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MessagePosté : 04 mai 2008, 20:42 
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Je viens de voir l'émission "sept à huit", consacrée en partie à l'affaire Fritzl.

La question de l'immeuble est résolue : il appartenait à Fritzl, qui l'avait agrandi et séparé en deux parties : il vivait dans l'une d'elle et louait les appartement de la seconde. Cette séparation explique mieux que personne n'ait rien remarqué.

Cela explique également qu'il ait été libre d'y faire les travaux qu'il voulait.
Il semble qu'il ait dans un premier temps construit légalement un abri anti-atomique, qu'il aurait par la suite aménagé en appartement pour y sequestrer sa fille et les enfants.

D'après un ancien locataire, il régnait en despote et terrorrisait sa femme, qui n'avait pas le droit de parler en sa présence. Soupçonnait-elle quelque chose ? Je crois qu'on ne le saura jamais clairement.
Il est plutôt rare, dans les cas d'incestes, que la mère soit totalement ignorante ou totalement complice des faits. Les choses se situent souvent dans une zone grise difficilement identifiable, faite de terreur, de faiblesse, de soumission, à mi-chemin entre le faiblement conscient et le déni..

Une longue étude psychiatrique de cet homme permettra peut-être un jour d'expliquer - sinon d'absoudre - le fonctionnement de ce genre de personne.
J'avoue que je me sens dépassée.


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MessagePosté : 04 mai 2008, 21:04 
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Effectivement il est bien le propriétaire de sa maison dont le sous-sol était aménagé en un ancien abri anti-atomique qu'il a fait construire durant la « guerre froide . Il occupait le rez-de-chaussée et louait les parties supèrieures.


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MessagePosté : 05 mai 2008, 19:53 
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Amstetten: Josef Fritzl a voulu «recréer une famille» avec sa fille

Petit à petit, le «puzzle» de la séquestration durant 24 ans d'une jeune femme par son père incestueux à Amstetten, en Autriche, se reconstitue. L'auteur des faits, Josef Fritzl, aurait cherché à recréer avec sa fille Elisabeth une famille identique à celle qu'il avait fondée avec son épouse, a déclaré ce lundi le responsable de l'enquête, Franz Polzer.

«L'ironie de l'histoire est qu'il y est parvenu point par point, puisque sa fille a eu des jumeaux au même moment que dans la génération précédente», a-t-il ajouté devant des journalistes en marge d'une conférence de presse.

Josef Fritzl avait eu avec son épouse Rosemarie sept enfants, dont des jumeaux en cinquième et sixième position. Violée par son père, Elisabeth a elle aussi donné naissance dans la cave à sept enfants, dont deux jumeaux, également cinquième et sixième. L'un d'entre eux est mort peu après sa naissance en 1996. Son père a avoué avoir brûlé le corps dans la chaudière de la maison.

L'installation du cachot prévue dès 1978

Franz Polzer a par ailleurs indiqué que Josef Fritzl avait prévu l'installation d'un cachot dans son abri antiatomique dès 1978, alors que sa future victime avait à peine 12 ans. «Nous pouvons dire avec certitude» que lors du dépôt des plans d'aménagement de sa cave en 1978 «il avait prévu d'y installer un petit cachot», a déclaré le chef des enquêteurs. Le souterrain contenait, avant la séquestration de sa fille fin août 1984, des pièces vides sans fenêtres ni système de ventilation.

«Au départ, la captive et les premiers enfants ont dû vivre dans une pièce de 35 m2 environ» jusqu'en 1993, a encore expliqué Franz Polzer. Après la naissance des premiers enfants «cela devenait sans doute trop étroit et il a alors raccordé une pièce» d'environ 20 m2 existant depuis la construction de la maison, qui remonte aux année 1890, selon les détails donnés par le chef des enquêteurs.

Source : 20 minutes


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MessagePosté : 05 mai 2008, 20:17 
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L'avocat de Fritzl plaidera l'irresponsabilité

L'avocat Rudolf Mayer, qui va assurer la défense de Josef Fritzl, le père incestueux d'Amstetten (est de l'Autriche) qui a séquestré et violé sa fille pendant 24 ans dans sa cave, va plaider l'irresponsabilité de son client pour lui éviter la prison.

«Je pars du principe que quelqu'un qui commet de tels actes est malade mentalement. Pour moi il est irresponsable», a-t-il indiqué dans un entretien au téléphone lundi avec l'AFP, soulignant son intérêt pour les affaires au contexte psychiatrique.

Le parquet de Sankt Pölten, qui suit le dossier, a chargé la psychiatre Adelheid Kastner, de l'hôpital neurologique de Linz, de mener une expertise sur l'état de santé mentale de Josef Fritzl. Ce dernier est depuis le 29 avril placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Sankt Pölten.

Tout en ne remettant pas en cause les qualifications de Mme Kastner, Rudolf Mayer se garde la possibilité de demander une seconde expertise si la première devait conclure à la responsabilité pénale de son client.

«Ce n'est pas une stratégie de ma part.

Il s'agit de prouver ce qui est», a-t-il précisé.

Il a ajouté que le droit autrichien permettait un deuxième avis d'experts si des «conclusions illogiques» sont tirées du premier.

Si Josef Fritzl est reconnu irresponsable, il sera interné dans un hôpital psychiatrique et devrait y rester jusqu'à la fin de ses jours, selon son avocat.

«Je ne peux pas m'imaginer que la commission psychiatrique annuelle (qui étudie les cas des personnes déclarées irresponsables) décide dans quelques années qu'il est guéri. Ne serait-ce qu'en raison de son âge: plus quelqu'un est vieux, plus il est difficile de le guérir», a estimé Me Mayer.

Alors qu'il s'était dit inquiet de la sécurité de son client lors de ses premiers jours en détention préventive, l'avocat s'est dit rassuré à présent : «Il est tellement surveillé qu'il ne peut rien lui arriver. Les gardiens prennent leur tâche très au sérieux.»

L'avocat, qui a rencontré son client à trois reprises en prison et devait le revoir lundi après-midi, a souligné avoir établi «une relation de confiance» avec lui.

L'Autrichien de 73 ans est isolé de l'ensemble des détenus de la prison à l'exception du co-détenu avec qui il partage sa cellule.

En revanche, Me Mayer regrette le lynchage médiatique dont est victime son client autant dans la presse autrichienne que dans la presse internationale.

«Cela ne va que dans un sens. On le décrit comme un monstre, une bête sexuelle. Cela pousse les lecteurs (des journaux) à dire + il n'a pas besoin de procès, ni d'avocat, et d'ailleurs ce dernier devrait être exécuté avec Fritzl+», a-t-il affirmé.

Source : Le Parisien


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MessagePosté : 06 mai 2008, 18:34 
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Une séquestration planifiée de longue date

AUTRICHE. La police, qui dispose de plus en plus d'éléments sur Josef Fritzl, livre le portrait d'un homme machiavélique.
La police autrichienne en est convaincue: Josef Fritzl, l'homme qui séquestra et viola sa fille Elizabeth dans une cave pendant vingt-quatre ans, lui faisant six enfants, avait soigneusement prémédité son acte, en planifiant les moindres détails avec la plus extrême minutie.

«Le puzzle des événements est presque complet», a déclaré hier Franz Polzer, le chef de la police criminelle de Basse-Autriche, lors d'une conférence de presse très attendue. Depuis huit jours, enquêteurs et experts scientifiques de la police travaillaient sans relâche autour du cachot souterrain situé sous l'immeuble de famille des Fritzl, à Amstetten, une petite bourgade du centre de l'Autriche, à 120 km à l'ouest de Vienne.

En élaborant une représentation en 3D de la prison exiguë imaginée par le tortionnaire de 73 ans, ils ont pu comprendre le fonctionnement général de ce labyrinthe d'une superficie de 55 m², constitué de cinq pièces et barré en tout et pour tout de huit portes. Deux portes en béton armé épaisses de 500 kg, l'une située sous le «vieil» immeuble et l'autre sous l'extension du bâtiment ajoutée dans les années 80, donnaient accès au réduit, chacune équipée d'un dispositif électromagnétique contrôlé par un code secret.

Ainsi se dessine au fil des jours le portrait d'un électrotechnicien doué, qui ourdit un plan diabolique pour abuser de sa fille Elizabeth, âgée de 18 ans lors de son enlèvement en 1984, et en garder le secret pendant un quart de siècle, sans que personne, voisins, proches, locataires, collègues et amis, ne se doute du calvaire vécu par la jeune femme, aujourd'hui âgée de 42 ans, et trois de ses enfants, Kerstin (19 ans), Stefan (18 ans) et Felix (5 ans), qui n'avaient jamais vu la lumière du jour avant leur libération, au soir du samedi 26 avril.

Josef Fritzl aurait même prémédité son acte longtemps à l'avance, bien avant qu'il n'enlève sa fille le 28 août 1984. «Nous pouvons dire avec certitude» que lors du dépôt des plans d'aménagement de sa cave en 1978 «il avait prévu d'y installer un petit cachot», précise Franz Polzer.

De nombreuses questions, essentielles, demeurent: pourquoi Josef Fritzl, qui avait en tout et pour tout sept enfants, a-t-il jeté son dévolu sur Elizabeth? D'après la police, la jeune fille, comme ses frères et sœurs, ne pensait qu'à quitter le foyer pour échapper à un père tyrannique. Mais dans le cas d'Elizabeth, «violée probablement depuis l'âge de 12 ou 13 ans», relève Franz Polzer, le point de non-retour fut atteint avec sa tentative de fugue à l'âge de 17 ans, en 1983. Six mois avant sa disparition. Le prévenu a «alors voulu la prendre définitivement sous son contrôle», suggère Polzer.

Reste un autre point épineux: pourquoi cet homme, qui avait si méticuleusement effacé toute trace de ses méfaits, a-t-il subitement pris un risque énorme, en sortant la jeune Kerstin agonisante de la cave le 19 avril? Là encore, nouvelle hypothèse des enquêteurs: marqué par le décès d'un septième enfant en 1996, un bébé mort trois jours après sa naissance faute de soins appropriés, il n'aurait pas voulu voir ce scénario se reproduire à nouveau. A l'époque, attendant la nuit tombée, Fritzl avait incinéré le corps dans la chaudière de l'immeuble. Comment s'y serait-il pris cette fois avec le cadavre d'une jeune fille de 19 ans?

«Nous avons affaire à un homme dont toute la vie tournait autour d'une obsession: son désir sexuel pour sa fille, analyse Franz Polzer. Pour que cela reste caché, il avait tout prévu jusque dans les moindres détails et passait son temps à mystifier son entourage.» Afin de compenser l'absence de lumière naturelle, le bourreau fournissait à ses captifs des comprimés riches en vitamine D, qui favorise la croissance osseuse. Lors de ses voyages annuels en Thaïlande ou à Chypre, parfois longs de trois semaines, Fritzl prenait soin d'accumuler suffisamment de réserves en nourriture et en eau dans le cachot pour ne pas laisser mourir de faim ou de soif sa progéniture.

Ce qui semble accréditer, selon la police, la thèse d'un seul et unique coupable. Tyran pour sa famille, refusant la contradiction, Josef Fritzl serait même parvenu à flouer sa propre femme, Rosemarie, âgée de 68 ans, hospitalisée en état de choc après l'arrivée de la police sur les lieux le 26 avril.

Fritzl, qui a été placé en détention provisoire pour quinze jours à la maison d'arrêt de Sankt Pölten, la capitale du Land de Basse-Autriche, doit être prochainement examiné par un expert psychiatre, qui déterminera si l'homme manifeste des tendances suicidaires et s'il peut être pleinement jugé pour ses actes. L'avocat du prévenu, Rudolf Mayer, a déjà annoncé qu'il plaiderait la démence pour son client, afin de lui éviter la prison et de l'envoyer dans une clinique psychiatrique. La loi autrichienne prévoit une peine de quinze ans de prison pour viol, mais Josef Fritzl pourrait être condamné à perpétuité s'il était reconnu coupable d'«homicide par négligence», pour le décès du nourrisson en 1996.

Source : Le temps


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MessagePosté : 06 mai 2008, 20:10 
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Rudolf Mayer, l'avocat de Josef Fritzl: "Mon client regrette ce qu'il a fait".


C’est l’un des avocats-star du barreau viennois. Dans la salle d’attente de son cabinet, sis en plein cœur de la capitale autrichienne, des coupures de presse envahissent les murs. Faits divers, histoires exceptionnelles, Rudolf Mayer en fait son affaire…fier de montrer tous les cadeaux offerts par ses clients comme une rare édition antédiluvienne de plusieurs tomes du code civil autrichien.

Il raconte que c’est « Josef Fritzl lui même qui l’a choisi pour sa défense », et ajoute qu’il « traitera seul le dossier sans même l’aide d’un assistant ». L’homme, au sourire un peu sarcastique, a accepté de livrer sa vérité pour VSD sur son client, ce bon père de famille aux allures débonnaires, incestueux, à la perversité inouïe. Il assure que son client « regrette ce qu’il a fait. Il a honte et se sent vraiment concerné par ce qui se passe. Mon client est totalement brisé ». En Autriche, il a consenti à donner une exclusivité au magazine News daté du 6 mai. Cet hebdomadaire avait réussi à décrocher en septembre 2006 l’interview de l’ancienne captive, Natascha Kampusch. Aujourd’hui, le pays vit un nouveau traumatisme. Une saison en enfer de trop… Rudolf Mayer aura bien du mal à convaincre une opinion virulente, certainement rétive aux plaidoieries médiatiques tentant d’atténuer la monstruosité de son client. Il accompagnera sans doute Fritzl le 9 mai prochain à 12H15 pour sa première sortie de cellule pour être présenté au tribunal de Basse-Autriche.

Source : VSD

Lire dans VSD n°1602 du 7 au 13 mai 2008, "Enquête sur le drame d'Amstetten. Un monstre si banal".


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MessagePosté : 07 mai 2008, 19:23 
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En exclusivité sur FRANCE INFO le témoignage de NATASCHA KAMPUSCH

http://www.france-info.com/spip.php?art ... _theme=184

Après être entrer dans le site cliquez sur
Le reportage de Sébastien Baer (4'50") à côté de la photo

ce témoignage est retraduit en Français


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MessagePosté : 08 mai 2008, 14:13 
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Interview Jacques-Alain Miller - Un psy analyse l'affaire Fritzl

Le psychanalyste Jacques-Alain Miller examine pour Le Point le fait divers qui secoue l’Autriche, où l’on découvre comment Josef Fritzl, 73 ans, a séquestré sa fille pendant vingt-quatre ans et lui a fait sept enfants. Pour Miller, ce qui sort de l’ordinaire, ce n’est pas l’inceste, c’est « la régularité invariable d’un acte immonde ». Interview.

Le Point : Qu’est-ce qui peut conduire un individu à un tel degré de perversion ?

Jacques-Alain Miller : Une bonne éducation, à l’ancienne, de hautes vertus morales... Je m’explique. Par quels traits Das Inzest-Monster, comme l’appellent les Autrichiens, restera- t-il dans les annales cliniques et policières ? Vous pensez bien qu’il ne le devra pas au seul fait de l’inceste, pratique fort répandue, ni non plus au nombre de ses victimes. S’il est exceptionnel, c’est par la ténacité, la constance, l’endurance. Ce qui sort de l’ordinaire, c’est la régularité invariable d’un acte immonde, la méthode, la minutie et l’esprit de sérieux investis dans l’accomplissement solitaire d’un forfait unique s’étendant sur un quart de siècle. Pas une erreur, pas un faux pas, pas un acte manqué. Total quality. Ce sont là autant de qualités éminentes traditionnellement attribuées au caractère germanique. Mises au service de la science et de l’industrie, elles ont fait la réputation des pays de langue allemande. D’ailleurs, c’était un ingénieur en électricité, et il disait à sa femme qu’il descendait dans sa cave pour dessiner des plans de machines.

Si Gilles de Rais en France, Erzsebeth Bathory en Hongrie, grands féodaux des XVe et XVIe siècles, restent dans les mémoires, c’est au contraire pour le désordre de leur conduite, leurs viols et assassinats innombrables. L’Autrichien, petit notable provincial, lui aussi est un tyran, mais purement domestique. Il mène une existence parfaitement « popote », mais dédoublée. Il est fidèle à sa fille Elizabeth, unique objet de sa jouissance, dont il fait en quelque sorte une seconde épouse. Il lui donne sept enfants, le même nombre qu’à son épouse légitime. Il semble que l’on ne puisse lui reprocher ni avortement ni contraception : c’est un bon catholique. Il opère dans la plus grande discrétion, sa conduite n’est l’occasion d’aucun scandale, d’autant que cette seconde famille, il la fait vivre sous terre, dans des cagibis aveugles où l’on ne peut se tenir debout, à la Louis XI.

Ce n’est tout de même pas son éducation qui peut expliquer sa conduite !

On a appris qu’il fut élevé sans père par une mère qui tous les jours le battait comme plâtre. Le fait n’a pas dû rester sans conséquences. On peut toujours dire qu’il voulait se venger de l’objet féminin et se prémunir contre ses caprices... Mais on serait bien en peine d’en déduire son vice : d’autres issues étaient possibles. En 1967, au moment de la naissance d’Elizabeth, son quatrième enfant, il fut arrêté pour un viol ; il en aurait commis d’autres. Tout se passe comme s’il avait décidé de se ranger, et de s’en tenir à une bigamie incestueuse. On ne lui connaît que quelques escapades sexuelles en Thaïlande, avec des copains, notables de la ville. Il en revenait bronzé, en pleine forme, auprès de sa petite famille, qui, elle, ne voyait jamais le soleil.

Etait-il une sorte de Dr Jekyll-Mr Hyde ?

C’était à la fois un Père sévère, le Père de la loi, dont la rigueur implacable étonnait ceux qui le voyaient régir sa famille du dessus et, avec sa famille du dessous, un Père jouisseur, hors la loi. Dans ces deux rôles, à un certain niveau, il fut irréprochable : songez qu’il assura sans faillir un instant la subsistance de tous les siens. En même temps, c’était sans doute un escroc : de ses opérations immobilières il ne reste que des dettes considérables. C’est l’Etat qui devra payer les années de psychothérapie et rééducation qui seront nécessaires à la famille du dessous. Le montant en aurait d’ores et déjà été évalué à 1 million d’euros.

La culture patriarcale, l’empreinte catholique, la religion du « chacun chez soi », qui marquent l’Autriche, ont-elles pu jouer un rôle ?

Certains de ces traits valent pour la Sicile. Or on imagine mal une telle histoire à Syracuse ou Trapani : là, les gens qui vivent entre quatre murs sans sortir sont plutôt des mafieux pourchassés par les carabiniers.

Mais est-ce un hasard si, après « l’affaire Kampusch », ce fait divers éclate en Autriche ?

Le cas Fritzl après l’affaire Kampusch, cela fait sens, nécessairement. Tandis que les Etats-Unis sont la terre bénie des serial killers, l’Autriche prend rang avec la Belgique pour les pervers casaniers à souterrain, si je puis dire. Le cas présent se distingue par son atmosphère d’obéissance aveugle. Non pas seulement celle de sa femme : Fritzl louait des chambres dans sa maison, une centaine de locataires y défilèrent au cours du temps, il leur disait de ne pas descendre dans son bunker, et aucun ne songea à enfreindre cette interdiction. On déplore volontiers les infractions faites de nos jours au respect de la vie privée : c’est un reproche que l’on ne fera pas aux Autrichiens. A la Ybbstrasse, tout était en ordre, la façade pimpante, le réfrigérateur souterrain bien garni, les vêtements bien lavés et repassés. On regardait la télévision en famille. Le bunker ? C’était un abri antiatomique familial, édifié à l’aide de subventions officielles. Un grand crime populaire, c’est toujours un fait social total, pour reprendre l’expression de Marcel Mauss : c’est un microcosme de la société, elle s’y reflète tout entière. Fritzl : criminel peut-être, mais Korrekt avant tout. En règle. Pas de trébuchement. Pas d’inconscient. Pas de sentiment de culpabilité.

Au regard de l’histoire passée, peut-on parler d’un peuple qui « refoule » sans cesse, refusant de regarder la réalité en face ?
C’est ce que disent les Anglais. Ils voient en Fritzl un symbole de l’Autriche. C’est aussi l’idée du romancier Josef Haslinger. La maison natale de Hitler est à une heure et demie d’Amstetten par la route, Mauthausen plus proche encore. Le chancelier annonce une grande campagne internationale de relations publiques pour améliorer l’image de l’Autriche. Des esprits pratiques lui demandent plutôt des sous pour les services sociaux. Un dessin du Times de Londres montre l’Autriche allongée sur un divan ; derrière, Sigmund Freud. On peut rappeler que le pays a pris soin d’éradiquer la psychanalyse, ou peu s’en faut. L’avocat plaidera l’aliénation mentale. Au vu de l’extrême maîtrise de soi dans le crime et la durée du délit, l’irresponsabilité ne va pas de soi.

Source : Le Point[/b]


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MessagePosté : 09 mai 2008, 08:57 
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Nouvelles révélations dans l'affaire Fritzl


Les révélations se poursuivent chaque jour dans l’affaire de la fille de Josef Fritzl, séquestrée et violée pendant 24 ans par son père à Amstetten, en Autriche. Ainsi, cette dernière prévoyait de quitter le domicile familial peu avant qu'elle ne soit enfermée dans la cave selon des lettres publiées jeudi par le quotidien Österreich.

«Après les examens (...) j'emménage avec ma soeur et son petit ami», écrivait Elisabeth Fritzl aujourd'hui âgée de 42 ans dans une lettre datée du 9 mai 1984 à un ami. Dans une autre missive, datée du 29 mai 1984, elle écrit au même ami: «Lorsque tu recevras cette lettre, tout sera fini. Je te donnerai ma nouvelle adresse dès que j'aurai déménagé». Trois mois plus tard, elle est séquestrée par son propre père dans la cave de la maison familiale sans fenêtres.

«Ma vie n'est faite que de rêves»

Dans une autre lettre datée, selon le journal, du 3 août 1984, quelques semaines avant sa disparition - son père la déclare officiellement disparue le 28 août en affirmant qu'elle est allée rejoindre une secte - Elisabeth une nuit passée avec des amis dans des discothèques. «J'aime aussi écouter de la musique et rêver éveillée. Mais si la vie n'est faite que de rêves, je ne sais pas...», écrit-elle encore à cet ami non identifié.

Josef Fritzl, cité par son avocat Rudolf Mayer, s'étaint plaint de l'attitude de sa fille à l'époque, selon l'édition de jeudi du magazine autrichien News: «Elle ne respectait aucune règle et traînait la nuit dans les bars louches à boire et à fumer, ajoutant c'est pourquoi je devais créer un endroit pour protéger Elisabeth du monde extérieur... si nécessaire par la force».

Toujours selon News, Josef Fritzl a nié avoir violé sa fille dès l'âge de 11 ans. «Ce n'est pas vrai, Je ne suis pas le genre à abuser sexuellement d'enfants», a-t-il déclaré.

«La vérité c'est que je voulais des enfants avec Elisabeth, a également expliqué Josef Fritzl, toujours selon son avocat. J'étais heureux avec les enfants, c'était sympa d'avoir également une vraie famille dans la cave avec une femme et des enfants.»

Source : 20 minutes


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MessagePosté : 09 mai 2008, 16:34 
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Josef Fritzl dit ne pas être un violeur d'enfants
-9 mai 2008

" Le tortionnaire nie avoir violé sa fille quand elle avait 11 ans, mais confesse un «penchant» pour l'inceste.

Nonobstant les accusations dirigées contre lui, Josef Fritzl, cet Autrichien qui séquestra et viola sa fille pendant vingt-quatre ans dans sa cave, a déclaré ne pas être «un violeur d'enfants», mais a confessé un «penchant» pour l'inceste. Elisabeth fut kidnappée en 1984, alors qu'elle avait 18 ans, et n'a été libérée que le 26 avril dernier, à l'âge de 42 ans. Placé en détention provisoire dans la maison d'arrêt de Sankt Pölten (Basse-Autriche), son père a nié avoir commencé à abuser d'elle quand elle a eu 11 ans. «Ce n'est pas vrai, a-t-il protesté dans une interview-fleuve publiée hier par l'hebdomadaire News. Je ne suis pas du genre à abuser sexuellement d'enfants.» Fritzl affirme également avoir toujours pris soin de sa famille «d'en bas», Elisabeth et ses trois enfants également séquestrés, Kerstin (19 ans), Stefan (18 ans) et Felix (5 ans). «J'ai toujours su pendant ces 24 années que ce que j'avais fait n'était pas bien, mais je dois être fou parce que je l'ai fait», confesse le tortionnaire, qui dit avoir souvent pensé à libérer sa fille les premières années. «A chaque nouvelle semaine de détention de ma fille, ma situation devenait plus folle, [...] c'est vrai que je me demandais sans arrêt si je devais la laisser partir ou pas.»

«J'ai fait ce que j'ai pu pour prendre soin de ma famille dans la cave, jure-t-il cependant. Quand j'[y] allais, j'apportais des fleurs à ma fille et des peluches aux enfants. On regardait des films d'aventure avec les enfants, pendant qu'Elisabeth cuisinait notre plat préféré. Et puis, nous nous asseyions ensemble autour de la table de la cuisine pour manger.»

Une forme d'addiction

Pourquoi et comment Fritzl a-t-il décidé de séquestrer sa fille? Pour cet homme à cheval sur les principes et une certaine «décence», l'adolescente qu'était Elisabeth avait cessé de respecter ces règles. «Je devais la protéger du monde extérieur, si nécessaire par la force», explique-t-il, car elle «passait ses nuits dans des bars louches à boire et à fumer.»

Dans ce témoignage ahurissant de candeur, le prévenu avoue également ses pulsions. «Mon penchant à avoir des relations sexuelles avec Elisabeth a été de plus en plus fort. Je savais qu'Elisabeth ne voulait pas que je lui fasse ça. Je savais que je lui faisais du mal, c'était une forme d'addiction. En réalité, je voulais avoir des enfants avec elle», finit-il par lâcher.

Natascha Kampusch, cette jeune fille qui parvint à s'évader en 2006 du cachot où un désaxé la retenait depuis huit ans et demi, a offert son aide aux victimes de Josef Fritzl, et esquissé sa propre interprétation du drame d'Amstetten. «Je pense que cela peut avoir un lien avec le national-socialisme, avec les méthodes éducatives de l'époque et leurs conséquences. Les gens qui [y] ont participé autrefois ne sont sûrement pas devenus des parents exemplaires, d'abord parce que c'est la violence qui prédominait, ensuite parce beaucoup de gens sont rentrés perturbés de la guerre.» Quant à Josef Fritzl, conclut-elle, «j'imagine [...] qu'il a été humilié durant son enfance, qu'il n'a pu s'en sortir qu'en compensant avec une forme de mégalomanie et un comportement dominateur.» "

Un article de Maurin Picard.

Source : LE TEMPS.CH (9 mai 2008)

_________________
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con".
Comment se fait-il que certains paraissent si cons même sans lumière ? C'est de la métaphysique pure.


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MessagePosté : 09 mai 2008, 16:44 
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Séquestrations en Autriche: Natascha Kampusch l’explique par le passé nazi du pays
7 mai 2008

" L’affaire Natascha Kampusch avait bouleversé l’opinion internationale en 2006, quand une jeune fille avait été découverte errante après huit ans de séquestration dans la cave de son ravisseur Wolfgang Priklopil. Aujourd'hui, les regards se retournent vers la jeune fille à la suite de la révélation de la séquestration d'une famille à Amstatten.

Interviewée par «France Info», Natascha Kampusch, future animatrice pour la télé autrichienne, dresse un parallèle entre son histoire et celle de la famille Fritzl: «C’était aussi une lourde porte de béton, exactement comme dans mon cas. Tout ça réveille évidemment des souvenirs horribles, tous ces moments douloureux que j’avais essayé d’oublier, de surmonter pendant deux ans sont revenus de façon très violente.»

La jeune fille de 20 ans, en reconstruction psychologique, donne un conseil à la famille meurtrie de Josef Fritzl: «Les moments à venir ne seront pas faciles pour eux, je leur conseille de changer d’identité, d’une part cela leur permettra de se protéger der aux médias et d’autre part, cela les aidera à se reconstruire».

«C’est la violence qui prédominait» en Autriche

Alors que l’Autriche est parfois mise en accusation par les médias étrangers qui relèvent trois cas de séquestration en quelques années, Natascha Kampusch accrédite la thèse d’un pays à la psychologie complexe: «Les gens qui ont autrefois participé au national-socialisme ne sont sûrement pas devenus de parents exemplaires, d’abord parce que c’est la violence qui prédominait, ensuite parce que beaucoup de gens sont très perturbés de la guerre.»

La jeune fille tente même une hypothèse sur le cas Friztl: «J’imagine que Josef Friztl était dans les Jeunesses hitlériennes, qu’il a été humilié pendant son enfance et qu’il n’a pu s’en sortir qu’en compensant qu’avec une forme de mégalomanie et un comportement dominateur.» Pour l’instant, l’enquête ne dit rien sur un éventuel passé nazi du père incestueux."

Un article de V.G.

Source : 20 MINUTES.FR (7 mai 2008)

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"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con".
Comment se fait-il que certains paraissent si cons même sans lumière ? C'est de la métaphysique pure.


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MessagePosté : 09 mai 2008, 17:36 
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La détention provisoire de Josef Fritzl prolongée d'un mois

La détention provisoire du père incestueux d'Amstetten, Josef Fritzl, a été prolongée d'un mois, a annoncé ce vendredi un porte-parole du parquet de Sankt Pölten.

"La détention provisoire du suspect est prolongée d'un mois", a annoncé le porte-parole Peter Ficenc devant des journalistes. Josef Fritzl, 73 ans, avait fait, le 28 avril, durant sa garde à vue des aveux complets sur la séquestration et les viols de sa fille pendant 24 ans dans la cave de sa maison, viols dont sont nés 7 enfants. Il avait été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Sankt Pölten le lendemain, trois jours après la découverte du drame.

Selon le porte-parole du parquet, le suspect n'a rien dit durant l'examen de la prolongation de sa détention provisoire. "Le tout n'a duré que 15 minutes", a ajouté M. Ficenc. L'enquête sur ce drame se poursuit, selon un autre porte-parole, Gerhard Sedlacek, qui a souligné qu'il n'y avait pas encore de date pour une nouvelle audition du suspect par le procureur en charge du dossier, Christiane Burkheiser. Lors de leur premier entretien mercredi, Josef Fritzl avait surtout parlé de lui et de sa carrière professionnelle sans évoquer les faits qui lui sont reprochés.

Le suspect encourt une peine de 15 ans de prison pour les viols et la séquestration de sa fille et de trois des enfants de l'inceste dans la cave. Une enquête a également été ouverte pour homicide par négligence pour la mort d'un bébé, né des relations incestueuses imposées, peu après sa naissance en 1996. S'il s'avère que l'enfant est mort faute de soins, Josef Fritzl risque alors la prison à vie. Son avocat a déjà fait savoir qu'il plaiderait l'irresponsabilité pénale de son client.

Source : 7 sur 7


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MessagePosté : 15 mai 2008, 07:17 
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Retour à la réalité» pour les victimes de Josef Fritzl

Des nouvelles des victimes. Alors qu’ils suivent une thérapie à l'écart du public, les enfants incestueux de Josef Fritzl ont fait parvenir des dessins et des messages, affichés dans leur ville, selon le journal autrichien Kurier .

«J'aime le soleil, l'air frais et la nature», écrit Stefan âgé de 18 ans qui n'avait jamais vu la lumière du jour avant sa libération le 26 avril alors que l'autre petit captif, Felix 5 ans, rêve de faire de la luge, de la voiture, de jouer avec d'autres enfants et de marcher dans une prairie. Kerstin, 19 ans, l’aînée des enfants séquestrés, est toujours plongée dans un coma artificiel avec assistance respiratoire. Quant aux trois autres enfants qui avaient été adoptés par Josef Fritzl et son épouse, ils regrettent de ne plus voir leurs amis et souhaitent retourner à l'école.

Toute la famille est toujours hospitalisée

Les six enfants ainsi que leur mère et grand-mère sont toujours placés dans une unité isolée en psychiatrie à l'abri des médias. «Le retour à la réalité ne peut s'effectuer que très progressivement et avec beaucoup de précautions» a précisé le médecin-chef Berthold Kepplinger.

Selon Le Figaro, la famille est entourée par une équipe d'une quinzaine de praticiens - médecins, psychiatres et psychothérapeutes - qui tente de les aider à s'adapter à leur nouvelle vie. «Le temps passait très lentement dans la cave, et nous voulons maintenir ce rythme lent pour eux», explique Berthold Kepplinger. La prise de conscience de leur véritable situation ne se fera «que petit à petit», précise la psychiatre Brigitte Lüger-Schuster au Figaro. Les enfants séquestrés durant des années, avaient développé leur propre dialecte, quasi-incompréhensible pour les autres.

Les médecins ont conseillé à Elisabeth Fritzl, la fille séquestrée et violée de Josef Firtzl, de changer de nom pour pouvoir se reconstruire.

Sources : 20 Minutes & Kurier


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MessagePosté : 01 juin 2008, 11:38 
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Elisabeth Fritzl dévoile tout : violée devant ses enfants, attachée avec une laisse, l’innocence de sa mère, …

Âmes sensibles s’abstenir. Le magazine allemand Der Spiegel paru le 3 mai 2008 a consacré une longue enquête à l’affaire d’Elisabeth Fritzl. En se basant sur des compte-rendus d’enquête, le magazine dévoile de nombreux faits expliqués aux enquêteurs. On y apprend comment la jeune fille alors âgée de 19 ans s’est retrouvée séquestrée par son père ainsi que les circonstances dans lesquelles elle a été violée à maintes reprises. Elisabeth y disculpe également sa mère.

Elle ne savait rien de l’enfer que vivait sa fille

Elisabeth Fritzl "a clairement disculpé sa mère (Rosemarie) lors de son audition par la police", affirme le magazine. Elle a assuré que Rosemarie Fritzl "n'avait rien su de la séquestration, et n'avait rien à voir avec cela. Seul son père, et personne d'autre, lui avait fourni de la nourriture et des vêtements", écrit le magazine

Attachée à un poteau avec des menottes, puis avec une laisse:

La très longue séquestration a commencé précisément le 28 août 1984, le jour où Josef Fritzl a demandé à sa fille de l'accompagner à la cave pour l'aider à y porter une lourde charge, écrit le magazine. "Ce fut le dernier jour où elle vit le ciel, avant 24 ans". Les deux premiers jours, la jeune fille, alors âgée de 19 ans, a été attachée à un poteau avec des menottes. Puis, pendant les six mois suivants, "ou peut-être neuf", Josef Fritzel l'a attachée avec une laisse, "de manière à ce qu'elle puisse au moins atteindre les toilettes".

Les viols à répétition se passaient devant ses trois premiers enfants:

Pendant les neuf premières années de sa séquestration, soit de 1984 à 1993, le cachot de la jeune fille ne se réduisait qu'à une seule pièce, ce qui implique que les "viols répétés commis par Josef Fritzl" sur sa fille Elisabeth aient eu lieu en présence des trois premiers enfants nés en 1988, 1990 et 1992 de cette relation incestueuse, écrit encore le magazine, citant le témoignage d'Elisabeth.

A Amstetten, les enquêteurs sont "accablés" par leur travail dans la cave:

Les investigations dans la "cave de l'horreur" où Josef Fritzl a retenu et violé durant 24 ans sa fille, sont "accablantes" pour les enquêteurs, a indiqué ce samedi le responsable de l'enquête, Franz Polzer.

"Les travaux dans la cave sont accablants et oppressants pour les enquêteurs. Chaque objet leur rappelle ce qui s'est passé ici", a-t-il déclaré à l'agence APA. La police cherche depuis dimanche à comprendre quelles ont été, durant toutes ces années de séquestration, les conditions de vie d'Elisabeth Fritzl et de trois de ses enfants dans l'abri antiatomique souterrain transformé en prison par son père. Les enquêteurs cherchent notamment à établir comment la cave d'une soixantaine de mètres carrés, et dont la hauteur n'excède pas 1,70 m, était ventilée et si elle comprenait, comme l'a affirmé le suspect, un dispositif permettant de gazer les captifs s'ils tentaient quelque chose contre lui.

Soutien psychologique aux policiers:

La police, qui a établi que la cave était fermée par deux portes blindées actionnées par une télécommande, est également à la recherche d'éventuelles pièces secrètes supplémentaires.

Le sentiment d'oppression dans la cave est accentué par le manque d'oxygène qui oblige les experts, lesquels travaillent avec des masques, à remonter régulièrement à l'air libre pour s'aérer, a précisé M. Polzer. La police a mis en place une cellule de soutien psychologique à leur intention, a-t-il souligné.

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MessagePosté : 07 juin 2008, 07:05 
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La détention provisoire de Fritzl prolongée

La détention provisoire de Josef Fritzl, le père incestueux autrichien qui a avoué le 28 avril avoir séquestré et violé sa fille pendant 24 ans à Amstetten, a été prolongée vendredi de deux mois, a annoncé le porte-parole du tribunal régional de Sankt Pölten.

"Les raisons de le maintenir en détention provisoire sont toujours valables", a indiqué le porte-parole Franz Cutka en précisant que cette détention provisoire a été prolongée de deux mois après examen par le juge chargé du dossier. Josef Fritzl, âgé de 73 ans, avait été placé en détention provisoire le 29 avril dernier après avoir reconnu avoir séquestré sa fille pendant 24 ans dans la cave de sa maison où il l'a violée régulièrement. Sept enfants sont nés de ces relations imposées et l'un d'eux, un jumeau, est mort peu après la naissance. Josef Fritzl a avoué avoir brûlé son corps dans la chaudière de l'immeuble.

En Autriche un suspect peut être gardé en détention provisoire pendant près de deux ans, délai maximum pour l'ouverture d'un procès. Les victimes de cette affaire de séquestration et d'inceste hautement médiatisée fin avril et début mai, sont toujours soignées dans une unité isolée de la clinique psychiatrique à Amstetten, à une centaine de km à l'ouest de Vienne. Leur état ne permet pas encore une audition par la police.

Quant au suspect, il "reste calme et ne pose pas de problèmes", selon le directeur de la prison de Sankt Pölten, Günther Mörwald. Josef Fritzl partage sa cellule avec un autre détenu mais est isolé, pour des raisons de sécurité, des autres prisonniers, a encore indiqué M. Mörwald en ajoutant que cela devrait être le cas jusqu'au procès, pour lequel aucune date n'a encore été évoqué.

Source : 7 sur 7


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