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MessagePosté : 25 avr. 2008, 22:08 
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Intense face-à-face du père de Céline, assassinée en 2000, avec Michel Fourniret le Mercredi 23 avril 2008

" "Si la vie me le permet, j'irai cracher sur votre tombe" : le père de Céline Saison a imposé mercredi un face-à-face intense au tueur en série français présumé Michel Fourniret, qui a reconnu avoir tué la lycéenne, devant la cour de Charleville-Mézières (nord-est).

"C'est la troisième fois qu'on se rencontre, deux fois vous avez fui, une fois en Belgique, une fois en France, lors des reconstitutions. Cette troisième fois est la bonne", a lancé d'une voix calme, Jean-Pierre Saison, debout face au box des accusés.
"Je veux simplement vous regarder, vous verrez peut-être à travers mes yeux le regard de Céline", a-t-il poursuivi, avant de fixer en silence pendant quelques secondes Michel Fourniret, 65 ans.
"J'ai tellement de haine que si la vie me le permet, j'irai cracher sur votre tombe", a-t-il ajouté.

Dans une salle annexe où près de 200 personnes assistaient aux débats retransmis sur grand écran, le public a alors applaudi.
Les habitants de Charleville-Mézières s'étaient rendus en grand nombre au tribunal, la famille Saison étant originaire de la ville.

Céline Saison avait disparu le 16 mai 2000 à Charleville après avoir passé un examen dans son lycée. Des restes de son corps avaient été retrouvés le 22 juillet suivant par des promeneurs dans un bois en Belgique, le long de la frontière française.
Dans cette affaire, Michel Fourniret, jugé pour sept meurtres aggravés, est accusé d'avoir enlevé, violé et tué la lycéenne.

En début d'audience, il a reconnu l'enlèvement et l'assassinat, mais il a contesté l'accusation de viol. Son épouse Monique Olivier, renvoyée pour complicité dans plusieurs affaires, n'est pas poursuivie dans ce dossier.

Leur procès, qui a démarré le 27 mars, devrait s'achever à la fin du mois de mai. "


Source : AFP 23 avril 2008

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"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con".
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MessagePosté : 25 avr. 2008, 22:09 
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Michel Fourniret : «J’ai été à la chasse et j’ai obtenu satisfaction»
le Jeudi 24 avril 2008

" C’était une «chasse» en solitaire. Cet après-midi du 16 mai 2000, sous un soleil radieux, Michel Fourniret «part à l’aventure» à Charleville-Mézières (Ardennes). Il avise sur un parking du centre-ville un fourgon vert qui a les mêmes pare-chocs que son Citroën C15. Il les démonte et les vole. Il aperçoit alors une fine jeune fille en jean, chemisier blanc et baskets bleues qui arrive dans le parking. Son sac de classe en bandoulière, Céline Saison, 18 ans, revient du lycée Chanzy où elle a planché pour son bac blanc de philo sur un sujet sur lequel Madame Fourniret, l’épouse de cet inconnu, devrait méditer : «Y a-t-il une servitude volontaire ?»

«Première fois»

A l’affût, Fourniret griffonne une adresse sur un papier et aborde la lycéenne pour le guider. Selon le commandant Daniel Bourgard de la PJ de Reims, «avec ses cheveux blancs et son accent belge qu’il force, l’homme passe bien». En tout cas, Céline Saison monte à bord de son véhicule. Michel Fourniret a ainsi retraduit sur procès-verbal en 2004 le dialogue et la scène dans la camionnette. Lui : «J’ai fermé le système de sécurité de la portière. Vous allez m’accompagner. Vous n’avez pas le choix.» Elle : «Et moi qui voulais vous rendre service.» Lui : «Je ne vais pas vous violer sinon je serais obligé de vous tuer. Je préférerais que vous me demandiez poliment de faire l’amour avec vous. Sinon, je vous mets de l’acide dans les yeux.» Elle : «Je n’ai pas le choix.» Lui : «Pas vraiment.» Elle réfléchit : «Je suis d’accord.» Lui minimise : «A 18 ans, ça ne doit pas être la première fois.» Elle, «le regard triste» selon lui : «Si, justement.» Elle se déshabille. Il la viole. Elle dit «ça brûle». Il éjacule tout de suite. Elle remet ses habits. Il roule. Puis il lui demande de s’asseoir sur le plancher. Il attrape une ficelle sous son siège et l’étrangle. Il abandonne son corps dans la forêt de Sugny, en Belgique, sous des petits sapins touffus.

Michel Fourniret rentre chez lui à Sart-Custinne, sur les coups de 22-23 heures, «souriant, l’air fier et satisfait», selon son épouse. L’obsédé en «quête de virginité» lui dit : «Je suis allé à la chasse et j’ai obtenu satisfaction.» Il demande si leur fils Sélim est couché. Elle acquiesce. Il dit : «Attends, je reviens.» Il rapporte le sac de Céline Saison, qu’il «vide sur la table du salon petit à petit», un parapluie, un classeur, des stylos, un album photos, etc. Ils effeuillent ensemble les photos du voyage scolaire de Céline Saison aux Etats-Unis en septembre 1999. Ils pointent du doigt le visage de la victime sur tous les clichés. Elle écoute sans broncher la relation de sa partie de chasse.

Lors des interrogatoires de police, elle se souvenait «de sa fierté quand il a obligé la jeune fille à le supplier et lui demander poliment de le sucer». Dans le box, hier, Monique Olivier a la mémoire qui flanche : «Il m’a dit qu’il avait rencontré une jeune fille qui correspondait à ce qu’il cherchait.» Me Hervé Dupuis bouscule la fidèle confidente : «Le chasseur rentre et pose le trophée sur la table, il prend plaisir à vous raconter tout dans les moindres détails, y compris quand il a mal tiré, et ça ne vous a pas marqué ?» Elle répète en boucle : «Il ne fallait pas montrer que je désapprouvais ou que j’avais peur. J’avais appris à me taire. Mais quand il m’a dit hélas qu’il l’avait tuée et qu’il a ramené ses affaires, ça m’a fait du mal.» Il a brûlé les affaires de sa victime dans la cheminée. Elle a éparpillé le lendemain les vestiges du parapluie, du classeur et du cartable dans des poubelles.

«Tellement de haine»

Hier, Jean-Pierre Saison, le visage tourmenté mais de façon posée, a mis plus bas que terre Michel Fourniret, les yeux dans les yeux : «Je vous ai en face, je peux vous parler, vous regarder. A travers mon regard, vous verrez peut-être celui de Céline. Ne fermez pas les yeux, Monsieur Fourniret, vous ne l’avez pas fait quand vous l’avez assassinée par derrière avec une corde.» Le père détache les syllabes et lance ces mots sans crier : «J’ai tellement de haine, tellement de haine, que, si la vie me le permet, j’irais cracher sur votre tombe.» Il se tourne vers son épouse : «Madame, quand vous prenez le cartable d’une jeune fille, les photos de classe et que vous prenez un malin plaisir à désigner celle qui a été sacrifiée, vous êtes un peu coupable aussi.» "

Un article de Patricia Tourancheau.

Source : LIBERATION (24 avril 2008)

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MessagePosté : 25 avr. 2008, 22:10 
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Monique Olivier craque brièvement - Fourniret reconnaît un viol nié la veille
le Jeudi 24 avril 2008

" Monique Olivier, jugée pour complicité au côté de son époux, le tueur en série français présumé Michel Fourniret, a fondu en larmes jeudi au deuxième jour d'audience consacré à l'examen de l'assassinat d'une lycéenne en 2000.
En début d'audience, alors que la cour d'assises de Charleville-Mézières écoutait le témoignage d'un médecin légiste belge qui avait procédé à l'autopsie du corps de Céline Saison, 18 ans, Monique Olivier, assise dans le box des accusés, a été secouée de sanglots pendant quelques minutes.
Elle a ensuite refusé de répondre à une question de Me Hervé Dupuis, l'avocat de la famille Saison. "Je refuse de répondre. Posez la question à Michel Fourniret", s'est-elle contentée de dire, des tremblements dans la voix.

Depuis mercredi, la cour examine l'enlèvement, le viol et le meurtre de Céline Saison, enlevée le 16 mai 2000 à Charleville-Mézières. Son corps avait été découvert le 22 juillet 2000 dans un bois en Belgique. Monique Olivier n'est pas poursuivie dans ce dossier.

Depuis le début de l'examen des faits, les avocats de la partie civile ont néanmoins vivement interpellé l'épouse de Michel Fourniret sur son absence de réaction. Le soir du meurtre, son mari lui avait raconté les faits et montré le visage de sa victime sur des photos retrouvées dans le sac de la lycéenne.
La semaine dernière, Monique Olivier avait déclaré que la "peur" de son mari, accusé de sept meurtres aggravés, l'avait empêchée de le dénoncer.


Fourniret reconnaît un viol nié la veille

Michel Fourniret est revenu aujourd'hui sur ses déclarations de la veille en reconnaissant devant la cour d'assises des Ardennes, qui le juge pour sept meurtres aggravés, le viol de Céline Saison, une lycéenne de 18 ans, enlevée en 2000 et qu'il a avoué avoir tuée.

"Si je considère la question sous l'angle juridique, à ce moment-là je m'interdis toute nuance, et je dis oui, je reconnais cette inculpation" pour viol, a finalement déclaré l'accusé au président de la cour Gilles Latapie, qui s'était employé pendant une plus de trente minutes à essayer de le faire parler.

"Par mes paroles, par la fermeté, j'entends obtenir l'acceptation de la personne. Si elle réagit en se débattant, le processus se trouve enrayé. L'opposition se transforme en combat, et ce combat est hors du schéma initial", explique-t-il.

"Je ne pourrais pas prendre quelqu'un de force, sans son assentiment, je ne le pourrais pas", ajoute-t-il. Il explique alors comment il avait exigé de Céline Saison qu'elle lui demande poliment de lui faire l'amour, avant de la menacer de la rendre aveugle avec de l'acide si elle refusait. "



Source : AFP 24 avril 2008

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MessagePosté : 30 avr. 2008, 22:57 
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Michel Fourniret, ce discret voisin qui tuait des gamines
Mardi 29 avril 2008

" Durant trois ans, Gérard Cadé a été le plus proche voisin de Michel Fourniret. Un voisin qu’il trouvait certes poli, discret, bosseur, mais un peu bizarre quand même… Il comprend mieux certaines choses aujourd’hui.

Il comprend mieux certaines choses aujourd’hui.

Il s’en sort bien Gérard, car il aurait presque pu en faire un ami de son nouveau voisin. Et puis, finalement, il n’y eut jamais vraiment d’atomes crochus entre les deux hommes. Même après trois ans, le vouvoiement était resté de rigueur.
«Correct, rien à redire là-dessus, mais pas spécialement sympathique. Avec lui, fallait parler boulot ou jardin. Point final.
C’était même pas la peine d’essayer de lancer une plaisanterie. Il ne se marrait jamais», se souvient Gérard.
«Soit il bossait du matin au soir à la construction de son atelier, soit il disparaissait avec sa femme pendant trois ou quatre jours.

On a souvent gardé le petit Selim. La première fois, on s’est inquiété de ne pas les voir revenir le soir même. On a pensé à un accident. Quand il a enfin redonné signe de vie, je lui ai demandé spontanément ce qui leur était arrivé. Il m’a répondu: «Si on vous le demande, dites que vous n’en savez rien».

Le nouveau voisin ne fume pas, ne boit pas une goutte d’alcool. Une hygiène de vie exemplaire. Il n’est pas expansif pour un sou, mais il a quand même un bon côté: le sens (parfois démesuré) de la reconnaissance.

Jérémy, le fils de Gérard, en sait quelque chose: «Mon gamin devait avoir une dizaine d’années et il aimait bien aller lui donner un petit coup de main. Il l’avait aidé à passer la charpente métallique au minium. Il lui a donné 500 francs (ndrl: 76€) pour le payer de son travail. Je suis allé le voir pour lui dire qu’il exagérait, qu’on ne donnait pas des sommes pareilles à un gosse. Il m’a dit: «C’est entre lui et moi…». Jamais mon gamin n’a eu à s’en plaindre, ni ma fille, à qui il faisait faire ses devoirs de temps en temps».

Gérard garde un autre souvenir bien précis qui n’a cessé de l’intriguer: «Un jour, il me demande de l’emmener avec sa voiture jusqu’à Sedan pour aller chercher une autre bagnole. On se rend jusqu’à un garage situé sur l’arrière de l’avenue Philippoteaux. Il ouvre la porte et en sort une super-grosse voiture gris foncé quasi neuve. J’en revenais pas! Ils n’avaient pas un rond, ils vivaient comme des clodos. Je lui dis: «D’où vous sortez ça, Michel?» Il m’a balancé sa réponse favorite: «Si on vous le demande, dites que vous n’en savez rien…» Je n’ai pas insisté, j’ai ramené son C15 à Floing. Lui est parti, je ne sais où, avec cette voiture que personne ne lui connaissait». Avec le recul, Gérard s’interroge aujourd’hui sur les visites assez surprenantes de Fourniret au petit matin. «C’est arrivé plusieurs fois. Je le revois encore débarquer sur le coup des 7 heures, dans son pyjama bleu avec ses mules aux pieds.

À chaque fois, il orientait la conversation sur un sujet bien précis et il n’en déviait plus. Il pouvait parler, par exemple, d’un match de foot de Sedan, d’un petit souci de santé que j’avais eu ou d’une catastrophe entendue aux informations… Puis, au bout d’un quart d’heure, il repartait comme il était venu. Je reste persuadé qu’il se fabriquait des alibis au cas où il aurait été repéré dans l’une de ses virées. À mon avis, si sa voiture avait été aperçue, je devenais le témoin qui, ce jour-là, pouvait affirmer l’avoir quasiment vu au sortir du lit. Si ça se trouve, lorsqu’il arrivait chez moi en pyjama, il venait de passer la nuit à traîner quelque part. J’en mettrais ma main à couper avec ce que l’on sait aujourd’hui. Je m’aperçois que tout ce qu’il faisait était calculé.»

Fourniret en minijupe

La seule et unique fois où leur austère voisin «disjonctera», ce sera durant l’été 89.

« Mon fils faisait sa retraite de communion. Ce jour-là, j’allais le rechercher à la petite salle, près de l’église. Tout à coup, j’ai vu arriver un type, déguisé en… Comment dire…? En pute, il n’y a pas d’autre mot. C’était Fourniret. Il s’était maquillé, il portait une longue perruque noire, une minijupe en skaï, des bas résille et des hauts talons. Vous pouvez demander à ma femme, elle était avec moi.
Mon gamin a eu peur et s’est enfui en courant. J’ai demandé à Fourniret ce qu’il lui avait pris. Il m’a répondu que «c’était pour faire une farce à Jérémy». Monique Olivier était là aussi. C’est elle qui l’avait apparemment amené en voiture. Ils sont repartis. On n’a plus jamais reparlé de ça. Mais vraiment, on n’a rien compris…» "

Un article d'Olivier Raynaud.



Source : L'UNION (28 avril 2008)

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MessagePosté : 30 avr. 2008, 23:01 
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Procès Fourniret : « Surtout ne vous levez pas, c'est la hauteur qui vous convient »
Mardi 29 avril 2008

" Michel Fourniret au bout de ses aveux sans s'être expliqué

Le tueur en série présumé Michel Fourniret a reconnu devant la cour d'assises des Ardennes le septième et dernier meurtre de jeune fille pour lequel il est jugé avec son épouse Monique Olivier, mettant fin à l'examen des faits sans jamais avoir consenti à s'expliquer.
À la vingtième audience du procès à Charleville-Mézières, questionné comme d'habitude sur sa position quant aux accusations d'enlèvement, séquestration, assassinat et viol de Mananya Thumpong, 13 ans, le 5 mai 2001 à Sedan, il a répondu : "je reconnais ces faits", sauf pour le viol qu'il a nié.
Il avait déjà avoué à l'audience les six meurtres précédents commis entre 1987 et 2000. La cour doit examiner ce dernier dossier jusqu'à mercredi, après quoi elle se consacrera durant tout le mois de mai à la personnalité de ce couple de criminels sans équivalent dans les annales criminelles.

Tous deux père et mère de famille, les accusés sont indemnes de toute pathologie mentale et sont d'une intelligence normale, voire supérieure à la normale, ont dit les experts à l'instruction.
Leurs habitudes criminelles prolongées durant 14 ans sont imputées par ces spécialistes à un fonctionnement de couple fondé sur des psychologies perverses et complémentaires, disent-ils.

Selon ses aveux à l'instruction, Michel Fourniret a repéré Mananya Thumpong et l'a raccompagné en voiture jusqu'à son domicile une première fois, pour la mettre en confiance.
Il l'a abordée à nouveau le jour des faits, à la sortie d'une médiathèque. Malgré une réticence initiale, elle est à nouveau montée dans la voiture de Michel Fourniret qui lui proposait une rencontre avec son fils, lorsque le tueur lui a dit d'un ton badin : "vous savez, je ne suis pas un vilain monsieur".
Après l'avoir violée et étranglée, Fourniret a abandonné son corps dans un bois en Belgique, où il n'a été retrouvé qu'en mars 2002. Il s'agirait du dernier crime commis par le tueur en série jusqu'à son arrestation en juin 2003. "

Thierry Lévêque (REUTERS 29 avril 2008)


" Fourniret interpellé par les proches de Mananya

Les proches de Mananya Thumpong, une adolescente de 13 ans que Michel Fourniret a reconnu avoir enlevée et tuée en 2001, mais nie avoir violée, ont vivement interpellé l'accusé devant la cour d'assises de Charlevilles.

« Vous croyez être un homme ? Pour moi, vous êtes un rien du tout. (…) Est-ce que moi je ferais ça ? Est-ce que je ferais ça à ta petite fille, à une petite Fourniret », a lancé à la barre dans un français parfois défaillant Kanyarat Thumpong, la mère de Mananya, originaire de Thaïlande, en se tournant vers le tueur en série présumé.

Mananya Thumpong avait disparu le 5 mai 2001 à Sedan (nord) après avoir passé l'après-midi à la médiathèque de la ville. Des restes de son corps avaient été retrouvés le 1er mars 2002 en Belgique, à une quinzaine de kilomètres de la frontière franco-belge.

« Surtout ne vous levez pas, c'est la hauteur qui vous convient. Merci de vous être tu. Merci de ne pas ajouter à la cruauté de vos actes la cruauté de vos paroles », a déclaré à son tour Brice Longhini, le beau-père de l'adolescente, en s'adressant d'une voix posée à Fourniret, assis dans son box.

Depuis le début de son procès le 27 mars devant la cour d'assises qui le juge pour sept meurtres aggravés, Michel Fourniret garde le silence sur les faits, faute du huis clos qu'il réclame.
En début d'audience, Michel Fourniret, jugé pour sept meurtres aggravés, a reconnu l'enlèvement et l'assassinat de l'adolescente.
En revanche, comme à l'instruction il a contesté le viol.

Le premier mari de Mme Thumpong, Hervé Guy, a expliqué à la barre que Mananya Thumpong et sa sœur cadette étaient arrivées en France en 1994 après son mariage avec Mme Thumpong en Thaïlande en 1992. La famille était ensuite retournée en Thaïlande pendant deux ans, de 1998 à 2000. "

LE SOIR d'après AFP (29 avril 2008)

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MessagePosté : 30 avr. 2008, 23:09 
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L'épouse de Fourniret reconnaît avoir rejoué des scènes de crimes avec lui
30 avril 2008

" Monique Olivier, l'épouse et complice présumée de Michel Fourniret, a reconnu mercredi devant la cour d'assises des Ardennes qu'elle avait rejoué avec son mari des scènes de crimes lors de leurs relations sexuelles, simulant le rôle d'une victime implorant l'accusé.

Monique Olivier, longuement interrogée sur sa vie sexuelle par Me Gérard Chemla, un avocat des parties civiles, a fini par reconnaître du bout des lèvres qu'elle avait accepté "quelquefois" à la demande de son mari de simuler le rôle d'une jeune fille contrainte à lui demander de lui pratiquer une fellation.
"Il voulait que je fasse comme si j'étais une jeune fille qui l'abordait", a-t-elle répondu à Me Gérard Chemla, l'avocat de la famille de Mananya Thumpong, une adolescente de 13 ans que Fourniret a reconnu mercredi avoir enlevée et tuée, mais qu'il nie avoir violée.
"Il fallait que je lui demande s'il voulait bien faire l'amour avec moi", a-t-elle poursuivi. "Il me demandait que je lui dise 'Monsieur, s'il vous plaît... et puis lui dire 'Merci, Monsieur' ", a-t-elle ajouté.

"Suis-je obligée de répondre à ces questions-là ? Ca me gêne. Ca m'embête de parler de ça... C'est ma vie privée", n'a-t-elle cessé de répéter, avant de reconnaître avoir "conscience" qu'elle redisait, pendant ces scènes, les paroles que les victimes avaient été contraintes d'adresser à son mari. "

Source : AFP 30 avril 2008

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MessagePosté : 06 mai 2008, 19:08 
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Transfiguré, Michel Fourniret pleure et esquisse un repentir

Transfiguré, le tueur en série présumé Michel Fourniret, resté impassible durant 21 audiences, a pleuré mardi pour la première fois et esquissé un repentir, bouleversé par les dépositions de son frère et d'une amie.
A la 22e audience, le visage décomposé, le tueur a déclaré pour la première fois à la cour d'assises des Ardennes, où il a avoué sept meurtres de jeunes filles, qu'il pouvait demander pardon. Il a juré qu'il n'avait commis aucun autre crime.

"Je peux demander pardon, mais on ne demande pas pardon pour ce qui n'est pas pardonnable. Ce ne tient pas en une phrase, ça tient en une vie, une attitude", a-t-il dit à son amie Dominique Catoire, fille de son premier patron, dans les années 1960.

Prié de s'exprimer sur d'éventuels autres crimes, il a dit : "il y a des affaires non élucidées, Estelle Mouzin (disparue en 2003 en Seine-et-Marne - NDLR), Parrish, Domèce (tuées en 1989 et 1990 près d'Auxerre), je jure sur ce qu'il y a entre nous que je ne suis absolument pas concerné par ces affaires-là", a-t-il ajouté, sur l'insistance du témoin.

C'était d'abord son frère André, 78 ans, qui tout en exprimant sa compassion aux familles des victimes, avait ému son cadet aux larmes en lui adressant quelques mots.

"Je voudrais qu'il sache qu'il sera toujours mon frère. Si jamais plus tard, dans sa vie que je souhaite longue, il souhaite ma présence, ma venue, il connait mon adresse", a-t-il dit.

C'est le témoin suivant, Dominique Catoire qui a fait craquer l'accusé, qui jusqu'ici assistait aux audiences les yeux clos. Elle a évoqué le souvenir des années 1961-1963 dans la société de son père, que Fourniret voit comme heureuses.

"LES VALEURS ENSEIGNÉES PAR PAPA"

Le témoin a dit à l'accusé : "Papa t'a enseigné de grandes valeurs, l'amour de son prochain, le respect des gens. Fais en sorte de les respecter, de dire la vérité".

Soudain en larmes, Fourniret a répété qu'il ne voulait pas changer sa position de refuser de parler tant que l'audience serait publique mais Dominique Catoire a insisté.

"Fais-le, il est encore temps. C'est ton devoir, tu dois le faire pour les gens à qui tu as fait tant de mal, leur demander pardon. A l'heure actuelle, c'est une parodie de procès et c'est toi qui l'a créée".

Après son esquisse de pardon, l'accusé s'est rassis, visiblement épuisé, et n'a pas répondu à l'avocat général qui lui demandait : "Vous-êtes vous forcé jusqu'ici à apparaître comme un monstre ? Est-ce un masque, une carapace ?".

Michel Fourniret, né le 4 avril 1942 à Sedan dans un couple d'ouvriers, benjamin de trois enfants, est un homme ordinaire, intelligent, travailleur et sympathique, a dit son frère André.

Il a eu une enfance troublée par la guerre, son père étant travailleur obligatoire en Allemagne de 1942 à 1945. Il a obtenu un CAP d'ajusteur et de fraiseur, a commencé à travailler, puis est devenu dessinateur industriel par correspondance. Toute sa vie, entre deux crimes, il a travaillé, eu des amis, une vie sociale, élevé son fils Selim avec Monique Olivier.

Avant Monique Olivier, il a connu deux mariages et a eu quatre enfants, mais les unions ont été brisées par des incarcérations pour délits sexuels. Il était complexé par sa petite taille et autoritaire mais rien d'anormal, a dit André.

Le défaut a mal tourné, selon lui. "Il veut dominer le monde. Il aurait pu faire de la politique, mais n'en avait pas les moyens. Son moyen, ça a été de dominer une personne à qui il pouvait faire jouer un jeu", a-t-il dit.

Pourquoi est-il devenu un tueur ? "Peut-être qu'il y a deux individus en lui, une personne normale, mon frère, et un assassin. L'histoire nous a donné des cas : les loups-garous, ... Dans l'Afrique que je connais bien, on raconte qu'il y a des hommes-panthères qui sortent la nuit et vont tuer", a dit le frère du criminel.

C'est son épouse Monique Olivier, aujourd'hui co-accusée, qui l'a amené au crime, pense-t-il. "Sa présence a permis à Michel de libérer ses pulsions, de trouver un témoin. En tuant devant quelqu'un, il a pu montrer sa puissance".

Source : L'express


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MessagePosté : 07 mai 2008, 19:09 
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Michel Fourniret attend un ordre de ses enfants pour parler[/b]

Michel Fourniret a indiqué mercredi devant la cour d'assises des Ardennes qu'il s'exprimerait sur les faits qui lui sont reprochés si ses deux enfants, qui doivent témoigner ce jour, lui en donnent l'ordre.

Sa seconde épouse, entendue mercredi après-midi, l'a exhorté à donner des explications aux familles des victimes. "Reconnais que ces faits sont atroces, qu'il y a des gens que tu fais souffrir".

"Est-ce que tu me demanderais de prendre la parole en public?", a-t-il demandé à Nicole C., sa seconde épouse. "Oui", répondu cette dernière. Michel Fourniret a alors indiqué qu'il demanderait l'avis de ses deux enfants. "Je crois que ce serait pour moi un ordre et je parlerai en public", a-t-il dit, ce qu'il s'est toujours refusé de faire depuis l'ouverture du procès fin mars.

Michel Fourniret et sa troisième épouse sont jugés par la cour d'assises des Ardennes pour le meurtre de sept jeunes femmes. AP

Source : Nouvel Obs


Je viens d'apprendre que le fils de M Fourniret à donné son accord pour que son père parle.


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MessagePosté : 07 mai 2008, 20:05 
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Fourniret dit qu'il répondra aux questions des familles

Michel Fourniret a indiqué mercredi soir devant les assises des Ardennes qu'il accepte désormais de s'exprimer sur les faits dans le cadre d'un procès public.

Encouragé à parler mercredi après-midi par ses deux premières épouses, Michel Fourniret avait conditionné cette prise de parole à l'accord de ses deux enfants qui devaient témoigner mercredi soir. Ceux-ci ont donné leur accord. "Vous répondrez donc aux questions des familles, aux questions des avocats qui les représentent? Nous avons votre parole? ", lui a alors demandé, en guise de confirmation, un avocat des parties civiles. "Je n'en ai pas deux", a répondu Michel Fourniret.


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MessagePosté : 12 mai 2008, 21:17 
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Fourniret pourrait s'en prendre à Monique Olivier


Les débats devant la cour d'assises des Ardennes pourraient prendre un autre tour dès mardi à la suite de la parole donnée, mercredi soir en toute fin d'audience, par Michel Fourniret de répondre aux questions des familles et des avocats des victimes.
Les débats devant la cour d'assises des Ardennes pourraient prendre un autre tour dès mardi à la suite de la parole donnée, mercredi soir en toute fin d'audience, par Michel Fourniret de répondre aux questions des familles et des avocats des victimes.

Michel Fourniret pourrait s'en prendre à son épouse Monique Olivier avec qui il a eu quelques prises de bec mercredi avant de dire, encouragé par ses deux premières épouses et deux de ses trois enfants, qu'il était prêt à parler. "Je n'en ai pas deux", a-t-il ainsi confirmé mercredi en fin d'audience à un avocat des parties civiles qui lui demandait s'il donnait sa parole qu'il répondrait aux questions des familles et des avocats qui les représentent.

La tension était alors déjà vive entre les deux accusés alors que, depuis trois jours, les débats se concentraient sur la personnalité des accusés après six semaines d'examen des sept meurtres de jeunes filles que Michel Fourniret a simplement reconnus.

Michel Fourniret a laissé entendre que Monique Olivier, qui minimise sa participation depuis le début du procès en se présentant comme une femme soumise, pourrait ne pas avoir dit toute la vérité. "J'ai envie de te dire: lève-toi Monique, respire un bon coup, dégage toutes tes toxines accumulées depuis des années et dis ce que tu sais, pas ce que tu crois savoir", a lancé mercredi Michel Fourniret à son épouse. "Mon courroux est là et il est installé. Il saura bien se réveiller le moment venu", a-t-il poursuivi.

Enervée, Monique Olivier a rétorqué: "J'ai dit ce que je sais. Si Fourniret n'est pas content, qu'il prenne la parole quand on lui pose des questions. Je dis ce que je sais et ce dont je me souviens. J'en ai assez".

Les menaces de Michel Fourniret pourraient le conduire à charger Monique Olivier qui, à son tour, pourrait se défendre et accabler son mari. Les parties civiles restaient partagées mercredi entre espoir et prudence face à ce revirement de Michel Fourniret qui pourrait se refermer.

Me Jean-Maurice Arnould, avocat de la mère d'Elisabeth Brichet, enlevée et tuée par Michel Fourniret le 19 décembre 1989 à Jambes, avait expliqué mercredi qu'il "ne croit pas à la sincérité" de Fourniret qui "pourrait trouver un motif de se rétracter" lors d'une prochaine audience.

Me Pierre Blocquaux, avocat de Michel Fourniret, ne voulait pas "faire de pronostic" sur l'attitude de son client mardi, indiquant que l'"on va voir ce qui va sortir".

Me Gérard Chemla, avocat de plusieurs familles, soulignait pour sa part que, "dès que Michel Fourniret parlera, nous aurons peut-être envie qu'il s'arrête".

C'est surtout le rôle de Monique Olivier qui l'intéresse. Elle est accusée d'être co-auteur d'un des sept meurtres - ce qu'elle a nié à l'audience - et complice de plusieurs autres. "Dans ce procès, c'est la seule part d'ombre qui subsiste. Est-elle cette huître ou alors, ce que nous pensons, la partenaire active, consentante et participative de Michel Fourniret? ", avait-il dit.

Le procès doit reprendre mardi à 13h00 avec l'audition de témoins de personnalité, appelés à s'exprimer sur les accusés et sur la dynamique de leur couple. Le président de la cour d'assises, Gilles Latapie, dira alors s'il compte modifier le programme des audiences. Une prolongation du procès, dont l'issue était prévue pour la fin du mois de mai, est jugée peu probable par les avocats. Elle nécessiterait notamment de prolonger les mesures de sécurité prises au palais de justice de Charleville-Mézières.

Source : La Libre


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MessagePosté : 28 mai 2008, 19:24 
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VERDICT DU PROCES FOURNIRET

La perpétuité incompressible pour Fourniret, perpétuité avec 28 ans de sûreté pour Olivier

La cour d'assises des Ardennes a rendu son verdict peu après 15h00. Le tueur en série présumé écope de la peine la plus lourde du droit français. Alors que Michel Fourniret avait fait savoir avant le verdict qu'il n'envisageait pas de faire appel, l'avocat de Monique Olivier ne l'exclut pas.


Michel Fourniret a été condamné mercredi 28 mai à la réclusion à perpétuité incompressible par la cour d'assises des Ardennes, tandis que son épouse, Monique Olivier, a été condamnée à la perpétuité assortie de 28 ans de sûreté.

Les neuf jurés et les trois magistrats, accompagnés de six jurés et d'un magistrat suppléants, s'étaient retirés mardi après-midi dans une caserne de CRS de Charleville-Mézières pour délibérer. L'avocat général Francis Nachbar avait requis le 22 mai les peines les plus lourdes du code pénal à l'encontre du couple.

Michel Fourniret encourait la perpétuité "incompressible" pour un homicide avec circonstances aggravantes (commis sur mineur de moins de 15 ans et précédé de viol) datant de 2001, après l'entrée en vigueur en 1994 d'une loi durcissant les modalités d'obtention d'un aménagement de peine après trente ans de prison.

Monique Olivier, accusée d'être co-auteure d'un des sept meurtres reprochés à son mari et complice de trois autres, risquait, elle, la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 30 ans.

Appel de Monique Olivier

Si les avocats de Michel Fourniret avaient prévenu avant même le verdict qu'ils ne comptaient pas faire appel du jugement, le défenseur de Monique Olivier a indiqué, à l'issue du jugement, qu'il ne l'excluait pas. Me Richard Delgenès évoquera jeudi ou vendredi avec sa cliente la question.
"On a dix jours pour éventuellement interjeter appel, on en parlera demain (jeudi) ou vendredi ensemble. On fera le point", a déclaré l'avocat devant des journalistes, soulignant avoir été "entendu" par la cour d'assises.

"On lui avait demandé de ne pas mettre la peine maximum à Monique Olivier et de requalifier la co-action (reprochée dans le meurtre de Jeanne-Marie Desramault en 1989) en complicité", a-t-il ajouté. "On a été entendus sur les deux points".

Traitement "humain"

Les avocats de Monique Olivier avaient souligné dans leurs plaidoiries sa différence avec Fourniret, mettant en avant son passé vierge de condamnations avant sa rencontre avec lui en 1987. L'avocat de Michel Fourniret, Me Pierre Blocquaux, avait de son côté exigé un traitement "humain". "Il appartient à notre humanité, hélas, quel que soit le caractère horrible des actes qu'il a pu commettre", avait déclaré l'avocat.

Lors des deux mois de débats, le couple n'a que très peu révélé sa stratégie criminelle qui a duré pendant seize ans. Hormis lors de quatre audiences faites essentiellement de digressions, Fourniret est resté fidèle à son voeu de silence, faute de procès à huis clos.

Monique Olivier n'a cessé de minimiser son implication et prononcé des regrets du bout des lèvres.

Source : Nouvel Obs


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MessagePosté : 28 mai 2008, 19:27 
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Verdict Fourniret: les familles satisfaites



Les familles des victimes se sont déclarées "satisfaites" aujourd'hui de la double condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de Michel Fourniret et de Monique Olivier, une mère assurant "respir(er)" enfin.

"Je suis très satisfaite du jugement (...). Je respire", a affirmé devant la presse Marie-Jeanne Laville, mère d'Isabelle tuée en 1987 dans l'Yonne, en soulignant avoir "craint" que Monique Olivier "ait beaucoup moins et sorte trop tôt".

"Il y a eu des moments d'émotion qui ont rendu l'air pesant (...). Que ce soit ma fille ou la fille des autres, ça a été chaque fois notre enfant dont on racontait le calvaire".

Elle a souligné que la séparation d'avec les autres familles était "ce qui (les) inquiét(ait) le plus". "On était ensemble, on va se retrouver chacune dans son coin de France. Il y aura un vide, c'est certain", a-t-elle dit, en ajoutant qu'ils allaient "garder contact" et essayer de "se revoir".

Les jurés de la cour d'assises des Ardennes "ont choisi une bonne solution. C'est une décision intelligente", a déclaré de son côté le père de Fabienne Leroy, tuée en 1988 dans la Marne.

"On va essayer de reprendre une vie à peu près normale", a confié M. Leroy.

Source : La Figaro


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MessagePosté : 28 mai 2008, 19:31 
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QUELQUES REACTIONS DES PROCHES DES VICTIMES

Verdict Fourniret: les familles satisfaites



Les familles des victimes se sont déclarées "satisfaites" aujourd'hui de la double condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de Michel Fourniret et de Monique Olivier, une mère assurant "respir(er)" enfin.

"Je suis très satisfaite du jugement (...). Je respire", a affirmé devant la presse Marie-Jeanne Laville, mère d'Isabelle tuée en 1987 dans l'Yonne, en soulignant avoir "craint" que Monique Olivier "ait beaucoup moins et sorte trop tôt".

"Il y a eu des moments d'émotion qui ont rendu l'air pesant (...). Que ce soit ma fille ou la fille des autres, ça a été chaque fois notre enfant dont on racontait le calvaire".

Elle a souligné que la séparation d'avec les autres familles était "ce qui (les) inquiét(ait) le plus". "On était ensemble, on va se retrouver chacune dans son coin de France. Il y aura un vide, c'est certain", a-t-elle dit, en ajoutant qu'ils allaient "garder contact" et essayer de "se revoir".

Les jurés de la cour d'assises des Ardennes "ont choisi une bonne solution. C'est une décision intelligente", a déclaré de son côté le père de Fabienne Leroy, tuée en 1988 dans la Marne.

"On va essayer de reprendre une vie à peu près normale", a confié M. Leroy

Source : Le Figaro



Marie, qui a permis l'arrestation de Fourniret , est "soulagée"


Marie-AscensionMarie, 18 ans, dont l'enlèvement manqué par Michel Fourniret avait mené à l'arrestation de ce dernier, le 26 juin 2003 à Ciney, est "soulagée" par le verdict de la cour d'assises des Ardennes (nord de la France) qui a condamné le tueur en série et son épouse Monique Olivier à la réclusion criminelle à perpétuité, a déclaré son avocate à l'issue de l'audience.

"Marie est soulagée. Ce verdict est une étape importante pour elle. Ce qui importe désormais, c'est le futur", a indiqué Me Isabelle de Moffarts. Le 26 juin 2003, la jeune fille avait réussi à s'échapper de la camionnette de son ravisseur alors qu'elle était arrêtée à un stop. Elle avait été prise en charge par une automobiliste qui avait relevé le numéro de la plaque d'immatriculation du véhicule, ce qui avait permis l'arrestation de Michel Fourniret.

"On est pratiquement sûr aujourd'hui qu'il a fait d'autres victimes. Mais s'il n'avait pas été arrêté, il y en aurait eu plus. Il est important pour Marie qu'il reste définitivement en prison", a souligné Me de Moffarts. "Aujourd'hui, elle veut rester forte aux côtés des victimes et les aider, surtout dans son pays d'origine, le Burundi, où beaucoup d'enfants et de femmes subissent des violences", a-t-elle encore dit

Source : 7 sur 7


Fourniret: "Qu'ils pourrissent en prison! ", lance Francis Brichet

Francis Brichet, le père d'Elisabeth, enlevée et tuée à l'âge de 12 ans par Michel Fourniret, en décembre 1989, a souhaité mercredi que le tueur en série et sa femme Monique Olivier "pourrissent en prison".

"Qu'il restent et pourrissent en prison, et qu'on n'en parle plus! ", a lancé le papa d'Elisabeth, après la lecture du verdict de la cour d'assises des Ardennes. Il s'est dit "soulagé de savoir que Fourniret et Monique Olivier termineront leurs jours" derrière les barreaux. Pour lui, aucune page ne se tourne. "Ma vie va continuer, mais elle est perturbée. L'histoire ne s'arrête pas: ma fille est morte", a-t-il d'une voix brisée aux nombreux journalistes qui l'entouraient. "Je vais prendre le train, rentrer chez moi, reprendre mon quotidien, ma peinture", a ajouté l'ancien professeur aux Beaux-Arts de Bruxelles. "Fatigué", il a estimé que la justice a été rendue "en partie. Michel Fourniret a eu ce qu'il mérite, mais j'aurais voulu la perpétuité à vie pour sa femme aussi. Et ce n'est pas fini, car un appel reste possible" dans les dix jours. (NLE)

Souece : Le Vif



Le verdict de la cour d'assises des Ardennes laisse "indifférente" la mère de la Namuroise Elisabeth Brichet, enlevée et tuée à 12 ans après des tentatives de viol, en décembre 1990, a déclaré son conseil, Jean-Maurice Arnould, à l'issue de l'audience. "Le verdict la laisse indifférente", a indiqué Me Arnould à propos de Marie-Noëlle Bouzet, qui était "symboliquement" absente à la lecture du verdict, et depuis la fin des plaidoiries des parties civiles, à la suite d'une "décision mûrement réfléchie". Malgré le "verdict sévère", Mme Bouzet n'est pas tout à fait apaisée, selon son avocat. Elle est "contre la peine de mort, parce qu'elle ne veut pas tuer quelqu'un par procuration, mais la prison n'est pas une solution parfaite à ses yeux", a-t-il indiqué. "Michel Fourniret représente toujours un danger. Elle craint qu'un homme comme lui, avec ses talents de manipulateur, puisse déteindre sur d'autres détenus, les contaminer. On sait ce qu'une lettre de lui peut faire comme dégâts." Le sentiment de la mère d'Elisabeth sur le déroulement du procès est toutefois "positif", et elle tient à remercier le président de la cour d'assises, Gilles Latapie, pour son "grand humanisme", a encore dit Me Arnould.

La Belge Joëlle Parfondry, qui avait subi une violente agression sexuelle par Michel Fourniret à Jambes en janvier 1995, a dit avoir "l'impression de revivre" et d'être "une nouvelle femme", à l'issue du verdict qui a condamné le tueur en série à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une mesure d'incompressibilité. "Aujourd'hui, j'ai l'impression de revivre. Je suis une nouvelle femme", a déclaré Mme Parfondry, le visage rayonnant. Profondément traumatisée par l'agression, la trentenaire a assuré qu'elle allait "vraiment s'atteler à guérir", même si la page "ne se tourne pas complètement. Cela restera gravé à vie, mais aujourd'hui, j'ai envie de vivre autre chose, de remplacer cette cicatrice par des belles choses, de la joie, de l'amour". Pour elle, cela prouve qu'il est "possible de repartir du bon pied" même après avoir vécu un événement extrêmement traumatisant. Et de comparer le procès de Michel Fourniret et de son épouse Monique Olivier, qui s'était ouvert le 27 mars, à un "un train, durant le trajet duquel j'ai découvert la souffrance, la tristesse, mais à l'arrivée, que de la joie, du bonheur". Joëlle Parfondry a salué la solide solidarité qui a uni durant ce procès les familles et les avocats, "qui ont tous donné le meilleur d'eux-mêmes et qui (lui) a apporté beaucoup".

Source : La Libre


L'avocat de Sandra Noirot, que Michel Fourniret avait tenté d'enlever en gare de Gedinne en février 2000 alors qu'elle était âgée de 14 ans, s'est dit "tout à fait satisfait du verdict très sévère" rendu mercredi par la cour d'assises des Ardennes.

Ce verdict "correspond tout à fait à la gravité des faits. C'est un soulagement sur le plan de la culpabilité comme de la peine", a déclaré Me Dominique Remy à l'issue de l'audience.

En assortissant la réclusion à perpétuité infligée à Monique Olivier d'une peine de sûreté de 28 ans, au lieu des 30 ans requis par l'avocat général, "la cour a probablement voulu désamorcer un appel éventuel" de la femme du tueur en série, a-t-il analysé. "Avec la période de sûreté maximale de 30 ans, elle n'aurait rien eu à perdre".

Michel Fourniret a lui été condamné à la réclusion à perpétuité incompressible, la peine la plus lourde du code pénal français. Il ne compte pas interjeter appel, selon son avocat.

D'après Me Remy, sa cliente, qui va bientôt accoucher de son deuxième enfant, est "satisfaite", car elle avait été méprisée durant le procès par Michel Fourniret qui lui réfutait le statut de victime.

Source : La Dernière Heure


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MessagePosté : 28 mai 2008, 19:32 
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Monique Olivier n'exclut pas de faire appel


Elle doit encore discuter avec son avocat jeudi ou vendredi d'un éventuel appel

L'avocat de Monique Olivier, Me Richard Delgenès, évoquera jeudi ou vendredi avec sa cliente la question d'un éventuel appel de sa condamnation, mercredi, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 28 ans.

"On a dix jours pour éventuellement interjeter appel, on en parlera demain (jeudi) ou vendredi ensemble. On fera le point", a déclaré l'avocat devant des journalistes, soulignant avoir été "entendu" par la cour d'assises.

"On lui avait demandé de ne pas mettre la peine maximum à Monique Olivier et de requalifier la co-action (reprochée dans le meurtre de Jeanne-Marie Desramault en 1989) en complicité", a-t-il ajouté. "On a été entendus sur les deux points".

L'avocat a jugé "important" que les trois magistrats et les neuf jurés prononcent une période de sûreté de 28 ans, alors que Monique Olivier encourait 30 ans.



Quant à Michel Fourniret il risque peut-être d'être exécuté par un co-détenu.


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MessagePosté : 28 mai 2008, 19:36 
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Michel Fourniret: le parcours macabre d'un tueur en série



Le procès de Michel Fourniret et de son épouse Monique Olivier, condamnés mercredi à la prison à perpétuité, a détaillé pendant deux mois le parcours macabre du tueur en série. En voici les principales dates:

1967
Première condamnation de Michel Fourniret, âgé de 25 ans, pour l'agression d'une fillette dans les Ardennes (nord-est): huit mois de prison avec sursis assortis d'une obligation de soins.

1984
Mars: il est arrêté pour une agression sur une jeune femme.

1987
En détention, il entame une correspondance avec Monique Olivier, séparée, mère de deux enfants.

26 juin: Fourniret est condamné à cinq ans de prison ferme pour des agressions sexuelles sur une douzaine de jeunes femmes entre 1981 et 1984.

22 octobre: libéré après trois ans d'incarcération, il s'installe avec Monique Olivier dans l'Yonne (centre).

1988
Avril: les époux Fourniret subtilisent une partie du magot - des dizaines de kilos d'or - des "Postiches", un célèbre gang de braqueurs, avec l'aide de Farida Hamiche, compagne d'un ex-codétenu. Fourniret tue la jeune femme.

Fourniret tire sur un homme sur une aire d'autoroute pour lui voler son argent.

Le couple achète le château du Sautou, à Donchéry dans les Ardennes.

9 septembre: naissance de leur fils, Sélim.

1989
28 juillet: le couple se marie.

1990-1991
Fourniret est condamné trois fois dans des affaires de violence, vol ou dégradation de biens.

2003
26 juin: Michel Fourniret est arrêté en Belgique après l'enlèvement de Marie, 13 ans, qui a réussi à prendre la fuite.

2004
22-29 juin: interrogée par la police belge, Monique Olivier accuse son mari des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes et de celui de Farida Hamiche. Peu après, Fourniret, détenu à Dinant (Belgique), reconnaît les huit homicides.

3 juillet: sur les indications de Fourniret, les corps de deux victimes sont découverts dans le parc du château du Sautou.

2005
16 février: Monique Olivier accuse son mari de deux nouveaux meurtres, ceux de la Britannique Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce, niés dès 2004 par Fourniret.

21 juin: les justices belges et françaises regroupent le dossier Fourniret à Charleville-Mézières, pour un procès unique dans cette ville.

2006
9 janvier: il est extradé en France, un mois après sa femme.

11 juillet: découverte du corps d'Isabelle Laville, tuée en 1987 dans l'Yonne.

2007
29 mai: le couple Fourniret/Olivier est renvoyé devant la cour d'assises des Ardennes, lui pour les homicides de sept jeunes femmes ou adolescentes, elle pour l'un des meurtres et complicité dans trois autres.

2008
11 mars: Michel Fourniret est mis en examen pour les meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce, et Monique Olivier l'est pour complicité.

27 mars: début du procès du couple devant la cour d'assises de Charleville-Mézières (nord-est).

28 mai: Michel Fourniret est condamné à finir ses jours en prison et Monique Olivier également à la prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 28 ans.


Tous les comptes rendus d'audience sur 20 Minutes

http://www.20minutes.fr/article/224157/ ... dience.php


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