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MessagePosté : 28 avr. 2008, 01:24 
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Un Autrichien accusé d'avoir enfermé sa fille pendant 24 ans :?
Reuters - Dimanche 27 avril, 19h14AMSTETTEN, Autriche (Reuters) - Un Autrichien a été arrêté après avoir été accusé d'avoir maintenu sa fille prisonnière et d'avoir abusé d'elle pendant 24 ans, annonce la police autrichienne.

Sept enfants seraient nés de cette relation incestueuse.

La police, qui poursuit son enquête, a identifié la femme sous le nom d'Elisabeth F., 42 ans.

Elle a expliqué aux autorités que depuis l'âge de onze ans, son père, Josef, avait abusé d'elle. En 1984, il l'a attirée dans la cave d'un immeuble d'habitation où vivait la famille, à Amstetten, et l'a enfermée dans une pièce sans fenêtre après l'avoir droguée et menottée, a-t-elle dit.

À l'époque, les parents ont reçu une lettre d'elle disant qu'il ne fallait pas la rechercher, ce qui a donné à penser qu'elle avait disparu volontairement.

La police a indiqué que Josef était en garde à vue mais qu'il refusait de réagir aux allégations de sa fille. Son épouse, Rosemarie, n'était pas au courant de ce qui se passait.

Elisabeth a donné le jour à sept enfants, dont un est mort peu après sa naissance, selon la police.

Trois des enfants les plus jeunes ont été abandonnés avec une lettre expliquant que leur mère ne pouvait s'en occuper. Tous ont été recueillis par Josef et son épouse comme enfants adoptifs.

SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE

Les deux aînés, âgés de 18 et 19 ans, ainsi que le plus jeune, âgé de cinq ans, sont restés enfermés avec leur mère depuis leur naissance et n'ont jamais vu la lumière du jour ni reçu d'éducation, a déclaré dimanche la police lors d'une conférence de presse.

L'affaire a éclaté lorsque la plus âgée des enfants est tombée gravement malade et a été hospitalisée à Amstetten.

"Une jeune fille de 19 ans a été déposée le week-end dernier à l'hôpital de Amstetten. Elle est gravement malade et lutte contre la mort", a dit un porte-parole de la police.

Les médecins ont lancé un appel à la mère - qu'ils croyaient alors disparue - pour qu'elle leur apporte des précisions sur le dossier médical de sa fille.

Josef a alors sorti de sa cachette Elisabeth et les deux autres enfants vivant avec elle en expliquant à son épouse que leur fille "disparue" avait choisi de revenir à la maison.

Après avoir obtenu l'assurance qu'elle n'aurait plus de contacts avec son père, Elisabeth a accepté de faire une "déposition complète", a ajouté la police.

Rosemarie, Elisabeth et les enfants bénéficient d'un soutien psychologique.

Des prélèvements ADN de toutes les personnes concernées ont été effectués et seront analysés.

Cette affaire rappelle celle d'une autre Autrichienne, Natascha Kampusch, qui a passé huit ans enfermée par son ravisseur dans une cellule sans fenêtre avant de réussir à s'échapper, en août 2006.
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080427/ ... 02f96.html :?

_________________
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con".
Comment se fait-il que certains paraissent si cons même sans lumière ? C'est de la métaphysique pure.


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MessagePosté : 28 avr. 2008, 12:39 
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Un Autrichien accusé d'avoir enfermé et abusé 24 ans de sa fille
Par Heinz-Peter Bader et Sylvia Westall Reuters - Lundi 28 avril, 09h10AMSTETTEN, Autriche (Reuters) - La police autrichienne a arrêté un homme soupçonné d'avoir séquestré sa fille dans une cave pendant 24 ans et d'avoir eu avec elle des relations incestueuses dont sont nés sept enfants.
La police, qui poursuit son enquête, a identifié la femme sous le nom d'Elisabeth F., 42 ans. En 1984, il l'a attirée dans la cave d'un immeuble d'habitation où vivait la famille, à Amstetten, et l'a enfermée dans une pièce sans fenêtre après l'avoir droguée et menottée, a-t-elle dit.

Trois de ses enfants ont vécu enfermés toute leur vie dans la cave du bâtiment avec leur mère. Ils n'ont jamais vu la lumière du jour ni reçu d'éducation, a indiqué la police.

Les autorités d'Amstetten, à 130km à l'ouest de Vienne, tentent encore de comprendre ce qui s'est passé. L'affaire rappelle le cas d'une autre Autrichienne, Natascha Kampusch, qui a passé huit ans enfermée dans une cellule sans fenêtre avant de s'évader, en août 2006.

"Nous sommes confrontés à un crime incompréhensible", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Günther Platter, à la télévision autrichienne. "Tout ce qui s'est produit ici dépasse l'imagination."

INTROSPECTION

La presse autrichienne se demande lundi comment le voisinage a pu ne pas se rendre compte de ce qui se passait dans la cave de ce bâtiment. "Il ne sera pas possible de revenir à une vie normale après cela", écrit le quotidien Der Standard dans un éditorial. "Tout le pays doit vraiment se demander qu'est-ce qui ne va pas."

Josef, électricien de formation aujourd'hui âgé de 73 ans, a montré aux enquêteurs comment accéder au sous-sol dans lequel il séquestrait sa fille.

"Il y avait une étagère couverte de boîtes et de bidons, et derrière cette étagère se trouvait une porte en béton armé, protégée par un code électronique et coulissant sur des rails en acier. Seul le suspect connaissait le code", a indiqué un responsable local, Heinz Lenze.

Le sous-sol comprend plusieurs pièces et dispose de lits, de quoi y préparer à manger et laver du linge, a précisé Franz Polzer, chef de la cellule d'enquête criminelle chargée de l'affaire, à la chaîne ORF.

Les autorités continuaient lundi matin à fouiller le sous-sol, rapporte l'agence de presse autrichienne APA, ajoutant que certaines des pièces ne faisaient que 1,70m de hauteur.

Citant Lenze, APA écrit en outre que la police enquête sur une "cellule insonorisée" trouvée dans la cave.

L'épouse de Josef, Rosemarie, n'était pas au courant de ce qui se passait. A l'époque, les parents ont reçu une lettre d'elle disant qu'il ne fallait pas la rechercher, ce qui a donné à penser qu'elle avait disparu volontairement.

DOSSIER MÉDICAL

Elisabeth a donné le jour à sept enfants, dont un est mort peu après sa naissance, selon la police. Trois des enfants, les plus jeunes, ont été abandonnés avec une lettre expliquant que leur mère ne pouvait s'en occuper. Tous ont été recueillis par Josef et son épouse comme enfants adoptifs.

Les deux aînés, âgés de 18 et 19 ans, ainsi que le plus jeune, âgé de cinq ans, étaient enfermés avec leur mère depuis leur naissance.

L'affaire a éclaté lorsque l'aînée est tombée gravement malade et a été hospitalisée à Amstetten.

"Une jeune fille de 19 ans a été déposée le week-end dernier à l'hôpital de Amstetten. Elle est gravement malade et lutte contre la mort", a dit un porte-parole de la police.

Les médecins ont lancé un appel à la mère - qu'ils croyaient alors disparue - pour qu'elle leur apporte des précisions sur le dossier médical de sa fille.

Josef a alors sorti de sa cachette Elisabeth et les deux autres enfants vivant avec elle en expliquant à son épouse que leur fille "disparue" avait choisi de revenir à la maison.

"Il ne s'agit pas ici d'une mère abandonnant son enfant, qui a dû ensuite être hospitalisé dans un état grave (...). Nous savons qu'elle a elle-même été séquestrée par son propre père pendant 24 ans dans le sous-sol et, de plus, elle a de toute évidence aussi été victime d'agressions sexuelles", a dit Polzer.

Après avoir obtenu l'assurance qu'elle n'aurait plus de contacts avec son père - qui, a-t-elle dit, a commencé à la violer à l'âge de 11 ans - Elisabeth a accepté de faire une "déposition complète", a ajouté la police.

Rosemarie, Elisabeth et les enfants bénéficient d'un soutien psychologique. Des prélèvements ADN de toutes les personnes concernées ont été effectués et seront analysés.
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080428/ ... 02f96.html

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"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con".
Comment se fait-il que certains paraissent si cons même sans lumière ? C'est de la métaphysique pure.


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MessagePosté : 28 avr. 2008, 17:04 
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Cette affaire soulève une foule de questions.

Il faudrait certainement attendre d'en savoir un peu plus pour juger, mais je ne peux m'empêcher de livrer à chaud les premières réflexions que cette histoire suscite en moi.

Tout d'abord, je ne parviens pas à comprendre comment la mère pouvait ne pas être au courant et les habitants de l'immeuble ne jamais avoir rien vu ni entendu.
Comment des enfants auraient-ils pu vivre plus de 20 ans enfermés dans une cave sans qu'on les entende ??? Et sans mourir du manque de lumière et d'air frais ?!?!??! Ces enfants n'auraient jamais pleuré ? Jamais fait de bruit ? Jamais crié ? La mère n'aurait jamais cherché à sortir ? Jamais appelé à l'aide ou essayé d'attirer l'attention des autres habitants de l'immeuble ?

Et cette histoire d'enfants abandonnés et recueillis par le père ?!?!? Plusieurs enfants sont abandonnés et comme par hasard, c'est toujours le même type qui les recueille et les services sociaux ne se posent pas de question ?!?!? Et la mère non plus ?!??!

Non, cette histoire, présentée comme cela, ne tient pas debout.

Attendons.


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MessagePosté : 28 avr. 2008, 17:18 
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pour les enfants abandonnés il n'y a pas de hasard. Ils étaient découvert devant la porte du domicile avec un mot de leur mère d'Elisabeth.

Donc ca ne choquait personne qu'd'Elisabeth ait choisi ses parents pour confier ses enfants.

par contre pour les enfants qui n'ont eu que la cave pour cadre de vie .......je me demande dans quel etat mental ils sont . j'ai encore plus de peine pour eux, même si les 3 autres sont evidemment à plaindre.


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MessagePosté : 28 avr. 2008, 20:06 
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Danou a écrit :
Cette affaire soulève une foule de questions.

Il faudrait certainement attendre d'en savoir un peu plus pour juger, mais je ne peux m'empêcher de livrer à chaud les premières réflexions que cette histoire suscite en moi.

Tout d'abord, je ne parviens pas à comprendre comment la mère pouvait ne pas être au courant et les habitants de l'immeuble ne jamais avoir rien vu ni entendu.
Comment des enfants auraient-ils pu vivre plus de 20 ans enfermés dans une cave sans qu'on les entende ??? Et sans mourir du manque de lumière et d'air frais ?!?!??! Ces enfants n'auraient jamais pleuré ? Jamais fait de bruit ? Jamais crié ? La mère n'aurait jamais cherché à sortir ? Jamais appelé à l'aide ou essayé d'attirer l'attention des autres habitants de l'immeuble ?

Et cette histoire d'enfants abandonnés et recueillis par le père ?!?!? Plusieurs enfants sont abandonnés et comme par hasard, c'est toujours le même type qui les recueille et les services sociaux ne se posent pas de question ?!?!? Et la mère non plus ?!??!

Non, cette histoire, présentée comme cela, ne tient pas debout.

Attendons.


Sans compter les diverses maladies infantiles et autres appendicites, poussées des dents, otites etc qui n'auraient pas éveillé le moindre soupçon ?!
Au delà de ça, c'est comme le type qui ne s'est pas aperçu des diverses grossesses de sa femme qui les tuera ensuite ! Très difficile à concevoir !

_________________
Pascal


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MessagePosté : 30 avr. 2008, 23:00 
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L'Autrichienne séquestrée pendant 24 ans par son père : l'ADN confirme l'inceste le Mardi 29 avril 2008

" Le père incestueux en détention en Autriche, tests ADN positifs

Josef Fritzl, un Autrichien de 73 ans qui a reconnu avoir séquestré et violé sa fille pendant 24 ans dans un sous-sol et avoir eu avec elle sept enfants, a été confondu par des tests ADN et placé en détention provisoire par un juge de Sankt-Pölten.

Le vieil homme refuse de s'exprimer, sur les conseils de son avocat, et le juge a autorisé la police à le maintenir en détention pendant la durée de l'enquête.
Des tests ADN, dont les résultats ont été communiqués mardi par la police, prouvent que Fritzl est bien le père des six enfants encore en vie mis au monde par sa fille Elisabeth.
Le septième, dont Fritzl a avoué avoir incinéré le cadavre, est décédé peu de temps après sa naissance.
"Les résultats montrent que les six enfants auxquels la malheureuse Elisabeth Fritzl a donné naissance dans la cave ont sans aucun doute été procréés par son propre père, Josef Fritzl", a déclaré lors d'une conférence de presse Franz Polzer, chef de l'unité d'enquête criminelle chargée de l'affaire.

L'ancien électricien de 73 ans a passé la nuit de lundi à mardi dans la prison de Sankt-Pölten, capitale de la province de Basse-Autriche, où il a été placé dans une grande cellule de deux personnes et surveillé en permanence afin de s'assurer qu'il ne tente pas de se suicider, a déclaré le directeur de l'établissement, Günther Mörwald.
Parallèlement, les enquêteurs poursuivaient mardi leurs recherches dans le sous-sol de 60 mètres carrés où Fritzl séquestrait depuis 1984 sa fille Elizabeth, âgée de 42 ans.
"C'est le chaos en-bas. Nous devons examiner de très près chaque détail", a déclaré à Reuters Franz Prucher, le directeur de la sécurité de Basse-Autriche.

"UN MILLION DE QUESTIONS SANS REPONSES"

Elizabeth Fritzl avait déclaré dimanche à la police que son père, Josef Fritzl, l'avait attirée en 1984 dans la cave de l'immeuble où ils vivaient, l'avait droguée puis menottée avant de la séquestrer et de la violer à de nombreuses reprises.
De ces relations incestueuses sont nés sept enfants, dont trois, âgés de 19, 18 et 5 ans, ont vécu enfermés toute leur vie dans la cave avec leur mère. Trois autres ont été élevés par Josef Fritzl et sa femme, le dernier étant décédé peu de temps après sa naissance.
"Il reste un million de questions sans réponse", avait déclaré plus tôt à Reuters Franz Polzer. "Comment a-t-il pu vivre avec ce qu'il a fait ? Comment a-t-il pu tromper tout le monde?"

Polzer a refusé de blâmer les autorités qui n'ont rien soupçonné de cette affaire tout au long de ces 24 ans. "Fritzl était un homme très astucieux. Il n'a pas seulement berné sa femme, mais aussi la police, les autorités, tout le monde."
Les autorités et la presse autrichiennes se demandent comment de tels événements ont pu se produire sans éveiller la curiosité des voisins, alors que la maison des Fritzl est située dans une rue commerçante et animée de la petite ville d'Amstetten, à 180 km à l'ouest de Vienne.

La police croit en revanche que la femme de Josef, Rosemarie, ignorait tout, son mari lui ayant affirmé au moment de la disparition de leur fille que celle-ci avait fui pour rejoindre une secte avant "d'abandonner" trois de ses enfants recueillis par le couple.
Josef Fritzl avait ensuite forcé Elisabeth à écrire des lettres de sa propre main pour rendre crédible ce scénario, a précisé la police.

DES DESSINS D'ENFANTS SUR LE SOL

L'affaire a éclaté lorsque l'aînée des enfants incestueux est tombée gravement malade et a été hospitalisée à Amstetten, vendredi dernier.
Le docteur qui soigne la jeune fille, Albert Reiter, a déclaré mardi que son état était toujours critique et qu'elle devait être maintenue dans un coma artificiel encore plusieurs jours.
"Le pronostic vital de notre patiente est sérieusement engagé car elle a été victime d'un manque d'oxygène à un moment, entre mercredi et vendredi derniers", a-t-il déclaré à la télévision allemande N24.
"Outre vingt ans passés sous terre, vingt ans sans lumière du jour, vingt ans de stress psychologique, il y a d'autres facteurs comme une infection", a ajouté le médecin.

Après l'hospitalisation de l'aînée, Josef Fritzl avait sorti Elisabeth et les deux autres enfants séquestrés de la cave, déclarant simplement à sa femme que leur fille avait décidé de rentrer à la maison.

Des photographies du sous-sol, qui n'excédait pas 1,70 m de hauteur par endroit, montrent un passage étroit conduisant à plusieurs pièces dont un espace pour faire la cuisine, une zone aménagée pour le sommeil et une petite salle de bain avec une douche. Sur le sol, on aperçoit des dessins d'enfants. "



Source : REUTERS 29 avril 2008

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MessagePosté : 30 avr. 2008, 23:03 
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Séquestration et inceste en Autriche : un drame et beaucoup de questions
Mardi 29 avril 2008

" Placé en détention provisoire mardi, Joseph Fritzl a reconnu avoir violé et séquestré sa fille Elisabeth pendant 24 ans. Malgré ses aveux, plusieurs zones d'ombres subsistent dans cette affaire. Le point en cinq questions.

* Comment sa femme Rosemarie n'a-t-elle pu s'apercevoir de rien ?

«Il n'y a pas d'indications qu'elle ait été complice de ce crime», a déclaré mardi le chef de la police criminelle de Basse-Autriche. La mère d'Elisabeth n'avait pas accès à la cave où était retenue sa fille. Joseph Fritzl interdisait en effet à son entourage de s'en approcher, et la présentait comme son atelier. Par ailleurs, la cave, insonorisée, ne lui permettait pas d'entendre sa fille crier.

Josef Fritzl fait croire à sa femme que sa fille a disparu volontairement. Il a obligé sa fille à écrire une lettre, qu'il lui a dicté, dans laquelle elle expliquait qu'elle était partie rejoindre une secte. Elle y écrit « Ne me cherchez pas ». Et lorsqu'une des filles d'Elisabeth tombe très gravement malade en avril, et que le père les laisse tous sortir de la cave, il explique à sa femme Rosemarie, étonnée, que sa fille Elisabeth est tout simplement « revenue ».
Rosemarie a pourtant élevé trois des enfants issus de l'inceste de son mari. Mais Joseph Fritzl a prétendu que leur fille avait laissé les nourrissons devant la porte de la maison. Et il avait pris soin de faire écrire à sa fille des lettres comme quoi elle leur laissait ces bébés, dont elle ne pouvait s'occuper.

La question de la complicité se pose cependant. Les enquêteurs envisagent ainsi la d'éventuels complices qui se seraient occupé des captifs en l'absence de Josef Fritzl. Des photos le montre en effet en vacances en Thaïlande dans les années 90. Une hypothèse qu'envisagent également les médias autrichiens, qui considèrent que la construction de la cave n'a pas pu se faire sans l'aide de complices.

* Comment ni les voisins, ni les services sociaux, ni les autorités n'ont-ils pu se douter de rien ?

Les autorités ont donné leur autorisation pour la construction de la cave en 1978, six ans avant la séquestration. «Une inspection avait eu lieu en 1983, l'année précédant la disparition d'Elisabeth, et rien n'avait paru suspect », a expliqué le porte-parole de la municipalité, Hermann Gruber.
Josef Fritzl achète de la nourriture et la donne à sa fille et à ses enfants seulement une fois la nuit tombée pour ne pas soulever la suspicion des voisins. Le journal Salzburger Nachrichten, souligne par ailleurs «l'indifférence habituelle des Autrichiens», «qui a pu permettre que se déroule un tel drame».

Quand aux services sociaux, qui sont intervenus au moment de l'adoption par Josef Fritzl et sa femme de trois des enfants de l'inceste, ils assurent mardi avoir procédé aux vérifications nécessaires. Ils ont effectué «21 visites à domicile au total». Le chef des services sociaux locaux a souligné qu'au cours de ces visites, pendant lesquelles Josef était le plus souvent absent, les travailleurs sociaux n'avaient rien remarqué de particulier concernant l'éducation ou l'état de santé des enfants. Il a souligné que le casier judiciaire de Josef Fritzl était vierge au moment de l'adoption de la première petite fille en 1994, du fait de la prescription de condamnations portant notamment sur un acte incendiaire et sur un attentat à la pudeur dans les années 1960.

* Pourquoi Elisabeth n'a-t-elle pas pu s'échapper ?

Le père fermait la cave avec un système de double porte, dont l'une était en fer, et s'ouvrait avec un système de code électronique. Il disait à sa fille et à ses enfants qu'il était le seul à connaître le code, et que, s'ils s'en prenaient à lui, ils mourraient tous dans la cave.

* Comment Elisabeth a-t-elle accouché, comment ses enfants ont pu être soignés dans une cave sans fenêtre ?

Les enquêteurs ont peu d'informations sur les soins qu'auraient pu recevoir Elisabeth et ses enfants enfermés. Josef Fritzl a affirmé avoir assisté à chacun des accouchements de sa fille. L'un des enfants est mort un mois après sa naissance faute de soins. Le père a avoué avoir brûlé le corps dans l'incinérateur de l'immeuble.
Les enfants enfermés n'ont jamais vu la lumière du jour. Ils souffrent aujourd'hui de maladies de peau et des yeux.
Le doute subsiste sur le choix des enfants qui ont vécu avec leurs grands-parents. D'après un responsable de la police régionale, Josef Fritzl avait apparemment choisi les enfants qui vivraient avec son épouse et lui selon qu'ils étaient ou non des «pleurnichards».

* Que sait-on de la personnalité de Josef Fritzl ?

Selon Elisabeth, son père abusait d'elle depuis l'âge de 11 ans. Vers l'âge de 18 ans, elle menace de s'échapper. Il l'enferme alors dans la cave construite sous son jardin. Selon la presse autrichienne, cet électricien à la retraite de 73 ans aurait déjà eu des ennuis avec la justice pour un attentat à la pudeur dans les années 60. Pour le psychiatre autrichien Reinhard Haller, le suspect «doit avoir eu l'impression qu'il était supérieur aux autres». Il souffrait probablement d'un complexe de toute-puissance et dominait totalement son entourage, précise-t-il. Après la découverte de l'affaire, selon son avocat, Rudolf Mayer, le suspect reçoit des soins psychiatriques. Il est «émotionnellement brisé», a-t-il expliqué à l'Associated Press, sans pouvoir toutefois «dire à ce stade» si le septuagénaire a exprimé des remords. Mais d'après le procureur Gerhard Sedlacek, lors de sa comparution mardi, il se montre «totalement calme, totalement sans émotions». » "

Laure Daussy



Source : LEFIGARO.FR 29 avril 2008

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MessagePosté : 30 avr. 2008, 23:05 
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Inceste en Autriche : «la barbarie», selon un psychiatre
Mardi 29 avril 2008

" Pour le Dr Luc Massardier, l'affaire du père qui a séquestré sa fille pendant vingt-quatre ans est sidérante.

Moins de deux ans après la libération de Natascha Kampusch, enlevée et enfermée durant huit ans, l'Autriche affronte à nouveau l'horreur. Lundi, Josef Fritzl, 73 ans, a reconnu avoir violé et séquestré sa fille dans une cave pendant vingt-quatre ans. Sept enfants sont nés de leur relation incestueuse. Trois d'entre eux ont été adoptés légalement par cet ancien électricien qui vivait à l'étage avec le reste de sa famille. Un bébé, mort dans la cave, a été brûlé dans une chaudière. Les trois autres enfants, aujourd'hui âgés de 19, 18 et 5 ans, n'ont jamais vu la lumière du jour. Luc Massardier, psychiatre à la prison de la Santé, auteur de Questions d'inceste (Odile Jacob), livre son point de vue.

* LE FIGARO. Que vous inspire ce fait divers hors du commun ?

Luc MASSARDIER. Par sa barbarie, sa folie absolue, cette histoire va bien au-delà de ce qu'un psychiatre rencontre habituellement en détention. C'est sidérant. Pour comprendre, il faudra connaître le vécu familial et affectif de cet homme. Avec ce père, qui vit normalement avec sa famille et donne le change au ­reste du monde, on est très probablement dans le domaine de la psychose.

* Comment fonctionnent les pères incestueux ?

D'une manière générale, ils sont très immatures. Ils sont insatisfaits par leur épouse qui ne remplit pas, selon eux, correctement sa fonction de mère. Avec leur enfant, ils instaurent une relation protectrice et fusionnelle dans laquelle ils se sentent enfin comblés. À leurs yeux, l'inceste est un « amour excessif ». Puis s'installe le chantage au secret, les cadeaux en échange du ­silence ou les menaces.

* Pour le reste de sa famille, comme pour l'État, Élizabeth, la fille séquestrée, était portée disparue. On la pensait partie dans une secte et les recherches avaient été abandonnées…

L'inceste est toujours le résultat d'une faillite du système. On n'a pas vu ; on n'a pas voulu voir. Il est très difficile de concevoir que toute une famille ait pu vivre ainsi à l'étage sans savoir ce qui se passait à la cave. Pendant 24 ans, cet homme est descendu tous les soirs pour porter de la nourriture à ses victimes. L'endroit était interdit d'accès. Le plan ne pouvait tenir que grâce au secret. Cela montre l'emprise sans limite de cet homme sur sa famille, sa toute puissance extraordinaire. Quant aux services sociaux, leur défaillance sera sûrement montrée du doigt. Comment ont-ils pu donner leur feu vert à l'adoption de trois enfants sans poser de questions sur l'endroit où se trouvait la mère ?

* Comment concevoir un avenir pour cette femme, 42 ans aujourd'hui, et pour ses trois enfants qui n'ont reçu aucune éducation ?

Leur retour dans le monde va être très dur : c'est une véritable renaissance qui les attend. Au traumatisme de l'inceste, s'est ajoutée cette séquestration d'une durée exceptionnelle. Dans les semaines à venir, ils vont devoir affronter la révélation des faits, la médiatisation, les examens médicaux, l'intervention de la police et de la justice. Ensuite, il va leur falloir apprendre à vivre dehors, à être autonomes. D'expérience, je dirais que toutes les blessures peuvent être cicatrisées, même si les victimes gardent toujours des séquelles. Tout dépend de la qualité de l'écoute et de l'accompagnement dont ils vont bénéficier. "

Propos recueillis par Delphine Chayet



Source : LE FIGARO 29 avril 2008

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"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con".
Comment se fait-il que certains paraissent si cons même sans lumière ? C'est de la métaphysique pure.


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MessagePosté : 30 avr. 2008, 23:07 
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Jozef Fritzl, le père des ténèbres
30 avril 2008

" Jozef Fritzl, le père des ténèbres

Des tests ADN prouvent que Jozef Fritzl est bien le père des six enfants de sa fille Elizabeth, séquestrée pendant vingt-quatre ans dans la cave de sa maison à Amstetten.

C'est l'histoire effroyable d'un homme de 73 ans, qui pendant près d'un quart de siècle a mené deux vies parallèles dans sa grande maison sinistre de la rue Ybbstrasse, à Amstetten, en Autriche. L'histoire d'un homme à «deux étages». À double fond. L'histoire d'un monstre, qui avait l'air d'un grand-père tranquille.

Au rez-de-chaussée, où il habitait avec sa femme Rosemarie, une grand-mère énergique de 78 ans dont il avait eu sept enfants, Jozef Fritzl forte stature, sourcils arqués de Mephisto, yeux clairs sévères vivait en apparence une vie de retraité aussi affable que discret. Mais en sous-sol, dans cette cave qu'il avait creusée sous son jardinet couvert de fleurs sauvages, derrière des murs ne laissant rien filtrer, l'ancien électricien à la retraite passionné de pêche et compagnon de tablée apprécié par ses anciens collègues s'était organisé un tout autre monde, où il avait emmuré vivante sa fille aînée Elizabeth à l'âge de 18 ans, après l'avoir droguée, pour pouvoir la violer à son gré. La contrôler. La cadenasser. La dominer entièrement. Afin de camoufler ses crimes qui allaient courir sur plus de deux décennies, le pervers diabolique avait forcé la jeune fille à écrire une lettre à sa famille, dans laquelle elle parlait de son choix de s'en aller vivre dans une secte et priait ses parents de ne pas chercher à la retrouver.

De cette vie d'inceste, de ténèbres et d'indicibles souffrances, qu'à en croire la police personne, à l'étage supérieur, ne soupçonna jamais, même si on a peine à l'imaginer, allaient naître sept autres enfants, dont trois, Kerstin (19 ans), Stefan (18 ans) et Felix (5 ans), resteraient séquestrés avec leur mère jusqu'à la découverte du drame, il y a quelques jours. Allant jusqu'au bout de son scénario schizophrénique, Jozef Fritzl avait adopté les trois autres Lisa (15 ans), Monika (14 ans) et Alexander (11 ans) qu'il aurait jugés «moins pleurnichards» faisant croire à sa femme Rosemarie qu'ils avaient été déposés devant sa porte, par sa fille disparue, avec des lettres signées de celle-ci. Quant au septième enfant, un bébé mort trois jours après sa naissance dans le sinistre sous-sol, le père incestueux n'hésiterait pas à le jeter dans l'incinérateur de l'immeuble, pour le faire disparaître…

Personnage visiblement très autoritaire, qui en imposait à son entourage familial par sa poigne, Jozef Fritzl avait interdit l'accès de son «atelier» à toute sa famille du «dessus», invoquant son désir d'avoir son univers à lui. Bricoleur, l'ancien ouvrier d'une cimenterie de la ville avait installé une porte blindée d'un mètre de haut munie d'un code électronique connu de lui seul et camouflée par une étagère. Cette ouverture menait à la fameuse cachette où vivaient ses enfants prisonniers dans un petit réduit de 60 mètres carrés, composé d'une minuscule chambre, d'une cuisine, d'une salle de douche et d'un étroit boyau reliant les pièces. L'interdit était visiblement si fort qu'aucun des autres membres de la «première famille» y compris Rosemarie n'osa jamais s'aventurer jusqu'à la fameuse porte de ce Barbe bleue autrichien pour savoir ce qui s'y tramait. Posèrent-ils des questions sur les nombreux colis d'épicerie que le père descendait à la cave ? Eurent-ils des doutes ? De véritables soupçons ? Et que se passait-il dans la tête de Jozef Fritzl, tandis que sa fille accouchait, seule, dans une cave, d'enfants nés de ses viols répétés ?

Cette histoire pose des «millions de questions», notait lundi, accablé, le gouverneur de Basse-Autriche, exprimant l'horreur et la perplexité d'un pays déjà très ébranlé par l'affaire de la séquestration de la jeune Natascha Kampusch, mise au grand jour il y a un peu plus d'un an. «Nous sommes confrontés à un crime innommable», a renchéri le ministre autrichien de l'Intérieur Günther Platter. «Ce cas est d'une brutalité et d'une horreur incompréhensibles, le plus effroyable et le plus sérieux jamais mis en lumière en Autriche.»


Il n'est pas certain que soit révélée un jour toute la vérité sur les ressorts profonds de cette épouvantable histoire familiale, dont les zones d'ombre restent immenses. On sait seulement que pour la malheureuse Elizabeth, dont les photos d'enfant révèlent un minois rieur et des yeux lumineux, le drame se noua sans doute vers l'âge de 11 ans, quand pour la première fois elle fut violée par son père. Elle allait dès lors tenter plusieurs fugues, dont l'une à 16 ans, afin d'échapper à son prédateur. C'est sans doute pour empêcher qu'un tel scénario finisse par réussir que Jozef Fritzl allait décider de la séquestrer le 28 août 1984, entrant dès lors dans un cercle infernal de mensonges, de violences et de dissimulation schizophrénique qui vient à peine de prendre fin.

La tragédie aurait pu durer des années encore, si Kerstin, 19 ans, la fille d'Elizabeth, n'était tombée, victime d'une grave et mystérieuse maladie, qui a fini par pousser le père et geôlier Jozef Fritzl à la faire hospitaliser. Par pitié ? Par horreur soudaine de lui-même ?

Il y a quelques jours en tout cas, Jozef Fritzl, brusquement paniqué, dépose Kerstin de nuit à la clinique d'Amstetten. Les pressantes sollicitations des médecins pour entrer en contact avec la mère de cette jeune fille inconnue de l'état civil vont conduire le monstre à sa perte. Dans un moment d'égarement (?), il libère Elizabeth, Stefan et Felix, déclarant à sa femme Rosemarie abasourdie que leur fille vient de réapparaître après une improbable fugue de vingt-quatre ans. Or, c'est Elizabeth qui a supplié son père de libérer Kerstin mourante, et Elizabeth encore qui va le convaincre de la conduire à l'hôpital au chevet de sa fille, après avoir vu à la télévision l'avis de recherche la concernant. Pour le docteur Albert Reiter qui voit arriver cette femme de 42 ans aux cheveux prématurément blanchis et au comportement erratique, les soupçons vont vite se transformer en certitude : quelque chose ne colle pas dans le récit du grand-père Fritzl. La police, vite alertée et dépêchée sur les lieux, obtient rapidement d'Elizabeth un témoignage accablant pour son père incestueux, qu'elle accuse de «crimes massifs», après avoir eu la promesse des policiers de ne plus jamais le revoir.

Après vingt-quatre heures de mutisme absolu, l'épaisse carapace de Jozef Fritzl finit par se fissurer lundi. «Je suis désolé pour ma famille», lâche-t-il, avant de tout confesser en bloc : la construction du réduit souterrain, les constantes modifications qu'il y apporta au fil des années pour y loger clandestinement sa deuxième famille incestueuse, la séquestration et les violences sexuelles répétées à l'encontre de sa fille Elizabeth. Jusqu'à l'incinération du nourrisson mort, jumeau d'Alexander, qui a, lui, survécu. La monstruosité de ces crimes pourrait lui valoir la prison à vie, au titre du Code pénal autrichien. Selon la police, toutes ces révélations coup sur coup auraient brisé Rosemarie, la mère si longtemps aveuglée.

La clé essentielle de l'enquête, touffue, complexe, réside désormais dans la personnalité de Josef Fritzl, qui ne s'était pas privé d'éconduire brutalement journalistes et officiers de police, il y a quelques jours, alors que tout le monde s'interrogeait sur l'affection mystérieuse dont souffrait la jeune Kerstin. Mardi, lors de sa première comparution devant le tribunal, l'accusé se montrait «totalement calme, totalement sans émotions», notait le procureur Gerhard Sedlacek. Le psychiatre autrichien Reinhard Haller estimait que le suspect «doit avoir eu l'impression qu'il était supérieur aux autres», tandis qu'un autre expert psychiatre, Sigrun Rossmanith, le présentait «manifestement» comme «un dominant». Mais comment a-t-il pu si longtemps donner le change aux services sociaux, à ses voisins mais surtout à Rosemarie, lui qui devait descendre chaque jour des repas pour quatre âmes en peine, enfermées plusieurs mètres sous terre ?

Dans la petite ville d'Amstetten, jolie bourgade cossue de 20 000 habitants, située à 130 kilomètres de Vienne, les voisins confient tomber des nues aux journalistes qui les interrogent. Ils évoquent la grand-mère très active socialement, les enfants adoptés bien élevés, dont deux sont devenus pompiers volontaires. La boulangère ne peut imaginer que cette famille qui venait acheter des brioches presque tous les jours dans son magasin ait pu cacher si longtemps un aussi terrible secret.

La question provoque d'ailleurs un véritable tremblement de terre psychologique à travers toute l'Autriche, qui s'interroge sur les failles d'une société suffisamment indifférente ou aveugle à autrui pour avoir ignoré le drame qui se jouait en son sein. «Toute la nation doit se demander ce qui va fondamentalement de travers dans la société autrichienne», notait lundi le quotidien Der Standard dans son éditorial. En recoupant les faits, nombre de journalistes soulignent aujourd'hui que les services sociaux d'Amstetten furent bien peu regardants sur la disparition d'Elizabeth et l'origine des trois enfants adoptés par Jozef et Rosemarie Fritzl. D'autres évoquent le casier judiciaire du retraité d'Amstetten, d'autres, encore, de supposés voyages en Thaïlande avec des collègues masculins. Une amie d'école d'Elizabeth a raconté au Standard qu'elle trouvait incroyable que personne n'ait rien soupçonné en ville sur les Fritzl. «Tout le monde savait qu'ils étaient étranges, a-t-elle dit. Son frère m'a dit un jour à propos de son père : “il nous tuera tous”.»

Elizabeth et ses enfants ne sont pas morts. Mais ce sont des survivants. Ils ont été hospitalisés dans une clinique psychiatrique d'Amstetten. Dans un beau geste d'espoir, la jeune Natascha Kampusch, elle aussi rescapée de l'enfer de la séquestration, a proposé de les aider à réapprendre, tant bien que mal, à vivre. "

Laure Mandeville avec Maurin Picard



Source : LE FIGARO 29 avril 2008

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Comment se fait-il que certains paraissent si cons même sans lumière ? C'est de la métaphysique pure.


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MessagePosté : 03 mai 2008, 23:20 
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La belle-soeur de Josef Fritzl a revélé aux enquêteurs qu'il descendait dans la cave tous les matins, souvent la nuit, pour «concevoir des plans de machines».

Le choc passé, les langues se délient. Celle de l'accusé, tout d'abord : au cours de son interrogatoire, Josef Fritzl, le père autrichien qui a séquestré et violé sa fille pendant 24 ans dans sa cave sans fenêtre, où sont nés sept enfants de l'inceste, a reconnu qu'il avait menacé ses victimes de les empoisonner au gaz s'il devait lui arriver quelque chose.

Six experts de la police effectuent aujourd'hui des «vérifications» dans l'abri anti-atomique souterrain de 60m2, pour savoir si un tel mécanisme existait réellement, ou si ces menaces n'avaient pour but que d'assurer son emprise sur ses victimes.
La belle-soeur de Josef Fritzl a également révélé que cet homme passait souvent «la nuit entière» dans la cave de sa maison de Amstetten.
«Il descendait tous les matins à sept heures dans la cave, soi-disant pour y concevoir des plans de machines qu'il vendait à des entreprises», ajoute dans le quotidien Österreich cette soeur cadette de l'épouse de Josef Fritzl, Rosemarie. «Rosi n'avait même pas le droit de lui apporter un café», continue-t-elle.


Condamné pour viol en 1960


La belle-sœur confirme dans cette interview la condamnation aujourd'hui rayée du casier judiciaire de Josef Fritzl à de la prison ferme pour viol à la fin des années 1960. «J'avais 16 ans quand il a été incarcéré et je trouvais ce délit répugnant, d'autant qu'il avait déjà quatre enfants avec ma sœur», a-t-elle témoigné. La police estime que Rosemarie, une femme décrite par sa soeur comme «dominée et constamment rabaissée en public» par un mari despotique, ignorait ses agissements dans la cave.
Mais ce point continue de susciter les interrogations de la presse autrichienne, le sérieux quotidien Kurier titrant «Que savait l'épouse?»
Mercredi après-midi, la police effectuait des vérifications sur un meurtre inexpliqué en 1986 en Haute-Autriche près d'un restaurant de Josef Fritzl, a indiqué un responsable policier.
«Il n'y a pas de lien direct mais le suspect était présent à ce moment là dans la région», a indiqué à l'AFP le directeur de la sécurité publique de Haute-Autriche Alois Lissl. La jeune fille de 17 ans avait été retrouvée morte victime d'abus sexuels sur les bords du lac Mondsee, non loin de la pension que possédait et habitait à ce moment là la famille Fritzl.
La lourde porte en béton armé pose également des nombreuses questions aux enquêteurs. Commandée électroniquement, elle condamnait l'accès à l'abri antiatomique dans lequel Elisabeth a été détenue avec trois de ses sept enfants. «Nous avons demandé une expertise de cette porte imposante et sur le mécanisme de fermeture», a indiqué le chef de la police criminelle de Basse-Autriche, Franz Polzer.

Il n'y avait pas de soupçons.


Le responsable des services sociaux, Heinz Lenze, a pris la défense de son équipe mardi en disant qu'elle avait procédé à toutes les vérifications qu'elle estimait nécessaires. «Il n'y avait pas de soupçon sur une éventuelle présence de la mère dans la cave de cette maison», a-t-il affirmé et donc pas de raison de procéder à une perquisition qui aurait peut-être permis de révéler l'affaire beaucoup plus tôt.
Depuis la première adoption en 1994 les assistantes sociales se sont rendues 21 fois chez les Fritzl pour constater que les enfants allaient bien.
La détention d'Elisabeth et de ses trois enfants aurait peut-être pu être écourtée, si l'équipe venue contrôler en 1999 la chaudière, située dans une pièce adjacente à l'abri souterrain où étaient séquestrées les victimes, avait pu imaginer ce qui se tramait derrière le mur.
«Ils n'avaient aucune chance de savoir ce qui se cachait derrière», a souligné un porte-parole des services municipaux, Hermann Gruber, interrogé par la télévision ORF.
Interrogé mardi sur les clichés publiés dans la presse montrant le supect en vacances en Thaïlande dans les années 1990, le chef de la police criminelle de Basse-Autriche, Franz Polzer, a indiqué que cette piste n'impliquait pas forcément une complicité d'une tierce personne pour nourrir les captifs en son absence. Le bunker comprenait un local où l'on pouvait stocker de la nourriture pour plusieurs semaines, selon lui.
Par ailleurs, la police a perquisitionné mardi cinq autres propriétés de Josef Fritzl, à la recherche d'autres abris identiques, mais sans succès.


Stupeur et incompréhension


Mardi soir, des centaines d'habitants d'Amstetten, sous le choc, ont participé à une veillée aux chandelles pour donner un signe d'espoir après le drame. Un parterre de bougies a été formé sur la place principale de cette ville de 23.000 âmes, située à une centaine de km à l'ouest de Vienne.
La presse autrichienne, elle, continue de s'interroger. «Un aveu et 1.000 questions», titrait mardi le quotidien Kurier, estimant que la «double vie de Josef Fritzl cachait encore beaucoup de secrets».
Pour le quotidien Der Standard, «il est particulièrement choquant et révoltant de savoir que les voisins ne savaient rien, n'ont rien vu, tout en expliquant devant les caméras qu'ils avaient bien eu l'impression qu'il se passait quelque chose d'étrange».
Le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer a en revanche promis d'empêcher que l'image de son pays ne soit ternie par cette sordide histoire, deux ans après l'affaire Natascha Kampusch. «Il n'y a pas d'affaire d'Amstetten, il n'y a pas d'affaire de l'Autriche, il n'y a qu'un cas particulier», a-t-il souligné à la sortie du Conseil des ministres.

Six mois d'enquête

Malgré les aveux de Josef Fritzl, Franz Polzer a estimé lundi que l'enquête pourrait durer encore «six mois».
Le temps d'examiner les pièces à conviction que les enquêteurs sortent par cartons entiers de la maison où l'homme a séquestré sa fille Elisabeth, 42 ans, pendant 24 ans, avec trois des sept enfants issus de la relation incestueuse qu'il lui a imposée.
Il faudra aussi attendre que les victimes, réunies à l'abri des médias dans un service psychiatrique d'une clinique d'Amstetten-Maurer, retrouvent un équilibre psychologique suffisant pour pouvoir supporter une audition.
Elisabeth, cinq de ses enfants et sa mère Rosemarie suivent chacun une thérapie individuelle même s'ils sont réunis dans une même unité de soins, car ils sont «tous traumatisés à des degrés divers», a souligné mercredi le responsable de la clinique, Berthold Kepplinger.


Schizophrénie ou narcissisme

Le suspect a été pour sa propre protection isolé des autres détenus à la maison d'arrêt de Sankt-Pölten, où il a été incarcéré. «Nous lui assurons une protection très renforcée pour assurer le bon déroulement de la procédure judiciaire», a précisé le directeur de l'établissement. «Ces gens se situent tout en bas de la hiérarchie des détenus et sont particulièrement menacés», a-t-il souligné.
Resté muet lors de sa première audition par le juge d'instruction mardi, il devrait adopter la même attitude sur les conseils de son avocat Rudolf Mayer, spécialiste des cas médiatiques.
Avant toute chose son défenseur réclame une expertise psychiatrique. «Il faut déterminer si mon client est responsable de ses actes. Peut-être est-il schizophrène, il a tout de même eu une double vie», s'interroge-t-il dans le quotidien «Die Presse».
«Il peut être déclaré responsable et avoir un dysfonctionnement mental», continue-t-il. Il s'inquiète également de la sécurité de son client en prison, où les délinquants sexuels sont particulièrement mal vus.
Interrogé par le quotidien «Salzburger Nachrichten», le psychiatre et expert judiciaire Reinhard Haller a estimé que le suspect n'était pas un malade mental, mais atteint de «narcissisme», une affection souvent liée à un désir de contrôle sur autrui.
D'autre part, Me Mayer conteste les accusations de viol et d'homicide par négligence. Si le chef d'inculpation d'homicide est retenu, Josef Fritzl encourt la prison à vie. La justice enquête en effet sur la responsabilité du suspect dans la mort, faute de soins, d'un bébé quelques jours après sa naissance dans le sous-sol en 1996. Josef Fritzl a admis avoir brûlé le corps dans la chaudière de l'immeuble. Le viol et la séquestration sont passibles de peines allant jusqu'à 15 ans de détention.

Sources : Paris Match: Enfants Kidnappés


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MessagePosté : 03 mai 2008, 23:21 
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Elisabeth Fritzl disculpe sa mère, les voisins parlent


L’Autriche n’en finit pas de se poser des questions sur «le cas» Joseph Fritzl, alimenté par les révélations quotidienne de la presse. Alors que la police a souhaité retrouver la centaine d'ex-locataires qui ont habité à un moment ou un autre dans la maison de Josef Fritzl, l'un d'eux a raconté au quotidien autrichien «Die Presse» qu'il avait payé, sans le savoir, la facture d'électricité de la cave.


«Si j'avais creusé un peu plus, jusqu'à élucider complètement le mystère de la facture élevée d'électricité, on aurait peut-être pu trouver cette cachette beaucoup plus tôt», a reconnu l'ex-locataire Sepp Leitner. Le même Sepp Leitner a révélé sur la chaîne autrichienne ATV, qu’une voisine lui avait confié qu’Elisabeth Fritzl était régulièrement violée par son père. Cette voisine aurait aidé la jeune fille à s’enfuir à Vienne, avant que la police ne la ramène chez ses parents. Une information reprise par le quotidien anglais «Times», samedi.

Ex-locataire

De son côté, l’enquête se poursuit et continue à livrer sa dose d’horreur quotidienne. Les enquêteurs eux-mêmes seraient «accablés» par leurs investigations dans la «cave de l’horreur». A tel point que la police a mis en place une cellule de soutien psychologique à leur intention, a précisé Franz Polzer, le responsable de l’enquête.

Une enquête sur laquelle se penche «Der Spiegel». Le magazine allemand à paraître lundi est parvenu à se procurer des comptes-rendus d'enquête. Ceux-ci font apparaître qu’Elisabeth Fritzl «a clairement disculpé sa mère».

Cachot

La jeune fille, enfermée et violée par son père pendant 24 ans, a assuré à la police que Rosemarie Fritzl «n'avait rien su de la séquestration, et n'avait rien à voir avec cela. Seul son père, et personne d'autre, lui avait fourni de la nourriture et des vêtements», écrit le magazine.

Pendant les neuf premières années de sa séquestration, soit de 1984 à 1993, le cachot de la jeune fille ne se réduisait qu'à une seule pièce, ce qui implique que les «viols répétés commis par Josef Fritzl» sur sa fille Elisabeth aient eu lieu en présence des trois premiers enfants nés en 1988, 1990 et 1992 de cette relation incestueuse, écrit encore le magazine, citant le témoignage d'Elisabeth.

Cellule psychologique pour les enquêteurs

La très longue séquestration a commencé précisément le 28 août 1984, le jour où Josef Fritzl a demandé à sa fille de l'accompagner à la cave pour l'aider à y porter une lourde charge, écrit le magazine. «Ce fut le dernier jour où elle vit le ciel, avant 24 ans».

Les deux premiers jours, la jeune fille, alors âgée de 19 ans, a été attachée à un poteau avec des menottes. Puis, pendant les six mois suivants, «ou peut-être neuf», J


Source : 20 minutes


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MessagePosté : 04 mai 2008, 12:57 
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Citation :
Alors que la police a souhaité retrouver la centaine d'ex-locataires qui ont habité à un moment ou un autre dans la maison de Josef Fritzl,


Un point n'est pas clair pour moi : les Fritzl vivaient-ils en location dans un immeuble où vivaient également d'autres familles ou étaient-ils propriétaires d'une grande maison dont il louait des appartement.

J'avais d'abord pensé qu'ils étaient locataires d'un immeuble. Puis, j'ai vu la maison à la TV et ai plutôt eu l'impression d'une maison individuelle. Et voilà que j'entends parler de centaines d'ex-locataires, ce qui va plutôt dans le sens d'un immeuble où vivaient en location plusieurs familles, parmi lesquelles les Fritzl.

Qu'en est-il exactement ?


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MessagePosté : 04 mai 2008, 14:44 
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Enregistré le : 12 mars 2005, 23:41
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Je crois qu'il s'agit d'un immeuble mais je cherche la réponse à votre question.
ici par ex, il semble bien qu'il soit fait indirectement réponse à un immeuble.

http://unesolitude.unblog.fr/2008/04/27 ... th-fritzl/

Il est vrai que les choses ne sont pas bien claires sur ce point.

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MessagePosté : 04 mai 2008, 14:57 
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Enregistré le : 12 mars 2005, 23:41
Messages : 616
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... urtre.html
sur la droite, vous pouvez visionner une galerie photo des lieux de séquestration...

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MessagePosté : 04 mai 2008, 15:50 
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Enregistré le : 24 juil. 2005, 16:25
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Merci, Ludivine,.

Cela ressemble bien à un immeuble. Les Fritzl auraient donc été loctaires ? Ou copropriétaires ?
Mais ce n'est pas possible. Comment un locataire aurait-il eu le droit de faire des travaux de cette envergure ?! Et sans le moindre contrôle du propriétaire !?. Ou du syndic s'ils étaient co-propriétaires ?
Et ça ne ressemble pas à la maison ce que j'ai vue à la TV, qui était basse et semblait être de plain-pied.

De toute manière, si Fritz a fait ces travaux, je ne peux arriver à comprendre que personne n'ait jamais entendu ou vu quoi que ce soit. S'il a construit un véritable abri ant-atomique, avec aménagement en appartement, le chantier a dû durer longtemps, il y a dû avoir d'incessantes allées et venues, l'homme a dû transporter du matériel, des outils, sortir des gravas, etc. Il est impensable que personne n'ait jamais entendu lors de ces alleés et venues des cris d'enfants ou que les sequestrés n'en aient pas profité pour essayer de s'echapper.

Et comment a-t-il fait pour dissimuler pendant si longtemps à sa femme les transports de nourriture, de vêtements, et autres ?

Je suis également stupéfaite que les enfants aient pu survivre physiquement.
Evidemment, ils doivent être dans un triste état ...

Et, malgré les explications que j'ai lues, l'attitude des services sociaux m'étonne quand même un peu. Je ne comprends d'ailleurs pas bien si les 3 enfants ont été déposés successivement (au gré des naissances) ou en bloc (les 3 en même temps) devant la porte des Fritzl.
Quoi qu'il en soit, je m'étonne quand même que les choses se soient passées comme une lettre à la poste.
Je ne sais pas comment les modalités d'adoption se passent en Autriche, mais je connais les procédures d'adoption en Frane et en Allemagne. Quand on sait la complexité de la chose, les contrôles ultrarigoureux sur la famille, le principe de méfiance qui accompagne toutes les vérifications, on s'étonne tout de même que les services sociaux ne se soient pas posé plus de questions sur cette histoire d'enfants déposés devant la porte des grans-parents. Surtout si elle s'est déroulée 3 fois de la même façon. Cela ressemble tellement à une situation de roman qu'il me semble invraisemblable que cela n'ait pas frappé au moins un fonctionnaire un peu perspicace que les autres.

Car enfin, si c'était si facile, des parents en mal d'enfant pourraient s'arranger avec une mère porteuse, qui les déposerait à la naissance
devant leur maison avec une lettre de recommandation ("Je veux disparaître, ne me recherchez pas, mais je sais que vous êtes de braves gens, je vous confie mes enfants.") et le tour serait joué.


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