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MessagePosté : 19 déc. 2008, 10:24 
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Jpasc95 voilà les éléments en ma possession sur tes questions.

Le flacon de josacine apporté par Monsieur Lecointre à l'hôpital était réceptionné le samedi 11 juin 1994 à 22 heures par Madame Anne-Marie Vast, infirmière aux urgences pédiatriques dehors sur le parking de l'hôpital .D'après la déposition de Monsieur Lecointre , la josacine avait un aspect hétérogène de couleur orangée, le niveau du flacon était légèrement infèrieur au niveau maxi Madame Vast a saisi ce flacon par le bouchon car le couvercle du carton d'emballage était manquant. Après avoir sorti le flacon de sa boîte sans couvercle, elle l'observait puis le sentait, il apparaissait alors normal et sans odeur. Propos confirmés par une collège de Madame Vast qui a également senti et vu le contenu du flacon qui présentait un aspect normal et aucune odeur.

Le lendemain, le dimanche à 5 heures du matin ( soit 7 heures après avoir réceptionné le flacon ), Madame Vast reprend le flacon et en l'agitant constate que le sirop présente un aspect visqueux et grumeleux de couleur orangée. En le respirant, elle ressentait aussitôt une violente brûlure qui semblait se propager jusque dans l'oesophage. Pour plus de sécurité Madame Vast fait constater ce changement par sa collègue
L'aspect du contenu et son odeur se sont radicalement modifié entre 22 heures et 5 heures du matin, soit entre 6 et 13 heures heures après sa préparation ( préparation effectuée le 11 juin vers 14 heures avec de l'eau de source Arlette Cristal Roc )
L'analyse du sirop n'a été effectuée que le lundi matin.Il semble donc que nous ayons à faire au même flacon car l"échange aurait été difficile à l'hôpital.
Le profeseur Robert Rosset a d'autre part démontré que le cyanure ayant empoisonné Emilie était un cyanure ancien, fortement dégradé, qui ne peut en aucun cas coïncider avec le cyanure neuf acquis 1 mois avant par J. M. Deperrois.


Dans le procès-verbal de l'audition du Docteur Sylvain Vue nous relevons que Madame Corinne Tanay est venue en compagnie de Madame Sylvie Tocqueville consulter le médecin à qui l'on avait transmis les conclusions de l'hôpital qu sujet du décès d'Emilie. Sans connaître Monsieur J M Deperrois qui n'est pas mis en cause à cette époque, ce médecin rapporte le 4 juillet les observations de Madame Tanay qui lui ont été faites le 13 juin dans l'après midi, celle-ci ayant remarqué en préparant la suspension de légères floculations, une effervescence ou bien un pétillement a-t-il précisé lors des audiences, une odeur inhabituelle, un précipité qui confiait à la préparation un aspect inhomogène.

Lors de l'ouverture de ce flacon la baque de scellement était-elle intacte ? Madame Tanay n'est pas formelle sur ce point. Elle ne peut confirmer si oui ou non elle a entendu le bris de la collerette certifiant que le flacon était neuf.

Madame Tocqueville prétend ne pas se souvenir des paroles de Madame Tanay qui elle démentira par la suite également avoir tenu ces propos.

Pourtant le Docteur Vue n'en démord pas.

Quoi qu'il en soit le témoignage du Docteur passe aux oubliettes, et le juge ne convoqua aucun des trois médecins du Centre Médical et que le témoignage ne fut ni recoupé, ni vérifié par les autorités en charge des investigations.

Par ailleurs lors de cette même déposition, le Docteur Vue indiquait que Monsieur Denis Lecointre lui avait demandé lors d'une conversation téléphonique datée du mardi 14 juin dans l'après midi d'intercéder auprès des autorités judiciaires afin de faire annuler la seconde autopsie ordonnéepar le procureur de la République.
Ce qu'il a évidemment refusé, indiquant à Mr Lecointre qu'il n'était ni dans son pouvoir, ni dans l'intérêt de la vérité de contrarier une autopsie judiciaire.
Ce derniere élément fut également négligé par l'enquête.

Alors qui croire, quel intérêt aurait le Docteur de Mentir ?


Modifié en dernier par Marathon le 14 févr. 2009, 15:20, modifié 3 fois.

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MessagePosté : 19 déc. 2008, 15:08 
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Le 9 février, la commission de révision - composée de cinq magistrats de la chambre criminelle de la Cour de cassation - décidera soit de rejeter la requête, conformément aux réquisitions du ministère public, soit de saisir la cour de révision pour que la procédure se poursuive.


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MessagePosté : 19 déc. 2008, 16:22 
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merci marathon pour les informations

Je n'arrive toujours pas à comprendre qui aurait pu vouloir tuer la petite fille dans le but de nuire à quelqu'un
Sur ton site, une personne a rappelé à juste titre que l'empoisonnement était une méthode particulièrement féminine pour se débarasser de quelqu'un. Il y a suffisamment d'exemples dans l'histoire pour le croire (Mme de Montespan et le drame des poisons, Marie Besnard, etc...), mais là il s'agit d'une petite fille et aucun mobile n'est suffisamment solide pour en arriver à cette folle extrémité.

Il est vrai que la piste de l'amant qui veut se débarasser du mari encombrant est tentante. Là non plus, les exemples ne manquent pas.
Mais entre hommes, très rares sont les exemples d'empoisonnement et encore moins pour tuer un enfant
Si c'était le cas, pour tuer une personne par empoisonnement, on prend un minimum de précautions, ce qui ne semble pas être le cas dans cette affaire. Il aurait fallu que M Deperrois ignore que la Josacine 500 est destinée aux enfants alors que M Tocqueville prenait de la Josacine 1000.
C'est difficile à croire car on peut aisément imaginer qu'il aurait forcément obtenu l'information par sa maitresse sans que celle ci d'ailleurs soit au courant des intentions de son amant.
Alors, est ce que M Deperrois aurait pu, ce 11 juin 1994, dans la nervosité du moment oublier la différence entre la josacine 500 et la josacine 1000 ? et puis comment pouvait il savoir qu'il y aurait un flacon de josacine sur la table de la cuisine bien en évidence ?
Non ce n'est pas sérieux car trop aléatoire.
Et pour accomplir cette basse besogne, il aurait fallu qu'il ait le temps de le faire, dans un créneau horaire très limité, ce qui ne semblait pas être le cas ce jour là.


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MessagePosté : 20 déc. 2008, 19:07 
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L'histoire de l'amant je n'y crois pas du tout.

Premièrement la liaison était passagère ( du moins pour Mme Tocqueville)
pourquoi J M Depessois aurait voulu tuer Mr Tocqueville? pour vivre avec sa femme ?

Reste donc :

L'accident ménager
soi chez les Tanay au moment de la préparation du sirop.

Soi chez les Tocqueville. Après avoir absorbé la josacine Emilie a ingurgité de l'eau pour faire passer le goût . Etait-ce bien de l'eau ?

L'accident ménager maquillé en crime

Si l'eau ingurgitée par Emilie était du cyanure, une personne mal intentionnée à pu verser quelques gouttes de ce cyanure dans le flacon.
Dans quel But ?

Autre possibilité dont personne ne parle

Une histoire de famille ( vengeance )
Mais là ......


jpasc95 as-tu lu LE POISON DU DOUTE ?
Image

Ce livre est né d'un doute profond, d'un verdict qui m'a ébranlé alors que j'exerçais la fonction de chroniqueur judiciaire au Monde.
.
. La relecture attentive des dix mille pages de son dossier, la rencontre des principaux protagonistes de l'affaire, la découverte d'une série d'écoutes téléphoniques troublantes qui n'avaient pas été évoquées au procès "

J.M. Dumay


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MessagePosté : 21 déc. 2008, 11:33 
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Citation :
L'accident ménager
soi chez les Tanay au moment de la préparation du sirop.
Mme Tanay a préparé la josacine le samedi 11 juin vers 15h15 devant sa fille. Tout semblait parfait.
La petite fille a pris le médicament vers 20h chez les Tocqueville.
Si elle avait mis du cyanure dedans, Emilie n'aurait pas pu le boire car l'odeur aurait été insupportable.
De même, je ne crois pas à la thèse d'un défaut de fabrication dans la chaine de production de ce médicament car il y aurait forcément eu d'autres cas d'empoisonnement.
Citation :
Soi chez les Tocqueville. Après avoir absorbé la josacine Emilie a ingurgité de l'eau pour faire passer le goût . Etait-ce bien de l'eau ?
Les Tocqueville disent qu'elle a bu de l'eau du robinet.
Et si elle avait bu plutôt de l'eau dans une bouteille contenant du cyanure ?
Citation :
L'accident ménager maquillé en crime
Si l'eau ingurgitée par Emilie était du cyanure, une personne mal intentionnée à pu verser quelques gouttes de ce cyanure dans le flacon.
Dans quel But ?
Mme Tocqueville pour faire accuser son mari et se débarasser de lui ?
les enfants des époux Tocqueville qui auraient voulu faire une blague à leur copine Emilie ?
Mais est ce que ces enfants pouvaient avoir accès à ce cyanure ?
Je trouve cette piste dangereuse pour les Tocqueville car ils ne pouvaient pas ignorer qu'ils seraient soupçonnés puisque tout cela se passait chez eux.
Citation :
Autre possibilité dont personne ne parle.
Une histoire de famille ( vengeance )
Mais là ......
Une mère qui empoisonnerait sa propre fille parce qu'elle ne s'entendait pas avec sa belle-mère ?
je ne sais pas, ça me parait fou mais bon...
Citation :
jpasc95 as-tu lu LE POISON DU DOUTE ?
non je l'avoue humblement et je ne sais pas quel livre choisir sur cette affaire.

Pour ma part, les Tocqueville ayant compris que la petite Emilie avait ingurgité du cyanure dans une bouteille d'eau, et craignant d'être soupçonnés, ils en ont placé dans le flacon pour faire croire à une intoxication due à une mauvaise fabrication du produit


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MessagePosté : 21 déc. 2008, 13:30 
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D'après l'enquête la femme de ménage avait, quelques jours auparavant trouvé un flacon avec un liquide incolore chez les Tocqueville . Curieusement ce flacon n'a jamais été retrouvé. Emilie à peut-être pris ce liquide pour de l'eau.

Pour le livre n'hésite pas J M Dumay a refait toute l'enquête et c'est de loin le plus interessant et le mieux écrit ( N'en déplaise à Christophe Hondelatte qui lui aussi a écrit un bouquin sur l'affaire)


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MessagePosté : 22 déc. 2008, 09:58 
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tu écris :
"Dans le procès-verbal de l'audition du Docteur Sylvain Vue nous relevons que Madame Corinne Tanay est venue en compagnie de Madame Sylvie Tocqueville consulter le médecin à qui l'on avait transmis les conclusions de l'hôpital qu sujet du décès d'Emilie. Sans connaître Monsieur J M Deperrois qui n'est pas mis en cause à cette époque, ce médecin rapporte le 4 juillet les observations de Madame Tanay qui lui ont été faites le 13 juin dans l'après midi, celle-ci ayant remarqué en préparant la suspension de légères floculations, une effervescence ou bien un pétillement a-t-il précisé lors des audiences, une odeur inhabituelle, un précipité qui confiait à la préparation un aspect inhomogène. "

Ne trouves tu pas étonnant que Mme Tanay n'ait pas réagi autrement le jour où elle aurait constaté un aspect inhabituel de la josacine 500 ?
Il me semblait assez normal d'aller chez le phamarcien pour échanger le flacon contre un autre. Elle, aurait préféré le donner quand même à sa fille ?
A mon avis, le docteur Vue, même s'il est de bonne foi, a mal compris les propos de Mme Tanay.


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MessagePosté : 22 déc. 2008, 16:19 
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Effectivement si Madame Tanay a constaté une telle réaction de la Josacine cela semble bizarre qu'elle n'est pas rapportée ce flacon à la pharmacie D'autant plus qu'Emilie entamait son deuxlème flacon et Madame Tanay aurait déclaré qu"elle n'avait pas constaté ce phénomène lors de la préparation du premier flacon. Madame Tanay niant avoir tenu de tel propos.

De plus Mme Tocqueville, qui était dans le cabinet avec Mme Tanay, a dit elle qu'elle ne se souvenait pas de ces paroles parce qu'elle était préoccupée par le fait que son fils pouvait être impliqué et qu'elle n'écoutait pas. Le problème c'est que les paroles supposées de Mme Tanay innocentaient son fils. Alors pouvait-elle réellement ne pas les entendre ?


D'autre part quand le procureur Gaubert a demandé au Docteur si Madame Tanay a utilisé le mot " précipité et signalé l'aspect grumeleux du médicament," le docteur à répondu " Non c'est moi qui ai employé ce vocabulaire " Alors quels termes Madame Tanay à t-elle employé ? A t-elle vraiment faite cette déclaration ?

Malheureusement lors de son interrogatoire le Docteur Vue n'a pas fait preuve d'une mémoire extraordinaire et à plusieurs reprises à répondu qu'il ne se souvenait plus.

Le procureur Gaubert a avancé que le docteur Vue ne se souvenait pas au vu des questions qu'il posait trois ans après et donc que sa parole n'était pas fiable.
Mais le problème c'est que la déposition date du 4 juillet 1994, soit 15 jours environ après le drame. Avait-il oublié en 15 jours ?

Seul le Dr Vue dit avoir entendu les paroles qu'ils rapporte.


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MessagePosté : 23 déc. 2008, 00:41 
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Josacine empoisonnée: le parquet opposé à la demande de révision de Deperrois :
France soir (annexe du parquet) :
"La thèse de l’accident domestique

La requête s’appuyait notamment sur un rapport commandé à un chercheur du CNRS, agissant à titre personnel. L’étude montrait que le mélange cyanure-Josacine dégage une odeur d’ammoniac incommodante. Or, selon M. Deperrois, un infirmier soignant Emilie aurait déclaré que le sirop de l’enfant ne sentait rien. La défense estime donc que le cyanure a été ajouté après le drame pour camoufler un accident domestique. « L’étude a été réalisée à partir de produits chimiques autres que ceux en cause dans la procédure », précise-t-on. Le Dr Pépin et le Pr Ricordel ne la retiennent pas pour scientifiquement probante. « L’odeur (…) est celle de l’amande amère. Il existe parmi les personnes qui la détectent une variation de sensibilité d’un milliard de fois, sachant qu’en outre 20 à 30 % des personnes ne la sentent pas du tout », précisent-ils. Pour vérifier le témoignage de l’infirmier, les scientifiques ont procédé à des tests olfactifs. Ils concluent qu’un « témoignage fondé sur des odeurs ressenties par un nombre réduit de témoins, même parfaitement de bonne foi, ne peut être pris en compte qu’avec d’infinies précautions. La fiabilité de ces témoignages est très faible. »


Si l'on comprend bien, M. Deperrois serait la première personne depuis Charles Chaplin dans M. Verdoux qui se trompe de personne en introduisant du poison dans un médicament.

C'est donc un gag tragique, mais un gag.

Si l'on comprend bien, le cyanure neuf acquis par M. Deperrois provoque l'apparition d'un dégagement d'ammoniac au bout d'une heure lorsqu'il est mélangé à la josacine (odeur très désagréable d'amande amère), ce que la commission de révision n'a pas réussi à contredire.

Mais pour expliquer que ni l'enfant avant de boire, ni M. Tocqueville, ni Mme Tocqueville, ni M. Lecointre, ni l'infirmier des urgences, ni l'infirmière de l'hôpital du Havre n'ont strictement rien senti, tandis que l'infirmière le lendemain à 5 heures était révulsé par une odeur d'ammoniac qui, dit-elle lui a brûlé l'oesophage, on pouvait en conclure que ce n'est donc pas le cyanure de M. Deperrois mais un autre, beaucoup plus ancien qui ne provoque un dégagement d'ammoniac que beaucoup plus tardivement du fait de sa dégradation.

Non, on dit que toutes ces personnes n'ont pas d'odorat.

Sacré institution judiciaire, pour nous prendre pour des imbéciles, tu te poses un peu là.


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MessagePosté : 06 févr. 2009, 01:19 
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Deperrois: la Commission de révision rend sa décision le 9 février
AP | 19.12.2008 | 15:56
Source : Nouvel Observateur - http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches ... on_le.html

La Commission de révision des condamnations pénales doit dire le 9 février prochain si elle estime nécessaire de saisir la Cour de révision de la seconde requête en révision de Jean-Marc Deperrois, condamné en 1997 à vingt ans de réclusion criminelle pour le meurtre de la petite Emilie Tanay dans l'affaire de la Josacine empoisonnée, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

A l'audience, qui s'est tenue jeudi à huis clos, l'avocat général a conclu au rejet de la demande de M. Deperrois, estimant qu'il ne présentait pas d'éléments nouveaux justifiant une révision de son procès, a-t-on précisé de même source. La Commission a notamment examiné le résultat d'un complément d'information ordonné en février, à savoir une comparaison d'expertises.

Lors du procès en mai 1997, l'accusation a soutenu la thèse d'un crime passionnel dont la cible était Jean-Michel Tocqueville, Jean-Marc Deperrois ayant eu une aventure avec son épouse Sylvie. M. Tocqueville gardait Emilie Tanay le 11 juin 1994 à Gruchet-le-Valasse (Seine-Maritime), et selon l'accusation, Jean-Marc Deperrois aurait versé du cyanure dans le flacon de Josacine -un antibiotique- qu'il croyait destiné au mari.

Cette seconde requête s'appuie notamment sur un rapport commandé à un laboratoire du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) selon lequel le mélange cyanure-Josacine produit en moins d'une heure une forte odeur d'ammoniaque. Selon l'accusation, le cyanure a été introduit au plus tard à 17h le 11 juin 1994 par M. Deperrois. Or, l'odeur d'ammoniaque n'a été remarquée que le 12, aux alentours de 5h du matin, ce qui, pour la défense, rend impossible que ce soit l'accusé qui ait versé le produit mortel dans le flacon d'antibiotique. Le soir du drame, lorsqu'un infirmier a vérifié le contenu du flacon d'antibiotique, il ne dégageait aucune odeur.

La Commission doit dire s'il s'agit là d'éléments nouveaux, inconnus de la juridiction de jugement au moment du procès, ce qui justifierait la saisine de la Cour de révision qui, elle, pourrait ordonner la tenue d'un nouveau procès.

Jean-Marc Deperrois a bénéficié d'une mesure de libération conditionnelle en juin 2006 après douze ans de détention. AP

Josacine empoisonnée - Jean-Marc Deperrois, le coupable qui veut être innocenté
Isabelle Horlans, le jeudi 18 décembre 2008 à 04:00 Source : France Soir
http://www.francesoir.fr/enquete/2008/1 ... cente.html

Jean-Marc Deperrois n’a pas été condamné sans preuves ainsi que l’affirme, depuis le verdict du 25 mai 1997, son comité de soutien.

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La lecture approfondie du dossier, des rapports d’expertises et des conclusions de la Commission de révision des condamnations pénales, saisie d’une première requête en 2001 puis d’une seconde en 2005, pourrait suffire à apaiser les esprits s’ils se montraient réellement curieux. Depuis le procès Deperrois, de nombreux éléments ont été réexaminés, explorés, disséqués, des portes ont été rouvertes et refermées. Les résultats de ces investigations ne laissent plus de place au doute. La seule piste qui aurait pu être envisagée – celle d’une complicité – n’a pas été suivie, car Jean-Marc Deperrois, en toute logique, ne l’a pas souhaité : orienter les soupçons vers un(e) autre l’aurait obligé à admettre sa part de responsabilité. Or il a toujours nié être mêlé, de près ou de loin, à la mort d’Emilie Tanay. Les enquêteurs et les scientifiques ont cependant démontré l’existence de charges à son encontre. Et les magistrats de la Cour de cassation n’ont pas estimé devoir retenir, comme matière à révision, les éléments prétendument nouveaux qui lui ont été soumis.

« Des impuretés caractéristiques »
Parmi les charges retenues contre M. Deperrois, il y a notamment l’analyse du cyanure mêlé à la Josacine. Il présente des impuretés caractéristiques, similaires à celles relevées dans les lots que la société Prolabo vendait au printemps 1994. A l’entreprise, Jean-Marc Deperrois a acheté un kilogramme de cyanure de sodium le 6 mai 1994, par l’intermédiaire d’Alain B., relation professionnelle. Après l’avoir niée, il a reconnu l’acquisition, expliquant que le produit devait servir à effectuer des essais de traitement de métaux. Le 16 ou le 17 juin, la peur d’être impliqué dans l’affaire de la Josacine empoisonnée lui a fait jeter le tout dans la Seine, y compris la ferraille testée et sa documentation sur le cyanure. Problème : à l’une ou l’autre de ces deux dates, rien ne le relie à Emilie et la justice n’a pas encore révélé que l’enfant est morte après absorption de cyanure. Que craignait-il pour agir ainsi, sinon une mise en cause directe, suivie d’une*mot rejeté*yse de son produit et d’une comparaison avec le poison versé dans l’antibiotique ? Et pourquoi, le 19 juin, prie-t-il Alain B. « de ne pas parler de sa commande de cyanure » ? Autre charge : son passage chez les Tocqueville en leur absence l’après-midi du 29 mai. Les voisins aperçoivent M. Deperrois quitter la maison et verrouiller une porte-fenêtre. Intrigués, ils remarquent ses mains gantées. La perquisition chez les Deperrois permet la saisie de gants correspondant à la description et de clés des Tocqueville. Poursuivis pour faux témoignage jusqu’en 2001, les voisins ont gagné leur procès.

La contre-attaque

Le mobile – se débarrasser du rival – ne tient pas la route selon la défense, qui va réduire la passion amoureuse à une vulgaire incartade. Jean-Michel Tocqueville, alors prêt à tout pour garder sa femme auprès de lui, volera même au secours du suspect, qui n’a depuis cessé de se battre, aidé par l’un des plus gros comités de soutien jamais constitués. Son pourvoi en cassation est rejeté en octobre 1998. Fin 2001, la Commission de révision est saisie. M. Deperrois produit le rapport d’un docteur en sciences qu’il a sollicité. Robert Rosset conteste les résultats des trois experts judiciaires. « Si le cyanure de sodium peut provenir des lots numéros B062 et A349 de Prolabo, il est beaucoup plus certainement d’une autre origine, évidemment inconnue », écrit-il. Le Pr Jacques Storck, titulaire d’une chaire de chimie appliquée aux expertises et exerçant au Val-de-Grâce, contredit point par point les travaux de Robert Rosset. La commission écarte le deuxième élément « nouveau », des écoutes téléphoniques qui rapportent une conversation entre Denis L. et Jean-Michel Tocqueville parlant de cyanure : la transcription des écoutes figurait au dossier et n’avait jamais donné matière à débat. En clair, un pétard mouillé. Le 16 décembre 2002, la Commission de révision déclare irrecevables les deux requêtes de Jean-Marc Deperrois. Il l’a de nouveau saisie en septembre 2005.


Gruchet-le-Valasse, samedi 11 juin 1994...
C’est un beau jour, entre fin de printemps et début d’été. C’est le samedi 11 juin 1994. Dans un village de Haute-Normandie, une fillette s’impatiente, pressée de participer à la fête médiévale de Gruchet-le-Valasse. Emilie Tanay sera bouffon. Elle a 9 ans. Pour la première fois de sa vie, Emilie va dormir chez les parents d’un camarade d’école, Jérôme Tocqueville. Dans son sac, elle emporte le sirop de Josacine 500 qui soigne sa rhino-pharyngite. Elle embrasse son papa, c’est sa maman qui la dépose chez son ami. La petite fille est heureuse. En tout début de soirée, chez les Tocqueville, Emilie boit sa cuillère de Josacine. « Berk, ce n’est pas bon ! » remarque-t-elle. Le goût âpre la conduit jusqu’à l’évier de la cuisine, l’eau du robinet chasse la mauvaise odeur. Soudain, voilà l’enfant qui s’effondre, qui souffre, qui gémit, et la vie qui semble quitter ce corps fluet, la panique qui s’empare des Tocqueville. Le Samu la transporte aux urgences pédiatriques. Rupture d’anévrisme ? Virus méconnu, foudroyant ? Le scanner ne révèle rien. En soirée, à l’hôpital du Havre, l’existence de Corinne et Denis Tanay bascule dans le néant : leur Emilie, prénom choisi après lecture de l’ouvrage éponyme d’Elisabeth Badinter, enfant chérie née le mardi 19 février 1985 à 1 h 40, la petite fille qui voulait être danseuse meurt sans avoir repris connaissance. Lundi 13, des examens sanguins et un prélèvement gastrique sont effectués. Mardi 14, une deuxième autopsie révèle un empoisonnement au cyanure. La justice garde cette information secrète. Jeudi 16, Emilie est inhumée. En soirée, le laboratoire qui commer*mot rejeté*e la Josacine la retire du marché. Il évoque un décès suspect, sans révéler l’identité de la victime. Vendredi 17, les parents d’Emilie sont placés en garde à vue.

4,9 grammes de cyanure
Tandis que le couple Tanay est retenu à la gendarmerie, pressé de questions plus ignobles les unes que les autres qui auront pour seul mérite de les disculper, des reporters s’introduisent chez eux et volent des photos. Sans le mesurer, ils vivent là le début de l’enfer. Un enquêteur leur assène la vérité : dans la Josacine de la petite, il y avait 4,9 grammes de cyanure. Jean-Michel et Sylvie Tocqueville, qui hébergeaient Emilie, sont aussi entendus. Ils prononcent pour la première fois le nom de Jean-Marc Deperrois. PDG d’une société d’imagerie industrielle, élu au conseil municipal de Gruchet, il a 43 ans. L’enquête établit qu’il entretient une liaison extraconjugale avec Sylvie Tocqueville. Cette relation n’intéresse pas les gendarmes. Mais une écoute téléphonique du 22 juin va les intriguer. Un certain Alain s’inquiète pour Deperrois : n’a-t-il pas été ennuyé à cause du « produit » acheté à son laboratoire ? Identifié, Alain explique lui avoir vendu, le 6 mai, un kilo de cyanure. Le 26 juillet 1994, Deperrois est arrêté. Dans un premier temps, il nie l’achat, finalement l’admet : c’était pour son travail mais, pris de panique à l’idée d’être relié au crime, il a jeté le cyanure dans la Seine. Il est mis en examen et écroué le 27 juillet 1994. Il se dit innocent.

Le poison destiné au rival
L’instruction établira que Jean-Marc Deperrois, très épris de sa maîtresse, avait l’intention de refaire sa vie avec elle. Il fallait éliminer l’époux souffreteux qui se cramponnait à son foyer. Samedi 11 juin, dans la matinée, Sylvie Tocqueville lui apprend que son mari Jean-Michel a eu un malaise : le médecin a prescrit un antibiotique et un anxiolytique. Bien après les faits, le praticien indiquera que le patient présentait les symptômes d’un empoisonnement au cyanure mais qu’il lui était alors impossible d’y songer. Le 29 mai, Deperrois s’était introduit chez les Tocqueville, en leur absence : avait-il déjà tenté de se débarrasser du rival ? Ce 11 juin donc, les Tocqueville partis à la fête, il entre chez eux et empoisonne la Josacine 500 que prend Jean-Michel. Ignorant la présence d’Emilie qui a apporté son propre remède, le même, il se trompe de flacon. L’horreur absolue. Tandis que la défense du suspect s’organise, Sylvie Tocqueville distille un autre poison : et si c’était la maman, coupable d’un stupide accident domestique ? Le visage désolé de Mme Tocqueville fait les choux gras des médias, à qui elle a cédé des photos d’Emilie, empruntées ici et là, ainsi qu’en témoignera une voisine. Une partie de l’opinion se met à soupçonner Corinne Tanay. Quatorze ans après la tragédie, il en est encore qui soutiennent cette thèse, comme dans l’affaire Villemin. Le 25 mai 1997, la cour d’assises de Seine-Maritime condamne Jean-Marc Deperrois à vingt ans de réclusion criminelle, à l’issue d’un procès qui a duré dix-sept jours. Le verdict scandalise les âmes charitables du pays de Caux. De victimes, les Tanay accèdent au statut de responsables d’une erreur judiciaire. Ils fuient leur maison et la haine pour se reconstruire avec leur fils nouveau-né. A ce jour, ils n’ont pas recouvré la paix qu’ils méritent.




Isabelle Horlans, une journaliste qui ne prend ses sources que d'un seul côté...


Jean-Marc Deperrois n’a pas été condamné sans preuves ainsi que l’affirme, depuis le verdict du 25 mai 1997, son comité de soutien.


C'est pourtant ce que l'avocat général Gaubert a dit et reconnu lors de son réquisitoire : il n'y avait ni preuves, ni aveux, ni témoins, mais un "faisceau de présomptions convergentes et finalement accablantes". M. Gaubert pouvant être malheureusement victime de diplopie quand à la divergence ou la convergence puisqu'il ne sait jamais quelle peine requérir et qu'il en change suivant son humeur.
Mais Mme Horlans est plus forte que l'avocat général Gaubert, elle voit des preuves là où lui-même ne les a pas vues.



La lecture approfondie du dossier, des rapports d’expertises et des conclusions de la Commission de révision des condamnations pénales, saisie d’une première requête en 2001 puis d’une seconde en 2005, pourrait suffire à apaiser les esprits s’ils se montraient réellement curieux.


On se demande alors si Mme Horlans les a réellement lus, où si elle se contente des affirmations du procureur général près la Cour de cassation ou bien de celles de l'avocat des parties civiles dont la venue sur le plateau de M. Amar restera un grand moment d'émotion contrite.
A-t-elle vérifié ses sources... ? Nous allons voir cela.



Depuis le procès Deperrois, de nombreux éléments ont été réexaminés, explorés, disséqués, des portes ont été rouvertes et refermées. Les résultats de ces investigations ne laissent plus de place au doute. La seule piste qui aurait pu être envisagée – celle d’une complicité – n’a pas été suivie, car Jean-Marc Deperrois, en toute logique, ne l’a pas souhaité : orienter les soupçons vers un(e) autre l’aurait obligé à admettre sa part de responsabilité.


Mme Horlans prétend balayer d'une phrase une*mot rejeté*yse réalisée par un professeur, expert auprès de la cour de cassation et la cour d'appel de Paris, qui affirme effectivement que les premières expertises sont non probantes scientifiquement et que toutes les conclusions sont erronées. Elle prétend balayer la découverte d'écoutes téléphoniques que l'enquête a rangé sous le tapis pour ne pas déranger la quiétude du juge et des laboratoires pharmaceutiques par lesquelles on apprend que certains protagonistes se sont peut-être entendus pour ne pas tout dire.

Pécadilles que tout cela. Nous avons affaire à une experte !

Et voilà aussitôt un double coup de pied de l'âne : il n'y a qu'une autre solution, c'est que la maîtresse d'un soir de M. Deperrois soit complice, mais comme on est totalement hypocrite et qu'on cherche à échapper au procès en diffamation, on fait comme si on n'avait pas nommé la personne que tout le monde aura reconnu.

Il y a la presse de caniveau, et encore en dessous, il y a France-Soir !

Mais en fait, cette accusation qui ne dit pas son nom, vient souligner la faiblesse insigne de l'accusation, ce dont Mme Horlans ne s'est pas rendu compte, parce qu'en plus Mme Horlans ne réfléchit pas à ce qu'elle écrit : effectivement on ne comprend pas comment M. Deperrois a pu mettre du poison dans un médicament qu'il aurait cru destiné à son mari, sans en avertir la femme pour laquelle il était censé commettre ce crime par passion dévorante (je cite l'arrêt de renvoi et je conseille vivement à MMe Horlans de le lire).

Et Mme Horlans prétend nous faire croire que l'enquête du malheureux juge d'instruction Balayn était en fait dirigée par M. Deperrois lui-même qui ne "souhaitait pas mettre en cause cette personne". Nous serions cruels de trouver cela risible et grotesque, ce n'est que du Horlans. M. Deperrois n'a pas voulu dire que sa maîtresse d'un soir était complice, or donc on n'a pas enquêté pour le savoir et donc ce serait bien une piste envisageable mais on n'a pas creusé. Autrement dit, si l'on suit les affirmation de Mme Horlans, le juge d'instruction Balayn n'a pas fait son boulot correctement.

Mais la vérité, c'est que l'accusation était grotesque elle-même : l'empoisonneur qui se trompe, la maîtresse pas au courant. Et prétendre ensuite accuser cette personne de complicité finissait de la tuer par ridicule. Car effectivement elle ne pouvait pas être complice, c'est ce qui se déduit non pas par on ne sait quelle bonté d'âme mais par impossibilités logique et matérielle qu'elle fût coupable. Étant présente et informée de l'empoisonnement, elle n'aurait sûrement pas laissé la gamine prendre le médicament à la place du véritable destinataire selon l'accusation, soit son mari.

Pour une fois effectivement, le ridicule aurait tué. C'est à se demander si MMe Horlans est encore en vie.


Or il a toujours nié être mêlé, de près ou de loin, à la mort d’Emilie Tanay. Les enquêteurs et les scientifiques ont cependant démontré l’existence de charges à son encontre. Et les magistrats de la Cour de cassation n’ont pas estimé devoir retenir, comme matière à révision, les éléments prétendument nouveaux qui lui ont été soumis.

Escamotant le fait qu'il s'agit de la première requête, Mme Horlans a déjà jugé la seconde, y compris avant les juges. Il faudra qu'elle nous indique si elle a vu les attendus de l'arrêt d'irrecevabilité prérempli comme il est arrivé qu'on le découvre autrefois dans des instances subalternes... Ce serait intéressant.


« Des impuretés caractéristiques »
Parmi les charges retenues contre M. Deperrois, il y a notamment l’analyse du cyanure mêlé à la Josacine. Il présente des impuretés caractéristiques, similaires à celles relevées dans les lots que la société Prolabo vendait au printemps 1994.


En réalité, il présente trois impuretés - pas plus caractéristiques que d'autres, en quoi le strontium serait-il plus caractéristique que le cuivre ? - en proportion similaire (à 20% près pour l'une d'elle et à 14% près une seconde), mais il présente des dissemblances totales pour 4 autres. Et comme on n'a*mot rejeté*ysé que le cyanure du type de celui qu'il avait acheté, ces trois similitudes ne sont qu'une hypothèse. D'autres cyanures présentaient sans doute des similitudes plus grandes mais comme on ne les a pas*mot rejeté*ysés...
De plus si c'est le même cyanure, il faudrait que toutes les impuretés soient en proportion semblable. La conclusion des expertises est donc rigoureusement inverse : si on examine 4 impuretés, ce n'est pas le même.

A l’entreprise, Jean-Marc Deperrois a acheté un kilogramme de cyanure de sodium le 6 mai 1994, par l’intermédiaire d’Alain B., relation professionnelle. Après l’avoir niée, il a reconnu l’acquisition, expliquant que le produit devait servir à effectuer des essais de traitement de métaux. Le 16 ou le 17 juin, la peur d’être impliqué dans l’affaire de la Josacine empoisonnée lui a fait jeter le tout dans la Seine, y compris la ferraille testée et sa documentation sur le cyanure. Problème : à l’une ou l’autre de ces deux dates, rien ne le relie à Emilie et la justice n’a pas encore révélé que l’enfant est morte après absorption de cyanure. Que craignait-il pour agir ainsi, sinon une mise en cause directe, suivie d’une*mot rejeté*yse de son produit et d’une comparaison avec le poison versé dans l’antibiotique ?

Et ces essais, il les a réellement effectués, l'enquête l'a prouvé, ils se sont révélés négatifs mais ils avaient un objet - neutraliser la réflexion parasite de l'infra-rouge qui faussait les mesures de chaleur - et M. Deperrois en avait parlé à plusieurs personnes de son entourage ce qu'elle ne rappelle pas laissant au lecteur le soin de s'induire tout seul en erreur.

Ensuite Mme Horlans s'emmêle les pinceaux et on ne sait plus trop à quoi correspond dans son esprit la peur d'être impliqué le 17 (car c'est effectivement le 17 qu'il a jeté le cyanure et non pas le 16, ce que cette "journaliste" saurait si elle connaissait le dossier) dans une affaire dont elle dit dans la même phrase qu'elle n'avait pas encore d'existence médiatique.
En réalité, si M. Deperrois était coupable, il aurait tout jeté dès le 12 à tout le moins, pourquoi garder l'arme du crime si longtemps ? Il n'y procède que le 17, car c'est le matin du 17 que Mme Tocqueville lui donne un coup de téléphone et lui apprend que l'enfant est morte d'un empoisonnement au cyanure, ce que les gendarmes viennent de lui révéler lui annonce-t-elle.


Et pourquoi, le 19 juin, prie-t-il Alain B. « de ne pas parler de sa commande de cyanure » ?

Il suffirait à Mme Horlans d'une petite minute de réflexion pour comprendre, et ce qu'elle va dire plus loin, un comble. Quand il apprend que l'enfant est morte du cyanure tandis qu'il possède lui-même un flacon d'un kilogramme sur le meuble du bureau de son entreprise, il panique et il le jette parce que la coïncidence le terrasse. Il ne sait pas que Mme Tocqueville a sans doute aperçu ledit flacon en venant faire des photocopies ou passer un fax et qu'elle va vendre la mèche aux gendarmes durant sa garde-à-vue. (ils ne l'écriront pas mais mettrons M. Deperrois sur écoutes.).


Autre charge : son passage chez les Tocqueville en leur absence l’après-midi du 29 mai. Les voisins aperçoivent M. Deperrois quitter la maison et verrouiller une porte-fenêtre.
Intrigués, ils remarquent ses mains gantées. La perquisition chez les Deperrois permet la saisie de gants correspondant à la description et de clés des Tocqueville. Poursuivis pour faux témoignage jusqu’en 2001, les voisins ont gagné leur procès.


Sauf qu'il s'agit d'un faux témoignage - M. Deperrois vendait des tickets à une kermesse à 2 kilomètres de là et des dizaines de témoins ont attesté qu'il était sur les lieux. - qui plus est des témoins vraisemblablement subornés (pour dire qu'il portait des gants, il affirment qu'il transportait une plante pour la fête des mères, or M. Deperrois avait apporté une plante à sa mère effectivement ce jour là, ce que seuls les enquêteurs pouvaient savoir puisque cela figure sur un PV antérieur).
Et qu'ils n'ont gagné qu'à cette occasion qu'on a violé de façon répétée la convention européenne des droits de l'homme : on s'est bien gardés de les convoquer aux différents procès (violation caractérisée de l'article 6-3) à ce point qu'un esprit malintentionné pourrait croire que l'institution judiciaire avait peur de ce qu'ils allaient dire, tellement ils étaient nigauds.



La contre-attaque

Le mobile – se débarrasser du rival – ne tient pas la route selon la défense, qui va réduire la passion amoureuse à une vulgaire incartade. Jean-Michel Tocqueville, alors prêt à tout pour garder sa femme auprès de lui, volera même au secours du suspect, qui n’a depuis cessé de se battre, aidé par l’un des plus gros comités de soutien jamais constitués. Son pourvoi en cassation est rejeté en octobre 1998.


Mme Horlans confond incartade avec escapade... Non seulement il faut qu'elle prenne des cours de journalisme et de déontologie, mais en plus de français.

Et de fait, la maîtresse étant témoin de Jéhovah, la nuit d'amour a précédé une intense contrition et la fin de la relation amoureuse (trois baisers, des chocolats, du parfum, voilà tout ce que le dossier réunit pour parler d'une passion amoureuse - c'est maigre commissaire.
Rappelons le motif cocasse avancé par la Cour de cassation pour rejeter le pourvoi : dès lors qu'un témoin a prêté serment de parler sans haine, il peut proclamer qu'il a la haine de l'accusé et continuer son témoignage sans problème car en fait le serment veut dire que cette proclamation, c'est pour de rire en fait, à moins que ce ne soit le serment lui-même...



Fin 2001, la Commission de révision est saisie. M. Deperrois produit le rapport d’un docteur en sciences qu’il a sollicité. Robert Rosset conteste les résultats des trois experts judiciaires. « Si le cyanure de sodium peut provenir des lots numéros B062 et A349 de Prolabo, il est beaucoup plus certainement d’une autre origine, évidemment inconnue », écrit-il. Le Pr Jacques Storck, titulaire d’une chaire de chimie appliquée aux expertises et exerçant au Val-de-Grâce, contredit point par point les travaux de Robert Rosset.

Comme c'est drôle, on cite abondamment les titres du professeur Storck, mais on oublie ceux du Professeur Rosset. Et on ne dit pas en quoi le professeur Storck contredit l'analyse du professeur Rosset qui démontre que le cyanure est un cyanure ancien du fait de la proportion importante d'impuretés et de sa dégradation. Évidemment, par escamotage, Mme Horlans peut affirmer ce qu'elle veut, et surtout n'importe quoi.


La commission écarte le deuxième élément « nouveau », des écoutes téléphoniques qui rapportent une conversation entre Denis L. et Jean-Michel Tocqueville parlant de cyanure : la transcription des écoutes figurait au dossier et n’avait jamais donné matière à débat. En clair, un pétard mouillé. Le 16 décembre 2002, la Commission de révision déclare irrecevables les deux requêtes de Jean-Marc Deperrois. Il l’a de nouveau saisie en septembre 2005.


Que la commission de révision ne veuille pas en débattre pas plus que l'enquête à charge du malheureux juge Balayn, c'est une chose, mais en taisant le contenu des écoutes, on peut prétendre minimiser ce qu'elles sous-entendent. Or elles disent qu'ils se sont posés des questions, et le problème c'est qu'ils ont eu, eux aussi, à connaître du cyanure, d'un autre cyanure d'une autre provenance sur lequel la commission n'a rien à dire. C'est pas de chance.

Gruchet-le-Valasse, samedi 11 juin 1994...
C’est un beau jour, entre fin de printemps et début d’été. C’est le samedi 11 juin 1994. Dans un village de Haute-Normandie, une fillette s’impatiente, pressée de participer à la fête médiévale de Gruchet-le-Valasse. Emilie Tanay sera bouffon. Elle a 9 ans. Pour la première fois de sa vie, Emilie va dormir chez les parents d’un camarade d’école, Jérôme Tocqueville. Dans son sac, elle emporte le sirop de Josacine 500 qui soigne sa rhino-pharyngite. Elle embrasse son papa, c’est sa maman qui la dépose chez son ami. La petite fille est heureuse. En tout début de soirée, chez les Tocqueville, Emilie boit sa cuillère de Josacine. « Berk, ce n’est pas bon ! » remarque-t-elle. Le goût âpre la conduit jusqu’à l’évier de la cuisine, l’eau du robinet chasse la mauvaise odeur. Soudain, voilà l’enfant qui s’effondre, qui souffre, qui gémit, et la vie qui semble quitter ce corps fluet, la panique qui s’empare des Tocqueville.


En réalité, l'enfant ne s'est effondré qu'un quart d'heure après, sur le sol du garage, situé à 50m de la maison. Mais à part ce détail la relation des faits est à peu près juste. Pour une fois on reconnaîtra que Mme Horlans connaît sur cet aspect à peu près son sujet.

Le Samu la transporte aux urgences pédiatriques. Rupture d’anévrisme ? Virus méconnu, foudroyant ? Le scanner ne révèle rien. En soirée, à l’hôpital du Havre, l’existence de Corinne et Denis Tanay bascule dans le néant : leur Émilie, prénom choisi après lecture de l’ouvrage éponyme d’Élisabeth Badinter, enfant chérie née le mardi 19 février 1985 à 1 h 40, la petite fille qui voulait être danseuse meurt sans avoir repris connaissance. Lundi 13, des examens sanguins et un prélèvement gastrique sont effectués. Mardi 14, une deuxième autopsie révèle un empoisonnement au cyanure. La justice garde cette information secrète. Jeudi 16, Emilie est inhumée. En soirée, le laboratoire qui commer*mot rejeté*e la Josacine la retire du marché. Il évoque un décès suspect, sans révéler l’identité de la victime. Vendredi 17, les parents d'Émilie sont placés en garde à vue.

4,9 grammes de cyanure
Tandis que le couple Tanay est retenu à la gendarmerie, pressé de questions plus ignobles les unes que les autres qui auront pour seul mérite de les disculper, des reporters s’introduisent chez eux et volent des photos. Sans le mesurer, ils vivent là le début de l’enfer. Un enquêteur leur assène la vérité : dans la Josacine de la petite, il y avait 4,9 grammes de cyanure. Jean-Michel et Sylvie Tocqueville, qui hébergeaient Emilie, sont aussi entendus. Ils prononcent pour la première fois le nom de Jean-Marc Deperrois. PDG d’une société d’imagerie industrielle, élu au conseil municipal de Gruchet, il a 43 ans.


M. Deperrois n'est pas PDG, mais simplement gérant, Mme Horlans confond I.T.I. avec une multinationale, on ne peut pas lui en vouloir, en fait elle ne connaît pas bien le dossier.

L’enquête établit qu’il entretient une liaison extraconjugale avec Sylvie Tocqueville. Cette relation n’intéresse pas les gendarmes. Mais une écoute téléphonique du 22 juin va les intriguer. Un certain Alain s’inquiète pour Deperrois : n’a-t-il pas été ennuyé à cause du « produit » acheté à son laboratoire ? Identifié, Alain explique lui avoir vendu, le 6 mai, un kilo de cyanure. Le 26 juillet 1994, Deperrois est arrêté. Dans un premier temps, il nie l’achat, finalement l’admet : c’était pour son travail mais, pris de panique à l’idée d’être relié au crime, il a jeté le cyanure dans la Seine. Il est mis en examen et écroué le 27 juillet 1994. Il se dit innocent.

Encore une incohérence, comment peut-on dire qu'une relation qui va être le mobile prétendu peut ne pas intéresser les gendarmes ? Et comment auraient-ils l'idée de mettre M. Deperrois sur écoute si ce n'est parce que quelqu'un leur dit qu'il possède du cyanure ? Disons plutôt que M. Deperrois affirme énergiquement qu'il n'a rien à voir avec l'empoisonnement de l'enfant.



Le poison destiné au rival
L’instruction établira que Jean-Marc Deperrois, très épris de sa maîtresse, avait l’intention de refaire sa vie avec elle. Il fallait éliminer l’époux souffreteux qui se cramponnait à son foyer.


On ne sait pas si M. Tocqueville était souffreteux, ce n'est pas ce que laisse transparaître le dossier qu'on recommandera à Mme Horlans de bien vouloir parcourir, mais une chose est parfaitement fausse, c'est que l'enquête n'établira jamais justement que M. Deperrois avait l'intention de refaire sa vie avec Mme Tocqueville. Vu qu'il ne lui a jamais même suggéré de demander le divorce, ce que Mme Horlans saurait si elle connaissait le dossier. Les enquêteurs ont oublié qu'avant de songer à éliminer quelqu'un, le divorce est une chose permise en France.

Samedi 11 juin, dans la matinée, Sylvie Tocqueville lui apprend que son mari Jean-Michel a eu un malaise : le médecin a prescrit un antibiotique et un anxiolytique. Bien après les faits, le praticien indiquera que le patient présentait les symptômes d’un empoisonnement au cyanure mais qu’il lui était alors impossible d’y songer.

Tout ce qui est raconté par Mme Horlans relève tout d'un coup de la plus haute fantaisie. Il est vrai que M. Tocqueville avait une armée de médicament dans sa pharmacie, mais le médecin lui a prescrit de l'Atarax ce soir là, le malaise de M. Tocqueville s'apparentant à de la tachycardie et n'ayant rien à voir avec une infection soignée aux antibiotiques, ce que Mme Horlans saurait si elle connaissait le dossier. Et en aucun cas il n'était question de josacine 500, antibiotique à spectre large bien connu et destiné aux enfants.

Le 29 mai, Deperrois s’était introduit chez les Tocqueville, en leur absence : avait-il déjà tenté de se débarrasser du rival ?

A condition d'admettre qu'il a le don d'ubiquité (il était à ce moment là à la kermesse...). Et Mme Horlans oublie les élucubrations du 8 mai, lorsque les témoins ont prétendu avoir vu M. Deperrois tourner autour de sa voiture. Tentait-il d'empoisonner la voiture ?


Ce 11 juin donc, les Tocqueville partis à la fête, il entre chez eux et empoisonne la Josacine 500 que prend Jean-Michel. Ignorant la présence d’Emilie qui a apporté son propre remède, le même, il se trompe de flacon. L’horreur absolue. Tandis que la défense du suspect s’organise, Sylvie Tocqueville distille un autre poison : et si c’était la maman, coupable d’un stupide accident domestique ? Le visage désolé de Mme Tocqueville fait les choux gras des médias, à qui elle a cédé des photos d’Emilie, empruntées ici et là, ainsi qu’en témoignera une voisine.

Quel imbécile, le premier empoisonneur qui se trompe de flacon. Faut-il qu'il soit bête.

Une partie de l’opinion se met à soupçonner Corinne Tanay. Quatorze ans après la tragédie, il en est encore qui soutiennent cette thèse, comme dans l’affaire Villemin. Le 25 mai 1997, la cour d’assises de Seine-Maritime condamne Jean-Marc Deperrois à vingt ans de réclusion criminelle, à l’issue d’un procès qui a duré dix-sept jours. Le verdict scandalise les âmes charitables du pays de Caux.

Il scandalise surtout ceux qui assistent au procès et qui s'aperçoivent que ce dossier ne tient pas une minute, que les témoignages qui favorisaient la défense ont été oubliés, que d'autres mystères sont apparus que le Président fait mine d'ignorer...

De victimes, les Tanay accèdent au statut de responsables d’une erreur judiciaire. Ils fuient leur maison et la haine pour se reconstruire avec leur fils nouveau-né. A ce jour, ils n’ont pas recouvré la paix qu’ils méritent.

Cherchons les responsables de l'erreur judiciaire monumentale mais surtout ne désignons pas ceux qui servent l'institution, ce serait
moche, faisons comme si le Comité de soutien n'avait pas de reproches à faire à l'institution qui a servi des intérêts économiques qui ne sont pas ceux de la République. Faisons comme si les victimes étaient les seules cibles.

Quel courage !


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MessagePosté : 09 févr. 2009, 17:56 
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La Commission de révision des condamnations pénales a rejeté la seconde requête en révision de Jean-Marc Deperrois.
Les éléments fournis à l'appui de la requête en révision de Jean-Marc Deperrois ne permettent pas (...) de faire naître un doute sur la culpabilité du requérant", selon le texte de la décision.


Son avocate a fait part de son "immense déception". "Nous sommes face à une institution qui ne sait pas reconnaître ses erreurs. Nous ne laisserons pas tomber", a assuré Me Rosano selon laquelle il y avait des "faits nouveaux incontestables" susceptibles de permettre la réouverture du dossier devant la Cour de révision.

Source : AFP


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MessagePosté : 09 févr. 2009, 20:04 
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Je condamne les magistrats de la cour de cassation pour avoir bafoué la loi sur le doute qui doit bénéficier à l'accusé.
la peine : copier 100 000 fois "le doute doit bénéficier à l'accusé" et en gothique !


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MessagePosté : 10 févr. 2009, 21:14 
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ils veulent pas copier ?
bon alors j'ai une meilleure punition :
"le doute doit bénéficier à l'accusé, mais comme nous sommes des saligauds de magistrats, on se fout totalement de la loi !"

voilà, elle est bien celle-là non ?


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MessagePosté : 13 févr. 2009, 17:45 
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J'ai entendu hier dans "Café crimes", sur Europe 1, une théorie sur cette affaire que je trouve personnellement très convaincante.

Elle a été exposée au micro de Jacques Pradel par un journaliste dont j'ai malheureusement oublié le nom.
Selon ce journaliste, qui a refait l'enquête, cet empoisonnement serait en réalité le résultat d'un accident domestique qui n'aurait rien à voir avec la Josacine mais avec l'absorption par erreur par la petite Emilie d'un liquide posé sur l'évier et qu'elle aurait pris pour de l'eau alors qu'il s'agissait en réalité d'une solution chimique pour le jardinage (pour tuer les taupes, je crois bien).
Selon cette hypothèse, les choses se seraient passées de la manière suivante : la petite Emilie avale, avant de partir pour la fête médiévale, une cuillérée de Josacine. Pour faire passer le goût qu'elle n'aime pas, elle va boire un verre d'eau (comme elle le faisait chaque jour chez elle avec du jus d'orange). Mais au lieu de se verser de l'eau du robinet, elle se verse un liquide incolore contenu dans une bouteille posée sur l'évier et qu'elle prend pour de l'eau.

C'est ce produit qui cause son décès.

Les Tocqueville comprennent vite ce qui s'est passé et, pour se couvrir, se hâtent de mettre un peu de ce produit dans la Josacine afin de détourner les soupçons. Ils font bien entendu également disparaître la bouteille.

La femme de ménage témoignera d'ailleurs avoir vu quelques jours avant un produit incolore dans une bouteille placée sur un meuble et dont on lui aurait dit qu'il était destiné au jardinage. On ne retrouvera jamais cette bouteille.

L'enquête s'engagera par la suite dans une direction qu'ils n'ont bien sûr jamais voulue ni prévue et qui les dépassera complètement.

Je n'ai pas noté les détails donnés par ce journaliste, mais ils étaient nombreux, intéressants et expliquaient effectivement bien des choses.

Je ne suis pas assez pointue sur l'affaire pour décider de façon péremptoire que cette thèse est la bonne. Mais elle me semble être en tout cas la plus cohérente, la plus vraisemblable de toutes celles que j'ai entendues jusqu'ici.

Je ne crois de toute manière absolument pas à la culpabilité de Deperrois depuis que je me suis documentée un peu plus en profondeur sur cette affaire, il y a quelques années.
Trop d'éléments considérés comme à charge me paraissaient vraiment trop tirés par les cheveux. A commencer par le mobile avancé.
Je suis convaincue de l'innocence de JMD


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MessagePosté : 14 févr. 2009, 14:50 
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Enregistré le : 31 janv. 2008, 14:52
Messages : 917
Danou,
Le journaliste est l'EXCELLENT JEAN MICHEL DUMAY qui à refait complètement l'enquête sur l'affaire de la Josacine. Je vous conseille d'ailleurs son livre " LE POISON DU DOUTE "

Image

Présentation de l'éditeur
Ce livre est né d'un doute profond, d'un verdict qui m'a ébranlé alors que j'exerçais la fonction de chroniqueur judiciaire au Monde. Condamné sans preuves formelles, ni aveu, ni témoin, dans l'affaire dite de la Josacine, Jean-Marc Deperrois a été reconnu coupable de l'empoisonnement avec préméditation de la petite Émilie Tanay. Selon l'accusation, l'enfant âgée de neuf ans, décédée le 11 juin 1994 d'une ingestion de cyanure, aurait été la victime d'un crime passionnel raté. À la suite d'une méprise, l'homme aurait empoisonné un flacon de l'antibiotique - le plus couramment utilisé en pédiatrie - qu'il aurait cru destiné au mari de sa maîtresse, chez qui l'enfant se trouvait le jour du drame. Depuis neuf ans, Jean-Marc Deperrois, condamné sans possibilité d'appel en 1997 à vingt ans de réclusion criminelle, clame son innocence. Et demande, depuis sa condamnation, la révision de son procès. La relecture attentive des dix mille pages de son dossier, la rencontre des principaux protagonistes de l'affaire, la découverte d'une série d'écoutes téléphoniques troublantes qui n'avaient pas été évoquées au procès n'ont fait que renforcer le doute et m'ont laissé entrevoir une tout autre possibilité, jamais envisagée celle selon laquelle la Josacine aurait été empoisonnée a posteriori pour masquer un éventuel accident domestique. Dans cette hypothèse, Émilie aurait ingéré par mégarde un produit cyanuré et ce même produit aurait été versé après coup dans la Josacine au moment où l'hôpital réclamait le flacon pour analyse. "


Pour tout savoir sur cette'affaire vous pouvez consulter le forum du site serial killers center , avec la participation du président du comité de soutien ( pseudo Solve) de Jean Marc Deperrois qui a eu accès à toutes les pièces du dossier

http://www.skcenter.org/forum/index.php?showtopic=210

Quant à l'émission " Café crimes " vous pouvez la réécouter sur le site ci-dessous
.

http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podc ... vrier-2009


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