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MessagePosté : 15 déc. 2008, 14:46 
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Disparue de Budapest: les parents d'Ophélie offrent une récompense
: La police hongroise pense à une chute dans le Danube


Les parents d'Ophélie, l'étudiante française de 22 ans disparue le 4 décembre à Budapest, ont décidé d'offrir une récompense de 2 millions de forints, soit environ 7.700 euros en échange d'informations sérieuses sur le sort de leur fille.

Francis Bretnacher, le père de la jeune fille, explique que la somme provient de leurs «fonds personnels» et qu'ils ont ouvert «un numéro de téléphone de portable en Hongrie 00 36 70 65 06 616» pour recueillir des informations.

Accident ou enlèvement

Cette initiative se déroule en parallèle avec l'enquête de la police hongroise, qui semblait privilégier l'hypothèse d'une chute dans le Danube. Son sac et son téléphone portable ont en effet été retrouvés sur le pont des Chaînes, où les caméras de surveillance ont perdu sa trace.

Durant le week-end, des plongeurs ont effectué des recherches dans le fleuve, sous le pont ainsi qu'en aval, «mais sans succès jusqu'ici», selon la porte-parole de la police hongroise à Budapest. Des recherches qui se poursuivaient ce lundi.

Mais pour Francis Bretnacher, la piste de l'accident «n'est que l'une des pistes poursuivies pour la retrouver». Il pense de son côté que sa fille a été enlevée. Les parents avaient d'emblée exclu la thèse du suicide, tout comme les amis d'Ophélie qui se mobilisent depuis plus d'une semaine sur plusieurs sites Internet et sur facebook pour aider à la retrouver.

Source : 20 Minutes


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MessagePosté : 16 déc. 2008, 08:32 
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Disparition d'Ophélie: le combat d'un père


Ophélie Bretnacher, étudiante de 22 ans, terminait son programme Erasmus à Budapest. Elle a disparu depuis le jeudi 4 décembre. Sa famille se bat de toutes ses forces pour trouver le moindre indice. Francis Bretnacher, son père basé à Vienne (Autriche), revient pour 20minutes.fr sur sa démarche.

Avez-vous du nouveau?

Par rapport aux premières conclusions de la police hongroise, vendredi dernier, non. Sur les caméras de surveillance, on voit Ophélie arriver à 3h du matin place Roosevelt, du côté Pest. A 3h30, deux étudiants trouvent son sac. Entre-temps, on ne sait pas ce qui a pu se passer.

La police hongroise évoque une chute dans le Danube...

Je ne vois pas vraiment comment elle aurait pu chuter du pont des Chaînes. Des milliers de personnes l’empruntent chaque jour. Et elle a pu finir le trajet en voiture.

Même si elle avait un peu bu...

On la voit marcher sur la vidéo. Elle ne titube pas, elle marche d’un pas ferme. Quant à l’hypothèse du suicide, je n’y crois pas une minute. En tant que père, c’est inconcevable. Bien sûr, la police hongroise ne peut l’exclure à 100%. Mais son petit copain, sa mère et moi, on l’a eu au téléphone le soir de sa disparition. Elle allait bien, elle était heureuse. Et ravie aussi de revenir à Vienne pour travailler en janvier prochain.

Vous penchez toujours pour un enlèvement crapuleux?

Oui.

Vous lancez un appel à témoins...


On a beaucoup démarché les habitants de Budapest, la police hongroise a cherché des témoins dans la population locale, dans la zone de sa disparition. Ce qu’on cherche à faire maintenant, c’est contacter les touristes, les voyageurs qui étaient à Budapest et notamment dans la zone de sa disparition le 4 décembre. Le pont des Chaînes est un lieu incontournable constamment emprunté, à pied ou en voiture.

Leur aide serait précieuse?

Des promeneurs nocturnes pourraient nous dire s’ils l’ont vu ou non à 3h du matin. Au total, on cible près de 15.000 personnes qui ont emprunté l’aéroport de Budapest cette semaine là, les clients des hôtels environnants (le Four Season, le Sofitel…) et du casino, les chauffeurs de taxi, les éboueurs, les sociétés de gardiennage et les sans-abri.

Vous misez notamment sur la place Roosevelt...

Oui. Ce n’est pas le lieu le mieux fréquenté de la capitale... Mais elle est passée par là, et il y a toujours de la circulation. On vise des gens qui n’ont pas osé s’exprimer auprès de la police, mais qui ont peut-être une info sérieuse qui permettra de retrouver Ophélie. Nous offrons aussi une récompense de 7.700 euros, c’est ce que la famille a réussi à réunir pour l’instant.

Comment se passe votre relation avec la police hongroise?

Bien. Au début, j’avais un peu peur qu’une étudiante étrangère qui disparaît ne soit pas une priorité, j’étais inquiet. Maintenant j’ai confiance. Malgré la barrière de la langue, ils nous tiennent bien régulièrement au courant. Je ne cherche pas à leur marcher sur les pieds. Nous retournerons à Budapest avec ma femme en fin de semaine.

Comment vous sentez-vous?

Je m’accroche. Si je ne tiens pas sur ce coup-là, je le regretterai toute ma vie. Et je dois dire qu’on a un soutien incroyable, tous ces jeunes, tous ces gens de son école Sup de Co Reims, des Arts&Métiers (où étudie le petit ami d'Ophélie), de la faculté hongroise Corvinus, de tous ses amis en France. C’est vraiment bienvenu.

Source : 20 Minutes


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MessagePosté : 16 déc. 2008, 10:21 
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un enlèvement crapuleux ?

il n'y a toujours pas de demande de rançon. c'est rare d'attendre aussi longtemps


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MessagePosté : 16 déc. 2008, 11:17 
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Citation :
un enlèvement crapuleux ?

il n'y a toujours pas de demande de rançon. c'est rare d'attendre aussi longtemps
Enlèvement crapuleux ne signifie pas nécessairement rançon.


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MessagePosté : 16 déc. 2008, 15:31 
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Dans cette affaire je ne pense pas qu'il y aura une demande de rançon. Je penche plutôt pour un enlèvement avec un véhicule ( possibilité de plusieurs personnes à bord ).
Soi pour "alimenter" un réseau de prostitution dans un pays voisin de la Hongrie. Soi pour faire subir des sévices sexuels suivi d'un meurtre ( encore faut-il trouver le corps qui a pu être jeté dans le Danube et que nous retrouverons à plusieurs kilomètres ou à un barrage )
La chute par accident je n'y crois pas du tout. Reste le suicide mais il faut être un proche de la victime pour pouvoir se prononcer.

Quant à la demande de rançon nous avons un exemple avec Natascha Kampusch ou la séquestration à durée pendant huit années sans aucune demande de rançon.


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MessagePosté : 17 déc. 2008, 12:45 
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Disparition d'Ophélie Bretnacher : des plongeurs français vont draguer le Danube

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Photo AFP

Ophélie Bretnacher, jeune fille aux cheveux châtains mi-longs, mesurant 1,73 m, a été vue pour la dernière fois, le 4 décembre, vers 3 h du matin, à la sortie d'une discothèque du centre de la capitale. Sa piste s'arrête sur un pont qui enjambe le Danube où son sac contenant ses papiers d'identité et son téléphone portable ont été découvert. Durant le week-end dernier, les fouilles des plongeurs de la police hongroise sous le pont ainsi qu'en aval sont restées infructueuses.

Des gendarmes alsaciens dépêchés à Budapest

Deux plongeurs de la brigade fluviale de Strasbourg munis d'un sonar unique en France se rendent ce jour en Hongrie pour participer aux recherches.

La demande, "partie de Budapest" mardi après-midi, a été validée cette nuit par la direction générale de la gendarmerie nationale.

Les plongeurs strasbourgeois seront à pied d'oeuvre ces jeudi et vendredi à Budapest afin de sonder les eaux du Danube. Ils utiliseront le sonar de la brigade fluviale de Strasbourg, un appareil particulièrement puissant qui permet de repérer les véhicules et les corps humains.

Les parents offrent une récompense

Les parents d'Ophélie Bretnacher ont décidé lundi d'offrir une récompense allant jusqu'à 2 millions de forints (environ 7 700 euros) pour obtenir des informations sur le sort de leur fille. "C'est une initiative personnelle, à titre privée la famille propose de rémunérer toute information sérieuse qui permettra de retrouver Ophélie", a indiqué le père de la disparue, qui réside à Vienne.

"Nous offrons jusqu'à 2 millions de forints, pris sur nos fonds personnels et avons ouvert un numéro de téléphone de portable en Hongrie 00 36 70 65 06 616", a-t-il précisé.


Source : Ouest France


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MessagePosté : 18 déc. 2008, 20:44 
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MERCREDI 4 DÉCEMBRE

23 heures : Ophélie Bretnacher arrive dans le bar Portside de Cuba. Elle s'installe à l'entrée, discute et prend quelques verres avec des amis de Cornivus University.

Peu avant 3 heures du matin, une amie Eleana la voit mettre son manteau. Elle quitte peu après la boîte.

2 h 50 : une caméra, située quelques mètres plus loin sur le boulevard Karoly Korüt, enregistre l'image d'Ophélie, portant son sac à main et marchant d'un bon pas.

2 h 52 : Ophélie se trouve place Deak, sorte de Chatelet Les Halles hongrois. Véritable nœud stratégique en transports en commun. Ophélie, qui avait annoncé son souhait de rentrer à pied, a-t-elle finalement changé d'avis et voulu prendre le métro, un bus tardif ou un taxi ? Une chose est sûre, dans son portefeuille, il y avait assez d'argent pour qu'elle se paye le voyage du retour.

3 h 30 : un étudiant italien, venant de Pest et rentrant chez lui à Buda, emprunte le chain bridge et découvre le sac à main d'Ophélie, posé par terre près d'un pilier. Il va le prendre et le ramener chez lui, avec l'objectif de le déposer un peu plus tard au commissariat.

JEUDI 5 DÉCEMBRE

Fin de matinée : la meilleure amie d'Ophélie, Christine Batel, lui envoie un SMS pour savoir comment la soirée s'est passé. C'est l'Italien qui va lui répondre et lui annonce qu'il a découvert le sac quelques heures plus tôt. Christine s'inquiète, elle se rend chez l'Italien, récupérer les affaires d'Ophélie.

17 heures : toujours sans nouvelles, elle se décide à appeler la famille hongroise qui héberge son amie française. Là, l'inquiétude grandit. Personne n'a vu Ophélie depuis la veille. Surprenant, puisque c'était Ophélie qui devait préparer la fête anniversaire surprise d'un des enfants. Christine appelle alors tous les amis de l'étudiante. Vers 20 heures, Christine, Guillaume, Etienne et Pierre-Paolo décident de se rendrent dès vendredi matin à l'ambassade de France. Tous les hôpitaux de la ville sont appelés au cas où une inconnue aurait été admise aux services des urgences.

VENDREDI 6 DÉCEMBRE

11 heures : alors que les étudiants sont reçus par les membres de l'ambassade, le père de famille hébergeant Ophélie fait une déclaration de disparition inquiétante au poste de police.
Vendredi après-midi : l'enquête démarre, tandis que les parents de la disparue, résidant à Vienne, atterrissent en Hongrie et se rendent à l'ambassade.

Vendredi, samedi, lundi et mardi : les parents d'Ophélie remuent ciel et terre, enquêtant de leur côté pour comprendre ce qui a pu arriver à leur fille. Des interprètes leur seront détachés par l'ambassade pour faciliter leurs démarches. De leur côté, les policiers mobilisés en force vont passer trois nuits blanches à quadriller le secteur à la recherche de témoins potentiels.

LUNDI 8 DÉCEMBRE

Les premières affiches « Missing » sont placardées. L'une réalisée par l'ensemble des étudiants bénéficiant de l'échange Erasmus en Hongrie et l'autre par les parents d'Ophélie. Les étudiants affichent environ 1.000 appels à témoins dans tous les endroits stratégiques. Deux affiches mais un message identique : toute personne ayant aperçu l'étudiante habillée d'une jupe, d'un bonnet et des bottes noires est priée d'appeler les enquêteurs, ses parents ou ses amis.
Les policiers, quant à eux, ont fait circuler dans tout le pays le signalement précis de la disparue.

MARDI 9 DÉCEMBRE

Le Chain Bridge est fermé à la circulation. Pompiers et policiers pensent avoir trouvé un indice. Un livre a été aperçu en contrebas de l'infrastructure. Fausse piste. Le livre récupéré n'appartenait pas à Ophélie.

MERCREDI 10 DÉCEMBRE

Hier, les policiers visionnaient toujours les cassettes de vidéo surveillance à la recherche de la jeune femme. Reste qu'il n'y a aucune caméra ayant vue sur le pont, ce qui réduit considérablement l'espoir des enquêteurs de réussir à connaître les circonstances dans lesquelles le sac à main a été abandonné à cet endroit.


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MessagePosté : 18 déc. 2008, 20:54 
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Hongrie - Les plongeurs français à la recherche d'Ophélie


Les recherches sont en cours dans le Danube pour retrouver Ophélie, une Française disparue en Hongrie le 4 décembre 2008

Des gendarmes français spécialisés aident depuis jeudi matin les enquêteurs hongrois à fouiller les eaux du Danube, sous le pont où se perd la trace de la jeune française.

Aucune trace de la jeune Française n'a pu être retrouvée 15 jours après sa disparition à Budapest, et les policiers tentent de reconstituer son parcours et son mode de vie.


Depuis la disparition à Budapest d'Ophélie Bretnacher, cette jeune étudiante en master de Finance qui passait une année à l'université Corvinus dans le cadre du programme Erasmus, les enquêteurs hongrois multiplient en vain les recherches. On est sans nouvelle d'elle depuis le 4 décembre, après une soirée avec des amis dans la discothèque Portside de Cuba. Sa piste, retracée grâce aux caméras de surveillance de la capitale, s'arrête sur un pont qui enjambe le Danube où son sac contenant ses papiers d'identité et son téléphone portable a été découvert.

Durant le week-end, des plongeurs de la police hongroise ont procédé, en vain, à des fouilles dans le Danube. Elles ont repris jeudi matin avec l'appui de deux gendarmes plongeurs dépêchés spécialement de France et équipés d'un sonar particulièrement puissant, utilisé pour rechercher des objets et des corps humains dans l'eau. Ils appartiennent à la brigade fluviale de Strasbourg et leur collaboration a été demandée par la police hongroise. "Nous sommes très heureux de l'arrivée de ces deux gendarmes munis de leur sonar car la Hongrie ne possède pas un outil aussi puissant", a souligné une porte-parole de la police de Budapest.


"Jusqu'ici, une centaine de personnes ont été entendues par l'équipe d'enquêteurs spécialement constituée pour retrouver Ophélie Bretnacher", a encore indiqué la porte-parole hongroise. Parmi les personnes entendues comme témoins, une quarantaine d'étudiants qui connaissent bien la jeune Française ont donné des indications sur son style de vie, les personnes qu'elle fréquente et ses habitudes. "De nombreuses personnes avec lesquelles elle a passé la soirée avant sa disparition ont également été entendues mais cela n'a pas permis aux inspecteurs chargés de l'enquête d'obtenir des indices pour la retrouver", a-t-elle précisé. "Malheureusement, nous n'avons pas pu trouver la moindre information et nous ne savons même pas s'il s'agit d'un acte criminel ou d'un accident".

Par ailleurs, les étudiants étrangers et hongrois de l'Université Corvinus à Budapest ont annoncé qu'ils se rassembleront dans le hall de l'établissement jeudi en fin de matinée pendant une heure en signe de solidarité avec la jeune Française disparue.

Source : LCI


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MessagePosté : 07 janv. 2009, 10:16 
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Disparition d'Ophélie / Francis Bretnacher : « La police hongroise fait de la diffamation »


Ophélie a disparu il y a un mois. Un mois après qu'Ophélie s'est évaporée dans la nature, Francis Bretnacher continue son combat pour faire toute la lumière sur la disparition de sa fille. Alors que le parquet de Budapest a confirmé, hier, avoir bien reçu la plainte contre X pour enlèvement, déposée par les parents, le papa d'Ophélie laisse libre court à sa colère.

D'ABORD la surprise puis rapidement la colère et l'incompréhension. Si Francis Bretnacher, le père d'Ophélie a appris hier que le parquet de Budapest confirmait avoir bien reçu la plainte contre X pour enlèvement qu'il a déposé avec sa femme le 30 décembre, il a été surpris de la déclaration qui a suivi de la porte-parole de la police de Budapest, Eva Tafferner. « Même si nous comprenons l'action des parents, il faut dire que pour l'instant, nous n'avons aucune preuve qui pourrait laisser penser à un acte criminel », a-t-elle indiqué.

Malgré le déploiement d'importants moyens pour comprendre ce qui avait bien pu arriver à la jeune étudiante rémoise, la police hongroise est en effet dans l'impasse, depuis plusieurs semaines. La piste s'arrête à 100 mètres du pont des Chaînes, ce 4 décembre au petit matin, une demi- heure avant qu'un étudiant italien ne trouve sur le pont le sac à main et le portable d'Ophélie. Les enquêteurs privilégient désormais la piste du suicide, a reconnu hier la police : « Après l'audition de plus de cent témoins et l'avis d'experts, il est probable que les derniers temps, la jeune fille était dans un état d'âme moins équilibré. De plus elle a consommé beaucoup d'alcool la nuit de sa disparition. La police continue ses efforts. Je vous assure que nous ne pourrions faire autrement ou plus s'il s'agissait d'une jeune fille hongroise. »
« Comment peuvent-ils dire ça ! C'est ni plus ni moins que de la diffamation, lâche bouleversé Francis Bretnacher. Les enquêteurs ne nous tiennent pas le même discours. Ma femme a eu Ophélie, sept heures avant sa disparition, moi je l'ai eu quatre heures avant : elle allait très bien. Si ma fille était dépressive, qu'il le prouve, nous montrent les auditions qui l'attestent.
Si elle avait beaucoup trop bu, pourquoi les vidéos montrent qu'elle marchait normalement ce soir-là ? Ils veulent se débarrasser de cette histoire embarrassante. Ce n'est pas bon pour le tourisme en Hongrie », lâche amer le père d'Ophélie. Pour Francis Bretnacher, il ne fait aucun doute que la Hongrie souhaite tasser l'affaire : « On nous a dit qu'il n'y avait pas eu de disparition à Budapest depuis 20 ans. C'est faux ! J'ai la preuve qu'une femme a disparu en septembre. Budapest n'est pas une ville aussi sécurisée que cela. Nous sommes costauds et on va se battre. »

En attendant, le parquet de Budapest dispose de trois jours pour décider s'il ouvre une enquête criminelle conformément à la plainte, s'il demande des preuves appuyant celle-ci ou s'il la rejette. Mais la décision devrait cependant être prise avant, comme l'a déclaré hier la porte-parole du parquet, Gabriella Skoda. « Nous allons décider dans les délais les plus brefs de la suite à lui donner. Il s'agit d'un cas prioritaire pour nous. »
Les parents d'Ophélie avaient également porté plainte en France, fin décembre, « afin de donner à la police française le cadre juridique dont elle a besoin pour agir. ça avance très favorablement. La justice française ne nous laisse pas tomber. »

Quant à la récompense de 7.700 euros lancée par les parents, il y a trois semaines, pour toute information permettant de relancer l'enquête : « aucun appel sérieux. » Par ailleurs, la pétition mise en ligne le 12 décembre à l'attention de Nicolas Sarkozy « pour l'implication de la France dans les recherches » a dépassé la barre des 5.000 signatures. Près de 40.000 inscrits sont recensés sur les deux pages de soutien du site communautaire Facebook. « Une marche silencieuse est prévue pour Ophélie le 11 janvier à Paris afin de montrer que sa disparition n'est pas tombée dans l'oubli. »

Aurélie Beaussart

Source : L'Union L'Ardennais


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MessagePosté : 07 janv. 2009, 12:17 
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Disparition/Hongrie: marche de soutien

Une marche de soutien pour Ophélie Bretnacher, une jeune étudiante française de 22 ans disparue début décembre à Budapest, se tiendra dimanche à Paris, a annoncé aujourd'hui l'association "Help to find Ophélie Bretnacher" (Aidez-nous à retrouver Ophélie Bretnacher).

"Un rassemblement est prévu entre 14H et 15H sur le Champ-de-Mars, suivi d'une marche silencieuse" dont le parcours sera connu ultérieurement, a indiqué à l'AFP un membre de l'association, Emmanuel de la Teyssonnière.


Sources : AFP/ Le Figaro


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MessagePosté : 07 janv. 2009, 12:23 
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La police hongroise ne semble pas vouloir faire la lumière sur cette affaire...


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MessagePosté : 07 janv. 2009, 12:25 
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On me pardonnera d'en rajouter une couche mais il y a un appel à témoin sur le site de la police hongroise :
http://www.police.hu/friss/BRF-20081209_2.html

On appréciera la qualité de la photo de la disparue...


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MessagePosté : 07 janv. 2009, 15:58 
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Effectivement la photo de la police Hongroise est vraiment nulle


Par contre comme vous pouvez le constater sur ces deux photos la route est séparée du trottoir par une rambarde assez haute et massive si une voiture s'est arrêtée pour enlever Orphélie comment les auteurs ont-ils faits ?

D'autre part la hauteur de la rambarde côté Danube est également assez haute, il faut donc qu'Orphélie ait été poussée pour tomber dans le fleuve.
En cas de malaise est-il possible ( à moins de se pencher) de basculer seule ?

Le temps de trajet effectué par les voitures visionnées par les caméras a t-il été chronométré ( pour calculer un arrêt éventuel non visible par les caméras, au milieu du pont )



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MessagePosté : 09 janv. 2009, 11:15 
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Disparition d'Ophélie / L'enquête n'est pas éteinte


Le parquet de Budapest vient de rejeter la plainte déposée par les parents d'Ophélie. Pour autant, la police hongroise n'arrête pas les investigations : un nouvel appel à témoins vient d'être lancé pour retrouver deux pêcheurs. Le point sur un mois d'enquête.

Mercredi, l'Office du procureur municipal de Budapest a rejeté la plainte pour enlèvement, déposée par Sylvie et Francis Bretnacher car « selon les informations et les faits à la disposition des autorités, il n'y a aucun soupçon qui soutienne l'hypothèse criminelle », a-t-il annoncé dans un communiqué. Une plainte rejetée qui ne signifie pas l'arrêt des investigations, encore moins le classement de l'affaire. En témoigne le nouvel appel à témoins lancé : les policiers recherchent activement deux pêcheurs qui ont été aperçus par des caméras de surveillance, circulant en aval du pont durant le créneau horaire où Ophélie a disparu.

C'est loin d'être la seule piste explorée. Depuis le 4 décembre, jour où la Rémoise s'est évaporée dans la nature, les policiers ont visionné des centaines de vidéos de surveillance, interrogé toutes les personnes qui sont entrées dans la boîte de nuit le soir du 3 décembre. Ils ont, à plusieurs reprises, entendu près de 120 personnes : famille, proches, amis de la disparue. La thèse du suicide reste une piste possible parmi tant d'autres : la cellule d'investigation n'abandonne pas la piste de l'enlèvement par une connaissance et tente de déterminer si un inconnu est entré en contact avec Ophélie, quelques jours avant sa disparition.

Un mois d'enquête qui a permis de fermer plusieurs portes : deux jours après la disparition, un homme s'est présenté au commissariat indiquant qu'il avait entendu un cri ce soir-là, près du pont. Les enquêteurs ont pris très au sérieux cette déclaration, malheureusement, ils ont vite compris qu'il s'agissait d'un faux témoignage. Et puis, il y a eu cette voiture suspecte stationnée un long moment, place Roosevelt durant cette nuit fatidique. Alors qu'ils n'avaient en leur possession qu'une plaque
d'immatriculation partielle, ils ont réussi à identifier le véhicule. Le conducteur a été longuement entendu, mais là aussi, il s'agissait d'une fausse piste.

Quatre jours après la disparition soudaine d'Ophélie, une étudiante américaine a été très violemment agressée en centre-ville de Budapest : victime d'une tournante, tabassée et laissée pour morte sur un coin de trottoir. Pouvait-il s'agir des mêmes auteurs ? Là encore, ce fut une fausse piste : quinze jours après, les violeurs étaient identifiés, interpellés. Ils ont un sérieux alibi pour la nuit du 3 au 4 décembre.
« Ils explorent toutes les pistes, même celles qui paraissent peu probables. La police hongroise n'a quasiment pas d'affaires non résolues. Ça remet en cause leur efficacité. C'est important pour eux d'élucider les faits. » Jacques Cohen, adjoint au maire de Reims, chargé des relations internationales, connaît très bien la ville, les enquêteurs et les autorités françaises sur place. « La police hongroise a l'habitude de manipuler la presse et les témoins afin d'endormir la vigilance et laisser les langues se délier. »
Les policiers auraient aussi en leur possession tous les enregistrements sonores des conversations téléphoniques échangées, en centre-ville, le soir du drame. Le contenu serait actuellement épluché. Enfin, la plainte déposée à Paris par la famille Bretnacher a reçu une réponse favorable : « Il n'est pas exclu que des enquêteurs français spécialisés dans ce type de dossiers viennent. Ce ne serait pas mal perçu, ça permettrait d'ajouter du crédit en France aux investigations entreprises par les policiers hongrois », assure à Budapest, une source proche de l'enquête.
Dimanche, une marche silencieuse pour Ophélie est programmée à Paris. Le rassemblement est prévu vers 14 heures au Champ-de-Mars.

Source : L'Union L'Ardennais


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MessagePosté : 11 janv. 2009, 15:26 
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Un mystérieux ami italien recherché par la police


Sur les vidéos de surveillance, on voit Ophélie marcher d'un pas déterminé. Elle y apparaît plus résolue que fragilisée ou en proie à des états d'âme douloureux…

Deux jours après que le parquet de Budapest a rejeté la plainte des parents d'Ophélie Bretnacher pour enlèvement, les enquêteurs hongrois semblent bien décidés à prouver qu'ils mènent toutes les investigations nécessaires pour comprendre ce qui a pu arriver à la jeune étudiante rémoise, disparue dans la nuit du 3 au 4 décembre.

Comme nous l'écrivions dans notre édition de jeudi, ils viennent de lancer un appel à témoins pour retrouver deux pêcheurs qui naviguaient sur le Danube à l'heure de la disparition d'Ophélie.
Pour l'instant, personne ne s'est manifesté : ces deux hommes étaient-ils Hongrois ? Ont-ils effectivement vu quelque chose, sans porter assistance à la jeune femme, et dans ce cas craindraient-ils des poursuites ? Évitent-ils, comme beaucoup de Hongrois, tout rapport avec les forces de l'ordre ? Aucune hypothèse n'est en tout cas à exclure.
Les enquêteurs viennent également de révéler un fait pour le moins troublant, mis en lumière par la centaine d'auditions effectuées dans le cadre de l'enquête, et l'analyse du portable de la jeune fille retrouvé sur le pont des Chaînes, quelques minutes après que les caméras de surveillance ont perdu la trace de l'étudiante : Ophélie était très proche d'un autre étudiant venu d'Italie dans le cadre des échanges Erasmus. Elle échangeait avec lui de très nombreux SMS. Le 3 décembre, il faisait partie de la bande d'étudiants venus faire la fête en compagnie d'Ophélie dans la boîte de nuit « Portside de Cuba ». En fin de soirée, ils auraient, selon plusieurs témoins, eu « une discussion animée », au terme de laquelle la jeune femme aurait quitté brusquement la soirée.

Autre élément troublant : selon les autorités, le jeune homme a quitté le pays, direction l'Italie, le 5 décembre, le jour même où la police était avisée de la disparition d'Ophélie. Depuis, il ne s'est pas manifesté auprès des enquêteurs. Bien évidemment, la justice hongroise a contacté les autorités italiennes pour qu'elles procèdent à son audition jusqu'ici sans résultat.
Qui est ce jeune homme ? Quelle était la nature exacte de ses relations avec Ophélie ? Que se sont-ils dit ce soir-là dans la boîte de nuit ? Les deux jeunes gens se seraient-ils donné rendez-vous à proximité du Pont des Chaînes ? Aurait-il décidé de la rejoindre en empruntant un trajet plus rapide ? Autant de questions qui intéressent au plus haut point les policiers hongrois…

Selon nos informations, recueillies auprès d'étudiants qui fréquentaient régulièrement Ophélie à Budapest, et qui ont tous été entendus à plusieurs reprises par les enquêteurs, le jeune Italien se prénommerait Pier Paolo. Mais si tous reconnaissent que la jeune fille était proche de lui, beaucoup se disent « surpris » par l'hypothèse d'une relation amoureuse entre les deux étudiants. L'un d'entre eux affirme par ailleurs que le soir où Ophélie a disparu, il a vu Pier Paolo au « Portside de Cuba » vers quatre heures du matin, soit plus d'une heure après que la jeune femme a quitté l'établissement et trente minutes après que son sac a été découvert sur le pont des Chaînes. En revanche, aucun témoignage ne permet d'assurer qu'il n'a pas quitté la boîte de nuit entre 2 h 30 et 4 heures du matin.
Les policiers hongrois semblent également vouloir mettre en doute l'image de « petite fille modèle » véhiculé par les proches d'Ophélie. Ils affirment avoir été surpris par l'état quelque peu négligé de sa chambre d'étudiante, et prétendent que plusieurs témoignages permettent d'établir que le soir de sa disparition, « elle avait consommé sept bières et sept alcools forts ».

Des assertions qui peuvent surprendre à la vision de plusieurs vidéos mises en ligne cette semaine sur des sites hongrois et tournées par les caméras de surveillance de la capitale hongroise. On y voit Ophélie marchant dans les rues la nuit de sa disparition. La jeune étudiante avance d'un pas décidé, sans tituber. Même si les séquences ne durent que quelques secondes, elle y apparaît plus résolue que fragilisée ou en proie à des états d'âme douloureux…
La nouvelle politique de communication des enquêteurs fait en tout cas débat sur les pages Facebook consacrées à la jeune femme : plusieurs étudiants de Cornivus University contestent vigoureusement les assertions de la police. Pour l'une des amies allemandes d'Ophélie, « it's just bullshit »*. D'autres se disent « troublés ».

* « C'est de la foutaise. »

Source : L'Union L'Ardennais


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