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MessagePosté : 03 oct. 2008, 19:49 
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«Le procureur ne cherche pas un enfant mais un cadavre»

Trois semaines après la disparition du petit Antoine à Issoire (Puy-de-Dôme), sa mère se confie au Figaro pour déplorer les soupçons qui pèsent sur elle et dévoiler plusieurs témoignages jusqu'alors inédits. Selon elle, plusieurs voisins auraient en effet entendu un mystérieux véhicule et des bruits de pas aux abords du domicile familial, le 11 septembre vers 20h30.

LE FIGARO. - Voici trois semaines tout juste que votre fils Antoine a disparu. Dans quel état d'esprit vous trouvez-vous ?

Alexandrine Brugerolle de Fraissinette. - Je suis indignée de voir le procureur sous-entendre que je suis responsable de la disparition de mon fils de quelque façon que ce soit. Depuis le début, ce magistrat cherche à détruire ma réputation parce qu'il s'est mis en tête que mon compagnon et moi, à cause de notre casier judiciaire et de notre mode de vie atypique, avons le profil de coupables idéaux. Du coup, il a concentré ses investigations pour prouver notre implication, jusqu'à nous faire placer en garde à vue et à passer sous silence les éléments d'enquête qui ne servent pas son hypothèse.

Que voulez-vous dire ?

En consultant le dossier de l'instruction, je me suis rendue compte que plusieurs témoignages importants, recueillis aux premiers jours de l'enquête, n'ont jamais été évoqués ni publiquement, ni devant moi alors qu'ils sont peut-être essentiels. Devant les gendarmes, ma voisine du dessus et une de ses amies qui était chez elle ce soir là ont ainsi déclaré qu'il leur semble avoir entendu, aux environs de 20h30, le bruit d'un moteur de voiture et le craquement d'une boîte de vitesse. Regardant vers l'extérieur, elles auraient au même moment aperçu des phares dans la rue. Peu après, elles indiquent enfin avoir entendu des bruits de pas dans l'escalier. Antoine se trouvait alors seul à la maison, dont j'avais laissé la porte ouverte afin qu'il puisse sortir en cas de problème. Or, je me demande si on a vraiment exploité ces informations.

D'autres témoins ont-ils signalé des événements anormaux au cours de cette soirée ?

Non, mais une autre de mes voisines a expliqué aux enquêteurs qu'elle se rappelle avoir vu de la lumière dans la chambre de mon fils le 11 septembre en fin d'après-midi. Par ailleurs, elle explique qu'il lui semble l'avoir entendu jouer aux alentours de 19h15. Cela prouve bien que contrairement à ce qu'affirme depuis le début le procureur de la République, Antoine était bien avec moi peu avant que je signale sa disparition. Après avoir fait sa rentrée normalement, le 2 septembre, mon fils a été atteint d'une gastro-entérite. Une fois rétabli, il a refusé de retourner en classe et j'ai accepté de le garder quelques jours de plus avec moi. Dès le début de l'enquête, un de mes proches a d'ailleurs affirmé aux gendarmes avoir vu Antoine avec moi le 9 septembre. Malheureusement, cela n'a pas empêché le procureur d'estimer qu'il avait alors disparu depuis plusieurs jours.

Une jeune femme qui s'est présentée chez vous le 8 septembre affirme pourtant qu'Antoine n'y était pas.

C'est faux. Cette adolescente, dont le témoignage a été traité sans aucun recul, est passée cinq minutes seulement, aux environs de 23 heures. A ce moment là, Antoine était en train de dormir dans sa chambre, porte fermée car mon appartement est tout petit.

Lors d'une perquisition, les gendarmes ont découvert deux traces de sang dans la chambre d'Antoine. Comment expliquez-vous cela ?

Lors des six derniers mois, Antoine s'est blessé au pied en cassant un flacon de parfum, il s'est coupé avec un Laguiole parce qu'il voulait faire la vaisselle, il a saigné du nez, il s'est écorché plusieurs fois comme tous les enfants. Bref : il n'est pas bien surprenant que les gendarmes aient trouvé un peu de sang chez moi.

Qu'attendez-vous désormais de la justice ?

Qu'on explore réellement toutes les pistes, que les recherches se poursuivent et que la photo de mon fils soit enfin diffusée sur l'ensemble du territoire. Lorsque mon avocate s'est rendue à la gare SNCF et au commissariat de Clermont, elle a eu la surprise de n'y trouver aucune photo de mon fils. Dans ces conditions, comment voulez-vous que d'éventuels témoins le reconnaissent ? C'est bien simple : depuis le début, j'ai le sentiment que le procureur ne cherche pas un enfant, mais un cadavre.

Avez-vous une idée de ce qui a pu lui arriver ?


Depuis sa disparition, j'ai remué tous les scénarios mille fois. Dès le début, j'ai fourni aux gendarmes une liste de gens qui pouvaient éventuellement me vouloir du mal. La seule personne dont l'innocence est à mes yeux certaine, c'est mon compagnon car il ne m'a pas quitté dans les heures qui ont entouré la disparition d'Antoine.

Source : Le Figaro


Modifié en dernier par Marathon le 04 déc. 2008, 22:05, modifié 1 fois.

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MessagePosté : 03 oct. 2008, 19:50 
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Des moyens dignes de l'affaire Empain»

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, réagit vivement à l'interview de la mère du petit Antoine, porté disparu le 11 septembre dernier, à Issoire, dans le Puy-de-Dôme.

« Je ne peux pas laisser la mère d'Antoine dire que du retard a été pris dans ce dossier puisque dès les premières heures de l'enquête, des moyens considérables, dignes de ceux consacrés à l'époque de la disparition du baron Empain [en janvier 1978], ont été mobilisés. Par ailleurs, j'ai immédiatement demandé à ce que le signalement de l'enfant soit donné à de très nombreux services. Sa photo a été diffusée dans tout Issoire et à de nombreux médias.

Par ailleurs, j'observe que la mère d'Antoine affirme vouloir aider l'enquête alors qu'elle a refusé de répondre à diverses questions durant sa garde à vue. Elle regrette de ne pas avoir été informée au début des investigations. Ce n'est tout de même pas de ma faute si elle a attendu quinze jours pour se constituer partie civile ».

Source : Le Figaro

Pour celles ou ceux qui ne connaissent pas l'affaire du Baron Empain un petit rappel
http://wapedia.mobi/fr/Affaire_Empain


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MessagePosté : 04 oct. 2008, 21:16 
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Mère d'Antoine: un appel aux ravisseurs

La mère du petit Antoine, porté disparu depuis le 11 septembre à Issoire (Puy-de-Dôme), s'est dite "convaincue" que son fils a été enlevé et a lancé un appel pour qu'on le lui rende. "Il y a toujours une gendarmerie ouverte à toute heure du jour et de la nuit pour y déposer mon enfant. Ils peuvent faire encore marche arrière, ce n'est pas trop tard", déclare Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, dans un entretien publié samedi dans le quotidien La Montagne.
La jeune femme de 23 ans, qui s'est constituée partie civile après avoir été remise en liberté de sa garde à vue, dit avoir trouvé des "éléments confortant sa position" dans le dossier d'instruction auquel elle a désormais accès. "L'hypothèse d'un enlèvement n'a pas été prise au sérieux, sinon la photographie d'Antoine aurait été diffusée dans tous les lieux publics", affirme-t-elle, des propos démentis catégoriquement par le parquet de Clermont-Ferrand.
"C'est une stratégie de défense dictée par ses avocats", a déclaré samedi le procureur de la République, Jean-Yves Coquillat, en notant que la mère d'Antoine avait "attendu 15 jours pour se constituer partie civile et trois semaines pour lancer un appel aux ravisseurs". "L'enquête continue tous azimuts et elle progresse tous les jours, mais on ne peut pas tout dévoiler", a poursuivi le magistrat, saluant le "travail exemplaire des enquêteurs". "Les enquêteurs ouvrent des portes et en ferment d'autres et je crois fermement que le travail finira par payer", a-t-il dit, ajoutant: "J'ai dit que notre but était de retrouver Antoine et de confondre le ou les auteurs et notre détermination est intacte".

Sources : AFP: Le Figaro


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MessagePosté : 05 oct. 2008, 12:46 
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Bras de fer entre le procureur et la mère du petit Antoine


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Par médias interposés, la mère d’Antoine, l’enfant qui a disparu le 11 septembre dans le Puy-de-Dôme, et le procureur de Clermont-Ferrand se sont engagés dans une confrontation inédite. Hier, lors d’une conférence de presse, le magistrat a fait une cinglante mise au point.

C’EST EN QUELQUE sorte la réponse du berger à la bergère. Sans vouloir « créer la polémique », le procureur de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Jean-Yves Coquillat, a présenté hier sa « stratégie de défense » face aux dernières déclarations de la mère du petit Antoine, 6 ans, porté disparu depuis le 11 septembre.

« Depuis le début, le procureur s’est mis en tête que mon compagnon et moi, à cause de notre casier judiciaire et notre mode de vie atypique, avions le profil de coupables idéaux, s’est étonnée publiquement Alexandrine Brugerolle de Fraissinette. Il a concentré ses investigations pour prouver notre implication jusqu’à nous faire placer en garde à vue et à passer sous silence les éléments de l’enquête qui ne servent pas son hypothèse. » Et la mère d’ajouter avec ironie : « Ce serait pas mal qu’ils se mettent à le chercher ! »

« Lorsque les gendarmes lui ont posé des questions, elle leur a demandé de s’adresser aux murs… »

Des déclarations qui ont exaspéré Jean-Yves Coquillat. « Je crois rêver ! Jamais, depuis l’affaire du baron Empain, autant de moyens humains, matériels et scientifiques n’ont été déployés pour retrouver quelqu’un. Certes, nous n’avons pas déclenché l’alerte enlèvement, mais il y a des critères juridiques très précis pour le faire, et ils n’étaient pas réunis. En revanche, nous avons lancé tout de suite l’opération Sarbacane, qui est une diffusion internationale faite auprès des services de polices et des contrôles aux frontières. Par ailleurs, aucune piste n’est privilégiée, contrairement à certaines affirmations : enlèvement, homicide, fugue, nous étudions toutes les hypothèses. Si la volonté de la mère d’Antoine est vraiment de retrouver son enfant, pourquoi ne nous aide-t-elle pas plus ? Elle n’a guère collaboré pour l’instant. Lorsque les gendarmes lui ont posé des questions, elle leur a demandé de s’adresser aux murs ou à la porte… Lors de sa garde à vue, elle s’est plainte de la qualité de sa literie et de la nourriture, mais elle n’a pas répondu à certaines de nos questions. Elle dit qu’elle tient à disposition des enquêteurs une liste de personnes susceptibles d’avoir enlevé Antoine. Pourquoi ne la donne-t-elle pas ? »

Les avocats de la jeune femme tentent d’expliquer ce comportement. « Elle n’a pas supporté d’être soupçonnée », plaident Me s Canis et Lebert. C’est pour ça qu’elle n’a pas collaboré. Avant de poursuivre : « On s’inquiète surtout de voir que la photo d’Antoine ne se trouve pas dans tous les lieux publics, comme on tente de nous le faire croire. »

Alexandrine a également évoqué une piste que les enquêteurs n’avaient pas révélée pour l’heure. « On a vu les phares d’une voiture devant le porche le soir du 11. Il y a des témoignages importants, dont on n’a pas parlé. On n’a dit que ce qu’on a voulu », a-t-elle déclaré. A cela, le procureur rétorque qu’il s’agit en effet d’une « piste prise très au sérieux depuis le début » et qui n’avait « pas besoin d’être médiatisée ».

Plus étonnant encore dans ce dialogue par médias interposés, Jean-Yves Coquillat a été formel hier : « Il y a dans le dossier un élément matériel compromettant qui a justifié les gardes à vue. L’enquête progresse. J’ai la volonté farouche de retrouver Antoine et de confondre les auteurs. Ils n’auront pas de répit. J’ai toute confiance en les enquêteurs. Je sais que le travail de fourmi finira par payer… »

Trois semaines après la disparition à Issoire du petit Antoine, l’enfant demeure introuvable, malgré les moyens hors du commun engagés sur le terrain. En dépit des milliers d’auditions réalisées sur place, personne n’a officiellement croisé le garçonnet entre le 9 et le 11 septembre. La clé de cette mystérieuse disparition se trouve peut-être dans ce détail.

Source : Le Parisien


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MessagePosté : 11 oct. 2008, 07:49 
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Recherches tous azimuts pour retrouver Antoine

L'enquête sur la disparition du petit Antoine, signalée il y a un mois à Issoire (Puy-de-Dôme), se poursuit sans réelle avancée et sans piste privilégiée, alors que sa mère se dit "convaincue" de son enlèvement.
"Une enquête énorme"

"C'est une enquête énorme avec plusieurs milliers de témoignages à exploiter et qui continue à être orientée dans toutes les directions", explique à l'AFP le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat.

"On espère toujours qu'Antoine est vivant. On a vu en Autriche notamment des personnes qui réapparaissaient après avoir été séquestrées des années", avance-t-il, dans une allusion notamment à l'affaire Natascha Kampusch. Il souligne que la détermination "reste entière" pour retrouver l'enfant de six ans et demi, signalé disparu depuis le 11 septembre.

"Enlèvement et séquestration"
Une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration de mineur" est ouverte depuis le 14 septembre, trois jours après le signalement de la disparition d'Antoine de l'appartement de sa mère, Alexandrine, 23 ans, sortie dîner au restaurant avec son concubin, Sébastien. Aucune trace d'effraction n'est relevée. La thèse de la fugue est alors privilégiée.

Forte mobilisation
D'importantes recherches mobilisant jusqu'à une centaine de gendarmes sont menées pour le retrouver. Mais le dispositif s'allège au fil des semaines, pour se résumer aujourd'hui à des fouilles ponctuelles et à une cellule d'une quinzaine d'enquêteurs. Seules deux gouttes de sang du garçon sont relevées lors d'une perquisition le 22 septembre, mais cet élément est rapidement jugé non concluant.

Evolution de l'enquête

Le 24 septembre, l'enquête semble s'accélérer avec le placement en garde à vue d'Alexandrine. Les enquêteurs voulaient notamment savoir pourquoi personne n'avait vu le petit Antoine depuis le 6 septembre, alors qu'il aurait disparu le 11, et pourquoi il a manqué l'école depuis le 3 septembre (selon sa mère en raison d'une gastro-entérite) sans qu'un médecin n'ausculte l'enfant.

La mère?
Faute d'éléments matériels, Alexandrine est relâchée le lendemain soir sans charge retenue contre elle. Elle se constitue alors partie civile. Trois jours plus tard, la mère d'Antoine, qui fuyait jusqu'alors la presse, se dit "excédée" et "ulcérée" qu'on la soupçonne d'"avoir fait du mal à (son) gosse", dans un entretien au quotidien La Montagne.

Dans les mêmes colonnes, début octobre, elle se dit même "convaincue" de l'enlèvement de son fils et lance un appel pour qu'on le lui rende. Son concubin, un marginal de 29 ans placé en garde à vue en même temps qu'elle, est en revanche toujours écroué mais dans le cadre d'une affaire distincte de trafic de stupéfiants.

"Depuis le début, le procureur de la République (...) s'est mis en tête que mon compagnon et moi, à cause de notre casier judiciaire et de notre mode de vie atypique, avons le profil de coupable idéaux", affirme Alexandrine dans une interview au Figaro.fr. "Du coup, il a concentré ses investigations pour prouver notre implication, jusqu'à nous faire placer en garde à vue et à passer sous silence les éléments de l'enquête qui ne servent pas son hypothèse", estime-t-elle encore, alors que le procureur dément formellement ces "accusations".

Les amis?

Six autres gardés à vue, des amis du couple âgés de 20 à 30 ans, ont été relâchés sans charge, comme Alexandrine. L'un deux a affirmé avoir vu Antoine en vie le 9 septembre, alors qu'on était sans trace de lui depuis le 6.

Source : 7 sur 7


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MessagePosté : 13 oct. 2008, 19:09 
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Antoine : ces sacs poubelle qui intriguent les enquêteurs


- Les gendarmes n'ont pas retrouvé les poches de 100 litres que la mère du garçonnet a achetées le 10 septembre dernier, veille de la disparition.

Que sont devenus les sacs poubelle de 100 litres qu'Alexandrine Brugerolle de Fraissinette a achetés au Monoprix d'Issoire (Puy-de-Dôme), 24 heures seulement avant de signaler la disparition de son fils Antoine? La question taraude les gendarmes de la cellule «Disparition 63» depuis qu'ils ont mis au jour cette curieuse transaction, confirmée lundi au Figaro par une source proche du dossier, en épluchant les relevés bancaires de la jeune femme.

Le 24 septembre dernier, c'est cet «élément matériel important» qui a décidé les magistrats à ordonner son placement en garde à vue. Lors des perquisitions menées à son domicile durant les jours précédents, en effet, les enquêteurs n'avaient trouvé aucune trace de ces poches plastique de grande taille. «Or, la maman d'Antoine s'est révélée incapable de nous fournir une réponse convaincante», relève aujourd'hui une source judiciaire, selon qui «toutes les pistes continuent d'être explorées» dans cette affaire. Contacté lundi, le procureur de Clermont-Ferrand s'est, pour sa part, refusé à tout commentaire.

L'achat suspect, qui a retenu l'attention des gendarmes dès les tout premiers jours de l'enquête, porte sur un stock de sacs poubelle ainsi que sur un paquet de gants de ménagère Mapa et sur une bouteille de déboucheur liquide Destop achetés avec la carte bleue d'Alexandrine Brugerolle le 10 septembre dernier. «Je m'étais procurée ce matériel parce que je voulais faire du rangement et donner les vêtements devenus trop petits pour Antoine après avoir fait un tri», a-t-elle confié lundi après-midi, contactée par l'intermédiaire de son avocate, Me Anne-Laure Lebert.

Interrogée en garde à vue sur la «disparition» de ces sacs de grande contenance, la mère d'Antoine avait simplement expliqué les avoir rapportés au magasin le jour même. «Lorsque je me suis aperçue que je m'étais trompée de taille, je suis aussitôt retournée à Monoprix pour les échanger contre des sacs de 30 litres que les gendarmes ont retrouvés chez moi», affirme-t-elle. Par la suite, les enquêteurs ont tenté de faire confirmer cette explication par le supermarché d'Issoire - en vain. «Leurs caisses enregistreuses n'ont conservé aucune trace de cet échange, s'étonne une source proche de l'enquête, si bien que le mystère lié à ces sacs perdure.»

Indépendamment de cette zone d'ombre, la vingtaine d'enquêteurs détachés sur l'affaire s'efforcent de démêler les diverses incohérences qui émaillent encore la chronologie des faits. «Nous sommes notamment surpris du très court laps de temps qui s'est écoulé entre le moment où Alexandrine dit être rentrée du restaurant le 11 au soir, vers 21h15, et le moment où elle a alerté la gendarmerie à 21h17 très précises, indique le procureur, Jean-Yves Coquillat. Pour une mère qui avait l'habitude de voir son fils jouer dehors tard le soir, cela paraît très rapide.» Enfin, les gendarmes ont été étonnés d'apprendre que l'enfant, à en croire sa mère, a choisi un imposant un sac de sport long de 1,10 mètres qui appartient à son nouveau beau-père pour abriter les quelques affaires qu'il est supposé avoir emporté dans sa fugue.

Balayant les soupçons formulés à son encontre, Alexandrine Brugerolle de Fraissinette est libre depuis la levée de sa garde à vue, le 25 septembre, et martèle: «le procureur ne cherche pas un enfant mais un cadavre».


Source : Le Figaro


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MessagePosté : 14 oct. 2008, 07:58 
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Antoine : le «mystère» des sacs poubelle démenti par l'avocat

L'avocat de la mère du petit Antoine, porté disparu depuis le 11 septembre à Issoire (Puy-de-Dôme), a démenti lundi qu'il y ait un mystère autour de la disparition de grands sacs poubelle achetés par sa cliente, vingt-quatre heures avant qu'elle ne signale sa disparition.

Sur son site internet, Le Figaro assure que la disparition de ces sacs poubelles de 100 litres constitue un «élément matériel important qui a décidé les magistrats à ordonner le placement en garde à vue» d'Alexandrine Brugerolle.

D'autant que cette dernière «s'est révélée incapable de fournir une réponse convaincante» aux enquêteurs.

«Il n'y a pas de mystère», a assuré lundi soir à la presse, son avocat Me Jean-François Canis. «On ne les a pas retrouvés parce qu'elle les a changés contre des sacs de 30 litres qu'on a retrouvés (lors de la perquisition) et s'il n'y a pas de trace d'un échange, c'est parce que ça s'est fait de façon informelle», a-t-il dit.

Selon le Figaro.fr, les enquêteurs a tenté en vain de se faire confirmer cet échange auprès du supermarché, mais les «caisses enregistreuses n'ont conservé aucune trace si bien que le mystère lié à ces sacs perdure». Pour Me Canis, «il n'y a aucun élément qui permette de soutenir le scénario sordide et presque indécent qui nous est proposé».

«Il n'y a pas de trace, les autres produits achetés ce jour-là, à savoir du Destop et des gants, n'ont pas été utilisés», a-t-il poursuivi. «Le vrai mystère est comment et pourquoi on a donné cet élément» à la presse, a observé Me Canis. «C'est une non information qui n'a aucun intérêt que de salir notre cliente et je vois de qui elle vient», a-t-il dit, sans citer de nom.

Joint lundi soir par l'AFP, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, s'est refusé à tout commentaire.

Placée en garde à vue, le 24 septembre, ainsi que son concubin et six amis du couple, la mère d'Antoine avait été remise en liberté le lendemain soir et s'est portée partie civile.

Source : leparisien.fr


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MessagePosté : 30 oct. 2008, 07:48 
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Aucun rapport avec la disparition d'Antoine, mais ce n'est quand même pas clair cette affaire

La mère d'Antoine en garde à vue pour une affaire de stupéfiants


La mère du petit Antoine, porté disparu depuis le 11 septembre à Issoire dans le Puy-de-Dôme, a été placée quelques heures en garde à vue mercredi, dans le cadre d'une affaire de consommation de stupéfiants.

Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, 23 ans, avait été interpellée par les gendarmes de Veyre-Monton, «pour une affaire d’usage de stupéfiants» et devait être relâchée «quelques heures plus tard», a-t-on précisé de même source, confirmant une information du Figaro.fr. Cette affaire est «bien distincte de celle de la disparition du petit Antoine», a souligné cette même source.

L'enquête sur la disparition du petit Antoine, signalée il y a plus d'un mois à Issoire, se poursuit sans réelle avancée et sans piste privilégiée. Une information judiciaire pour «enlèvement et séquestration de mineur» est ouverte depuis le 14 septembre, trois jours après le signalement de la disparition d'Antoine de l'appartement de sa mère.

Source : 20 minutes


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MessagePosté : 10 nov. 2008, 16:19 
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Depuis l'enquête est au point mort, le colonel Palayer a déclaré sur le Post :

"On a fait le maximum. Mais vu le milieu glauque de chez glauque dans lequel il vivait..."

"Un milieu avec des moeurs assez spéciales et coutumes atypiques, des histoires de proxénétisme, des milieux compliqués" .

Au coeur de cette disparition, trois personnes semblent être très proches de l'enfant : Alexandrine et son compagnon Sébastien ainsi que Stéphane Bourcellin, le patron de la maman d'Antoine.

Alexandrine et Sébastien, son compagnon, ont eu des soucis avec la justice, cela ne les rend guère sympathiques aux yeux des médias, de la police et du public.

Le fait d'avoir laissé Antoine seul alors qu'ils allaient dîner en amoureux n'est pas non plus quelque chose qui a joué en leur faveur.

Alexandrine dit aimer son fils plus que tout, avoir fait des projets pour eux, le petit et Sébastien, afin qu'ils puissent tous ensemble reprendre un nouveau départ.
Elle estime que ses erreurs sont derrière elle et qu'elle a le droit à un nouveau départ.

Face à eux, le patron d'Alexandrine, Stéphane Bourcelin, gérant du bar le "Bon croûton", répète aux journalistes qu'Antoine venait souvent dans son établissement, et qu'il avait des liens particuliers avec le garçonnet qui l'appelait parfois «papa».

Toujours selon lui, la mère d'Antoine, 23 ans, est en arrêt maladie (donc il est toujours son patron officiellement) et il déclare qu'ils ont eu une brève liaison.

Depuis la disparition de l'enfant :

- Il dit ne plus dormir,

- Avoir perdu du poids,

- Il dit prendre des anti-dépresseurs,

-Regarder les photos d'Antoine dans son portable,

- S'endormir avec les journaux qui relatent la dispartion de l'enfant,

- Que les enquêteurs lui ont pris le peu qui lui restait de l'enfant (dont une gourmette),

- Et pour finir le patron accuse, à demi-mot, les parents.

Mais dans toute cette histoire bien énigmatique et compliquée, la seule petite victime est Antoine.

Alors continuons de diffuser son avis de recherche et de penser très fort à lui...

Espèrons qu'on le retrouve bien vite sain et sauf...


Source : Le Post


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MessagePosté : 10 nov. 2008, 16:22 
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Disparition d'Antoine : une Peugeot blanche recherchée

.
La mère de l'enfant et son compagnon, qui affirment ne pas savoir conduire, auraient été vus roulant seuls dans une voiture.

Consultation des registres d'immatriculation, vérification des garages, réquisitions auprès des péages autoroutiers : deux mois après la disparition du petit Antoine à Issoire, les gendarmes multiplient les investigations avec l'espoir de retrouver une voiture blanche de marque Peugeot dans laquelle un témoin affirme avoir aperçu la mère de l'enfant et son compagnon roulant aux environs de la petite ville, seuls, quelques jours avant le déclenchement de l'alerte.

Considéré comme « fiable » par les enquêteurs de la cellule « Disparition 63 », ce témoignage pourrait, s'il était confirmé par des éléments matériels, faire progresser le dossier. Car depuis qu'elle a signalé la disparition de son fils le 11 septembre à 21 h 47, Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, qui n'a ni voiture, ni permis, soutient en effet qu'elle ne sait pas conduire - tout comme son compagnon, Sébastien Ribière. « Depuis le début, leur système de défense repose notamment sur cette affirmation, relève une source proche du dossier. Si le corps de l'enfant n'a pas été découvert à Issoire malgré les très nombreuses fouilles, il faut admettre que quelqu'un l'a transporté en dehors de la ville, vraisemblablement dans un véhicule à moteur - ce dont ils s'affirment incapables. » Troublante, cette zone d'ombre s'ajoute aux diverses interrogations que nourrit la justice.


Sacs poubelle

Dans les jours qui ont suivi la disparition de l'enfant, les gendarmes se sont demandés pourquoi Alexandrine Brugerolle s'est procuré, le 10 septembre, un paquet de sacs poubelle de 100 litres qui n'ont pas été retrouvés à son domicile. En garde à vue, elle a certes indiqué avoir fait cet achat par erreur avant de retourner les échanger au Monoprix contre des sacs de 30 litres. Pour autant, les vérifications faites auprès du supermarché n'ont pas permis de confirmer cette version, les caisses enregistreuses n'ayant conservé aucune trace de l'échange.

Explorant toutes les pistes, dont celle d'un enlèvement crapuleux, les enquêteurs se sont aussi intéressés à une dette de « plusieurs dizaines de milliers d'euros » que le compagnon d'Alexandrine aurait contractée auprès de trafiquants de drogue près de Clermont. « Pour l'heure, cette hypothèse n'est étayée par aucun fait concret », explique cependant une source proche de l'enquête. Enfin, plusieurs gendarmes continuent de travailler sur la thèse selon laquelle l'enfant aurait pu être soustrait à sa mère par un tiers désireux de lui offrir une vie « meilleure ».

Dans ce cadre, des vérifications sont intervenues dans l'entourage d'Alexandrine, pour l'heure sans résultat. La mère d'Antoine, âgée de 23 ans, a récemment trouvé un logement à Clermont-Ferrand. « Avant cela, elle s'était un temps réfugiée chez son père qui, parti peu après sa naissance, s'est tout récemment réinstallé dans le Puy-de-Dôme, explique son conseil, Me Anne-Laure Lebert, qui résume : Ma cliente, qui se sent injustement soupçonnée depuis le début, essaie de conserver l'espoir de revoir son fils vivant - mais elle a peur que le retard pris au début de l'enquête ne puisse être rattrapé. »

Source : LE Figaro


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MessagePosté : 13 nov. 2008, 20:06 
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Disparition du petit Antoine: fouilles dans une décharge près d'Issoire


De nouvelles recherches ont débuté ce jeudi dans l'affaire de la disparition du petit Antoine. Des chiens renifleurs fouillent une décharge dans la région d'Issoire, où résidait l'enfant avant que l'on perde sa trace, le 11 septembre dernier.

Ces fouilles ne sont pas liées à «des éléments nouveaux», selon une source judiciaire, qui minimise par ailleurs la possibilité d'une découverte. Il s'agirait davantage de «fermer une porte», en vérifiant que le corps du petit Antoine n'est pas situé à cet endroit «où sont reçus les déchets d'Issoire et sa région».

Depuis le début de l'affaire, les recherches ont été abandonnées, puis reprises. Sa mère, un temps soupçonnée, a été mise en garde à vue fin octobre pour une affaire de stupéfiants. Elle dénonçait le mois dernier une enquête à charge, et accusait le procureur d'en faire une coupable idéale.

Source : 20 Minutes


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MessagePosté : 18 nov. 2008, 12:52 
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Qu'on nous rende Antoine ! »

Cécile Brugerolle de Fraissinette en est persuadée : sa fille Alexandrine n'y est pour rien dans la disparition d'Antoine. Et lance un appel au(x) ravisseur(s).

Cécile Brugerolle de Fraissinette parle toujours de son petit-fils au présent. Disparu depuis le 11 septembre à Issoire, Antoine reste introuvable. À Vichy, aux côtés de son avocat Me Gilbert Collard, la grand-mère maternelle, âgée de 49 ans, lance un appel au(x) ravisseur(s).

Comment vivez-vous depuis la disparition de votre petit-fils Antoine ?


Je m'accroche à l'idée qu'il est toujours en vie. Quand je suis allée à Issoire le jour de sa disparition le jeudi 11 septembre, je pensais que l'histoire serait réglée avant la fin du week-end. J'ignore comment les autres familles arrivent à vivre des années avec la disparition d'un des leurs. Chaque matin, je me force à me lever pour aller au travail ; dans les moments difficiles, mes collègues me soutiennent mais ce sont les week-ends qui sont les plus durs à affronter. (...)

Vous vous êtes constituée partie civile, vous avez accès au dossier. Y avez-vous découvert des éléments nouveaux ?

En fait, les enquêteurs n'ont rien ! Ce que je ne comprends toujours pas, c'est que les autorités n'ont pas déclenché tout de suite le plan « alerte enlèvement ». Ce soir-là, soit Antoine est sorti et il a fait une mauvaise rencontre ; soit c'est quelqu'un qui est venu dans l'appartement et qui l'a emmené avec lui.

Source : Extraits de l'article La Montagne


VIDEO DE L'INTERVIEW

http://www.lamontagne.fr/editions_local ... ABRo-.html
NOTA : suite à un incident technique, mettre le volume au maximum pour entendre le son.


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MessagePosté : 04 déc. 2008, 20:38 
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Des explorations sans résultat

Image

Des spéléologues ont exploré les galeries d'anciennes mines d'améthyste, hier, au Vernet-la-Varenne. Pour fermer une autre porte dans l'affaire du petit Antoine, disparu à Issoire depuis plus de deux mois.


Les recherches de terrain se sont poursuivies, hier matin, près de trois mois après la disparition du petit Antoine, 6 ans, dont on est toujours sans nouvelle depuis le 11 septembre dernier.

Quatre plongeurs spéléologues, venus d'Oloron-Sainte-Marie, dans les Pyrénées-Atlantiques, ont exploré trois galeries d'anciennes mines d'améthyste, dans les bois du lieu-dit « Pegut », à quelques kilomètres du Vernet-la-Varenne (*). « Nous descendons dans des puits d'eau en installant du matériel spécifique pour assurer notre sécurité. Car la plongée dans les mines est ce qu'il y a de plus dangereux. », confie Éric Teillet, responsable de la mission.

Trois galeries ont ainsi été passées au crible par les spéléologues plongeurs, accompagnés sur les lieux par deux gendarmes de la cellule de recherches. Sans résultat.

23 enquêteurs


Le but de ces recherches était de fermer une nouvelle porte dans le cadre de l'enquête et de procéder à de nouvelles vérifications.

Peu nombreux dans la discipline, les plongeurs spéléologues interviennent dans de nombreuses investigations. Ils ont notamment participé, la semaine dernière, à des recherches dans le cadre de l'enquête portant sur la petite Marion, disparue le 14 novembre 1996, à Agen.

Vingt-trois enquêteurs restent toujours mobilisés dans le dossier du petit Antoine.

(*) Ancien lieu de résidence du concubin de la mère d'Antoine.


Source : La Montagne


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MessagePosté : 12 janv. 2009, 12:22 
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Disparition d'Antoine : 4 mois ...
Issoire, puy-de-dôme, disparition d'Antoine, mystère, 4 mois déjà, Faits-divers

Hier, on a bouclé le quatrième mois...

Mais qu'est-il arrivé au petit Antoine ?

Le 11 septembre, ce petit garçon de 6 ans avait disparu à Issoire et sa mère avait alerté les autorités pensant d'abord à une fugue.

Des recherches, des suspicions, des témoignages, des larmes... mais quatre mois plus tard, Antoine est effacé de l'actualité.

Que s'est-il passé ?

Pas grand-chose...


Quand même qu'une piste a mené les gendarmes jusqu'en Espagne.

Un ami de la famille, un proche de la mère, qui avait l'habitude de passer ses vacances à Ibiza, était soupçonné par la police à cause notamment de son "surinvestissement affectif" dans l'affaire…

L'enquête les mènera même jusque dans les pays du Maghreb.

Rien de concret...

Puisque cette personne est toujours en liberté...

Le fleuve livrera t-il un secret?
les enquêteurs attendent toujours la décrue de l'Allier pour le sonder à nouveau.

En effet, ils n'ont pas abandonné la thèse de l'accident domestique…

On espère encore qu'Antoine soit vivant, quelque part...

Source : Le Post


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MessagePosté : 15 janv. 2009, 16:43 
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Disparition d'Antoine : l'étau se resserre autour de la mère

.
Alexandrine Brugerolle, qui soutient ne pas savoir conduire et n'avoir donc pu transporter son enfant disparu le 11 septembre, a menti aux enquêteurs sur ce point.

L'incident, quoique anecdotique, a conforté enquêteurs et magistrats dans leur conviction que la mère du petit Antoine, porté disparu depuis le 11 septembre, ne leur dit pas toute la vérité. Le 8 janvier dernier, Alexandrine Brugerolle de Frayssinette a été contrôlée au volant d'une Peugeot 106 blanche sur l'autoroute A75 roulant dans le sens Issoire-Clermont (Puy-de-Dôme). Or, la jeune femme affirme depuis le début des investigations sur la disparition de son fils, le 11 septembre dernier, qu'elle ne sait pas conduire. «À plusieurs reprises, elle a même employé cet argument pour tenter de balayer nos soupçons en soutenant qu'elle n'a pu, sans un véhicule motorisé, ­transporter l'enfant hors de la ville d'Issoire», relève une source proche de l'enquête.

Circulant à bord d'une voiture immatriculée dans un département de la Côte d'Azur, en compagnie d'un homme qui se trouvait en état d'ébriété sur le siège du passager, Alexandrine Brugerolle a été interpellée vers 20 h 30 par des gendarmes de la brigade motorisée qui s'étonnaient de voir son véhicule faire des zigzags sur l'autoroute. En dépit de l'évidence, la jeune femme a affirmé aux militaires être titulaire d'un permis de conduire qu'elle a prétendu avoir oublié chez elle. Sans nouvelle depuis lors, les gendarmes viennent de la convoquer pour l'entendre prochainement sur ces fausses déclarations. Depuis le début de l'enquête, les gendarmes s'étonnent des silences et autres incohérences qui émaillent le récit livré par Alexandrine Brugerolle. Un témoin affirme-t-il l'avoir vu au volant d'une Peugeot blanche dans les jours qui ont précédé la disparition de l'enfant ? Elle rétorque que c'est impossible puisqu'elle ne sait pas conduire.


«Profil de coupables idéaux»

Les enquêteurs découvrent-ils dans ses relevés bancaires qu'elle a acheté des sacs poubelle de grande contenance vingt-quatre heures avant de signaler l'absence anormale de son fils ? Elle leur explique simplement qu'elle s'est trompée de taille et n'a guère tardé à les retourner au magasin - sans que le supermarché ait apparemment conservé la moindre trace de cet échange. Agacée de voir ces éléments mis en exergue par la presse, Alexandrine Brugerolle s'est exprimée récemment à plusieurs reprises, estimant que l'enquête se focalise exclusivement sur elle. «Depuis le début, le procureur cherche à détruire ma réputation parce qu'il s'est mis en tête que mon compagnon et moi, à cause de notre casier judiciaire et de notre mode de vie atypique, avons le profil de coupables idéaux», expliquait-t-elle début octobre.

Source : Le Figaro


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