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MessagePosté : 29 mars 2008, 15:54 
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Sur les traces d'un sérial killer ?


«C'est une décision remarquable, nous avons enfin été entendus ! » C'est en ces termes que le bureau d'avocats parisiens Seban-Hermann, nouveau conseiller de Ferouz Bendouiou dont la soeur, Charazed, 10 ans, a disparu le 8 juillet 1987 à Bourgoin-Jallieu, vient d'accueillir la décision du parquet général de la cour d'appel de Grenoble d'accéder à leur demande. C'est-à-dire de procéder au rapprochement d'une dizaine d'affaires criminelles jamais élucidées ces vingt dernières années sur le département de l'Isère.

« Il y a des similitudes : sur les origines de plusieurs victimes, les lieux de disparition et de mode opératoire de ces meurtres sans meurtrier », insiste Corinne Hermann, qui évoque l'hypothèse d'un pédophile ou d'un serial killer dont les agissements pourraient dépasser le seul département.
La juriste, qui a travaillé sur le dossier des disparues de l'Yonne mais également sur la tentaculaire affaire Fourniret, constate notamment que de nombreuses victimes sont d'origine nord-africaine et ont disparu dans des cités populaires. « Dans la grande majorité des cas, les corps retrouvés portent des traces de strangulation et ont été découverts non loin des lieux de leur disparition », ajoute-t-elle.

Depuis de nombreuses années, Ferouz Bendouiou, soeur de la petite Berjallienne qui n'a jamais réapparu, se bat pour tenter de percer un mystère qui reste entier. En 2003, elle obtient du procureur de Bourgoin-Jallieu la réouverture du dossier. Quelques mois plus tard, le visage de la petite Charazed est vieilli par les ordinateurs de l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie à Rosny-sous-Bois. Un an plus tard, un premier rapprochement est effectué avec l'affaire de l'inconnue de l'A 10 : aux alentours d'Avignon, le 11 août 1987, quelques semaines après la disparition de Charazed, le corps sans vie d'une fillette avait été découvert. Mais le rapprochements'est révélé négatif ; les tests ADN affirmant sans doute possible qu'il ne s'agit pas de Charazed.

Un dossier oublié refait surface

Outre la disparition de Charazed, les avocats évoquent des dossiers comme ceux de Rachid Bouzian, qui avait 8 ans lors de sa disparition en 1990, et d'Anissa Ouadi, 6 ans, tous deux à Echirolles et Grenoble ; Saïda Berch et Sarah Siad, 6 ans, retrouvées mortes respectivement en 1996 et 1991 à Voreppe.

Ils joignent également à ces dossiers ceux des disparitions, plus médiatisées à l'époque, de Ludovic Janvier, 6 ans, dont on a perdu la trace en mars 1983 à Saint-Martin-d'Hères ; de Léo Balley, le 19 juillet 1996, ou l'enlèvement de Grégory Dubrulle, 8 ans, en juillet 1983.
Plus surprenant : ce dossier "oublié" des médias et qui refait aujourd'hui surface grâce à l'intervention de la famille de la jeune victime. Le 3 août 1988, le long du chemin de fer à Saint-Quentin-Fallavier, le corps sans vie d'une adolescente était retrouvé. Elle avait disparu la veille au soir de son domicile de Villefontaine. D'origine réunionnaise, Nathalie Boyer avait tout juste 15 ans quand elle a succombé sous les coups de son bourreau. Une affaire qui reste à élucider après un rebondissement en mai 1994. À l'aéroport de Manchester, un homme avait été arrêté en possession de troublantes coupures de presse relatant le meurtre de la jeune Nathalie. Après avoir été extradé puis écroué, l'homme avait été mis hors de cause. Et pour cause : il n'avait jamais foulé le sol français.

« Aucun élément nouveau »

Du côté des magistrats, on reste cependant particulièrement prudent. Notamment pour ne pas susciter de faux espoirs aux familles de ces nombreuses petites victimes. « Dans le dossier Bendouiou, il n'y a strictement aucun élément nouveau », souligne Bertrand Nadau, procureur de la République de Bourgoin-Jallieu. Son homologue viennois, Franck Rastoul, dit la même chose pour le dossier Boyer.
Quoi qu'il en soit, les enquêteurs de Rosny, avec le renfort de la section de recherches de la gendarmerie de Grenoble, ont désormais pour mission d'effectuer ces rapprochements dans les mois à venir. Un travail fastidieux qui permettra -ou non- de mettre en lumière des éléments communs.

REPÈRES

27 JUIN 1985
Anissa Ouadi, 5 ans, joue au pied de son immeuble, rue Paul-Cocat à Grenoble. A 19h 30, un orage éclate. Ses soeurs s'aperçoivent qu'Anissa a disparu. Son corps sera retrouvé dans l'Isère, au barrage de Beauvoir.
8 JUILLET 1987
Charazed Bendouiou, 10 ans, disparaît dans le sous-sol de son immeuble, à Bourgoin-Jallieu. Personne ne l'a vu quitter l'immeuble. On ne la reverra jamais.
3 AOÛT 1988
À Villefontaine, Nathalie Boyer, 15 ans, d'origine réunionnaise, disparaît de son domicile. Le lendemain vers 10h, un cheminot découvre le corps de l'adolescente le long d'un chemin forestier à Saint-Quentin-Fallavier. Elle a été égorgée.
5 AOÛT 1990
Ce dimanche, vers 10 heures, dans un box d'un garage collectif de l'immeuble "La Convention" à Echirolles, le corps sans vie de Rachid Bouzian, huit ans, est découvert. L'enfant avait été vu par son père pour la dernière fois le vendredi soir.
15 AVRIL 1991
À Voreppe, Sarah Siad, 6 ans, est enlevée entre 17h et 18h. Après une nuit de recherches vaines, son corps est découvert dans un bois, à 200 mètres de chez elle. Elle a été étranglée.
24 NOVEMBRE 1996
Saïda Berch, 10 ans, sort de chez elle en fin d'après-midi en annonçant à sa mère qu'elle se rend au gymnase de l'Arcane, à Voreppe. Elle n'a que 100 mètres à parcourir. On ne la reverra jamais vivante. Son corps est retrouvé deux jours plus tard, au bord d'un canal. Elle aussi a été étranglée.

SOURCE : LE DAUPHINE


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MessagePosté : 10 mai 2008, 09:39 
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Serial killer : la vraie enquête commence

Alors qu’une dizaine d’enfants ont disparu entre Lyon et Grenoble depuis 1980, la justice a enfin décidé d’étudier sérieusement la piste du serial-killer.


"Enfin ! Après cinq ans d’attente, j’osais même plus espérer !” C’est la réaction de Ferouz Bendouiou après la décision du parquet général de Grenoble de regrouper une dizaine d’affaires criminelles qui n’ont toujours pas été élucidées depuis 20 ans. Dont la disparition de sa propre sœur, Charazed, en 1987 à Bourgoin-Jallieu alors qu’elle avait 10 ans. Des drames qui se sont produits en Isère, entre Lyon et Grenoble.
Il faut dire que la justice s’est distinguée par son inertie au cours de ces années. Enquête bâclée, manque de concertation entre les différents services de police et de gendarmerie, interrogatoires superficiels, pièces à conviction détruites... En 2003, Ferouz Bendouiou avait obtenu du procureur de la République de Bourgoin, Bertrand Nadau, la réouverture de l’enquête sur sa sœur. Mais ce magistrat avait refusé de regrouper ces différentes disparitions qui pourtant se sont toutes produites dans un rayon de 70 km.

Du coup, l’année dernière, cette jeune femme déterminée va décider de muscler sa défense en faisant appel à Me Seban, avocat des victimes de Michel Fourniret et d’Emile Louis, et qui travaille avec Corinne Hermann, une spécialiste des serial-killers.

Le procureur général de Grenoble André Ride le reçoit alors en urgence, mais il ne donne pas plus suite à sa demande. Et il faudra attendre que ce magistrat quitte Grenoble pour que Me Seban obtienne enfin de la justice un regroupement de ces différents dossiers.

“C’est une première étape essentielle pour pouvoir résoudre toutes ces affaires qui n’ont jamais été élucidées” estime aujourd’hui cet avocat, avant d’ajouter : “Mais on se heurte toujours à la même attitude frileuse de l’institution judiciaire, qui préfère souvent analyser les dossiers un par un, en se contentant d’une enquête de proximité, plutôt que de rapprocher les différentes affaires. En réalisant un vrai travail de mise en perspective pour éventuellement identifier un serial-killer.”
D’ailleurs, le procureur de la République de Bourgoin continue à minimiser l’importance de ce rapprochement d’enquêtes. “Dans le dossier Bendouiou, il n’y a strictement aucun élément nouveau”, affirme Bertrand Nadau. “C’est en comparant différentes affaires qu’on pourra éventuellement trouver de nouveaux éléments”, réplique Ferouz Bendouiou. Son avocat, Me Seban, qui représente également trois autres familles de victimes, précise : “Ces pervers ne prennent jamais leur retraite. Un serial-killer a très bien pu enlever d’autres enfants que Charazed, plusieurs années avant mais aussi plusieurs années après. D’où l’importance de rapprocher les différentes affaires, même si bien sûr ça ne veut pas dire qu’un seul serial-killer est derrière toutes ces disparitions. Il peut y en avoir plusieurs. Et ils peuvent avoir sévi également dans le Rhône, la Loire...”



Série noire

En fait, tout a commencé le 25 mai 1980 avec la disparition de Philippe Pignot, 13 ans, à la Morte-sur-Isère. Puis le 17 mars 1983, c’est Ludovic Janvier, 6 ans, qui disparaît à Saint-Martin-d’Hères. Alors qu’il est parti avec ses deux frères acheter un paquet de cigarettes pour ses parents dans un bureau de tabac situé à une centaine de mètres de chez eux. Il est enlevé par un individu que plusieurs témoins vont décrire avec précision : d’une taille moyenne, un peu enveloppé, il était habillé d’un bleu de travail, avait des chaussures de sûreté à fermeture Eclair et un casque de moto sur la tête. De plus il connaissait le nom des enfants. “Il avait l’air très gentil. Du coup, aucun de mes enfants ne s’est méfié de lui quand il leur a demandé de l’aider à chercher son chien”, raconte la mère de Ludovic, qui reste persuadé que son fils est toujours vivant aujourd’hui.

Le 9 juillet 1983, c’est Grégory Dubrulle, 8 ans, qui est enlevé en bas de son domicile, rue Adrien Ricard à Grenoble. C’est le seul qui sera retrouvé vivant, un jour plus tard, dans une décharge de la ville. Mais l’enfant, qui est gravement blessé à la tête, ne pourra fournir d’informations suffisamment précises pour identifier son ravisseur.

Deux ans plus tard, le 27 juin 1985, la petite Anissa Ouadi, 5 ans, aura moins de chance. Alors qu’elle joue en fin d’après-midi au pied de son immeuble HLM, situé rue Paul Cocat à Grenoble, elle disparaît. Son corps sera retrouvé dans l’Isère, au barrage de Beauvoir. L’autopsie révèle qu’elle a été étranglée, sans subir de violences sexuelles.

Le 8 juillet 1987, vers 13h, c’est Charazed Bendouiou qui va disparaître. Cette petite fille de 10 ans, aux cheveux bruns frisés et aux yeux noirs, avait demandé à sa mère la permission la permission de jouer en bas de leur immeuble, situé dans la zone HLM de Champ-Fleuri dans la banlieue de Bourgoin. Sage et raisonnable, elle est réputée dans le quartier pour son joli sourire et pour sa gentillesse. Du coup, sa mère n’hésite pas à la laisser sortir seule. A condition qu’elle descende la poubelle. Un carton rempli d’ordures qu’elle doit rapporter après l’avoir vidé. Charazed ne réapparaîtra jamais. Malgré les recherches de sa famille, puis de la police qui va hésiter pendant de longues heures avant de ratisser le quartier à partir de 18h30. Seule certitude : elle est bien arrivée jusqu’aux poubelles situées au sous-sol de l’immeuble, puisque le carton d’ordures est retrouvé dans un container. Mais l’enquête ne donnera rien. Et Ferouz Bendouiou apprendra par hasard que la disparition de sa sœur a été classée sans suite par la PJ lyonnaise, à peine un an plus tard.

Le 3 août 1988, Nathalie Boyer disparaît également près de son domicile à Bourgoin. Cette jolie brune de 15 ans, qui est d’origine réunionnaise, sera retrouvée égorgée le lendemain, le long de la voie de chemin de fer à Saint-Quentin-Fallavier.

Depuis 1980, on est déjà à six disparitions ou crimes non élucidés, entre Bourgoin et Grenoble. Mais aucun policier, gendarme ou magistrat ne prendra l’initiative de réunir ces affaires pour trouver d’éventuels points communs.

Mais la série noire va continuer. En janvier 1989, Fabrice Ladoux, 12 ans, disparaît à Grenoble avant d’être retrouvé mort dans le massif de la Chartreuse. Puis le 5 août 1990, le corps de Rachid Bouzian, 8 ans, est retrouvé dans un garage souterrain à Echirolles. Il avait disparu depuis 48 heures. C’est la seule affaire qui a été élucidée puisqu’un individu qui habitait son quartier est interpellé. Il sera condamné à perpétuité. “Mais on n’a pas vraiment cherché à savoir s’il pouvait être mis en cause dans d’autres affaires”, souligne Me Seban.

Trois autres affaires vont éclater dans les années 1990.
D’abord l’enlèvement de Sarah Siad, 6 ans, à Voreppe le 15 avril 1991. Elle sera retrouvée étranglée le lendemain, dans un bois, à 200 mètres de son domicile.
Puis Léo Balley, 6 ans, va disparaître le 19 juillet 1996, alors qu’il était parti en randonnée avec son père dans le massif du Taillefer en Isère.
Enfin, le 26 novembre 1996, le corps de Saïda Berch est retrouvé sans vie au bord d’un canal à Voreppe. Cette fillette de 10 ans qui a été étranglée avait disparu deux jours plus tôt, en se rendant dans un gymnase, situé à 100 mètres de son domicile.


Similitudes troublantes

Bref, en 16 ans, c’est pas moins de 11 disparitions ou meurtres d’enfants qui n’ont pas été élucidés entre Lyon et Grenoble. Alors qu’aucun suspect vraiment sérieux n’a été interpellé, à part dans l’affaire Bouzian. Exemple : quelques jours après la disparition de Charazed, les gendarmes reçoivent un coup de téléphone anonyme d’une femme qui balance le signalement d’un de ses amis qui l’a appelé pour s’accuser de l’enlèvement de plusieurs fillettes dans la région : un homme de 44 ans, qui aurait fait son service militaire pendant la guerre d’Algérie. Les enquêteurs vont alors interroger l’armée, qui identifie 20 anciens d’Algérie correspondant à ce profil. Mais seulement une dizaine seront interrogés. Autant dire que cette piste n’a pas vraiment été étudiée.
Pourtant, toutes ces affaires présentent certaines similitudes assez troublantes. Tout d’abord plusieurs de ces enfants sont d’origine immigrée et ils vivaient dans des logements HLM. Souvent, ils ont disparu en fin d’après-midi, juste à côté de leur domicile. De plus, le mode opératoire est souvent identique, avec des traces de strangulation. Et les corps sont retrouvés non loin des lieux de leur disparition.
Voilà pourquoi, aujourd’hui, les familles de victimes souhaitent que toutes ces affaires soient regroupées pour être étudiées sous un angle nouveau. En privilégiant les indices communs relevés dans chaque affaire. Grâce notamment aux progrès de la police scientifique qui permettent de retrouver des traces ADN à partir d’une simple tache sur un vêtement. “Il faut aussi travailler sur toutes les affaires d’enlèvements ratés, car les enfants qui ont pu échapper à un pervers sont les mieux placés pour donner des informations. C’est d’ailleurs comme ça que Michel Fourniret a été arrêté”, souligne Me Seban.
Reste à savoir si les enquêteurs vont cette fois jouer le jeu et rattraper le temps perdu.

Source : Lyonmag


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MessagePosté : 27 juin 2008, 19:45 
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Cette tentative d'enlèvement n'a peut-être rien à voir avec les disparitions mais ont ne sait jamais....

Tentative d'enlèvement:enquête en Isère


Une enquête a été ouverte pour vérifier des éléments selon lesquels deux fillettes âgées de 7 ans auraient été abordées dans la rue par un inconnu qui leur aurait proposé des bonbons courant juin à Echirolles (Isère).

Interrogées par les enquêteurs, les fillettes qui ont refusé les bonbons, ont indiqué que l'homme qui les avait abordé se trouvait à bord d'une camionnette blanche immatriculée dans le Rhône.

"Cette affaire est prise très au sérieux", a précisé l'un des enquêteurs.
Les policiers ont également reçu le témoignage d'une personne qui aurait vu dans les jours suivants un garçonnet se faire aborder par un homme à bord d'un véhicule. Mais ce jeune garçon n'a pas été retrouvé par les policiers.

Les parents des deux fillettes n'ont pas porté plainte.

Source : AFP


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MessagePosté : 07 juil. 2008, 15:16 
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Appel à témoins après neuf disparitions et meurtres d'enfants en Isère

La procureure générale près la Cour d'appel de Grenoble, Martine Valdes-Boulouque, a lancé ce lundi matin un appel à témoins concernant neuf disparitions et meurtres d'enfants en Isère entre 1983 et 1996, pour lesquels une cellule d'enquête a récemment été mise en place.

«Je demande à toute personne qui pourrait fournir des éléments sur ces affaires de bien vouloir prendre contact avec le numéro vert que nous avons mis en place qui est le 0800.002.032», a déclaré Martine Valdes-Boulouque, précisant que ce numéro vert est équipé d'un répondeur.

Les personnes susceptibles de fournir des informations peuvent également le faire par mail: mineurs38@orange.fr, a précisé le patron de la section de recherches de Grenoble, le lieutenant-colonel Dominique Ragot.

Les victimes âgées de 5 à 16 ans

En mars 2008, le parquet général de Grenoble avait demandé à la gendarmerie de «rechercher les points communs» entre ces affaires criminelles touchant cinq garçons et quatre filles, âgés de 5 à 16 ans et domiciliés dans l'Isère. Les enquêteurs tentent également de rechercher des points communs avec quatre autres dossiers criminels ouverts entre 1989 et 1996, dont l'instruction est toujours en cours.

Toutes ces affaires sont irrésolues à l'exception de l'une d'entre elles pour laquelle le meurtrier a été retrouvé et condamné.

Source : 20 Minutes


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MessagePosté : 07 juil. 2008, 18:12 
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mineurs 38

Cette cellule est composée de sept enquêteurs d'Isère et de la Drôme et de cinq analystes criminels de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de Rosny-sous-Bois.

"Nous avons réactivé les investigations dans ces affaires dites des +disparus de l'Isère+" en espérant utiliser "les progrès accomplis en 20 ans par la criminologie pour trouver de nouveaux éléments", a expliqué Mme Valdes-Boulouque.

Sur ces neuf procédures, quatre sont en cours d'instruction à Grenoble et confiées à des juges disposés à participer aux nouvelles investigations.

Pour les cinq autres affaires classées, dont certaines touchées par la prescription, les enquêteurs agissent dans le cadre d'enquêtes préliminaires réouvertes par le parquet général en mai dernier.

Ces dossiers présentent des "similitudes de lieu, de date". "Ce n'est pas anodin que des enfants aient fait l'objet de violences dans une même région", a souligné Mme Valdes-Boulouque, précisant que la justice ne disposait actuellement d'aucun élément l'orientant vers un éventuel tueur en série.

Cinq familles se sont constituées partie civile, représentées par Me Didier Seban (Paris).

Le patron de la section de recherches de Grenoble, le lieutenant-colonel Dominique Ragot, a évoqué un "travail de longue haleine hypercomplexe".


La cellule "mineurs 38" est en train de regrouper les dossiers et faire l'inventaire des pièces à conviction. Mais à l'époque, les enquêteurs saisissaient peu de scellés, commençaient tout juste à prélever l'ADN et n'inscrivaient pas les fausses pistes à la procédure.


"Je n'attends pas de miracle du côté des pièces à conviction, j'en attends beaucoup plus des nouvelles méthodes mises en oeuvre en matière d'enquête", a expliqué M. Ragot.



Les gendarmes devront ensuite "décortiquer les procédures, établir des relations entre les différents acteurs" avant de "détecter" d'éventuels "éléments communs" permettant des rapprochements.

Source TV5 monde


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MessagePosté : 23 nov. 2008, 07:19 
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DISPARUS DE L'ISERE

La bataille de l'ADN a débuté


Alors que trois ADN viennent d'être isolés pour des meurtres en Saône-et-Loire, 20 ans après, en Rhône-Alpes on fonde de grands espoirs dans la recherche de nouveaux éléments.

Huit mois après le regroupement officiel par la justice des dix dossiers de meurtres ou de disparitions d'enfants survenus en Isère dans les années 1980 et 1990, les enquêteurs veulent passer la surmultipliée. A Paris, des analystes criminels de la gendarmerie procèdent à des comparaisons entre les différentes affaires et les mettent en perspective avec les modes opératoires de certains meurtriers tels que Christian Van Geloven, ou même avec Didier Gentil, condamné en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de la petite Céline Jourdan.

Des scellés détruits ou égarés

Pendant ce temps, en Rhône-Alpes, la cellule Mineurs 38 achève la collecte des scellés avec un enjeu majeur de police scientifique: la recherche d'ADN tous azimuts. Pour les gendarmes, la tâche est d'autant plus ardue que, dans les cinq affaires prescrites (lire nos Repères), les scellés ont disparu dans leur immense majorité, détruits ou égarés lorsque les dossiers ont été refermés et que les non-lieu ont été prononcés faute de résultat. Cette absence de pièces à conviction fait aujourd'hui bondir Didier Seban, l'avocat des familles de cinq victimes (Ludovic, Grégory, Anissa, Charazed et Nathalie) et sa conseillère, la criminologue Corinne Hermann: tous deux demandent d'urgence un changement de réglementation sur les scellés (notre interview). Car aujourd'hui, au-delà de la "remise à plat" des différents dossiers qui concernent les enfants tués ou disparus, les espoirs se portent évidemment sur l'éventuelle découverte d'ADN sur l'ensemble des pièces à conviction et sur les corps des victimes. Les techniques nouvelles de police scientifique, totalement inconnues dans les années 80 ou à l'état d'ébauche dans la seconde partie des années 90, vont fatalement donner des résultats, assure Corinne Hermann. Me Seban et sa collaboratrice, qui ont, par le passé, joué un rôle décisif dans la manifestation de la vérité dans l'affaire des disparus de l'Yonne, viennent de gagner une nouvelle bataille: dans le dossier des meurtres de Saône-et-Loire (12 jeunes femmes assassinées entre 1986 et 1999), trois ADN partiels masculins ont été isolés en octobre à partir de prélèvements effectués sur des pièces à conviction. Or c'est à la demande de Me Seban, qui défend neuf familles, que l'enquête sur cette monstrueuse série -toujours non élucidée- peut progresser et que les dossiers sont aujourd'hui rassemblés sur un seul pôle d'instruction .

Un ADN dans l'affaire Ladoux
Dans la nébuleuse des affaires iséroises réétudiées par la justice, les obstacles sont nombreux: "C'est bien simple, il n'existe plus de scellés..." se désole Corinne Hermann dans son bureau du bd Saint-Germain à Paris. La criminologue espère aujourd'hui que l'analyse des pièces toujours en possession de la justice dans les dossiers encore à l'instruction vont permettre d'avancer aussi sur ceux des cinq clients de Me Seban.
Dans l'affaire du petit Rachid Bouzian, tué en août 1990 par un voisin à Echirolles, le dossier d'enquête, notamment les auditions de certains suspects initiaux dans cette affaire (l'auteur du meurtre a été condamné et s'est suicidé en prison), pourraient permettre de dresser "la carte criminelle de la région à cette période", explique Corinne Hermann.

"Il n'y avait pas de gel de la scène de crime"
Selon nos informations, les enquêteurs qui travaillent toujours sur l'affaire Ladoux disposent d'un ADN masculin établi à partir d'un poil retrouvé sur la chaussette qui a servi à étrangler l'enfant. Des prélèvements d'ADN ont été effectués (ou sont en cours) sur tous les enquêteurs et les sapeurs-pompiers qui ont eu accès au corps du petit Fabrice, cela afin d'éliminer la possibilité d'une "pollution" par un intervenant extérieur. "Les enquêteurs de l'époque ont été attaqués dans cette affaire. Mais en réalité, ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir. Le problème, c'est qu'ils ne disposaient pas des mêmes moyens", raconte un bon connaisseur de l'ensemble des dossiers. "En 1989, dans l'affaire Ladoux, les enquêteurs étaient seulement équipés de gants, parce qu'à l'époque, seules les empreintes digitales étaient exploitables. Lorsque les gendarmes sont parvenus sur les lieux, le corps de l'enfant avait été manipulé par les sapeurs-pompiers; il était même dans l'ambulance! En clair, il n'y avait pas de gel des scènes de crime". Le même interlocuteur raconte que dans l'affaire Saïda Berch, des centaines d'habitants de la commune de Voreppe ont été convoqués par les enquêteurs. Aujourd'hui, les gendarmes qui travaillent de nouveau sur la disparition de Ludovic Janvier vont probablement tenter de retrouver les ossements d'enfant découverts en 1985 à Engins, jamais identifiés, et probablement enterrés sous X depuis des années dans un carré commun de cimetière. Une exhumation de ces pièces à conviction permettraient aujourd'hui d'isoler au moins un ADN, et peut-être d'identifier ces restes...

À L'INSTRUCTION:
89: Fabrice Ladoux, 12 ans, est enlevé à Grenoble en allant au collège et retrouvé étranglé dans une décharge de Quaix-en-Chartreuse.
91: Sarah Siad, 6 ans, enlevée à Voreppe et retrouvée morte.
96: Léo Balley, 6 ans, disparaît dans le Taillefer. En novembre Saïda Berch, 10 ans, est étranglée à Voreppe.
* PRESCRIS ET ROUVERTS:
83: Ludovic Janvier, 6 ans, disparaît à Saint-Martin-d'Hères. En juillet Grégory Dubrulle, aujourd'hui 33 ans, est enlevé à Grenoble mais, laissé pour mort, survit à l'agression.
85: Anissa Ouadi est enlevée devant son domicile à Grenoble et est retrouvée noyée dans l'Isère.
87: Charazed Bendouiou, 10 ans, disparait en descendant les poubelles à Bourgoin.
88: Nathalie Boyer est retrouvée égorgée après avoir disparu devant sa maison de Villefontaine.



"Arrêtez le massacre des scellés"

Didier Seban, l'avocat de cinq familles de victimes et Corinne Hermann, criminologue travaillant à ses côtés, reviennent sur l'affaire.

* La question des scellés non retrouvés dans les affaires prescrites vous fait bondir. Mais que faut-il faire?

Didier Seban: - La gestion des scellés en France, c'est l'horreur absolue. Songez que lorsqu'un non-lieu est prononcé dans une affaire, la justice a le droit de les faire disparaitre en toute légalité! Dans d'autres cas, les scellés sont perdus, confondus avec d'autres. Nous disons: arrêtez le massacre des scellés! 200 meurtres non élucidés sont commis en France chaque année. Ne pourrait-on pas, une bonne fois pour toute, changer les textes, et ordonner, pour ces affaires, la conservation des pièces à conviction dans des conditions correctes permettant d'éviter leur déterioration?

* Précisément, quelles sont selon vous les chances d'aboutir dans les dossiers isérois?

Corinne Hermann: Dans l'affaire de l'Yonne, on nous assurait qu'il n'existait pas de tueur en série et nous avons prouvé le contraire! Je suis évidemment convaincue qu'il n'existe pas un seul tueur dans les affaires de l'Isère. Je pense que nous allons résoudre au moins un dossier. Malgré les difficultés relatives aux scellés, nous continuons d'avancer. Nous demandons des comparaisons inter-dossiers, nous retravaillons sur chaque cas et nous tentons de retrouver les scellés disparus. Ensuite, nous demanderons des auditions, des recherches et nous tenterons de retrouver des témoins.

* On vous a reproché d'entretenir de faux espoirs...


C.H: Les familles n'attendent pas que nous changions leur vie. Elle veulent simplement savoir ce qu'il s'est passé. Nous n'avons pas le droit de ne pas confronter les éléments connus avec les nouvelles techniques de police scientifique. Vingt ans après, les criminels peuvent commettre des erreurs. Donc il faut que les gens fassent leur boulot! Ce dont je m'aperçois, moi, c'est que l'ensemble des victimes faisaient partie d'un milieu modeste. En France, malheureusement, il y a la justice des riches et celle des défavorisés.


Source :Le Dauphiné Libéré


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