement et du meurtre (il reconnaît quand-même qu'il s'est bien rendu à l'endroit qu'il a désigné sur le croquis), CR déclare, lignes 13 à 21 :
"Je reconnais par contre que c'est bien moi qui ai indiqué aux enquêteurs à quel endroit était le couteau m'appartenant et que vous m'avez montré lorsqu'il a été retrouvé. Mais par contre, je ne sais pas ce que j'ai pu faire avec ce couteau. Je ne me souviens pas avoir enlevé quiconque; je ne me souviens pas avoir frappé quiconque".

On peut noter au passage que CR fournit un détail que lui seul pouvait connaître : il s'est débarrassé du couteau en tapant dedans d'un coup de pied.

Et dans le récapitulatif, CR se rétracte sur tout, sauf sur ce point, après avoir déclaré à un moment "je ne suis d'accord avec rien".

Au point où on en est, prenons acte de ce que nous ne sommes pas d'accord sur ce point. Pour moi, c'est un fait quaisment acquis : CR a bien indiqué aux policiers, l'endroit où il s'est débarrassé du couteau.
Et ce n'est pas parce que ces derniers pas fait leur boulot totalement "dans les règles de l'art" sur ce point, qu'ils lui ont forcément fait avouer un mensonge.

A côté de ça (et ça me paraît bien plus intéressant que de contester ce fait), je dis que cet un "indice grave et concordant", mais pas une preuve absolue selon laquelle CR aurait tué la gamine avec ce couteau.

Toujours dans une hypothèse compliciste (avec bien sûr, un "scénario" à construire), CR s'est peut-être retrouvé avec son couteau tâché de sang dans sa poche, ou dans son coffre. Voyant du sang sur la lame, il prend peur, et de façon plutôt irrationnelle, il se débarrasse du couteau, à l'endroit qu'il a indiqué.

Il m'est même arrivé de penser que le fait qu'il s'en débarrasse à cet endroit, et l'indique aux policiers, pouvait être une preuve paradoxale de son innocence. Car je pense qu'un vrai assassin ne s'en serait pas débarrassé à cet endroit, et n'aurait jamais rien indiqué aux policiers, même après les 1ères conclusions du Dr Vuillet (c'est aussi la différence que je ferais entre un assassin, et un meurtrier, ayant éventuellement tué suite à un affolement).


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