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MessagePosté : 03 déc. 2008, 20:40 
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Le procès d’assise de Jacques Viguier reporté

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L’information a été confirmée par son avocat Georges Catala.

Prévu pour débuter en cette fin d’année devant la cour d’assise du département de Haute Garonne, le procès sera reporté le temps d’une nouvelle expertise judiciaire.

Brillant professeur de droit de l’Université de Toulouse, Jacques Viguier est soupçonné d’avoir fait disparaître son épouse Suzy dont le corps n’a pas été retrouvé.

Mis en examen Jacques Viguier clame son innocence mais n’explique pas l’absence de plus de 7 ans de son épouse.

Défendu par Maître Catala et le célèbre ténor parisien et ancien dirigeant de la ligue des droits de l’homme Leclerc, l’universitaire pourrait également bénéficier d’un débat plus long que prévu devant ses juges.

Pour l’heure aucune date d’audience n’a été annoncée

Source : Toulouse 7 News


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MessagePosté : 04 déc. 2008, 17:34 
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Assises de Toulouse: le procès Viguier repoussé à septembre 2009

Le procès du professeur de droit, qui devait répondre du « meurtre » de sa femme la semaine prochaine, est renvoyé.

Le procès de Jacques Viguier est renvoyé. L'ordonnance du président de la cour d'assises de la Haute-Garonne Jean-Louis Cousté a été signée hier à 17 heures. Accusé du meurtre de sa femme Suzy, disparue depuis le 27 février 2000, le professeur de droit toulousain ne comparaîtra pas lundi prochain devant la cour d'assises de la Haute-Garonne comme cela était prévu.

Cette ordonnance, pas susceptible d'appel, ne s'appuie pas seulement sur les difficultés psychologiques de l'accusé, soulevées la semaine dernière par ses avocats (nos précédentes éditions). En effet, les quatre experts qui ont rencontré Jacques Viguier, jeudi dernier et hier matin à Bordeaux, ont jugé que le professeur n'était pas « inapte » à comparaître. En revanche, ils ont souligné sa fragilité liée à un stress qu'il est facile d'imaginer important. Même si cet universitaire, depuis la rentrée de septembre, enseignait « sans difficulté » à la faculté de droit de Toulouse.

Seul pour prendre la décision du renvoi, le président Cousté met en avant « l'impossibilité » d'organiser la comparution de l'accusé et de 43 témoins, onze experts, sept avocats et un avocat général en cinq « petits » jours. Le planning constitue donc la cause officielle du renvoi.

Psychisme en berne ou problème d'organisation, ce report souligne une nouvelle fois la difficulté de la justice toulousaine à régler un dossier débuté voilà plus de huit ans. Après appel et suppléments d'enquêtes, l'ordonnance de mise en accusation, acte officiel de renvoi devant la cour d'assises, a été signée par la chambre de l'instruction le 22 février 2007. Malgré 16 mois de réflexion (la date a été choisie en juin), l'affaire criminelle de ces vingt dernières années à Toulouse, dont tous les observateurs savaient qu'elle serait très médiatique et objet de lourds débat, se retrouve coincée entre deux autres dossiers criminels, rendant impossible le moindre aménagement de calendrier. La justice aurait voulu donner le bâton pour se faire battre, elle n'aurait sans pas plus mal choisi sa semaine…

Et maintenant ? Le planning de la cour d'assises de la Haute-Garonne est complet jusqu'en juin. L'audience, cette fois sur quinze jours, est « envisagée » pour le mois de septembre. À une date à préciser. Et à ne plus bouger…


« Consterné et furieux »


Les parties civiles n'ont pas tardé à réagir. Me Guy Debuisson ne décolère pas : « Je suis consterné et furieux. Mes clientes très affectées. Cela fait huit ans que nous attendons ce procès avec toute la mobilisation que cela implique et Viguier a une nouvelle fois réussi à repousser sa confrontation avec les juges. C'est bien joué de sa part car prétextant d'abord son incapacité psychologique à « subir les audiences » il est parvenu à déplacer le problème sur le terrain de l'organisation matérielle. Ceci étant, son refus d'être jugé traduit clairement ses craintes. Les innocents sont toujours sereins devant leur juge. À l'évidence lui… pas du tout ! »

Quant à Olivier Durandet, ancien compagnon et amant de Suzy Viguier, il ne comprend pas : « La justice l'a renvoyé devant les assises.
Aujourd'hui, elle recule encore. Je trouve qu'elle témoigne à son endroit de beaucoup d'égards. En revanche très peu pour nous qui souffrons et qui, depuis huit ans, attendons la vérité ».


Source : La Dépêche


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MessagePosté : 04 déc. 2008, 17:48 
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Olivier Durandet l'amant 'étrangement oublié dans l'enquête, mais toujours présent.
Bizarre !


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MessagePosté : 09 déc. 2008, 15:50 
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Affaire Viguier: le procès reporté d'une affaire de toute façon éternelle

JUSTICE. Il faudra attendra septembre 2009. Le procès du professeur de droit public Jacques Viguier accusé d’avoir assassiné sa femme Suzanne dont le corps n’a jamais été retrouvé devait s’ouvrir ce lundi matin 8 décembre.

Plus que les ennuis de santé de l’accusé en question, c’est l’irruption au dernier moment de 21 témoins et 11 experts cités par le parquet qui est cause de ce report. Á vouloir entendre tout ce monde ajouté aux 10 témoins de la défense en une seule semaine d’audience, la justice aurait pu y perdre quelque sérénité.

Suzanne Viguier, dite Suzy a disparu le 26 février 2000. Il faut imaginer que neuf ans plus tard, cette affaire n’aura rien perdu de son intérêt. Elle est une tranche de la vie sociale, un de ces accidents qui en révèlent la nature, un sujet inépuisable.

L’affaire Viguier, c’est une étude sociologique, un roman de mœurs et le Mystère de la chambre jaune à la fois.

Un mari suspecté d’avoir tué son épouse et d’en avoir escamoté le corps, lequel reste introuvable huit ans après, cela s’appelle un fait-divers. Que ce mari soit un brillant professeur de droit public à Toulouse-I l’Arsenal et que l’idée traverse les enquêteurs qu’il aurait pu calculer la commission d’un crime parfait, et le fait-divers devient tout de suite une «affaire». L’affaire Viguier, comme Jacques Viguier, 51 ans.

Suzanne Blanch épouse Viguier, danseuse de profession, mère aimante de trois enfants et maîtresse de son partenaire au tarot est décrite comme «une femme pétillante». Mais elle s’évapore, à 39 ans ,sans ses enfants ni ses lunettes, sans son sac à main ni ses affaires de toilette entre 10h15 et 12 heures le dimanche 27 février 2000 et c’est déjà un roman.

Elle disparaît la veille d’un rendez-vous chez son avocat pour préparer son divorce d’avec un mari qu’elle juge trop porté sur ses jeunes étudiantes. C’est un roman des mœurs sociales, avec des proches du couple assurant avoir entendu dire à l’accusé : «on ne quitte pas Jacques Viguier». C’est aussi le Mystère de la chambre jaune. Avec l’accusation qui affirme qu’il n’y avait que cinq clefs de la maison fermée à double tour, clefs toutes retrouvées sur place, alors que la défense affirme qu’il y en avait six et que Suzanne aurait donc pu s’échapper sans mal de ce domicile du quartier résidentiel de la Terrasse.

Pour le piment de l’histoire, il y a aussi le matelas sur lequel dormait l’épouse dans un lit séparé. L’époux dit l’avoir jeté à la décharge, où il aurait brûlé, le mercredi suivant le funeste dimanche. Cet époux aurait donc cherché à effacer toute trace de son forfait? Mis au fait des relations de sa femme avec son partenaire de tarot, il explique s’être seulement débarrassé d’un objet sur lequel «des choses auraient pu se passer».

C’est à croire ou à laisser. Comme tout le reste de cette affaire. Jacques Viguier dit avoir entendu Suzanne rentrer à pas menus dans la nuit du samedi au dimanche vers 4h30. Il dit avoir préparé les enfants que leur grand-père est passé prendre à 10h00. Puis être allé accomplir un footing et travailler un peu avant de rejoindre les enfants et leurs grands-parents aux alentours de 12h30. Oui, mais il n’a croisé personne durant ce footing.

FootingLes enquêteurs doutent même qu’il l’ait effectué, ses voisins et le baby-sitter de ses enfants déclarant ne l’avoir jamais vu pratiquer cet exercice depuis qu’il habite les lieux. Jacques Viguier a pourtant couvert la distance préalablement indiquée aux policiers en un temps plus qu’honorable lors d’une reconstitution? Le SRPJ le soupçonne de s’être physiquement entraîné dans sa cellule le temps de sa détention provisoire. Il a même couru trop vite cette distance pour que tout colle à l’emploi du temps de sa matinée? L’accusé ajoute alors avoir pris le temps, ce 27 février 2000, de faire quelques exercices d’assouplissement en chemin…

«Insuffisante fiabilité de ses propos imprécis, variables et contraires à des témoignages ou constatations», note l’accusation. Si rien n’accuse incontestablement Jacques Viguier, tout alimente le soupçon. Et c’est là qu’entre en jeu la qualité de l’accusé : de telles imprécisions, reprend l’arrêt de renvoi devant les Assises, ‹«de tels errements (…) étaient particulièrement surprenants de la part d’une personne (…) créditée dans son milieu professionnel d’une mémoire excellente, voire phénoménale».

Jacques Viguier ne serait plus le vulgaire mari trompeur mais jaloux qui supprime sa femme, mais le brillantissime Machiavel qui, mêlant à dose savante ce qui le disculpe et ce qui l’accuse n’aurait cherché qu’à embrouiller la justice. En foi de quoi, l’universitaire sorti en janvier 2001 de neuf mois de détention provisoire comparaît aujourd’hui devant ses juges, accusé d’avoir «volontairement donné la mort à Suzanne Blanch».

En attendant, le professeur Viguier donne toujours des cours dans les amphis de l’université de Droit et Sciences sociales de l’Arsenal. Il salue son monde dans les couloirs et bavarde dans la rue avec ses étudiants. Il y a là le clan des pro Viguier. Et puis il y le clan que son défendeur, M°Georges Catala, associé à M°Henri Leclerc, dénomme le «clan du tarot» en référence au lobby de Suzanne Viguier, ses amis, son amant. Lequel amant, entendent plaider ces avocats, n’aurait pas fait l’objet de suffisamment d’attention de la part des enquêteurs du SRPJ. Ces derniers étant trop occupés à tâcher de confondre le «prof de fac» plutôt que de chercher des poux dans la tête d’un joueur de tarot, VRP au chômage.

L’affaire Viguier, ce sont deux mondes qui devaient en découdre cette semaine. Ces deux mondes en décousent de toute façon depuis le début du monde. Cela peut encore attendre un an.

Source : LibéToulouse


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MessagePosté : 09 déc. 2008, 16:01 
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Clémence Vigieur: « mon père n'a pas tué ma mère »


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Pour la première fois, Clémence, la fille de Jacques Viguier, professeur de Droit accusé du meurtre de sa femme Suzy, sort de son silence.


« Mon père n'a pas tué ma mère. » La phrase ne souffre d'aucune ambiguïté. Elle sort de la bouche d'une jeune fille, Clémence Viguier, 19 ans, fille de Suzy disparue depuis le 27 février 2000 et de Jacques Viguier, le professeur de droit accusé du meurtre de sa femme.

Pour cette jeune fille qui suit des études d'infirmière, la souffrance est double : il y a l'absence, « inexpliquée », selon elle, d'une mère dont elle recherche toujours la trace et le poids des accusations à l'encontre de son père.

Pour la première fois, Clémence Viguier qui avait 11 ans lorsque sa mère a disparu, livre sa vérité et se défend de toute « manipulation. » Alors que la justice vient de reporter le procès de son père devant les assises en septembre prochain, la jeune fille se dit assommée par « cette nouvelle épreuve. » Rencontre.

Selon vous, où est votre mère ?

Elle est peut-être par là. Je la cherche toujours. Je ne sais pas ce qui a pu lui arriver. Je n'ai aucune réponse. Jusqu'ici on s'est toujours focalisé sur mon père. La justice a toujours enquêté sur papa alors qu'il y avait d'autres pistes comme celle de ce taxi qui a été vu par un témoin dans notre rue lorsque ma mère a disparu. Il y a aussi ce portefeuille de ma mère qui rejoint les objets trouvés… Malgré cela, c'est tout le temps le nom de Jacques Viguier qui revient alors qu'il y a d'autres voies d'investigation.

Vous aviez 11 ans lorsque cette affaire éclate, que ressentez-vous aujourd'hui ?

J'en ai marre d'entendre toujours les mêmes choses fausses et de ne pas avoir l'impression d'exister. Si j'accepte de parler aujourd'hui c'est pour dire que moi aussi, avec mes frères, nous souffrons. Il n'y a pas qu'Olivier Durandet (NDLR : l'amant de Suzy Viguier) et mes tantes qui sont dans la douleur.

Nous ne sommes ni contre notre mère, ni contre notre père. On les aime tous les deux. Mais trop de gens se sont exprimés en notre nom. Certains se sont servis de nous pour accuser notre père en lui attribuant toujours le mauvais rôle.

Quels souvenirs vous avez de ce 27 février 2000 ?

C'est très flou. Je sais que j'avais dormi dans le lit de maman. Le reste est très vague, très lointain. Ma mère avait beaucoup d'activités, comme mon père d'ailleurs. C'est une femme qui pouvait s'absenter quelques jours pour des compétitions de tarot ou des festivals de musique. Je sais qu'elle nous aimait.

Comment ça se passait à la maison ?

Il y avait des disputes, je me souviens de quelques cris… Mais je n'ai jamais vu de gestes de violence. Ce n'était pas comme on l'a souvent décrit : on n'a toujours présenté maman comme un ange et papa comme le méchant. La vérité c'est que les deux avaient des vies très remplies.

Le procès est reporté…

C'est terrible ! On a l'impression que cette histoire ne s'arrêtera jamais. Encore un an à attendre ! Ce procès est pour nous l'unique chance de savoir ce qui s'est passé. Encore une fois, cette chance s'envole.

Et l'avenir ?

Il y a cette idée insupportable de se dire que maman a pu nous abandonner. Et puis la perspective de voir notre père condamné. On a déjà une mère absente si le père n'est plus là…
Le procès en septembre ou fin avril

Renvoyé la semaine dernière par le président de la cour d'assises Jean-Louis Cousté en raison de problème d'organisation, le procès de Jacques Viguier devrait avoir lieu en septembre. C'est en tout cas les dates avancées la semaine dernière par le président, maître de son calendrier et de son emploi du temps.

Hier matin au palais de justice, devant quelques témoins qui s'étaient déplacés malgré tout à l'audience, le président a évoqué une « possibilité » après les vacances de Pâques, soit fin avril. Cette hypothèse a également été suggérée aux avocats dans l'ordonnance de renvoi. Pour l'instant, l'audience prévue cette fois sur quinze jours n'est pas fixée. Le président Cousté a promis de se décider rapidement. L'officialisation de la période, cette fois définitive, devrait être prise avant la fin de la semaine. Le président Cousté l'a promis

Source : La Dépêche


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MessagePosté : 09 déc. 2008, 16:25 
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Jacques Viguier: « Jamais je n'ai voulu le renvoi du procès »

Il ne sera jugé qu'en septembre 2009. Accusé de meurtre, Jacques Viguier se confie.



Chemise, jean, basket, l'air fatigué, Jacques Viguier a accepté de répondre à nos questions au lendemain du report de son procès devant la cour d'assises pour le meurtre de sa femme, disparue en février 2000. Un entretien exclusif pour, une nouvelle fois, affirmer son innocence.

La Dépêche du Midi : Comment vous sentez-vous au lendemain du renvoi du procès ?

Jacques Viguier : Je vis avec la disparition de mon épouse depuis presque neuf ans. Ma vie se partage entre angoisse et révolte. Cette révolte m'aide à livrer mon combat pour prouver mon innocence. Et je sais que le procès devant les assises permettra enfin de la démontrer.

Peut-être mais le procès vient d'être renvoyé. Est-ce à cause de votre santé ?

Ma santé… Les hauts et les bas, ne datent pas d'aujourd'hui. Cette souffrance est aléatoire. Je traverse des moments de déprime et d'autres plus positifs. C'est mon quotidien. Les experts n'ont d'ailleurs pas estimé que je ne pouvais pas comparaître. Le problème, c'est l'accumulation du nombre de témoins et d'experts qui ont surchargé l'audience.

Dans l'esprit du public, vous vous trouvez à l'origine du renvoi.


C'est faux et les rapports des experts sont clairs. J'étais apte à suivre le procès. En tout cas un vrai procès, pas cinq jours à marche forcée. Jamais je n'ai voulu le renvoi. C'est un mensonge d'affirmer ou de laisser penser le contraire.

Ces dernières semaines, dans le cadre de vos enseignements à l'université, vous ne sembliez pas en difficulté.


Pourtant les derniers mois ont été très difficiles. J'ai accéléré les cours pour finir le programme mais cela n'a pas été simple. À la fac comme dans mon quotidien, je rencontre des soucis identiques et, dans mon enseignement, des problèmes de concentration.

Certains doutent de votre volonté d'aller jusqu'au procès.

Mon souci est d'en finir. Que l'on me juge et qu'on arrête de me faire souffrir, moi, mes enfants, ma famille. Je sais que les débats seront extrêmement difficiles mais je sais aussi ce que j'ai fait et comment l'enquête a été menée. Je ne doute pas du jugement final.

La justice vous renvoie devant la juridiction criminelle. C'est vous qui êtes l'accusé.


Dans le dossier, il n'y a rien qui démontre autre chose que mon innocence. Et personne ne sait ce qui s'est réellement passé.

Pensez-vous que le procès permettra d'approcher la vérité ?

Je le souhaite. Pour mes enfants dont la solidité m'impressionne et qui veulent la vérité ou en tout cas que la justice confirme l'innocence de leur père. La vérité, c'est aussi ce que cherche la famille de ma femme et je le dis sans aucune forme d'agressivité. Et pour moi parce que la vérité me disculpera définitivement.

Pensez-vous encore que Suzy a pu partir ?

Bien sûr.

Est-elle encore en vie ?

Certains le croient.

Et vous ?

Moi j'y ai cru pendant un moment. Aujourd'hui, cela me paraît difficile. Mais pas impossible…

Me Catala «Nous n'avons rien ralenti»

Me Georges Catala ne veut pas entendre parler d'une « manœuvre » de la défense à propos du report du procès. « Soyons sérieux. Personne ne connaît le dossier mieux que moi. Et nous étions prêts. Comme c'est faux de dire que nous avons ralenti la procédure. Nous avons simplement fait notre travail d'avocat, posé les bonnes questions. Et enfin, comment était-il imaginable qu'un procès portant sur un dossier aussi complexe, avec autant d'enjeux, puisse se dérouler en seulement cinq jours ? Un procès doit se dérouler de manière équitable. Et c'est l'intérêt de tous qu'il en soit ainsi. Les audiences sans fin, ça suffit ! Cette préoccupation devrait être partagée par toutes les parties, du président aux parties civiles. Dans ce procès, comme dans tous les autres, on ne peut pas se contenter d'à peu près. Nous n'en avons pas le droit. Et réclamer du temps pour l'audience, c'est ne pas se contenter de l'à-peu-près. »


Source :La Dépêche


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MessagePosté : 25 janv. 2009, 19:40 
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Le procès de Jacques Viguier, aura lieu du 20 au 30 avril 2009 devant la cour d'assises de la Haute-Garonne.


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MessagePosté : 13 févr. 2009, 11:52 
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J'ai vu cette affaire dans Secrets d'Actualité et je me dis qu'il y a deux points quand même gênants pour Jacques Viguier:

1/ Il prétend être sorti pour aller faire du jogging, alors qu'il n'est pas réputé pour être un sportif, qu'il n'aurait jamais fait de jogging auparavant, et même pire, personne ne l'a vu là où il dit avoir couru.

2/ Le matelas: il n'avait aucune raison apparente de le faire disparaître et change de version des faits dans lesquelles il ment: d'abord il dit que le matelas était pourri, alors que selon la soeur de la disparue, c'est totalement faux. Ensuite, il dit qu'il a voulu le jeter car c'était dessus que sa femme le trompait avec son amant. En disant cela, il se contredit car au départ il avait affirmé qu'il n'était pas au courant que sa femme avait des relations sexuelles avec son Olivier Durandet.

C'est quand même assez troublant. Cependant, on ne peut rien prouver tant que le corps n'a pas été retrouvé, je dis cela car je doute malheureusement qu'elle soit encore en vie, parce qu'il est impossible de partir comme ça en laissant ses affaires, sa voiture et ses trois enfants.


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MessagePosté : 10 avr. 2009, 19:42 
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DIMANCHE 12 AVRIL 2009 sur TF1 à partir de 18 heures 45 dans l'émission SEPT A HUIT

AFFAIRE JACQUES VIGUIER

Monsieur Viguier a t-il tué sa femme ? Crime parfait ou erreur judiciaire ? Jacques Viguier, universitaire toulousain respecté, a-t-il tué sa femme il y a neuf ans ? Il a toujours crié son innocence. Son procès à la Cour d'Assises débute lundi 20 avril.

Suzanne Viguier, disparue depuis février 2000, alors qu'elle souhaitait divorcer, n'a jamais été retrouvée. Pas de cadavre, pas d'arme du crime, pas de preuve irréfutable mais une série d'indices... Du sang des deux époux, et les affaires personnelles de Suzanne, ont été retrouvés dans la maison. Jacques Viguier aurait tardé à prévenir la police, puis a fait disparaître le matelas sur lequel sa femme dormait. Selon l'accusation, l'universitaire aurait tué sa femme parce qu'il n'aurait pas supporté qu'elle demande le divorce. Après neuf années de rebondissements, la Justice va enfin se prononcer. Un reportage de Laurent Briot et Vincent Delmotte.


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MessagePosté : 14 avr. 2009, 09:36 
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REPORTAGE VIDEO SUR L'AFFAIRE JACQUES VIGUIER DANS L'EMISSION SEPT A HUIT

http://videos.tf1.fr/video/emissions/se ... -1-4-.html


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MessagePosté : 17 avr. 2009, 08:04 
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Viguier devant ses juges lundi


Neuf ans après la disparition de sa femme, Jacques Viguier comparaîtra lundi devant la cour d'assises de la Haute-Garonne pour homicide. Le procès avait été renvoyé en décembre 2008. L'avocat du professeur de droit, George Catala, estimait, à l'époque, que la durée des audiences était insuffisante pour entendre sereinement la quarantaine de témoins et la quinzaine d'experts appelés à la barre.

Depuis le 27 février 2000, son épouse, Suzanne Viguier (39 ans) n'a plus donné signe de vie. Au petit matin, elle avait été raccompagnée par son amant à son domicile. Après l'avoir aperçue sur le canapé où elle dormait, Jacques Viguier affirme ne plus l'avoir revue. Il signalera sa disparition trois jours plus tard. Le sac à main et les lunettes de Suzy ont été retrouvés au domicile. Des traces de sang ayant été relevées dans la maison, le professeur de droit a rapidement été soupçonné. Mis en examen en mai 2000, il a fait neuf mois de détention provisoire, mais n'a jamais cessé de clamer son innocence.

Source : 20 Minutes


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MessagePosté : 18 avr. 2009, 09:19 
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Trop tard ?

Ce procès arrive bien tard. Trop tard sans doute pour en attendre grand-chose. Sauf coup de théâtre. Pour les parties civiles, Me Debuisson plaidera « la dispute conjugale qui tourne mal » : elle voulait divorcer, il ne le voulait pas, il l'a tuée et fait disparaître le corps dès le dimanche matin, à l'heure de son jogging. Pour la défense, Mes Georges Catala et Henri Leclerc démonteront pièce par pièce une procédure déjà bien bancale. Sans doute pointeront-ils aussi les pistes insuffisamment explorées, selon eux, de l'enquête. Après tout, n'est-ce pas l'amant qui a vu la femme la dernière fois ?

Aux jurés de se débrouiller avec tout ça. À eux de décider, en leur âme et conscience, si Jacques Viguier est la victime potentielle d'une erreur judiciaire ou le possible auteur d'un crime parfait. Sachant enfin que, selon la loi, « le doute doit bénéficier à l'accusé ».

Source : Sud Ouest


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MessagePosté : 25 avr. 2009, 19:55 
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Citation :
Cyril
J'ai vu cette affaire dans Secrets d'Actualité et je me dis qu'il y a deux points quand même gênants pour Jacques Viguier

1/ Il prétend être sorti pour aller faire du jogging, alors qu'il n'est pas réputé pour être un sportif, qu'il n'aurait jamais fait de jogging auparavant, et même pire, personne ne l'a vu là où il dit avoir couru.

Il se trouve que j'ai une amie qui a toute ma confiance et qui habite Toulouse. Elle a connu Suzy et son mari.
Elle m'a confirmé que personne n'avait jamais vu Jacques Viguier faire du jogging avant la disparition de sa femme.
Par contre, depuis cette disparition, il en fait assidûment chaque jour.

Code :
2/ Le matelas: il n'avait aucune raison apparente de le faire disparaître et change de version des faits dans lesquelles il ment: d'abord il dit que le matelas était pourri, alors que selon la soeur de la disparue, c'est totalement faux.


C'est également ce que la soeur de Suzy a affirmé à mon amie.
De plus, mon amie se souvient avoir à plusieurs reprises longuement discuté avec Suzy dans la chambre de celle-ci. Tout était toujours tellement propre, tellement rangé, tellement impeccable, qu'il est totalement impensable que le matelas ait pu être pourri.

Citation :
Ensuite, il dit qu'il a voulu le jeter car c'était dessus que sa femme le trompait avec son amant. En disant cela, il se contredit car au départ il avait affirmé qu'il n'était pas au courant que sa femme avait des relations sexuelles avec son Olivier Durandet.
Cette contradiction ne parle pas en sa faveur, c'est vrai.
Citation :
C'est quand même assez troublant. Cependant, on ne peut rien prouver tant que le corps n'a pas été retrouvé, je dis cela car je doute malheureusement qu'elle soit encore en vie, parce qu'il est impossible de partir comme ça en laissant ses affaires, sa voiture et ses trois enfants.
Je ne demanderais pas mieux que de me tromper, mais je suis d'accord avec toi. Depuis 9 ans, si elle était vivante, il me semble que ça se saurait.
Un départ volontaire était de toute façon hautement improbable dès le début. Voilà une femme qui serait partie sans aucun vêtement de rechange, sans son sac, sans ses clés, sans son chéquier, sans sa carte bleue, sans absolument rien sur elle ?!??!?!
Et je ne parle pas de ses enfants !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Non, ce n'est pas possible.

Je ne sais pas qui l'a tuée, même si je ne peux m'empêcher de penser que l'attitude du mari laisse quand même place au soupçon.
Mais ce dont je suis convaincue, c'est qu'elle est morte.

A-t-on le droit d'accuser quelqu'un de meurtre et de le juger en l'absence de cadavre ?

C'est l'éternelle question....

Elle se pose pour Landru, elle se pose pour Seznec, elle se pose pour Agnelet, elle se pose pour Viguier. Plus tous ceux que j'oublie.


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MessagePosté : 26 avr. 2009, 09:29 
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Il y également Jean-Louis Turquin dont le fils n'a jamais été retrouvé.

M. Turquin a été condamné en 1997 à 20 ans de réclusion assortis de 10 ans de sûreté et a effectué 10 ans de détention, il est vrai après des aveux enregistrés à son insu par sa femme


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MessagePosté : 26 avr. 2009, 10:06 
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C'est vrai, il y a Turquin. Et bien d'autres auxquels nous ne pensons pas.

Le problème de fond est toujours le même : a-t-on le droit d'accuser quelqu'un de meurtre lorsque le meurtre n'est pas absolument confirmé par la découverte du cadavre de la personne disparue ?

Cette question rejoint celle de la légitimité de l'intime conviction : a-t-on le droit de condamner sur la base d'indices si écrasants et si concordants qu'une intime conviction s'impose d'elle-même, mais sans qu'il y ait malgré tout preuve proprement dite ?
Ou doit-on retirer de la législation le concept même d'intime conviction et n'admettre que celui de la preuve absolument incontestable ?

Et, si oui, comment pourrait-on définir cette preuve incontestable ?

J'avoue ne pas avoir de réponse bien tranchée.
Spontanément, bien sûr, j'aimerais pouvoir dire que seule la preuve absolue devrait constituer la base d'une accusation et d'une condamnation.

Mais il faut bien reconnaître que cela aboutirait à relâcher dans la nature un très grand nombre de coupables ..

Il vaut mieux un coupable en liberté qu'un innocent en prison ?

Pour un délit mineur, accidentel, ou moyennement grave, Incontestablement oui.

Mais pour un ou plusieurs crimes horribles ? Avec danger évident ou probable de récidive (je pense aux tueurs en série, par exemple) ?

Chais pas ...


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