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MessagePosté : 13 sept. 2008, 15:39 
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Disparition d'un garçon de 6 ans et demi à Issoire (Puy-de-Dôme)



Un garçon âgé de 6 ans et demi a disparu de son domicile où il se trouvait seul, jeudi soir, et n'a toujours pas été retrouvé, ont annoncé vendredi les gendarmes d'Issoire (Puy-de-Dôme), qui ont lancé un appel à témoins.

L'enfant prénommé Antoine, mesure 1,10 m pour 19 kg, il serait vêtu d'un pantalon bleu de type treillis, un T-Shirt blanc, un pull bleu clair, une veste marron et des chaussures Nike rouge, noir et argent.
Ses parents avaient laissé l'enfant seul dans leur appartement au premier étage d'un immeuble ancien du Vieil Issoire, et ne l'ont pas retrouvé à leur retour.

Aucune trace d'effraction n'a été relevée, et les enquêteurs privilégient pour le moment la piste d'une fugue. Cependant, le procureur de la République de Clermont-Ferrand n'écarte aucune piste ( selon les informations de 19h).

Absent de l'école ces derniers jours en raison de problèmes gastriques, Antoine aurait pu vouloir s'enfuir pour échapper à un retour en cours, selon les gendarmes. Une trentaine de gendarmes de la compagnie d'Issoire, une équipe cynophile venue de Riom et des techniciens de l'investigation criminelle de Clermont-Ferrand ont entamé des recherches.


Le petit Antoine Brugerolle de Freysinette, est débrouillard, mais n'a jamais fugué. Description de l'enfant en détail, pour aider les forces de police et de gendarmerie à le retrouver.

Il a emporté un sac de sport noir dans lequel il a mis de la nourriture. Ce petit, très débrouillard, n'est pas coutumier des fugues.

Source : AFP


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MessagePosté : 13 sept. 2008, 15:40 
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Un garçon âgé de 6 ans et demi a disparu de son domicile où il se trouvait seul jeudi soir, et n'a toujours pas été retrouvé, ont annoncé vendredi les gendarmes d'Issoire (Puy-de-Dôme), qui ont lancé un appel à témoins.

"C'est très inquiétant, on n'a aucune trace, aucune piste", a déclaré le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, lors d'un point presse vendredi soir.

Le magistrat a ajouté qu'Antoine, qui vivait seul avec sa mère, une serveuse de bar âgée de 23 ans, supportait mal, selon l'entourage du couple, l'arrivée récente d'un nouveau concubin, âgé de 29 ans.

La mère d'Antoine et son ami, qui habitent un appartement au premier étage d'un immeuble ancien du Vieil Issoire, étaient partis dîner jeudi soir entre 20H00 et 21h15 au restaurant, et, selon leurs déclarations, devaient constater la disparition du garçon à leur retour. Aucune trace d'effraction n'a été relevée, et les enquêteurs privilégient pour le moment la piste d'une fugue, mais n'écarte aucune piste .

Le procureur a également indiqué que la mère d'Antoine était connue des services de police, sans fournir davantage de précisions.

Toujours selon M. Coquillat, Antoine avait normalement fait sa rentrée scolaire début septembre mais, dès le deuxième jour, il était absent de son école en raison d'une gastro-entérite, et n'était plus allé en classe depuis lors.

Toutefois, l'enfant a été vu récemment par des voisins, a-t-on ajouté de source judiciaire.

Le père biologique d'Antoine est en cours d'identification. De source proche de l'enquête, on indique que la mère a donné aux enquêteurs le nom du père, mais ce dernier ne serait pas au courant de sa paternité.

Le dispositif de recherche du petit Antoine compte désormais 80 gendarmes et une trentaine de pompiers. La Couze Pavin, un affluent de l'Allier, qui traverse Issoire, a été sondée sans résultat.
Selon le procureur, une équipe cynophile "très spécialisée", basée à Toulouse, est actuellement en cours d'acheminement vers Issoire par hélicoptère.

Source : AFP


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MessagePosté : 13 sept. 2008, 15:42 
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Les recherches se poursuivaient samedi matin à Issoire (Puy-de-Dôme) pour retrouver le petit Antoine, 6 ans et demi, disparu depuis jeudi soir du domicile de sa mère qui l'avait laissé seul, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.


"On parle toujours de fugue, mais plus le temps passe, plus il faut chercher autre chose", a déclaré le lieutenant-colonel Pascal Palayer, officier de communication de la Région de gendarmerie d'Auvergne, ajoutant: "on dépasse le stade de la fugue simple, même si on a un certain nombre d'éléments objectifs au départ qui font penser à une fugue".

"Cela devient inquiétant avec le temps qui passe, même s'il n'y a pas d'indice d'enlèvement", soulignait-on samedi matin de source judiciaire.

Source : AFP

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MessagePosté : 13 sept. 2008, 15:43 
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Une mère connue des services de police

Hier soir, quatre-vingts gendarmes, une équipe cynophile, des renforts venus de Clermont-Ferrand, aidés de trente pompiers mais aussi d’habitants, quadrillaient toujours le secteur pour tenter de retrouver l’enfant. La rivière à quelques mètres de l’adresse parentale a été passée au crible. « On a fait venir spécialement de Toulouse un chien au flair très développé, a précisé le procureur, les fortes pluies de la veille ayant détrempé le terrain. » Les enquêteurs ont également fait des appels par haut-parleurs dans les rues d’Issoire. La police municipale a distribué des messages dans les boîtes aux lettres, avec la description et la photo d’Antoine. Enfin, la grand-mère de l’enfant, qui habite Vichy (Allier), a placardé des affiches dans les rues, pensant que le petit aurait pu tenter de se rendre chez elle.

Source : Le Parisien

Parallèlement au travail de recherches, les enquêteurs, qui n’excluent aucune hypothèse, ont auditionné la mère d’Antoine, une serveuse de 23 ans déjà connue des services de police. « Cette disparition est particulièrement inquiétante par sa durée », a ajouté le procureur. Hier soir, Antoine entamait sa deuxième nuit hors
de chez lui.


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MessagePosté : 14 sept. 2008, 11:58 
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L’inquiétude grandit après la disparition d’Antoine

Les enquêteurs poursuivaient leurs investigations hier soir à Issoire pour retrouver Antoine, 6 ans et demi, disparu depuis jeudi du domicile de sa mère. Elle l’avait laissé seul à la maison pour aller dîner avec son compagnon.ager


Les recherches ont beau s’intensifier, elles restent vaines. Antoine, 6 ans et demi, demeure introuvable depuis jeudi soir. Ce sont désormais une quarantaine de gendarmes qui traquent le moindre détail ou témoignage pouvant les mettre sur la piste du petit garçon. Aidés par les équipes cynophiles, les pompiers et de nombreux habitants d’Issoire (Puy-de-Dôme).

Hier, deux hélicoptères de la gendarmerie, dont un équipé d’une caméra thermique, sont venus en renfort pour survoler la zone de sa disparition. Et les recherches limitées dans un premier temps aux frontières de la ville se sont élargies aux villages alentour et aux carrières avoisinantes.

« Tout est possible »

« Notre appel à témoins a bien été entendu par la population, précisent les gendarmes, mais cela n’a rien donné de vraiment sérieux. Les gens ont l’impression de voir Antoine partout. » Un chien de race saint-hubert, réputé pour ses capacités olfactives ultra-développées, est spécialement venu de Toulouse vendredi. Il a bien réussi à remonter une partie de l’itinéraire du petit garçon, mais la piste d’Antoine s’arrête à la sortie de la ville, près du pont Charlemagne. « Soit le garçon a fait demi-tour, soit il est monté à bord d’un véhicule, soit il est tombé à l’eau. Tout est possible », analysent les enquêteurs de plus en plus inquiets. Du coup, des plongeurs ont de nouveau inspectés les berges de l’Allier et de la Couze, les deux rivières passant à proximité de la maison familiale. Sans aucun résultat. Pendant ce temps, des spécialistes de l’identification criminelle ont passé au crible la maison du petit garçon dans le centre-ville d’Issoire. La maman, 23 ans, serveuse dans un bar, a été entendue à plusieurs reprises par les gendarmes. Elle n’est d’ailleurs pas inconnue des services de police. « Il ne faut négliger aucune piste, aucun indice. Cela peut être capital dans le dénouement de l’enquête », confie ce spécialiste rompu aux disparitions d’enfants.

Antoine, que sa mère avait laissé seul devant la télé pendant qu’elle était au restaurant avec son compagnon, jeudi soir, avait annoncé qu’il ne voulait plus aller à l’école. Curieusement, il n’y était pas retourné depuis le jour de la rentrée. Sa mère n’avait même pas pris soin d’appeler les enseignants pour prévenir de son absence. L’enfant aurait également pu souffrir du contexte familial. Lui qui vivait seul avec sa mère n’aurait pas très bien vécu l’arrivée de son nouveau compagnon. Pour toutes ces raisons, les gendarmes et le parquet de Clermont continuent de privilégier officiellement l’hypothèse de la fugue. « C’est un petit garçon habitué à être livré à lui-même, très autonome et au caractère bien trempé, explique le lieutenant-colonnel Palayer. Peut-être qu’il se cache quelque part. Il avait déjà fait une blague à sa mère une fois en se cachant derrière l’armoire du salon pendant une demi-journée. »

Malheureusement, s’il s’agissait d’une blague, elle ne fait plus rire personne. Car le pire est désormais envisagé. Antoine n’a que 6 ans et demi. Il vient de passer une troisième nuit hors de son domicile. Même si en partant il a pensé à prendre un paquet de gâteaux et un vêtement chaud dans un sac de sport selon les déclarations de sa mère cette situation demeure très inquiétante. Pour les enquêteurs, une évidence s’imposait hier soir : « Plus le temps passe et moins il y a de raisons d’être optimiste. »

Source : Le Parisien


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MessagePosté : 14 sept. 2008, 12:21 
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Disparition d'Antoine à Issoire: information judiciaire pour enlèvement et séquestration

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, a annoncé dimanche l'ouverture d'une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration de mineur", après la disparition depuis jeudi soir du petit Antoine, 6 ans et demi, du domicile de sa mère à Issoire (Puy-de-Dôme).

"Plus le temps passe, plus l'hypothèse de la fugue perd de la consistance et je ne suis pas très optimiste", a déclaré le procureur au cours d'une conférence de presse au palais de justice de Clermont-Ferrand. "Il y a des choses que je peux vous dire et d'autres que je ne peux pas vous dire, car c'est une enquête très difficile que je ne peux pas prendre le risque de compromettre", a-t-il ajouté.

La mère d'Antoine et son nouveau compagnon, qui habitent un appartement au premier étage

d'un immeuble ancien dans le centre d'Issoire, étaient sortis dîner jeudi soir au restaurant entre 20H00 et 21h15. Selon leurs déclarations, ils avaient constaté la disparition de l'enfant à leur retour. Aucune trace d'effraction n'a été relevée.

La jeune femme, âgée de 23 ans, a été entendue à deux reprises par les enquêteurs et a maintenu ses déclarations, selon le procureur.

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 14 sept. 2008, 22:03 
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la justice enquête sur un enlèvement

Des perquisitions étaient en cours dimanche soir dans plusieurs lieux d'Issoire (Puy de Dôme), après la disparition depuis jeudi d'Antoine, 6 ans et demi. Un appartement a notamment été fouillé par les gendarmes en présence de la mère du petit garçon et de son compagnon.

«Des perquisitions sont en cours en plusieurs endroits de la ville, aux alentours du logement de l'enfant», a confirmé le lieutenant-colonel Pascal Palayer, officier de communication de la Région de gendarmerie d'Auvergne, précisant que personne n'avait été placé en garde à vue jusque là.


La mère habite en plein centre d'Issoire, à proximité du restaurant le Bon Croûton, où elle travaille. L'appartement perquisitionné se situe à environ 500 mètres de là, dans le faubourg sud. Selon des témoins, un camion appartenant au patron du restaurant a en outre été fouillé, et des prélèvements y ont été effectués.

Une information judiciaire pour «enlèvement et séquestration de mineur» a été ouverte dimanche par le procureur de la République de Clermont-Ferrand Jean-Yves Coquillat. «Plus le temps passe, plus l'hypothèse de la fugue perd de la consistance et je ne suis pas très optimiste», a déclaré le procureur. «Il y a des choses que je peux vous dire et d'autres que je ne peux pas vous dire, car c'est une enquête très difficile que je ne peux pas prendre le risque de compromettre», a-t-il ajouté.



Antoine n'allait plus à l'école depuis dix jours

La mère d'Antoine, Alexandrine, 23 ans, et son nouveau compagnon, qui habitent un appartement au premier étage d'un immeuble ancien dans le centre d'Issoire, étaient sortis dîner jeudi soir au restaurant entre 20 heures et 21h15. Selon leurs déclarations, ils avaient constaté la disparition de l'enfant à leur retour, qu'ils pensaient devant la télé. Aucune trace d'effraction n'a été relevée. La thèse de la fugue avait d'abord été avancée: Antoine, qui n'avait pas fait sa rentrée comme les autres enfants d'Issoire, aurait dit ne plus vouloir retourner à l'école.

Le garçonnet n'allait plus à l'école depuis le 2 septembre, selon sa mère en raison d'un gastro entérite, et depuis cette date il n'y a «aucun témoignage crédible de personnes qui auraient vu l'enfant», a souligné M. Coquillat. L'enfant «n'a pas vu de médecins, il n'y a pas de certificat médical», a relevé le magistrat, pour qui «rien ne corrobore» la version de la mère, elle-même en arrêt maladie pour une raison indéterminée.

Sa mère a assuré aux enquêteurs qu'il avait pris un sac de sport contenant un vêtement chaud et un paquet de gâteaux. Il aurait pu vouloir rejoindre sa tante, âgée de 17 ans, qui vit près de Vichy. Alexandrine a été entendue à deux reprises par les enquêteurs et a maintenu ses déclarations, selon le procureur.

Sources : AFP/ Le Parisien


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MessagePosté : 15 sept. 2008, 08:38 
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Disparition d'Antoine: la thèse de l'enlèvement privilégiée



Et si Antoine n'avait pas fugué? Le procureur de la République de Clermont-Ferrand Jean-Yves Coquillat a annoncé dimanche l'ouverture d'une information judiciaire pour «enlèvement et séquestration de mineur» après la disparition, depuis jeudi soir, du petit Antoine, 6 ans et demi, du domicile de sa mère à Issoire (Puy-de-Dôme).

«Plus le temps passe, plus l'hypothèse de la fugue perd de la consistance et je ne suis pas très optimiste, a déclaré le procureur au cours d'une conférence de presse au palais de justice de Clermont-Ferrand. Il y a des choses que je peux vous dire et d'autres que je ne peux pas vous dire, car c'est une enquête très difficile que je ne peux pas prendre le risque de compromettre», a-t-il ajouté.

Pas de trace d'effraction dans l'appartement

La mère d'Antoine et son nouveau compagnon, étaient sortis dîner jeudi soir au restaurant entre 20h et 21h15. Selon leurs déclarations, ils avaient constaté la disparition de l'enfant à leur retour. Aucune trace d'effraction n'a été relevée.

La jeune femme, âgée de 23 ans, a été entendue à deux reprises par les enquêteurs et a maintenu ses déclarations, selon le procureur. Serveuse dans un bar-restaurant d'Issoire, la jeune femme avait été condamnée en 2003 à Clermont-Ferrand, pour trafic de stupéfiants à 18 mois de prison dont 12 avec sursis. Son nouveau concubin, âgé de 29 ans, est également «connu des services de gendarmerie» pour des faits non précisés.


Personne n'a vu l'enfant depuis la rentrée scolaire

Le procureur a par ailleurs souligné que les enquêteurs n'avaient «aucun témoignage crédible de personnes qui auraient vu l'enfant depuis la rentrée des classes». Antoine avait fait sa rentrée scolaire début septembre mais, dès le deuxième jour, avait manqué l'école en raison, selon sa mère, d'une gastro-entérite, et n'était plus allé en classe depuis.

Toutefois, l'enfant «n'a pas vu de médecins, il n'y a pas de certificat médical», a relevé le magistrat, soulignant que «rien ne corroborait» la version de la mère, elle-même en arrêt maladie pour une raison indéterminée.

La jeune femme, en outre, n'a jamais «répondu aux appels du directeur de l'école qui s'inquiétait de l'absence de l'enfant», a ajouté le procureur, regrettant que ce dernier n'ait pas alors alerté la gendarmerie.

Source : 20 Minutes


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MessagePosté : 15 sept. 2008, 18:50 
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Disparition d'Antoine: les perquisitions n'ont rien donné


L’enquête sur la disparition d’Antoine, 6 ans et demi, piétine. Les perquisitions effectuées dimanche soir à Issoire (Puy-de-Dôme) sont restées infructueuses alors le petit a disparu depuis jeudi.

«Cela n'a rien donné de probant», a confié le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat. «Pour l'instant, on en est exactement au même point, les heures passent et c'est très inquiétant».

Les enquêteurs ont visité l'appartement du concubin de la mère d’Antoine en présence du couple. Cet appartement est toujours occupé par l'ancien colocataire du compagnon. Ils ont également inspecté le camion appartenant au patron du bar-restaurant où travaillait la jeune femme. «On vérifie tous les véhicules de l'entourage d'Antoine, toutes les personnes qui peuvent fréquenter le couple», a souligné le procureur.

Source : 20 Minutes


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MessagePosté : 15 sept. 2008, 21:23 
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Issoire : une enquête longue et difficile


Le procureur de Clermont-Ferrand a déclaré lundi que l'enquête sur le petit Antoine serait longue et difficile

La conférence de presse a eu lieu à la compagnie de gendarmerie d'Issoire. Pour Jean-Yves Coquillat "les heures passent et c'est très inquiétant". Un second juge d'instruction a été nommé afin de seconder Jean-Christophe Riboulet. Son identité n'a pas été donnée.

Interrogé sur la date exacte de la disparition de l'enfant, le procureur a déclaré : "nous n'avons pas de certitude qu'entre la date de la rentrée scolaire (le 2 septembre) et la date déclarée de la disparition (le 11 septembre), l'enfant ait été vu".

Les gendarmes poursuivaient leurs recherches lundi matin dans le secteur autour du domicile de l'enfant, dans le centre-ville d'Issoire. Agée de 23 ans, la mère d'Antoine a affirmé aux enquêteurs qu'elle était sortie dîner au restaurant avec son nouveau concubin, jeudi soir vers 20H00. A leur retour, vers 21H15, ils avaientconstaté la disparition de l'enfant.

Aucune trace d'effraction n'avait été relevée dans l'appartement situé au premier étage d'un immeuble ancien dans le centre d'Issoire, accréditant dans un premier temps la thèse d'une fugue du petit garçon, décrit comme "très débrouillard" et "au caractère affirmé". D'autant que, selon sa mère, Antoine aurait emporté quelques biscuits dans son sac de sport. Serveuse dans un bar-restaurant d'Issoire, la jeune femme a été entendue a deux reprises par les enquêteurs et a maintenu ses déclarations, selon le procureur. Selon elle, Antoine, qui avait fait sa rentrée scolaire le 2 septembre, n'était plus retourné a l'école dès le lendemain, car il souffrait d'une gastro-entérite. Or depuis cette date, il n'y a "aucun témoignage crédible de personnes qui auraient vu l'enfant", a souligné M. Coquillat. L'enfant "n'a pas vu de médecins, il n'y a pas de certificat médical", a encore relevé le magistrat, pour qui "rien ne corrobore" la version de la mère, elle-même en arrêt maladie pour une raison indéterminée.

De nombreuses personnes ont été auditionnées, et plusieurs lieux d'Issoire perquisitionnés, dont un appartement fouillé par les gendarmes en présence de la mère d'Antoine et de son compagnon, située à 500 mètres environ du domicile et du lieu de travail de celle-ci. Selon les témoins, un camion appartenant au patron du restaurant a en outre été fouillé, et des prélèvements y ont été effectués.

Source : France 3


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MessagePosté : 17 sept. 2008, 07:47 
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Les recherches se concentrent sur les proches d’Antoine

LES ENQUÊTEURS multiplient les perquisitions, les plongeurs scrutent le moindre trou d’eau, les experts de l’Institut de recherche criminelle cherchent les plus infimes taches de sang et traces d’ADN. Les chiens renifleurs pistent la moindre odeur. Sans résultat pour le moment. Les investigations sont constantes à Issoire, dans le Puy-de-Dôme, où l’on cherche Antoine, l’enfant de 6 ans et demi disparu voici une dizaine de jours.

Constantes et menées tous azimuts, hier, elles se resserraient néanmoins sur le très proche entourage du garçonnet.

« Il n’y a rien de nouveau »

Dans l’après-midi, une nouvelle perquisition a eu lieu dans l’appartement de Sébastien R., le compagnon de la mère de l’enfant. Avec les sapeurs-pompiers et surtout des chiens spécialisés dans la traque de cadavres ensevelis, les gendarmes se sont concentrés sur les caves de ce logement, situé dans une rue du vieil Issoire. A la recherche d’un indice de la présence de l’enfant. En vain.

Plus tôt dans la journée, c’est chez Stéphane B. que les gendarmes ont débarqué. Propriétaire du bistrot Le Bon Croûton, Stéphane B. est l’ancien employeur d’Alexandrine, la mère du petit garçon. D’abord attaché à la jeune femme, qu’il avait embauchée en 2006, le patron du café s’est pris d’affection pour Antoine, qui passait beaucoup de temps dans l’établissement. L’appartement de Stéphane a été retourné, le bar et la cave également. Et partout, les spécialistes de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) ont répandu le Blue Star, ce produit révélateur de traces de sang. Après quatre heures de perquisition, les gendarmes ont saisi les deux ordinateurs de Stéphane B., effondré par la tournure de cette affaire, ainsi qu’une multitude d’objets et papiers personnels. Le visage défait, livide, Stéphane confiait son désarroi hier soir, avant de se rendre à la gendarmerie où il devait être interrogé. « J’ai eu peur quand j’ai vu tous ces gendarmes arriver », marmonne-t-il, visiblement perturbé. Vendredi, son appartement ainsi que l’établissement avaient déjà fait l’objet d’une fouille minutieuse. « Je me sens sali, reprend Stéphane. Je l’adore ce gamin, moi. Et on ne sait toujours pas où il est. » Malgré ces opérations d’envergure et un gros déploiement de moyens, les enquêteurs n’ont toujours pas d’éléments pour diriger leurs soupçons. « Il n’y a rien de nouveau », insiste le procureur de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat. L’enquête repart quasiment à zéro.

En fin de journée, hier, vingt-cinq gendarmes ont été affectés à l’opération porte-à-porte, pour interroger tous les habitants et commerçants de la ville. « On cherche à déterminer exactement quand Antoine a été vu pour la dernière fois », précise le lieutenant-colonel Palayer, officier de communication. Absent de l’école depuis le 4 septembre, le petit aurait été aperçu deux jours plus tard. Mais Alexandrine, sa mère, a signalé sa disparition le 11 septembre. Toujours invisible hier, à Issoire, la jeune femme se cache pour éviter les habitants et les médias. « Elle va très mal, assurait son oncle, hier. Je l’ai eue au téléphone. Elle est dépressive et a presque des idées suicidaires. »

Source : Le Parisien


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MessagePosté : 17 sept. 2008, 19:41 
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Antoine : des spéléologues fouillent des souterrains

Les gendarmes ont engagé quatre spéléologues pour vérifier le réseau souterrain de la ville d'Issoire, dans le Puy-de-Dôme, afin de retrouver Antoine, 6 ans, disparu depuis le 11 septembre.

Les gendarmes ont déclaré mercredi 17 septembre qu'ils avaient engagé quatre spéléologues pour fouiller le réseau souterrain de la ville d'Issoire (Puy-de-Dôme), accessible par des trappes situées dans des arrière-cours, afin de retrouver Antoine, 6 ans, disparu depuis le 11 septembre.
"On recherche tous azimuts, toutes les hypothèses sont encore ouvertes, y compris celle d'une blague et d'une fugue", a indiqué le lieutenant-colonel Pascal Palayer, officier de communication pour la région Auvergne, reconnaissant qu'il n'y avait pas d'"avancées majeures".
"L'hypothèse de l'enfant qui joue, il faut" faire le nécessaire pour pouvoir l'écarter, a-t-il précisé, ajoutant: "Si on avait une piste criminelle, on bosserait dessus".

Perquisitions au "bon croûton"

Le dispositif de recherche a été maintenu mercredi. Les gendarmes ont continué de faire du porte-à-porte "pour essayer d'avoir des témoignages de la population d'Issoire" pendant que les équipes cynophiles fouillent les caves.
Une quarantaine de gendarmes, mobilisés en plus de la cellule d'enquête, avait commencé mardi à faire du porte-à-porte afin de recueillir des renseignements sur les activités habituelles de l'enfant.
Par ailleurs, deux plongeurs supplémentaires participent à l'exploration des bassins, trous d'eau et gravières des environs, a déclaré le colonel Palayer.
Interrogé sur les perquisitions menées dans le restaurant-bar "Le bon croûton", où travaillait la mère, et celle de l'appartement de l'ex-colocataire de son actuel concubin, le procureur de la République de Clermont-Ferrand Jean-Yves Coquillat, a précisé que "l'enquête est dans une phase d'expertise et d'auditions".

Pas de reprise à zéro, selon le procureur

Il a réfuté la thèse d'une enquête reprise à zéro. "On essaie à l'heure actuelle de faire des recherches qu'on ne pourra plus faire plus tard. Nous faisons donc de nouvelles perquisitions dans des lieux déjà perquisitionnés pour fermer toutes les portes. De plus, on utilise des techniques scientifiques tel que l'usage du 'Bluestar' (un réactif révélateur de traces de sang lavées, effacées ou invisibles à l'oeil nu, NDLR) qu'on n'avait pas encore employé. De nouveaux prélèvements ont été effectués, mais il faudra du temps avant d'avoir les résultats".
Antoine, porté disparu par sa mère le 11 septembre, avait fait sa rentrée scolaire le 2 septembre, mais n'était pas retourné en classe depuis, en raison d'une gastro-entérite selon elle.

L'enfant a été aperçu la dernière fois le 6 septembre au soir à Issoire, a indiqué mardi à la presse le procureur.

Jusque là, aucun témoin n'avait pu affirmer qu'il avait vu l'enfant depuis le 3 septembre.

Source : Nouvel Obs


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MessagePosté : 18 sept. 2008, 07:41 
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Disparition d'Antoine: les recherches dans les souterrains sans résultat

- Les spéléologues qui ont parcouru mercredi le réseau souterrain de la ville d’Issoire (Puy-de-Dôme), accessible par des trappes situées dans des arrière-cours, afin de retrouver Antoine, 6 ans, porté disparu le 11 septembre n’ont rien trouvé, a-t-on appris de source judicaire.

"Cela n’a rien donné et tant mieux, car cela veut dire qu’il peut être encore en vie", a indiqué à l’AFP Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Clermont-Ferrand. "On recherche tous azimuts, toutes les hypothèses sont encore ouvertes, y compris celle d’une blague et d’une fugue", a pour sa part indiqué le lieutenant-colonel Pascal Palayer, officier de communication pour la région Auvergne. Par ailleurs, le procureur de Clermont-Ferrand a confirmé l’existence du témoignage d’une jeune fille de 16 ans, qui avait rendu visite à la mère d’Antoine le 8 septembre au soir, et qui n’avait alors pas vu l’enfant dans l’appartement, évoqué dans le journal de 20H00 de France 2. Cette jeune fille, qui avait parfaois gardé Antoine, "s’était rendue à l’appartement à la demande de la mère d’Antoine. Dans l’après-midi elles s’étaient croisées, et (le témoin) avait dit (à la mère d’Antoine) qu’elle était trop soumise à son concubin. La mère d’Antoine avait rapporté ces propos à son concubin, qui lui a demandé de la faire venir", a raconté M. Coquillat. "Une fois là-bas, elle (la jeune fille) n’a pas vu Antoine. Le concubin l’a saisie par la gorge et lui a dit de se mêler de ses affaires. Mais elle n’a pas demandé où était Antoine", a ajouté le magistrat. Selon M. Coquillat, ce témoignage, qu’il "faut prendre avec les réserves habituelles", ne "change pas fondamentalement" le travail des enquêteurs. "On a un témoin qui a vu Antoine le 6 septembre, ensuite on a le signalement de sa disparition le 11. Cela ne change donc pas la fourchette de temps", a-t-il estimé. "Si elle avait vu Antoine le 8, là cela aurait changé les choses en resserrant le calendrier", a encore souligné le procureur. Ni le concubin, ni la mère d’Antoine n’ont encore été entendus sur ce témoignage, "ils le seront par le juge d’instruction en temps voulu", a conclu M. Coquillat. Antoine, signalé disparu le 11 septembre, avait fait sa rentrée scolaire le 2 septembre, mais n’était pas retourné en classe depuis, en raison d’une gastro-entérite, selon sa mère.

Source : France Info


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MessagePosté : 19 sept. 2008, 08:54 
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Disparition d'Antoine : arrêt des recherches

«Cela fait une semaine qu'on recherche Antoine, on a tout exploré, y compris les souterrains, les plans d'eau... En vain. A partir de ce soir, on se concentre sur l'enquête judiciaire, un travail moins visible, qui peut durer des semaines», a annoncé jeudi soir le lieutenant-colonel Pascal Palayer, officier de communication de la gendarmerie pour la région Auvergne.

Les plongeurs, spéléologues, équipes cynophiles et autres gendarmes mobilisés à Issoire (Puy-de-Dôme) pour trouver Antoine, 6 ans, porté disparu le 11 septembre, ont cessé leurs recherches. Une trentaine de gendarmes restent, en revanche, mobilisés au sein de la cellule enquête. «Nous partons sans hypothèse privilégiée», a précisé le lieutenant-colonel Pascal Palayer

Propos de Gishlaine l'arrière-grand-mère d'Antoine recueillis par Jean-Marc Ducos

J’ai l’impression d’être maudite »


HIER, pendant plus de quatre heures, les spéléologues de la gendarmerie ont fouillé un réseau d’eau souterrain hérité du Moyen Age qui circule sous la vieille ville pour retrouver le petit Antoine, 6 ans, signalé disparu depuis le 11 septembre. En vain. « Un travail insalubre au milieu des rats et des sangsues mais, à certains endroits, facilement accessible à un enfant », détaille l’adjudant-chef, Jean Pouzet, la combinaison souillée de boue.

Si la disparition accidentelle reste une hypothèse, d’autres gendarmes plus discrets, en civil eux, continuent leur travail dans l’entourage familial du petit Antoine. Les militaires tentent de comprendre pourquoi le portable de sa mère Alexandrine, 23 ans, est resté si longtemps sur répondeur début septembre et de démêler les relations sentimentales complexes de cette jeune femme élevée par sa grand-mère, Ghislaine, 73 ans. Une vieille dame malade et déboussolée qui assurait aussi l’éducation de son arrière-petit-fils. Elle confie aujourd’hui sa peine et ses angoisses.

Quel portrait dressez-vous de votre petite-fille Alexandrine ?

Ghislaine. Alexandrine, la mère d’Antoine, a une vie que personne ne voudrait endurer. Lorsqu’elle a eu 14 ans, elle a été battue par son beau-père et s’est enfuie de chez elle. Elle a vécu en foyer et a quitté l’école en troisième pour entrer en apprentissage. Elle a aussi des relations difficiles avec sa mère. De petits liens commençaient à peine à se renouer. Quant à son père, elle ne l’a aperçu qu’entre deux assistantes sociales. Il n’a pas voulu reconnaître cet enfant. Un père dont elle ne veut pas. Puis, elle a fait six mois de prison à Riom, en 2004, pour trafic de drogue. J’ai été son seul soutien. Je me suis occupée de son fils pendant ce temps-là. Je l’ai aidé du mieux que je pouvais. Son père était aux abonnés absents.

Quand avez-vous eu des nouvelles d’Antoine pour la dernière fois ?

C’était le 31 août lorsque je l’ai rendu à Alexandrine. Il avait passé l’été chez moi car elle ne pouvait pas le garder avec ses horaires de serveuse au bar du Vieux Croûton. Alexandrine ne m’a pas appelée pour me dire comment s’était passée sa rentrée en CP. Mais cela ne m’a pas étonnée.

Comment expliquez-vous la disparition de votre arrière-petit-fils ?

Alexandrine et lui s’adoraient. Ce n’est pas contestable. Ce soir-là, il est resté seul à la maison. Pour le faire sortir de chez lui, on a dû lui promettre de retrouver sa mère. D’autant plus qu’il y avait de l’orage. Beaucoup de gens parlent à tort et à travers au sujet d’Alexandrine pour lui causer du tort. Je ne crois pas à la disparition fortuite.

Quel regard portez-vous sur l’affaire ?


J’ai l’impression d’être maudite et ma petite-fille aussi. Je porte un ancien nom noble de Corrèze, où notre famille possédait autrefois un château. Mais on a tout perdu.

Et sur Alexandrine ?

Elle sait qu’elle peut compter sur moi. Aujourd’hui, elle est effondrée et ne tient debout que grâce aux médicaments. Mais je sais que, dans chaque vie, il y a une part d’ombre.

Source : Le Parisien


Modifié en dernier par Marathon le 04 déc. 2008, 20:55, modifié 1 fois.

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MessagePosté : 19 sept. 2008, 09:10 
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Issoire. La mère d'Antoine face à ses contradictions


Les enquêteurs ont saisi du matériel informatique dans le restaurant d'Issoire où travaille la mère du petit Antoine. Photo AFP.Pour la première fois depuis le début de l'enquête, un témoignage, relativisé par les enquêteurs, vient contredire les affirmations de la mère d'Antoine. C'est celui d'une jeune fille de 16 ans qui gardait parfois le garçonnet de 6 ans et demi. Le 8 septembre dernier, elle croise la mère d'Antoine. La baby-sitter s'étonne de la soumission d'Alexandrine à son nouveau concubin. La jeune femme de 23 ans rapporte ces critiques à son compagnon qui lui aurait demandé de la faire venir. Une fois sur place, l'homme de 29 ans aurait saisi la jeune fille de 16 ans et lui aurait demandé de s'occuper de ses affaires. Lors de cette brève visite, elle n'aurait pas aperçu Antoine.

Jusqu'alors, des témoins ont aperçu le garçonnet jusqu'au 6 septembre. Et on sait qu'Antoine acceptait mal l'arrivée du nouveau compagnon dans le cocon familial.

Plusieurs questions restent sans réponse. Elles visent notamment la mère. Les gendarmes cherchent toujours des éléments de réponse : pourquoi la jeune femme de 23 ans est restée si longtemps sur répondeur début septembre? Elle n'a jamais répondu aux appels du directeur de l'école primaire d'Antoine qui s'inquiétait de son absence injustifiée. Si la mère d'Antoine a expliqué qu'il était victime d'une gastro-entérite, aucun certificat médical n'a été fourni. Aucun médecin n'a d'ailleurs été consulté.

Les enquêteurs vont peut-être s'attarder un peu plus sur le cas d'Alexandrine qui a déclaré la disparition le 11 septembre. Ses relations sentimentales sont complexes. Mère à 16 ans, serveuse dans un bar-restaurant d'Issoire, elle s'est beaucoup appuyée sur sa famille pour élever son fils. Il a ainsi passé le mois d'août chez son arrière-grand-mère qui ne croit pas une seconde à une disparition fortuite.

Alexandrine a aussi connu la prison. En 2004, elle a purgé une peine de six mois ferme pour trafic de stupéfiants.

Hier, des spéléologues ont fouillé le réseau souterrain. Au milieu des rats et des sangsues, ils n'ont pas trouvé d'indices. « Tant mieux, s'exclame Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Clermont-Ferrand. ça veut dire qu'il peut être encore en vie. » En attendant, les recherches ont cessé. La gendarmerie se concentre désormais sur l'enquête judiciaire.

À Issoire, «la psychose s'installe »
Micheline (*) est commerçante à Issoire. Comme de nombreux collègues, elle a collé plusieurs avis de recherche du jeune Antoine sur la vitrine de son magasin.

Comme tous les habitants de cette tranquille petite ville de 12 000 habitants, située à 30 km de Clermont-Ferrand, Micheline est abasourdie depuis la disparition de l'enfant. « On se pensait à l'abri de tout ça. Les gens ne parlent que de ça, de cette disparition que personne ne comprend. » Le kidnapping est souvent privilégié dans les discussions. « On pense tout de suite à une mauvaise rencontre qu'aurait faite Antoine. Même si je ne le connaissais pas personnellement, des personnes de son entourage m'en ont dit le plus grand bien. C'est un garçon attachant, dégourdi, très mignon. »

Plus les jours passent, plus les tensions sont vives à Issoire. Tout le monde est interrogé. Issoire vit dans une atmosphère pesante. Chacun se protège ou se mure dans le silence. « Une certaine psychose s'installe. Les mamans sont plus que jamais vigilantes. Elles vont chercher leurs enfants à la sortie de l'école. Et elles leur interdisent de sortir », constate la commerçante.

Depuis la disparition, des bénévoles se sont relayés pour tenter de retrouver Antoine. Des forêts ont été fouillées, la campagne a été ratissée. « Quand on passe près du Beal, le ruisseau d'Issoire, on jette machinalement un coup d'œil. C'est devenu un réflexe. On reste à l'affût du moindre fait inhabituel», note Micheline.

La gendarmerie est sur les dents. Les recherches ne privilégient aucune hypothèse. Un large dispositif a été déployé par les militaires. Mais pour le moment, aucune piste n'a abouti. « On vit dans l'angoisse. On aimerait mieux savoir, quelle que soit la réponse. »

(*) Prénom d'emprunt.

Source : La Depêche


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