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MessagePosté : 29 mai 2008, 21:09 
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Les époux Fourniret condamnés à 1,5 millions de dédommagement

Michel Fourniret et Monique Olivier ont été condamnés jeudi à Charleville-Mézières à payer un total d'environ 1,5 million d'euros aux familles de leurs victimes, lors de l'audience d'intérêts civils au lendemain du verdict pénal.

Prison à vie
Après la double condamnation à la prison à vie prononcée mercredi par la cour d'assises des Ardennes, les avocats de quelque 40 parties civiles au procès - parents, frères ou soeurs des sept jeunes filles tuées, victimes ayant survécu et leurs proches - réclamaient des indemnités pour le préjudice moral subi. Ils se sont vu attribuer environ la moitié des quelque 3 millions d'euros demandés, sans compter le remboursement des frais de justice.

75OOO euros par parent

Les magistrats de la cour ont attribué en général 75.000 euros pour chaque père ou mère de victime décédée, 50.000 euros pour les frères ou soeurs, et entre 7.500 et 40.000 euros, toujours au titre du préjudice moral, en fonction de la gravité des séquelles pour les trois jeunes filles ayant réchappé à Fourniret.

L'une des trois, une jeune femme belge victime d'une tentative de viol en 1995 près de Namur, recevra aussi 100.000 euros au titre de l'IPP (incapacité permanente partielle). Les débats ont montré qu'elle avait subi un choc "gravissime". De manière générale, les avocats réclamaient 100.000 euros pour chacun des proches des victimes décédées, parents, frère ou soeur.

"Les familles ont voulu rester unies et demander la même somme, malgré des situations incomparables", a expliqué l'un des avocats, Me Didier Seban.

Horreur des faits
Pour se justifier, il a invoqué "l'horreur des faits", "la violence avec laquelle ils ont été décrits" à l'audience, et la "durée de l'absence" à laquelle ont été confrontées les familles en raison de la résolution tardive des affaires.

Ce n'est qu'en 2004 que Monique Olivier avait avoué aux enquêteurs belges les sept meurtres aggravés commis entre 1987 et 2001 par son mari. Le corps d'Isabelle Laville, violée et tuée en 1987 dans l'Yonne, n'avait été découvert qu'en juillet 2006 au fond d'un puits sur les indications de Fourniret.

Les deux tiers du million et demi d'euros devront être versés solidairement par les deux époux, le solde étant à sa seule charge à lui. Monique Olivier n'était impliquée que dans cinq des dix dossiers jugés au procès.

Source : 7 sur 7


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MessagePosté : 29 mai 2008, 23:50 
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Les magistrats de la cour ont attribué en général 75.000 euros pour chaque père ou mère de victime décédée, 50.000 euros pour les frères ou soeurs, et entre 7.500 et 40.000 euros, toujours au titre du préjudice moral, en fonction de la gravité des séquelles pour les trois jeunes filles ayant réchappé à Fourniret.
Heu, je me demande si les quantum ne sont pas discutables....attribuer moins aux victimes qui ont survécu me parait injuste, même si je comprends la logique de la cour d'assises qui a entendu graduer la réparation .
Je ne suis cependant pas persuadée que la victime qui survit à un tel drame souffre moins que le frère ou la soeur d'une victime décédée...

_________________
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con".
Comment se fait-il que certains paraissent si cons même sans lumière ? C'est de la métaphysique pure.


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MessagePosté : 30 mai 2008, 08:41 
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et nos petits Fourniret, comment vont ils faire pour payer une telle somme, 1,5 million d'euros ?
Vous n'avez pas l'air de vous rendre compte de l'embarras dans lequel ils sont désormais.
J'espère qu'ils ont de bons amis.


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MessagePosté : 31 mai 2008, 13:56 
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Depuis Fourniret, l'élucidation des crimes en série a progressé


L'affaire Fourniret a mis au jour les lacunes de la justice en matière de lutte contre le crime en série. Au lendemain du verdict qui a condamné Michel Fourniret et Monique Olivier à la réclusion perpétuelle, la traque continue. L'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) se penche sur le cas de quatre femmes violées et pendues dans la région d'Etampes (Essonne) au début des années 1980.

Le parquet d'Evry ressort les scellés pour procéder à de nouvelles analyses sur ces meurtres jamais élucidés. On les appelle les "cold case", les dossiers classés sans suite, oubliés, et dont l'OCRVP, habitué à se faufiler dans les règles des délais de prescription, s'est fait une spécialité.

Créé en mai 2006 au sein de la direction centrale de la police judiciaire, près de trois ans après l'arrestation des Fourniret, l'office emploie 60 enquêteurs, dont trois quarts de policiers et un quart de gendarmes. Il concentre des services autrefois dispersés. Sa mission : mener les investigations sur les homicides, les viols, les crimes en série, les disparitions inquiétantes (55 000 en France en 2007). Il est aussi le responsable du dispositif "alerte-enlèvement" des enfants et gère le fichier Salvac.

Importé du Canada et adopté par neuf autres pays, ce fichier comprend en France 7 500 dossiers de viols, de meurtres et d'enlèvements. Il permet, par analyse comportementale, à partir de 168 critères, de détecter d'éventuels tueurs en série. Sur 130 rapprochements d'affaires mis au jour jusqu'ici, dix se sont révélés positifs. "Les analystes procèdent sur requêtes, des plus évidentes au moins évidentes, victimes blondes ou brunes, rites autour des corps, type d'armes utilisées, méthodes...", précise Frédéric Malon, chef de l'OCRVP.

L'outil aurait-il permis d'arrêter plus tôt Michel Fourniret ? Rien n'est moins sûr. Le tueur "était itinérant, avec des victimes sans points communs forcément, des mineures, des majeures, des poignardées, des étranglées, certaines enterrées... Il y a bien série, mais pas une signature", reconnaît M. Malon. Jusqu'ici, les tueurs en série arrêtés en France l'ont été un peu par le fruit du hasard, a regretté Didier Seban, avocat de la famille Desramault, dont la fille, Jeanne-Marie, a été assassinée par Fourniret en 1989. "Au moins, l'OCRVP a le mérite d'exister. Avant, il n'y avait aucune centralisation et nous n'avions pas d'interlocuteurs", défend Alain Boulay, président de l'association d'aide aux parents d'enfants victimes (www.apev.org), qui a suivi, de bout en bout, à Charleville-Mézières, le procès Fourniret. "Il y a quelques années, si une personne disparaissait dans un département et qu'un corps était trouvé dans un autre, il n'y avait même pas de corrélation, ajoute-t-il. Aujourd'hui, on peut peut-être éviter les enquêtes bâclées. Il y a eu un changement de mentalité dans la police."

L'OCRVP tente d'obtenir un projet de loi pour autoriser les recherches et les prélèvements ADN sur tous les cadavres sous X enterrés. En 2006, c'est l'un des premiers dossiers qu'il a eus à traiter : l'identification d'un jeune, de retour d'une rave-party, décédé après être tombé d'un train entre Chalon-sur-Saône et Nice.

Source : Le Monde


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MessagePosté : 31 mai 2008, 13:57 
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PROCES FOURNIRET
Fourniret : le SM a trouvé le réquisitoire "indigne"


le Syndicat de la magistrature reproche à l'avocat général d'avoir "humilié" Michel Fourniret. Le tueur en série avait été qualifié dans le réquisitoire de clown grotesque", de "fêlé" ou encore de "monstre nécrophile".

Le syndicat de la magistrature (SM, gauche) reproche à l'avocat général au procès des époux Fourniret d'avoir tenu "des propos indignes" de sa fonction. Dans un communiqué rendu public vendredi 30 mai, le syndicat de magistrat lui reproche d'avoir "humilié" le tueur en série.
Condamné mercredi par la cour d'assises des Ardennes à la prison à vie incompressible pour sept meurtres aggravés de jeunes filles, Michel Fourniret avait été qualifié de "clown grotesque", de "fêlé" ou encore de "monstre nécrophile" par l'avocat général Francis Nachbar lors du réquisitoire, le 22 mai.

"Un langage indigne"

Le Syndicat de la magistrature "tient à faire part de son indignation" et rappelle que la liberté de parole du magistrat "qui concerne l'expression des idées ou l'analyse du dossier", "ne peut, en aucun cas, servir à humilier les justiciables par un langage indigne, quelle que soit la gravité des infractions qui leur sont reprochées."
"Le Syndicat de la magistrature s'étonne par ailleurs que ce même représentant du ministère public ait cru nécessaire de commenter ensuite ses propres réquisitions alors que la cour d'assises n'avait pas encore rendu sa décision."
Après la clôture des débats, Francis Nachbar avait tenu à justifier devant les journalistes ses propos du réquisitoire. "J'ai dit exactement ce que je pensais, avec une liberté de ton qui est peut-être inhabituelle (...) C'est le dossier qui est nauséabond, ce ne sont pas les mots utilisés", avait-il déclaré mardi soir. Ce jour-là, Michel Fourniret

Source : Nouvel Obs


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MessagePosté : 31 mai 2008, 13:57 
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Un surveillant chargé de Fourniret poursuivi pour exhibitionnisme

Un fonctionnaire de l'admnistration pénitentiaire (AP), qui était chargé de surveiller le violeur et tueur en série Michel Fourniret lors de son procès à Charleville-Mézières (nord de la France), sera jugé mi-juin pour exhibitionnisme, a indiqué vendredi le parquet de Charleville.

L'homme, membre d'une Equipe régionale d'intervention et de sécurité (ERIS), une unité d'élite de l'AP basée à Dijon, a été interpellé le 26 avril à Charleville après le dépôt de plainte de cinq jeunes femmes. "Nous avons entendu les plaignantes. Le suspect a reconnu les faits" , a déclaré le procureur de Charleville, Francis Nachbar, à l'AFP, confirmant une information du quotidien France-Soir.

Le soir du 25 avril, alors qu'il avait terminé son service, le surveillant se serait exhibé à deux reprises dans des rues de la ville. Il a été suspendu et comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières le 19 juin. Les dix équipes régionales d'intervention et de sécurité, créées en 2003, dépendent du ministère de la Justice. Elles sont spécialement formées et équipées pour prévenir les évasions, les mutineries, les suicides et les violences carcérales.

Le procès de Michel Fourniret et de son épouse Monique Olivier, condamnés mercredi à la prison à vie, s'est déroulé du 27 mars au 29 mai. Il a bénéficié de mesures de protection renforcées avec le détachement d'équipes de l'ERIS et du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN). Une centaine de CRS ont également assuré la surveillance du tribunal et de la maison d'arrêt, située en centre-ville, où les époux Fourniret ont été détenus pendant les dix semaines d'audience.

Source : 7 sur 7


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MessagePosté : 31 mai 2008, 14:25 
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Je ne pense pas qu'il y faille voir une relation de cause en effet dans le fait qu'un exhibitionniste ait été à un moment donné le gardien de Fourniret.

Cette histoire ne prouve pas grand chose sinon que l'on peut trouver de tout dans tous les corps de métier et que les tares des gens ne sont pas toujours inscrites sur leur front lors de leur entretien d'embauche.


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MessagePosté : 31 mai 2008, 19:32 
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l'avocat général Francis Nachbar.

N'est ce pas ce magistrat qui a expédié toute enquête sérieuse à propos de la ressemblance supposée de Fourniret avec cet homme présent au procès de C Ranucci en mars 76 ?
bah, au diable la vérité ! C'est malheureusement typique de l'avocat général. Le droit à l'oubli est le prétexte souvent mis en avant.
C'est ce que m'avait répondu un Procureur général lorsque j'avais demandé une copie d'un document du dossier pénal (rapport du maitre chien). Il a refusé ma demande.

Je trouve la réaction du SM compréhensible. Un avocat général n'est pas là pour se défouler sur un coupable aussi monstrueux soit il ni pour faire la morale !
Tout ce qu'on lui demande c'est de faire son travail, cad faire en sorte d'apporter la preuve de la culpabilité de l'accusé et aussi chercher la vérité sans forcément s'acharner sur l'accusé. Certains y parviennent.


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MessagePosté : 31 mai 2008, 21:21 
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ET MAINTENANT

Le parcours carcéral qui attend le couple Fourniret
Le couple devrait demeurer à la maison d'arrêt de Charleville-Mézières avant d'être transféré temporairement à Fresnes (DR).

C'est, en théorie, à 91 ans que Michel Fourniret pourra demander un aménagement de peine. Des experts se prononceraient alors sur sa dangerosité.
La «vraie» perpétuité à laquelle a été condamné Michel Fourniret durera au minimum trente ans, et mènera vraisemblablement le condamné à passer le reste de ses jours sous les verrous. Cette peine exceptionnelle, la plus sévère du droit français, exclut en effet toute libération conditionnelle, permission ou sortie pendant trois décennies. Avant qu'il puisse poser la question d'un hypothétique aménagement de peine, Michel Fourniret serait donc âgé, en théorie, de 91 ans puisque l'Ardennais, âgé de 66 ans aujourd'hui, a déjà purgé cinq ans de détention provisoire. Ce terme atteint, il pourrait s'adresser au juge d'application des peines, mais là encore, les textes sur la perpétuité «incompressible» prévoient une procédure exceptionnelle : un collège d'experts devrait auparavant se prononcer sur sa dangerosité. Michel Fourniret devrait passer la fin de sa vie emprisonné, à moins de faire l'objet d'une suspension de peine pour raison médicale. L'amendement dit «Papon» peut s'appliquer si le «pronostic vital» d'un détenu est engagé et si l'on ne craint plus la récidive.

La peine prononcée à l'encontre de Monique Olivier, 59 ans, par la cour d'assises des Ardennes est à peine un peu plus souple : elle ne pourra prétendre à un aménagement de peine qu'après 28 ans passés en détention ; c'est-à-dire à 83 ans, compte tenu de la détention provisoire. Elle dispose toutefois d'un délai de 10 jours pour faire appel.


«Établissement pour peine»

Pour l'heure, le couple devrait toutefois demeurer encore quelque temps à la maison d'arrêt de Charleville-Mézières. Ils sont tous les deux mis en examen et sous mandat de dépôt depuis mars dernier dans deux autres affaires criminelles instruites dans la préfecture des Ardennes. Une confrontation entre les deux membres du pacte sanglant devrait d'ailleurs avoir lieu fin juin, dans l'affaire du meurtre de Joanna Parrish. Tant que leur dossier n'est pas définitivement clos, Michel Fourniret et Monique Olivier ne peuvent pas être placés dans un «établissement pour peine», ces prisons spécialement conçues pour les personnes condamnées à de longues peines.

La petite maison d'arrêt de Charleville-Mézières qui d'habitude n'abrite pas de femme a été spécialement aménagée pour recevoir ces deux détenus particuliers pendant le procès : 220 000 euros de travaux ont été consacrés à des équipements spécifiques et un renforcement de la sécurité. L'administration pénitentiaire a notamment été attentive à protéger de la vue de tous les cellules individuelles des deux prisonniers, et même leur cour de promenade.

Ce dispositif est «très lourd pour la maison d'arrêt, qui a dû se délester d'une partie des autres détenus», témoigne toutefois un magistrat. Michel Fourniret et Monique Olivier devraient donc à court terme être transférés dans une autre maison d'arrêt pour attendre séparément la fin de l'instruction. Une fois la peine définitive prononcée, ils seront envoyés chacun à Fresnes. Leur personnalité sera alors décortiquée pendant plusieurs jours par le centre national d'orientation, une équipe de spécialistes, qui décidera de leur affectation dans un établissement carcéral pour les années à venir.

Source : Le Figaro


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MessagePosté : 02 juin 2008, 09:11 
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Monique Olivier ne fera pas appel

Dans un entretien exclusif donné à L'Est Républicain et à France-Soir, l'avocat de la femme de Fourniret explique pourquoi elle accepte le verdict.

Condamnée mercredi dernier à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 28 ans, Monique Olivier, la femme de Michel Fourniret, condamné lui à une perpétuité incompressible, n'a pas attendu le terme du délai de dix jours prévu par la loi pour prendre sa décision. Elle ne fera pas appel, c'est ce qu'a révélé ce week-end Me Richard Delgenes, l'un de ses avocats, dans un entretien exclusif accordé à L'Est Républicain et à France-Soir.
« Nous l'avons rencontrée à plusieurs reprises. Jeudi, soit au lendemain du verdict de la cour d'assises des Ardennes, et vendredi », explique l'avocat. « Plusieurs paramètres entrent en jeu dans sa décision. Le premier, c'est quand elle est arrivée devant la cour d'assises, à l'ouverture du procès, elle a indiqué qu'elle était à sa place en prison, qu'elle comprenait. Elle voulait simplement que la cour reconnaisse qu'elle n'avait pas tué Jeanne-Marie Desramault, qu'elle n'avait pas apposé le sparadrap meurtrier. Pour elle, il était très important que la justice fasse une différence entre elle et Michel Fourniret. Nous avons été entendus. Par ailleurs, notre cliente, qui avait déjà renoncé à l'appel de l'ordonnance de mise en accusation pour ne pas retarder la tenue du procès, ne souhaite pas en imposer un autre aux familles des victimes ».
Pour Me Richard Delgenes, « mis à part une surprise de dernière minute de la part de Michel Fourniret » (NDLR : qui avait annoncé lors des débats qu'il ne ferait pas appel), « il n'y aura donc pas de second procès ».
« Et pourtant, c'était un réel enjeu. Nous aurions pu espérer faire baisser la peine de sûreté de quelques années. De 28 à 22 ans au maximum, dans l'hypothèse où tout se passait bien. Je lui ai expliqué que, compte tenu de la gravité des faits, ce n'était pas acquis. Elle a considéré que l'enjeu n'en valait pas la peine ».

« Divorcer le plus vite possible »


Toujours incarcérée à Charleville-Mézières, Monique Olivier devrait rejoindre le centre de détention de Valenciennes à l'issue du délai d'appel. « Actuellement, elle est à la fois triste d'avoir une peine lourde mais également soulagée. Parce que cela fait trois ans qu'elle attendait la sanction et que demeurer dans l'incertitude est toujours terrible. »
« Elle est soulagée et elle peut maintenant, même si c'est idiot à dire quand on a pris perpétuité, commencer à reconstruire quelque chose sur du définitif, organiser sa vie en détention. Maintenant, elle sait à quoi s'en tenir. Et puis, de toute façon, elle sait que sa vie ne peut pas être pire que celle qu'elle avait avant, avant ses aveux, avant l'arrestation de Fourniret ».
Monique Olivier souhaite également prendre ses distances avec son tueur de mari. « Oui, ce qu'elle souhaite, c'est divorcer le plus vite possible. »

« Je ne veux plus de ce type-là »


« Vendredi, quand sa décision pour l'appel a été prise, elle m'a dit : ''Je ne veux plus de ce type-là''. Elle ne l'a pas fait avant car Sélim, son fils, était mineur, et parce que faire une liquidation de communauté avec le trésor des postiches qui se promenait un peu à droite et à gauche sur les comptes de Fourniret n'était pas franchement évident. On ne voulait pas y toucher. Désormais, nous avons établi l'inventaire de tous les biens de Fourniret et surtout leur origine. Monique Olivier n'a rien. Son mari, lui, a géré ses comptes bancaires depuis la maison d'arrêt. Il avait un appartement à Sedan qu'il a vendu, un autre immeuble, la maison de Sart-Custinne, en Belgique, un autre bien de sa mère et des comptes bancaires avec des placements. Et puis, si Monique Olivier avait divorcé avant, on l'aurait sans doute soupçonnée de vouloir, avant le procès, se désolidariser de son mari meurtrier... ».

Propos recueillis par Eric NICOLAS

Source : L'Est Républicain


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MessagePosté : 06 juin 2008, 20:10 
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Les Fourniret-Olivier sur le point d’être transférés


Les délégués régionaux de l’Ufap sont venus rendre honneur au personnel qui a assuré la surveillance des détenus pendant le procès. A la prison de Charleville, les gardiens les surnommaient Alpha et Beta.Michel Fourniret
et Monique Olivier sont sur le départ. La maison d’arrêt va pouvoir reprendre une activité normale.

Le départ de Monique Olivier et Michel Fourniret de la maison d’arrêt de Charleville est imminent. Le délai d’appel expirant, les détenus « Alpha et Beta » pourraient être transférés dès demain samedi vers la prison qui les accueillait avant le procès.

Monique Olivier réintégrera Valenciennes et Michel Fourniret Châlons-en-Champagne. Ils n’entreront en centrale qu’une fois leur dossier définitivement clos.

Etant encore mis en examen dans deux dossiers en cours d’instruction (les affaires Parrish et Domèce), ils restent sous le régime de la détention provisoire. Ils quittent en tout cas Charleville et ce départ est un soulagement pour tout le monde, qu’il s’agisse du personnel de la prison, des autres détenus ou des riverains qui vont retrouver leur stationnement. Fini les convois qui partent en trombe, toute sirène hurlante. Le personnel de la pénitentiaire va enfin pouvoir souffler. Le couple était sous surveillance visuelle tous les quarts d’heure, de jour comme de nuit, avec pointage à des bornes électroniques. La pression était maximale. Pas question qu’il leur arrive quoi que ce soit. Le suicide de Pierre Chanal hante les esprits. Il a refermé le dossier des disparus de Mourmelon avant que l’affaire soit jugée et personne n’a envie de voir l’histoire se répéter. L’exercice repose sur les épaules de l’équipe régionale d’intervention et de sécurité, un groupe entraîné aux surveillances affûtées mais la tension rejaillit sur l’ensemble du personnel.

Maintenant que tout s’est bien passé, les 25 surveillants en poste à Charleville et leurs collègues du SPIP aspirent à des conditions de travail normales. Les autres prévenus et condamnés ardennais attendent aussi le départ des Fourniret avec impatience. La maison d’arrêt a été vidée de 50 % de sa population pénale pendant le procès.

Les détenus ont été envoyés dans quatre établissements qui souffraient déjà de surpopulation. Selon le secrétaire général de l’UFAP Dijon, Thierry Cordelette, il y a quatre cents détenus en trop dans les quatre prisons de la région (14.000 en France). La surpopulation y atteint 180 %. Ce n’est pas franchement les mêmes conditions de détention qu’à Charleville où la situation est plus favorable, même si, avant le procès Fourniret, on comptait 34 détenus pour 23 places.

Les détenus déplacés espèrent tous retrouver leur prison à taille humaine, avec son accueil familles pour leurs proches et la possibilité de visites régulières.
Aller à Châlons coûte cher. En train, c’est la galère. Les détenus étaient beaucoup plus isolés qu’à Charleville.

Ceux qui sont restés n’ont pas coulé de beaux jours. « Pendant le procès, le personnel a été sur le fil du rasoir », indiquent les délégués syndicaux. « Les autres détenus n’ont pas bénéficié des conditions de détentions qu’offre habituellement cet établissement. Ils ont également ressenti la chappe de plomb qui règnait ».
Une fois le couple parti, la prison va donc progressivement retrouver son rythme de vie. Les équipements de sécurité en plus.



Des équipements de sécurité réellement utiles


C'est l'une des satisfactions des syndicalistes de l'UFAP : les équipements de sécurité qui ont vu le jour avec le procès Fourniret vont rester. Sas d'entrée sécurisé, aménagement d'une cour de promenade indépendante, construction de deux cellules individuelles isolées (aucun autre détenu n'a vue sur ces cellules), tous ces équipements sont, aux dires des professionnels, plus que judicieux, même si les représentants syndicaux regrettent qu'ils soient apparus « grâce » au procès.
« Toute prison a besoin d'un sas d'entrée sécurisé », estime Thierry Cordelette, le secrétaire général du syndicat à l'échelon dijonnais. « Qu'on s'appelle Fourniret, Pierre, Paul ou Jacques, on a le droit d'arriver en prison protégé. Faire descendre un détenu de fourgon ou de voiture dans la rue, juste devant la prison, et le faire entrer par la porte des visiteurs est inadmissible. Ça multiplie les risques d'évasion, ça expose le détenu menotté au regard de tout le monde, y compris des personnes qui pourraient vouloir s'en prendre à lui. Ce sas n'était pas un investissement superflu. C'est un dispositif indispensable. » Et le syndicaliste d'espérer que le que le ministère continuera dans cette dynamique d'équipement pour l'ensemble de la région.

Source : L'Union L'Ardennais


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MessagePosté : 09 juin 2008, 21:34 
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Réception des intervenants du procès Fourniret-Olivier

Discours de Madame Rachida Dati, Garde des Sceaux, ministre de la Justice

C’est avec beaucoup de plaisir que je vous accueille aujourd’hui au Ministère de la Justice. Je tenais à vous rencontrer pour vous remercier du travail accompli à l’occasion du procès de Michel Fourniret et de Monique Olivier.
Messieurs les Directeurs,

Monsieur le Chef de service,

Monsieur le Premier Président de la Cour d’appel de Reims,

Monsieur le Procureur général,

Monsieur le Président de la Cour d’assises des Ardennes,

Monsieur le Président du Tribunal de grande instance de Charleville-Mézières,

Monsieur le Procureur de la République,

Monsieur le Bâtonnier,

Monsieur le Colonel commandant le 3è régiment du génie,

Monsieur le Directeur de la maison d’arrêt de Charleville-Mézières,

Messieurs les Présidents d’associations d’aide aux victimes,

Mesdames et Messieurs,


C’est avec beaucoup de plaisir que je vous accueille aujourd’hui au Ministère de la Justice. Je tenais à vous rencontrer pour vous remercier du travail accompli à l’occasion du procès de Michel Fourniret et de Monique Olivier.

Les Français entendent souvent parler de la Justice quand elle marche mal. Les média se font régulièrement écho de ses dysfonctionnements, de ses erreurs d’analyse, de sa lenteur…

Il est certain que tout ne fonctionne pas toujours bien. Des améliorations sont nécessaires. Le Gouvernement y travaille en conduisant une profonde réforme de la Justice.

Aujourd’hui s’ouvre à Melun le procès des accusés du meurtre de Nelly CREMEL. L’un des accusés est un récidiviste, déjà condamné, en octobre 1990, à la réclusion criminelle a perpétuité.

Depuis un an, nous avons lutté contre la récidive. C’était une attente des Français. Nicolas Sarkozy s’y était engagé. Nous avons mis en place des outils efficaces :

C’est d’abord, la loi sur les peines planchers. Elle a instauré un régime clair pour les récidivistes. Cette loi a déjà été appliquée : 9250 décisions rendues par les tribunaux, c’est la preuve que cette loi était nécessaire et attendue.
C’est ensuite, la loi sur la rétention de sureté. Nous avons connu trop d’affaires graves mettant en cause des délinquants très dangereux, récidivistes. Ce texte en vigueur depuis le 25 février instaure des mesures de sureté empêchant la remise en liberté des criminels toujours dangereux. A l’issue de leur peine, ces criminels considérés comme dangereux seront placés dans un centre fermé pour leur permettre de suivre un traitement médical et psychologique.
Cette mesure sera prononcée pour un an et pourra être renouvelée aussi longtemps que le condamné restera dangereux.

Si les assassins de Nelly CREMEL sont condamnés à au moins 15 ans de prison, ils pourront être placés sous surveillance de sûreté, avec des obligations de soins et de suivi. En cas de non-respect de ces obligations, ils pourront être placés en rétention de sûreté.

Cette loi est déjà applicable à 13 détenus. Elle s’appliquera dans les mêmes conditions à Michel Fourniret et à Monique Olivier.

Les outils sont en place, je sais pouvoir compter sur les femmes et les hommes qui rendent la justice. Il faut mettre en avant l’excellence de notre Justice et l’engagement sans limite de ceux qui travaillent pour elle.

Le procès Fourniret-Olivier a été un procès d’exception :


par sa durée: Il s’est tenu pendant deux mois,
par le nombre et l’atrocité des faits évoqués,
par la pression médiatique exercée,
par les moyens de sécurité mis en place,
et enfin par l’insoutenable souffrance exprimée par les victimes et leurs proches.

En tant que Garde des Sceaux, je n’ai pas à me prononcer sur le fond de l’affaire.

J’estime simplement que, grâce aux moyens exceptionnels alloués, et surtout, grâce à votre professionnalisme, la Justice a été rendue dans d’excellentes conditions.

Le ministère de la Justice a engagé près d’1,7 millions d’euros pour l’organisation de ce procès.

Grâce à l’action efficace des chefs de Cours et du Service administratif régional les moyens humains et matériels nécessaires ont été réunis. Une salle d’audience et une salle annexe ont été réaménagées pour permettre le déroulement des débats. Une salle a été spécialement mise à disposition des victimes et de leur famille. Des moyens vidéo de retransmission et des portiques de sécurité ont été déployés.

Un chapiteau a été construit sur le parvis pour accueillir le public et la presse. Cette dernière a effectué un travail de très grande qualité durant ces deux moins d’audience. Je tiens à le souligner.

Elle a pu s’appuyer sur la solide compétence de Monsieur Aubertin, magistrat délégué à la communication de la Cour d’appel de Reims.

Des structures provisoires ont été installées pour accueillir les personnels du tribunal déplacés durant les travaux et les débats. Leurs conditions de relogement étaient parfois précaires. Ils les ont acceptés de bonne grâce. Ils ont également tenu des audiences supplémentaires pour rattraper les retards consécutifs aux deux mois d’assises. Je veux saluer l’ensemble des personnels du Tribunal de grande instance de Charleville : magistrats, greffiers, fonctionnaires et agents contractuels. Ils ont fait preuve d’un grand dévouement.

A la maison d’arrêt de Charleville, des aménagements spécifiques ont été réalisés, avec des passages protégés et des cours de promenade réservés aux accusés. Un quartier « femmes » a même été créé pour pouvoir accueillir Monique Olivier.


Vous l’avez constaté, ce sont des moyens extraordinaires qui ont été consacrés à ce procès.

Tous les services de la Chancellerie ont été mobilisés : la direction des services judiciaires, la direction des affaires criminelles et des grâces, la direction de l’administration générale et de l’équipement, l’agence de programmation immobilière de la justice, le service de l’accès au droit et à la Justice et de la politique de la ville, le service central d’information et de communication….

Il est de la responsabilité du Garde des Sceaux de veiller à ce que la Justice soit rendue dans les meilleures conditions possibles.

C’est pour cela que je me suis rendue à Charleville le 20 mars dernier. Je voulais m’assurer que ce qui avait été décidé était bien mis en œuvre.

Je voulais aussi vous assurer de mon soutien.

Car si le procès Fourniret-Olivier s’est déroulé de façon si exemplaire, c’est grâce à vous tous.

Je crois que chacun ici a été marqué par Monsieur Latapie et son excellente maîtrise des débats. Monsieur le Président, pendant deux mois, vous avez fait preuve d’une efficacité remarquable. Avec le soutien de vos assesseurs, vous êtes parvenu à favoriser l’expression de la parole de chacun. Surtout, et c’est un point qui a été particulièrement apprécié, vous avez fait preuve d’une grande humanité pour les victimes et leurs proches. Les victimes sont parfois les grandes oubliées d’un procès d’assises. Monsieur le Président Latapie, vous avez toujours veillé à la place de ces dernières tout au long des débats. Je vous en remercie.

Je remercie aussi Monsieur Nachbar qui a soutenu l’accusation avec beaucoup de conviction. Monsieur le procureur, vous avez bénéficié du précieux soutien de votre substitut Xavier Lenoir. Vous avez démontré, méthodiquement la façon d’agir de Michel Fourniret et de Monique Olivier. Vous avez montré leur dangerosité. C’est ainsi que vous avez contribué à emporter la conviction des jurés. La société peut être fière du Ministère public.

Elle peut être également fière des greffiers qui se sont relayés tout au long du procès. Le greffier d’assises occupe une fonction essentielle.

Son rôle est encore plus important dans un procès d’exception : il faut tenir dans la durée, il faut être à l’écoute des jurés… J’ai d’ailleurs une pensée pour ces derniers. Ils sont aujourd’hui retournés à leurs occupations professionnelle et familiale. Ils ont eux aussi accompli un travail formidable. Pendant deux mois, ils ont été l’expression vivante de la Justice citoyenne. Il faut leur rendre hommage.

Je veux également remercier l’administration pénitentiaire. D’importants moyens ont été mis en œuvre pendant ces deux mois d’assises pour assurer la sécurité des accusés. Le directeur de la maison d’arrêt, Monsieur Sikouk, les surveillants, les personnels de l’Equipe régionale d’intervention et de sécurité ont été particulièrement sollicités. Ils ont fait preuve d’un remarquable professionnalisme qui honore l’ensemble de la pénitentiaire.

L’exemplarité de ce procès doit aussi beaucoup à l’intervention des forces de police et des collectivités locales : la mairie de Charleville-Mézières, les services de la police municipale et de la voierie qui ont installé les barrières de sécurité. Ce procès doit aussi beaucoup au soutien logistique apporté par le 3è régiment du génie. Ces concours ont été très précieux. Ils ont largement contribué à la réussite de ce procès.

Enfin, je veux rendre un hommage appuyé aux deux associations d’aide aux victimes : Forhom et Le Mars. Je remercie à travers elles le réseau des associations d’aide aux victimes qui ont soutenu, dans leur région et parfois à l’étranger, les familles qui n’ont pu assister à l’intégralité du procès. Votre prise en charge des victimes et de leurs familles a été exemplaire.

Grâce à vote action, les victimes ont été soutenues et écoutées. C’est cela une Justice humaine et de qualité. Je vous en remercie.

Voilà, mesdames et messieurs, les quelques mots que je souhaitais vous dire aujourd’hui. Sans votre engagement et votre professionnalisme, un tel procès n’aurait jamais pu se tenir dans d’aussi bonnes conditions.

En tant que Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, je tiens à vous exprimer aujourd’hui ma très grande fierté.

Vous êtes l’image d’une Justice efficace, humaine et exemplaire. C’est parce qu’il y a des femmes et des hommes de votre qualité que la Justice sera toujours respectée.

Je vous en remercie.

Source : Ministère de la Justice


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MessagePosté : 11 juin 2008, 09:46 
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Les époux Fourniret n'ont pas fait appel de leur condamnation

Le tueur en série Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier n'ont pas fait appel de leur condamnation à la prison à vie, prononcée le 28 mai par la cour d'assises des Ardennes, à l'issue de deux mois de procès à Charleville-Mézières.

Michel Fourniret, 66 ans, condamné à la perpétuité incompressible, la peine maximale du code pénal, et Monique Olivier, 59 ans, condamnée à la perpétuité assortie d'une mesure de sûreté de 28 ans, avaient jusqu'à lundi minuit pour interjeter appel.

Fourniret, reconnu coupable de sept meurtres aggravés de jeunes femmes entre 1987 et 2001 et de trois agressions, avait annoncé dès le 26 mai par l'intermédiaire d'un de ses avocats qu'il accepterait sa condamnation. Olivier, reconnue complice de quatre meurtres et d'autres crimes, l'avait indiqué le 30 mai.

Cette décision a été accueillie avec un grand soulagement par les familles des victimes qui redoutaient un second procès.
Selon leurs avocats, Michel Fourniret et Monique Olivier devaient être transférés de la prison de Charleville-Mézières à celles respectivement de Châlons-en-Champagne et Valenciennes, où ils se trouvaient avant leur procès.


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MessagePosté : 13 juin 2008, 20:01 
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Olivier et Fourniret bientôt entendus pour les affaires Domèce et Parrish

Monique Olivier et Michel Fourniret seront entendus par les juges de Charleville-Mézières enquêtant sur les meurtres de Marie-Angèle Domèce et de Joanna Parrish, respectivement le 26 juin et le 3 juillet, ont annoncé ce jeudi les avocats parisiens des familles des victimes.

Il s'agit de deux autres homicides imputés au couple, en plus des sept meurtres aggravés de jeunes filles qui leur ont valu d'être condamnés tous les deux à la prison à vie, le 28 mai par la cour d'assises des Ardennes.

Marie-Angèle Domèce, jeune handicapée de 19 ans, avait disparu le 8 juillet 1988 à Auxerre, entre le foyer où elle avait été placée par la Ddass et la gare. Son corps n'a jamais été retrouvé. Quant à Joanna Parrish, une Britannique de 20 ans originaire de Leeds, assistante d'anglais dans un lycée d'Auxerre, elle avait été retrouvée morte, violée et étranglée, le 17 mai 1990 près de la ville.

Dans ces deux dossiers, les époux Fourniret ont été mis en examen le 11 mars, lui pour enlèvement et assassinat, elle pour complicité. Monique Olivier avait accusé son mari de ces deux homicides à plusieurs reprises en 2004 et 2005 devant des enquêteurs. Lui les a toujours niés, y compris à nouveau lors du procès qui vient de s'achever.

Le 26 juin, Monique Olivier, 59 ans, sera entendue le matin sur l'affaire Domèce et l'après-midi sur le cas Parrish. Même organisation le 3 juillet pour l'interrogatoire de Michel Fourniret, avec une demi-journée consacrée à chaque assassinat, ont précisé les avocats des familles Domèce et Parrish.

Me Pierre Gonzalez de Gaspard, qui défend les Domèce, a précisé que Michel Fourniret devrait "rencontrer les familles", à l'occasion de cette comparution devant les juges d'instruction Anne Devigne et Pascal Préaubert, rappelant que le tueur en série avait lui-même formulé cette proposition en juin 2007. "Sans me faire trop d'illusion sur la volonté de coopération, je rappellerai que Monsieur Fourniret s'était proposé de rencontrer les familles en présence d'auxiliaires de justice. C'est aujourd'hui chose décidée", a écrit l'avocat dans un communiqué


SOURCE : 7 SUR 7


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MessagePosté : 24 juin 2008, 20:14 
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SUR FRANCE 5

FOURNIRET : LES DIABOLIQUE A LA UNE

Cette émission a été diffusée dimanche dernier mais vous avez droit à une rediffusion

Jeudi 26 Juin - 16 H 32

Documentaire de 52' de Michael Richard, Charlotte Millet et Hélène Risacher, et produit par Ligne de Front, avec la participation de France 5 et du CNC. Production : Bernard de la Villardière et Frédéric Mercier.2008.

C'est le procès de l'année, de la décennie peut-être : couvert par 400 journalistes de 10 pays européens, il a duré neuf semaines. Neuf semaines pour en savoir plus sur Michel Fourniret accusé d'avoir enlevé, violé et tué 7 jeunes filles, et sur Monique Olivier, accusée d'être co-auteur et complice de ces crimes. Neuf semaines de débats, de silences, de souffrances, d'affrontements, sous les yeux de la presse. Comment raconter l'horreur, que dire au public de ces accusés diaboliques ? Les journalistes sont-ils contraints à l'autocensure ? Quelles images peuvent-ils montrer, alors que l'audience est fermée aux cameramen et aux photographes ? Faut-il voler les photos, filmer malgré les interdictions ? Comment peuvent-ils travailler si nombreux en un lieu clos, le Palais de Justice ? Comment gèrent-ils la concurrence ?
En immersion dans les coulisses de ce procès, ce documentaire décrypte le travail des journalistes qui ont passé cette période à Charleville-Mézières avec Michel Fourniret : Stéphane Durand-Soufflant, chroniqueur judiciaire au Figaro et Président de l'Association de la Presse judiciaire, Delphine Byrka, grand reporter à Paris-Match, Marie-Pierre Deghaye, grand reporter et présentatrice des éditions spéciales de la télévision publique belge RTBF, Alain Hamon, enquêteur indépendant, spécialiste du cas Fourniret. Ils font partager leurs analyses devant les rebondissements des audiences, leur acharnement à faire parler des témoins et trouver des informations inédites, leur horreur aussi devant " L'ogre des Ardennes ", que la justice aura mis 20 ans à faire comparaître.

(Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)


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