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MessagePosté : 28 mars 2008, 11:37 
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Hérault - La femme d’un PDG assassinée


Qui a abattu au fusil de chasse la femme d’un PDG à Castelnau-le-Lez, une agglomération au nord-est de Montpellier ? Et pour quel mobile ?

Le mystère était entier, à l’heure où les techniciens d’identification criminelle étaient toujours à pied d’œuvre sur la scène du crime pour collecter des indices. C’est le mari de la victime qui a donné l’alerte. Mardi 11 mars 2003 soir à 22 h 30, après une soirée passée chez des amis, Jean-Michel Bissonnet, 55 ans, PDG d’une société spécialisée dans la location de locaux commerciaux, regagne sa villa huppée avec piscine, dans un quartier pavillonnaire tranquille. Dans le hall d’entrée, il découvre alors le corps ensanglanté de sa femme, Bernadette, 57 ans, qui avait décidé de ne pas l’accompagner à cette soirée.

Elle a été abattue à bout portant de deux cartouches de fusil de chasse, une arme introuvable. Aucune trace d’effraction n’a été relevée, mais il suffit de sauter le portail pour pénétrer dans la propriété. Toutefois, le vol ne serait pas le mobile de cet assassinat, car les lieux n’ont pas été fouillés et aucun objet de valeur n’a disparu. Les gendarmes de la section de recherches de Montpellier qui sont chargés de l’enquête attendent beaucoup des résultats de l’autopsie toujours en cours hier soir, pour savoir s’il s’agit ou non d’un crime sexuel. Ce qu’écartent les premières constatations du médecin légiste. Le crime d’un rôdeur étant plus ou moins écarté, les investigations s’orientent vers l’acte d’un familier


Les enquêteurs n'ont relevé aucune trace d'effraction, ce qui laisse à penser que Mme Bissonnet a elle-même ouvert la porte à son meurtrier. À l'intérieur de cette belle demeure, rien n'a été volé ni fouillé alors que cette grande bâtisse, très bien équipée et sécurisée, est décorée avec des objets d'art.


Pas de sévices sexuels

Selon les premiers éléments de l'enquête, le couple menait une vie matrimoniale harmonieuse, sans difficulté particulière. Pour ajouter encore à la bizarrerie de ce meurtre, le véhicule de Mme Bissonnet, un Toyota RAV4, a été déplacé. L'agresseur serait parti au volant de ce véhicule tout-terrain pour finalement le garer puis l'abandonner dans une rue proche du centre historique du village à 300 mètres du lieu du crime. Ce qui laisse bien penser que le vol n'était pas le motif premier de l'agression. Ou que le tueur a eu finalement peur de se faire rapidement repérer dans un véhicule signalé aux forces de l'ordre.

Hier soir, le procureur de la République de Montpellier a ouvert une information judiciaire pour « homicide volontaire commis en même temps qu'un autre délit », le vol du véhicule. Les premiers résultats de l'autopsie écartent l'hypothèse de sévices sexuels avant les deux coups de feu mortels. Pour l'instant, les enquêteurs travaillent sur deux scénarios principaux, faute de mieux, celui du rôdeur qui serait venu réclamer de l'argent l'arme au poing et celle d'une connaissance du couple. Les obsèques de la victime se dérouleront à Lattes (Hérault) sous l'œil vigilant des gendarmes.

Le jardinier du couple a avoué le meurtre de la femme qui l'employait, il a été mis en examen dimanche pour assassinat et l'époux de la victime pour complicité d'assassinat.

L'enquête avance Le jardinier et le mari de la victime ont été mis en examen ce dimanche et placés en détention provisoire. Selon le jardinier arrêté jeudi, le mari de la victime aurait commandité le meurtre en échange d'une rémunération de 30.000 euros.

Le mari nie cette version. Il affirme avoir découvert son épouse, une femme d'une soixantaine d'années, tuée par balles à leur domicile, alors qu'il rentrait d'une réunion le 11 mars, vers 22h. Le soir du crime, le jardinier dit être retourné à la villa de Castelnau en prétextant avoir oublié un téléphone portable. Sortant une arme dissimulée, il aurait tiré à deux reprises sur Bernadette Bissonnet.

Selon un scénario dicté, affirme-t-il, par le mari, le jardinier aurait ensuite pris le 4X4 de ses patrons et l'aurait abandonné quelques rues plus loin pour faire croire à un vol. De son côté, le mari a émis l'hypothèse d'une vengeance du jardinier auquel la victime venait de refuser un prêt. Ni l'arme du crime, ni le bip servant à ouvrir la voiture n'ont été retrouvés par les enquêteurs.


L'enquête bute sur cette question : pourquoi Jean-Michel Bissonnet aurait-il commandité l'assassinat de son épouse alors que le couple montrait tous les signes d'une vie harmonieuse ?
Quatre jours après la mise en examen de Jean-Michel Bissonnet pour complicité d'assassinat, les proches de ce couple de retraités aisés et sans histoire sont encore sous le choc. Cet homme d'affaires, qui venait de prendre sa retraite, est accusé par un jardinier d'avoir commandité le meurtre de sa femme, Bernardette, 58 ans, pharmacienne à la retraite. La victime avait été découverte dans sa villa de Castelnau-le-Lez au soir du 11 mars vers 22 h 30, par son mari qui rentrait d'une assemblée du Rotary Club.

Dès sa deuxième audition de garde à vue, le jardinier, Méziane Belkacem, 50 ans, a indiqué que ce matin-là, le mari lui a demandé l'a même supplié de tuer son épouse et lui a fourni le fusil à canons sciés et l'idée de déplacer la voiture de Bernadette. Un scénario que récuse totalement Jean-Michel Bissonnet. Belkacem, qui intervenait depuis plusieurs années dans la grande propriété de Castelnau, a ensuite été confondu par les traces de sang qu'il a laissé dans la maison après s'être blessé en tirant deux fois sur la victime, décrite comme une élégante et sportive quinquagénaire.

«Cette affaire ne colle pas du tout avec le personnage Bissonnet. Il s'entendait parfaitement avec sa femme avec qui il passait le plus de temps possible en vacances ou bien dans leur maison. Ils venaient d'acheter un appartement à Paris avec vue sur la Seine pour se rapprocher de leurs deux fils Florent et Marc. Il n'avait strictement aucune raison de la tuer. Et il a été totalement bouleversé par cette tragique disparition. Le matin de l'enterrement, il hurlait littéralement dans sa maison», raconte le docteur Philippe Chassing, ami du couple. «Quand il chassait avec nous, il partait très vite avant la fin de matinée pour rejoindre son épouse», poursuit Gérard Walcker, un autre proche.




«Il s'inquiétait de pouvoir racheter une parcelle de terrain pour agrandir sa propriété qu'ils adoraient aménager tous les deux ensemble. Et je n'ai jamais vu l'ombre d'un nuage entre eux», explique encore Max Portalès, , chef d'entreprise et habitué des dîners très conviviaux donnés dans cette grande maison confortable avec deux piscines, rachetée à un industriel voici un peu plus de dix ans. Outre la chasse, Jean-Michel Bissonnet jouait au golf et dirigeait le Rotary Club local.

Dans le Montpellier de la réussite, ce scénario mal ficelé de tueur à gages pris dans l'entourage immédiat colle mal avec la réputation de sérieux et d'organisation performante de Jean-Michel Bissonnet, dont les affaires florissantes avaient débuté, à la suite de son frère, dans la distribution pharmaceutique. Il avait épousé Bernadette, issue elle-même d'une famille aisée.

Hier après-midi, les enquêteurs se sont livrés à une longue perquisition dans la maison de Castelnau-le-Lez en présence du prévenu. Son avocat vient de faire appel de la décision d'incarcération.

«À part les accusations du jardinier, il n'y a rien dans le dossier qui puisse étayer une telle hypothèse. Jean-Michel Bissonnet a répondu à toutes les questions pendant sa garde à vue. Le dossier est vide d'éléments matériels et on cherche encore le mobile», estime Me Denis Bertrand, l'avocat de Bissonnet.

Aucune trace de double vie, non plus, dans l'enquête, selon l'avocat. Le procureur adjoint, Georges Gutierrez, maintient qu'il existe dans cette affaire «des éléments qui viennent étayer les affirmations du jardinier Belkacem». Mais il reconnaît aussi que le mobile n'est toujours pas établi. Sauf à imaginer que cet homme ait voulu ainsi détruire ce qu'il avait aimé et construit pendant toute sa vie. Dans un épais brouillard judiciaire.


SOURCES : résumé des journaux LE FIGARO et LE PARISIEN

Cette affaire a une ressemblance avec l'affaire ANDRE KASS ( voir ce sujet sur le site S K C )
http://www.skcenter.org/forum/index.php?showtopic=354


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MessagePosté : 28 mars 2008, 12:46 
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Cette affaire, qui s'est passée dans une des banlieues de ma ville, est en effet totalement incompréhensible.

Le résumé de MARATHON correspond tout à fait à ce que j'ai pu lire chaque jour dans le journal local (Midi-Libre) et je ne puis malheureusement apporter, malgré ma proximité géographique, aucune information inédite. Les quelques personnes de ma connaissance qui auraient été susceptibles de me renseigner parce que vivant dans la localité de Castelnau-le-Lez ne connaissaient malheueusement pas M. et Mme Bissonet.

Seule précision que j'apporterai au compte-rendu de MARATHON : d'après l'article de Midi-Libre, il semble que Belkacem (le jardinier) se soit de lui-même présenté à la policie pour s'accuser du meurtre.
Ce qui ne rend pas le mystère plus limpide, bien au contraire.

J'ai essayé de raisonner par l'absurde.

Supposons le mari coupable d'avoir commandité le meurtre.

1.
pour quelle raison le mari aurait-il voulu se débarasser de sa femme ?

Sauf découvertes ultérieures remettant tout en question, il semblerait que :

- Ils aient été aussi fortunés l'un que l'autre
- Ils aient formé un couple extrêmement uni
- Ils aient, comme le précise Marathon, eu des projets d'avenir
communs (achat d'appartement, etc.)
- Monsieur Bissonet n'ait pas eu de double vie.

2.
Comment un homme que tout le monde s'accorde à décrire comme ultra précis, super rigoureux, aurait-il pu organiser son affaire de manière aussi piteuse ?

Supposons que le jardinier ait effectivement tué Mme Bissonet à l'instigation de son mari

- 30.000 euros constituent-ils un motif suffisamment puissant pour le convaincre de prendre un tel risque ?

- On retombe dans l'objection ci-dessus : comment le mari aurait-t-il pu dans cette hypothèse lui conseiller un scénario aussi minable ?
Avec son caractère ultra orgainisé et les gros moyens financiers dont il disposait, il me semble qu'il aurait été logique de s'adresser à un tueur professionnel.

Supposons le jardier seul coupable

- Quel serait le mobile de ce meurtre ? le vol ? On n'a rien volé. Peut-être n'a-t-il pas trouvé d'argent ? Pas impossible. Depuis l'invention des cartes de crédit, les gens gardent souvent bien peu de liquide chez-eux.

- Pourquoi s'accuser immédiatement du meurtre ? On pourrait penser qu'il a tout de suite compris qu'on remonterait de toute manière jusqu'à lui et qu'il n'avait aucune chance.


Je dirais que, en l'état actuel des informations, si je devais avoir une hypothèse, ce serait plutôt celle d'un crime commis par le seul jardinier mais de manière non préméditée. Je pense à une discussion entre le jardinier et sa patronne (probablement pour une histoire d'argent, augmentation ou autre. Dans le journal, il avait été question d'un prêt) qui aurait mal tournée. Cela expliquerait le manque d'organisation du meurtre, les traces laissées partout, l'amateurisme total de la chose.
Le jardinier, rapidement pris de panique, regrettant son geste, ne sachant où aller, conscient de son impossibilité à échapper à la police, aurait choisi de se livrer mais en donnant une version susceptible de minimiser sa responsabilité.
Le thème du mari qui s'assure les services d'un tiers pour se débarasser de sa femme est tellement connu (polars, séries télévisées, etc.) que l'on n'a pas de peine à comprendre comment l'idée de ce scénario aurait pu lui venir.

Ce que je viens d'écrire n'est qu'une première déduction, je ne prétends en aucun cas détenir la vérité


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MessagePosté : 05 avr. 2008, 09:34 
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Liberté refusée pour Jean-Michel Bissonnet




L'homme d'affaires de Castelnau-le-Lez est soupçonné d'avoir fait assassiner son épouse Bernadette, tuée dans leur villa le 11 mars

« Je suis triste de cette décision, mais on va continuer à se battre pour que papa sorte de là. Ce n'est que partie remise. C'est un coup dur, mais ce n'est pas le premier. Depuis trois semaines, on les accumule. » Florent, 28 ans, le fils aîné de Jean-Michel Bissonnet, ne cachait pas son désarroi hier après-midi, après le rejet par la chambre de l'instruction de la demande de libération présentée par son père.

"On s'y était un peu préparés,
pour se protéger, mais ça fait quand même mal. On espérait manger avec papa le soir, on avait fait des courses... Mais bon, quand on voit que Jérôme Kerviel est resté cinq semaines en prison pour les besoins de l'enquête... » Après 24 h de réflexion, les magistrats montpelliérains ont décidé de maintenir en détention l'homme d'affaires de Castelnau-le-Lez (Hérault), mis en examen et écroué pour complicité dans l'assassinat de son épouse Bernadette. La retraitée a été abattue à son domicile de deux coups de fusil par le jardinier de la maison, qui a ensuite affirmé avoir agi sur ordre du mari.

« Pour les juges, le laisser en détention, c'est le seul moyen pour préserver l'enquête et l'ordre public, vu la gravité du crime », explique Me Jean-Marc Darrigade, l'un des défenseurs du sexagénaire. « Désormais, nous souhaitons une accélération de l'enquête, afin que tous les éléments recueillis soient versés au dossier, pour innocenter Jean-Michel Bissonnet. » Florent Bissonnet avait assisté à l'audience publique de la chambre de l'instruction, jeudi matin , avec son frère Marc, 26 ans. « Depuis, nous sommes encore plus motivés, parce que pendant cette audience, on a très bien vu qu'il n'y a rien dans le dossier. »


Les arguments invoqués par l'avocat général ne l'ont pas convaincu : « Dire que mon père va partir à l'étranger, c'est inouï. Il a sa vie en France, nous, nous sommes là, il n'a aucun endroit où partir. C'est malheureux, mais on va se battre. On n'a pas le choix, on a besoin de papa. » Pour lui, il n'y avait aucun nuage dans le couple formé par ses parents. « Ils étaient tellement heureux ensemble. C'est terrible de voir qu'on nous a volé ce bonheur. C'est vrai, j'ai toujours été très heureux dans ma vie. Maman est partie, ça suffit comme retour de bâton. Et maintenant, on accuse mon père d'être coupable. Heureusement qu'on a un peu de recul. »


Dans cette épreuve, le soutien des proches est un précieux secours : « C'est extraordinaire de voir toutes les marques de sympathie qu'on reçoit. Mon père n'a pas d'ennemi. On est une famille sans histoire. On n'a rien à se reprocher. Quand on voit dans quel bonheur on était, et dans quelle situation on se trouve, c'est incroyable. Comme si ça ne suffisait pas d'avoir perdu maman. » Désormais, la famille veut s'efforcer de regarder vers l'avenir : « On va travailler le dossier, continuer à amener de nouveaux éléments au juge. Ce n'est pas normal de laisser en prison quelqu'un qui n'a rien fait. »


SOURCE : MIDI LIBRE


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MessagePosté : 05 avr. 2008, 11:46 
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J'ignore si les Bissonnet formaient ou non un couple heureux. Il m'est impossible d'en juger car je ne les connaissais pas et, bien que connaissant pas mal de gens à Castelnau-le-Lez, aucun d'entre eux ne les connaissait.
Et même si je les avais connus personnellement, je sais tellement par expérience qu'on ne peux jamais être certain de ce qui se passe réellement dans un couple que je ne me hasarderais pas à me forger une conviction sur ce seul élément.

Si je continue à douter de la culpabilité de Michel Bissonnet, c'est toujours pour la raison que j'ai évoquée dans mon post précédent : je trouve totalement invraisemblable qu'un homme unanimement connu pour son caractère rigoureux, son talent d'organisation et son réalisme ait pu monter un scénario aussi minable, choisir pour exécuteur un pauvre type qui ne maîtrisait pas ses nerfs et dont il était de toute manière évident qu'il serait soupçonné en tant que familier de la maison. Il est pour moi difficilement crédible que Bissonnet ait pu organiser son affaire de manière aussi lamentable.

Et bien entendu, les "on-dit" ont déjà commencé : hier, dans la presse, un "proche du couple" aurait déclaré que Bissonnet lui aurait récemment déclaré à propos de sa femme :"Elle n'a jamais cessé de m'emmerder !". Ce à quoi une autre "amie du couple" aurait immédiatement rétorqué que ce genre de remarque ne signifiait absolument rien dans la bouche de Bissonnet, qui avait l'habitude d'utiliser à propos de tout et de rien des mots qui pouvaient sembler très forts à beaucoup de personnes mais qui n'étaient pour lui que l'expression d'un agacement passager à propos d'une bricole.

Il est de fait que je connais énormément de gens qui sont comme cela et qui sont capables de traiter couramment de "connard" leur meilleur ami, auquel ils seraient par ailleurs capables de donner leur dernière chemise s'il avait le moindre problème.

Et les gens qui me connaissent bien savent pertinemment que ce n'est pas lorsque je dis à quelqu'un quelque chose dans le genre de :"Tu commences à m'emmerder sérieusement !" ou "Aujourd'hui, je ne peux pas te voir en peinture !" que les choses sont graves, mais bien lorsque je me tais, consciente qu'aucune amitié n'est plus possible et que je suis trop mal pour avoir le coeur de parler.

Maintenant, je ne dis pas que Bissonnet était quelqu'un de ce genre.


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MessagePosté : 08 mai 2008, 07:29 
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Meurtre de la pharmacienne : un trio pas si parfait dans son scénario

Le mari de la riche pharmacienne assassinée par son jardinier dans sa villa de Castelnau-le-Lez (Hérault) aurait bien commandité le meurtre de son épouse (Libération du 4 avril). C’est en tout cas ce dont l’accuse son proche ami d’enfance, le vicomte Amaury d’Harcourt, 82 ans, placé en garde à vue lundi par les gendarmes de la section de recherches de Montpellier. Il a été libéré compte tenu de son âge et sera convoqué plus tard par le juge d’instruction. L’octogénaire a reconnu avoir jeté le fusil dans le Lez à la demande du mari, indiquant l’endroit aux gendarmes qui ont ainsi pu le repêcher. Deux mois après le meurtre, les aveux tardifs de ce troisième homme viennent confirmer le scénario machiavélique révélé par le jardinier.

30 000 euros. Bernadette Bissonnet, pharmacienne retraitée de 57 ans, avait été tuée de deux coups de fusil au domicile conjugal, le 11 mars vers 21 h 30. Son époux avait appelé les gendarmes vers 22 heures, juste après avoir découvert le corps en rentrant de sa réunion hebdomadaire au Rotary Club. Le 20 mars, le jardinier de la villa, blessé à un pouce, avouait en garde à vue s’être abîmé le doigt en tirant sur la femme. Mais Meziane Belkacem accusait le mari d’avoir tout manigancé. Interpellé, Jean-Michel Bissonnet a toujours nié. Le 23, les deux hommes ont été mis en examen et écroués. Depuis, famille et amis du mari, un pied-noir de 60 ans, affirment partout qu’il s’entendait parfaitement avec sa femme. Pourtant, le jardinier affirme que le mari lui aurait promis 30 000 euros pour tuer sa femme.

Meziane Belkacem, un harki de 49 ans qui a quitté l’Algérie à l’âge de 20 ans, avait conçu pour Jean-Michel Bissonnet, natif d’Oran, une grande admiration. Déstabilisé par son second divorce et ayant besoin d’argent, il a accepté la mission qui lui aurait été confiée une semaine avant. Le jour du meurtre, il vient travailler dans la villa. Le mari l’emmène faire des courses en lui donnant à conduire le 4x4 de l’épouse afin qu’il puisse justifier d’avoir laissé ses empreintes dessus. Le vieil ami est venu rendre visite au couple, puis est parti avec le mari s’acheter une veste. Peu avant 20heures, le mari part au Rotary en emmenant son chien. A 20 heures, il appelle sa femme pour l’avertir que le chien est avec lui. Le jardinier, au courant de ce coup de fil, sait que le terrain est libre. Vers 21heures, il pénètre dans la villa au moyen du bip confié par le mari, récupère un fusil de chasse de calibre 16 caché dans le jardin, ressort et sonne en prétextant avoir oublié son portable. Il abat la femme à l’intérieur de la maison, part au volant du 4x4 et abandonne le véhicule 200 mètres plus loin, l’arme sur le siège passager. Il récupère sa propre voiture et s’en va. Quand les gendarmes retrouvent le 4x4 le soir du crime, l’arme n’y est plus. Leurs soupçons se portent sur l’ami octogénaire, qui comme par hasard, était retourné à la villa vers 21 h 45. Entendu à plusieurs reprises, Amaury d’Harcourt avait d’abord dit que c’était pour «récupérer sa veste» mais que personne n’ayant ouvert, il était reparti. Etrange comportement pour un homme qui disposait d’un téléphone portable, savait que son ami était au Rotary et de plus, n’entretenait pas de bonnes relations avec la victime.

«Pour rigoler». Autre coïncidence, le lendemain du crime, ce vicomte avait cherché à joindre le jardinier sur son portable. «Nous avons maintenant la démonstration que Meziane Belkacem n’est pas un manipulateur», a déclaré hier l’un de ses avocats, Me Iris Christol. Il y a un an, Meziane Belkacem avait confié à son épouse : «Bissonnet m’a dit pour rigoler qu’il cherchait un tueur à gage pour éliminer un homme d’affaires». Apparemment, le mari ne rigolait pas.

Source :Libération


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MessagePosté : 08 mai 2008, 15:01 
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J'arrive trop tard. Je voulais recopier l'article que je viens de découvrir sur Midi libre. Marathon m'a pris de vitesse.

Je pense qu'il faut à attendre de voir comment les choses évoluent. Voir si Bissonnet continue de nier. Voir si le vicomte maintient sa version. Voir si la carabine retrouvée dans le Lez est bien l'arme du crime (on le dirait bien, mais on ne sait jamais ...). Voir si Bissonnet avait vraiment une double vie. Voir si la version Belcacem se recoupe avec celle du vicomte.

Pour le moment, je n'arrive pas à reconstituer un scénario et un mobile qui se tiennent. S'il voulait refaire sa vie, il me semble qu'il y avait d'autres moyens. Le divorce, ça existe. Côté finances, je crois savoir -qu'ils étaient aussi riches l'un que l'autre. Mais je peux me tromper et cela pourrait être le mobile.

Je ne comprends quand même toujours pas comment cet homme considéré comme intelligent peut avoir aussi mal ficelé son affaire.


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MessagePosté : 11 mai 2008, 20:44 
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Hérault. Le mari, le jardinier et un vicomte soupçonnés du meurtre de la pharmacienne.Hérault.Trois suspects pour le meurtre de la riche pharmacienne


Le meurtre de la riche pharmacienne de Castelnau-le-Lez, dans l'Hérault, sera-t-il bientôt résolu ? Les confessions d'un vicomte ont relancé l'enquête cette semaine. Amaury d'Harcourt, 82 ans, a avoué avoir récupéré l'arme du crime, et il a confirmé les soupçons qui pèsent sur le mari de la pharmacienne.

Désormais présumé complice de l'assassinat de Bernadette Bissonnet, survenu le 11 mars 2008 à Castelnau-le-Lez, le vicomte Amaury d'Harcourt a été placé en garde-à-vue lundi dans l'Yonne où il réside. Sa garde-à-vue a été interrompue pour des raisons de santé.

Selon les gendarmes du Languedoc-Roussillon, le vicomte a avoué avoir récupéré le fusil à canon scié quelques minutes après le meurtre et s'en être débarrassé en le jetant dans l'eau du Lez un peu plus loin. Sur ses indications précises, l'arme présumée du meurtre a été récupérée.

Amaury d'Harcourt sera convoqué d'ici dix jours pour être entendu par l'un des juges et mis en examen pour complicité d'assassinat. Le vicomte a impliqué Jean-Michel Bissonnet, 60 ans, le mari de Bernadette, comme étant le commanditaire de l'assassinat.

Sur ses indications précises, l'arme présumée du meurtre a été récupérée.
Le meurtre de la pharmacienne aurait été exécuté par le jardinier-laveur de carreaux occasionnel : Meziane Belkacem a passé des aveux complets avant d'être mis en examen pour homicide volontaire avec préméditation sous la maîtrise de la juge d'instruction Florence Ferranet.A priori le triptyque judiciaire serait complet avec le commanditaire, l'exécutant et le complice.


Le mari aurait ordonné le meurtre de Bernadette. Le jardinier l'aurait exécuté. Le vicomte, ami de Jean-Michel Bissonnet, se serait chargé d'éliminer les preuves de l'assassinat.

Le mari nie
Mais ces dernières révélations n'ont pas entamé la détermination de Jean Michel Bissonnet. Depuis la cellule de Béziers où il est incarcéré depuis le 22 mars dernier, le mari de la riche pharmacienne organise sa défense.

« Nous avons obtenu pour la première fois un droit de visite ce vendredi. Mon père est toujours déterminé à démontrer son innocence. Il rassemble tous les éléments qui peuvent concourir à l'avènement de la vérité », explique Florent Bissonnet, l'aîné des deux fils, convaincu que son père n'a pas faire exécuter sa mère.

Jean-Michel Bissonnet tente notamment d'établir s'il existait des liens entre le vicomte, l'ami de quarante ans, et le jardinier. Amaury d'Harcourt et Meziane Belkacem entretenaient-ils des relations personnelles ? Ont-ils eu des échanges téléphoniques après l'assassinat de Bernadette Bissonnet ? C'est l'une des dernières clés du mystère.

Le vicomte était un ami du mari« Sa vie est passionnante comme un roman », raconte une jeune femme qui a connu le vicomte. Amaury d'Harcourt était un ami de Jean-Michel Bissonnet. Les deux hommes se sont rencontrés dans les années 1970. Bissonnet est alors étudiant en médecine à Tours. « Amaury d'Harcourt a aidé mon père. Et depuis, mon père a toujours soutenu le vicomte », explique Florent Bissonnet, décrivant d'Harcourt comme « un noble désargenté, ayant dilapidé sa fortune ».

Ces derniers temps, Bissonnet et d'Harcourt se rencontraient au rythme de cinq à six fois par an. Ils se téléphonaient chaque semaine et chassaient parfois ensemble. D'Harcourt vit dans sa propriété de Rogny-Les-Sept-Ecluses, dans l'Yonne.

Mais le soir du meurtre, le vicomte était dans l'Hérault.

Source : La Dép^che du midi


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MessagePosté : 11 mai 2008, 21:03 
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Ce qui me frappe dans cette affaire, c'est qu'aussi bien Belcacem - présumé coupable - que le vicomte - présumé complice - devancent l'appel : ils s'empressent de se livrer à la police avant même que celle-ci se soit intéressée à eux.


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MessagePosté : 12 mai 2008, 21:26 
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Si Jean-Michel Bissonnet AVAIT VOULU TUER sa femme pourquoi faire appel à d'éventuels " complices " ? Pour se forger un alibi ? C'est vraiment dangereux car dans beaucoup d'affaires similaires les " complices " finissent par parler.

Un divorce aurait été plus simple. Mais sous quel régime ce couple était marié ?


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MessagePosté : 12 mai 2008, 22:44 
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Citation :
Citation :
Si Jean-Michel Bissonnet AVAIT VOULU TUER sa femme pourquoi faire appel à d'éventuels " complices " ? Pour se forger un alibi ? C'est vraiment dangereux car dans beaucoup d'affaires similaires les " complices " finissent par parler.
Mais, oui, c'est exactement ce que je pense aussi.
Citation :
Un divorce aurait été plus simple. Mais sous quel régime ce couple était marié ?
Tout à fait, c'est bien ce que je dis.
Cela dit, je ne sais pas sous quel régime ils étaient mariés.
C'est vrai que, s'ils étaient mariés sous le régime de la communauté, il y aurait peut-être perdu.

Mais même comme cela, je ne comprends quand même pas comment il y pu s'y prendre de manière aussi piteuse. Ca ne colle pas avec le caractère que tout le monde lui prête. Normalement, un homme aussi réaliste et organisé aurait fait appel à un professionnel.
Au lieu de ça, le jardinier et un copain ... pourquoi pas le facteur, tant qu'il y était !

Je ne sais que penser de cette histoire.
S'il n'y avait pas le témoignage du vicomte, je continuerais à pencher pour la thèse du jardinier ayant tué sans préméditation sur un coup de colère et s'étant dénoncé en inventant une histoire pour se dédouanner.

Mais là, ça commence à faire beaucoup.


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MessagePosté : 13 mai 2008, 10:37 
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C'est surtout le fait que le vicomte se soit dénoncé qui m'étonne.

Pour Belcacem, encore, ça peut se comprendre : qu'il ait agi de son propre chef sous un coup de colère ou mandaté par Bissonnet, ce n'est pas un professionnel et on peut supposer qu'une fois le meurtre accompli, il ait réalisé l'horreur de son geste et compris que, de toute manière, étant un familier de la maison, il serait forcément interrogé et soupçonné. Il devait sentir qu'il n'aurait pas la force de tenir tête à un interrogatoire. Il aurait donc réfléchi et préféré se livrer en se disant que, quel que soit le cas de figure, le fait de s'être livré lui vaudrait peut-être quelque indulgence du jury.

Mais le vicomte ... Je n'arrive pas à m'imaginer ce qui a pu le pousser à se dénoncer. Certes, il est probable que la police aurait interrogé tous les amis et connaissances de Bissonnet et il n'est pas impossible qu'il ait fait partie des personnes interrogées.
Mais si tout s'est passé comme il le dit, personne ne l'a vu aller chercher la carabine et celle-ci n'avait que très peu de chance d'être retrouvée dans le Lez. Et quand bien même, pourquoi serait-on remonté jusqu'à lui ? Il avait forcément effacé ses empreintes et après un séjour plus ou moins prolongé dans l'eau, toute trace aurait de toute façon disparu.

Non, je n'arrive pas à trouver une explication à cette auto-dénonciation.


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MessagePosté : 17 mai 2008, 13:04 
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DIMANCHE 18 MAI sur TF1 à partir de 18 heures 40

SEPT A HUIT

L'ASSASSINAT DE LA FEMME DU PDG
Bernadette bissonnet

Le bourgeois, le noble et le jardinier. Qui a tué Bernadette Bissonnet, riche pharmacienne de Castelnau-le-Lez, retrouvée morte à son domicile le 11 mars dernier, tuée de deux coups de fusil de chasse de calibre 16 ?

Son jardinier, Meziane Belkacem, commandité par son mari, Jean-Michel Bissonnet comme le soupçonnent les enquêteurs ? Le mari aurait promis 30 000 euros à son employé pour se débarrasser de sa femme, mais à ce jour, le mobile du meurtre reste flou. Depuis quelques jours, un nouveau personnage apparaît dans cette affaire digne d'un roman d'Agatha Christie ou d'un film de Claude Chabrol : le vicomte Amaury d'Harcourt, 82 ans, noble désargenté, que la justice croit capable d'avoir fait disparaître l'arme du crime, par amitié pour Jean-Michel Bisssonet, un compagnon de chasse.


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MessagePosté : 18 mai 2008, 14:17 
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Le vicomte mis en examen pour complicité


Amaury d'Harcourt, 82 ans, avait reconnu avoir jeté l'arme qui aurait servi à tuer Bernadette Bissonnet, le 11 mars dernier, à Castelnau-le-Lez.

Quel est le rôle exact joué par le vicomte Amaury d'Harcourt dans l'affaire Bissonnet ? Les nouvelles auditions menées, vendredi, auprès de l'octogénaire par les deux juges chargés de l'enquête sur la mort de cette riche pharmacienne retraitée, ont conduit à sa mise en examen pour complicité d'assassinat. Mais si le parquet a demandé son incarcération (lire ci-après), il a quitté libre le tribunal de Montpellier, placé sous contrôle judiciaire strict. Contrairement à Meziane Belkacem, le laveur de carreaux qui a affirmé avoir tué Bernadette Bissonnet sur ordre du mari de la victime, et Jean-Michel Bissonnet, soupçonné d'avoir organisé l'assassinat de son épouse - ce qu'il nie - qui, eux, sont derrière les barreaux.

Devant le JLD (juge des libertés et de la détention) et à Midi Libre, dans les couloirs du palais, Amaury d'Harcourt a livré sa version des faits, chargeant une nouvelle fois Jean-Michel Bissonnet, son ami de trente ans et confident. Oui, sur son ordre, il a bien récupéré le fusil à canon scié, l'arme supposée du crime, dans le 4X4 de la victime abandonné par Belkacem après son forfait, qu'il a ensuite jeté dans le Lez.

En revanche, il s'est montré confus sur le fait de savoir s'il était au courant ou non de ce qui se tramait dans la villa, sortant du chapeau une version inédite et abracadabrantesque qui le dédouane en partie. « C'est vrai, j'ai accepté de faire ce qu'il m'a demandé. Mais je pensais que Jean-Michel avait planifié avec Belkacem de faire un simulacre de hold-up : sa femme voulait faire repeindre la maison entièrement. Il s'y opposait et voulait lui faire croire qu'il y avait eu un cambriolage pour la dissuader, raconte celui qui fut garde-chasse au domaine présidentiel de Chambord, sous Giscard. Il m'a dit qu'il y avait un sac à récupérer, je sais bien que tout cela paraît absurde, je croyais que c'était les objets du cambriolage. » Il se serait ensuite aperçu qu'il y avait un fusil à l'intérieur, dont il s'est débarrassé, et n'aurait compris le scénario macabre que le lendemain...L'octogénaire, costume bleu foncé impeccable, à la santé vacillante depuis un accident l'année dernière, balaye l'idée qu'il ait pu fomenter l'assassinat avec le laveur de carreaux, comme l'a suggéré Jean-Michel Bissonnet lorsqu'il a appris que son vieil ami le lâchait.

« Je l'ai vu une après-midi pendant trois heures et, avec ça, j'aurais pu monter tout ce scénario ? Ce n'est pas sensé ! Ce qui s'est passé, ce sont des mois de préparation. » Une indignation reprise par l'avocat du vicomte : « La honte doit habiter Bissonnet, il sait qu'il a mis la pression sur d'Harcourt, son ami, son confident depuis la mort de son père. C'est pour cela que mon client n'a pas assisté à l'enterrement de Bernadette. Il m'a dit : "Je voyais les larmes de Bissonnet, je savais ce qu'il avait commis, je n'ai pas pu rester", lance Me Balling. Mon client est mis en examen pour complicité mais rien ne permet de dire qu'il sera poursuivi pour cela. Il a juste reçu un coup de fil pour aller chercher un sac et il l'a fait ».

L'enquête, elle, continue, notamment pour tenter de retrouver un indice : la veste ensanglantée de Belkacem, blessé au pouce, qu'il dit avoir laissée dans le 4X4. D'Harcourt explique l'avoir vue mais il ne l'a pas prise. Bissonnet, lui, était à sa réunion au Rotary.



Meurtre de Castelnau« Il revient sur ses dires

« Il revient sur ses dires » Le parquet de Montpellier a demandé sans l'obtenir l'incarcération d'Amaury d'Harcourt. Le procureur adjoint a tancé le v...Le parquet de Montpellier a demandé sans l'obtenir l'incarcération d'Amaury d'Harcourt. Le procureur adjoint a tancé le vicomte devant le juge des libertés et de la détention, vendredi, estimant que le suspect minimisait son implication. « Quand on prend son audition, elle est très en deçà de ce qu'il avait reconnu devant les gendarmes, il revient sur la connaissance du projet criminel de Bissonnet. Mais en prêtant la main à ce projet, il savait que c'était la femme de son meilleur ami qui allait être tuée ». Évoquant un « dossier criminel hors du commun », il a demandé la détention pour éviter « que les gens ne se concertent », sachant « qu'une partie des preuves n'a pas été retrouvée ». Il a aussi dénoncé des « pressions sur la justice pour ne pas que l'on aille à l'essentiel en faisant croire que le couple Bissonnet était un couple heureux ».

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 20 mai 2008, 18:28 
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Nouveau scénario pour le meurtre de Montpellier


Dans l'affaire du meurtre de son épouse Bernadette Jean-Michel Bissonnet continue de clamer son innocence depuis sa cellule de Béziers.
Les proches de la pharmacienne tuée estiment qu'Amaury d'Harcourt, qui vient d'être mis en examen, a pu jouer un rôle déterminant dans l'assassinat.
Dix jours après son placement en garde à vue, Amaury d'Harcourt, 82 ans, a été mis en examen à Montpellier pour complicité d'assassinat. Il n'a pas été écroué, mais simplement placé sous contrôle judiciaire. L'octogénaire a reconnu avoir récupéré l'arme présumée du meurtre de Bernadette Bissonnet peu de temps après que, le 11 mars vers 21 h 30, Meziane Belkacem, jardinier et laveur de carreaux, a tiré à deux reprises sur cette ex-pharmacienne de 57 ans pour la tuer alors qu'elle se trouvait seule à son domicile de Castelnau-le-Lez (Hérault). Le 6 mai, le vicomte d'Harcourt avait permis, grâce à un croquis, de retrouver le fusil à canons sciés qu'il avait lui-même jeté dans le Lez le soir du meurtre.

Selon le communiqué de la gendarmerie, Amaury d'Harcourt avait affirmé avoir agi à la demande du mari de la victime, Jean-Michel Bissonnet, un homme d'affaires de 60 ans, que le jardinier Belkacem désignait comme commanditaire du crime. Devant les juges, le vicomte, ami de jeunesse de Jean-Michel Bissonnet, aurait minimisé son rôle dans l'opération, estimant n'avoir rien su du drame qui s'était noué quelques minutes plus tôt dans la maison des Bissonnet.

Bien que mis en examen dans une affaire d'assassinat, Amaury d'Harcourt a été laissé en liberté. Il avait déjà bénéficié d'un délai de dix jours entre son audition en garde à vue et sa comparution, ce qui est exceptionnel. «Dans cette affaire, il peut aussi légitimement être considéré comme le commanditaire potentiel du meurtre de ma mère. Elle ne l'appréciait pas, car elle représentait un obstacle à l'amitié avec mon père qui lui venait financièrement en aide ces dernières années. Son état de santé chancelant ? Il lui avait tout de même permis de rallier Montpellier depuis la Bourgogne au volant de sa voiture et de chasser une journée entière sans montrer de signe de faiblesse», explique Florent Bissonnet, le fils aîné de la famille, convaincu que son père n'a pas pu préparer et faire exécuter «la femme de toute sa vie, dans la maison de ses rêves».


Échanges téléphoniques entre le vicomte et le jardinier

Depuis sa cellule de Béziers, Jean-Michel Bissonnet continue de clamer son innocence. Ses proches s'interrogent sur les relations personnelles qui pourraient exister entre Meziane Belkacem, le jardinier occasionnel des Bissonnet, devenu assassin, et le vicomte d'Harcourt. Des liens qui sont aujourd'hui au cœur de l'enquête. Il semble établi que les deux hommes ont eu des échanges téléphoniques le 12 mars, au lendemain du drame.

Si Amaury d'Harcourt, ancien organisateur de chasses présidentielles sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, a pu ressortir libre du palais de justice de Montpellier (Hérault), il le doit au juge des libertés qui a arbitré en sa faveur alors que le parquet réclamait avec fermeté son placement en détention provisoire. Le procureur de la République a encore huit jours pour faire appel de cette décision. Dans cette affaire exceptionnelle, toutes les preuves sont loin d'être rassemblées pour élucider le rôle respectif des trois personnes soupçonnées d'avoir joué un rôle dans l'assassinat.

Source : Le Figaro


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MessagePosté : 21 mai 2008, 08:10 
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Meurtre de CastelnauBissonnet accuse son vieil ami Amaury

L'homme d'affaires de Castelnau-le-Lez nie être lié à l'assassinat de son épouse, malgré les déclarations de son jardinier et du vicomte Amaury d'Harcourt


« C'était mon jardin secret. Je n'avais jamais voulu en parler jusque-là. Hier, un ami m'a dit qu'il fallait le dire. » Assis face aux magistrats montpelliérains, Jean-Michel Bissonnet, entre deux sanglots, parle du vicomte Amaury d'Harcourt, 82 ans, qui l'accuse d'avoir commandité l'assassinat de son épouse. « C'est un ami, quelqu'un qui m'a aidé dans la vie. » C'était il y a quarante ans. Jean-Michel Bissonnet, rentré d'Algérie, s'était tout d'abord installé dans l'Yonne. Bon tireur, il y avait connu le vicomte, qui travaillait alors aux chasses de l'Elysée et l'avait embauché sur son domaine. « Il m'avait fait connaître plein de monde. J'avais 20, 25 ans. Ma famille ne pouvait pas me payer mes études de médecine. Il m'avait fait profiter de cette vie. Pour un jeune homme, c'était extraordinaire. La fête permanente... » Jean-Michel Bissonnet reprend son souffle. « Amaury d'Harcourt a voulu abuser de moi quand j'étais jeune. Un ami nous avait séparés. Après, il avait dit qu'il fallait que je quitte mon travail. »Le président le coupe. « Je crois qu'il faut que vous réserviez ces déclarations à l'instruction. » Puis il met brutalement fin à cette audience de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier, laissant l'assistance abasourdie.

Pour la première fois hier matin, l'homme d'affaires Jean-Michel Bissonnet, 61 ans, écroué à Béziers depuis le 23 mars pour complicité dans l'assassinat de son épouse Bernadette, 57 ans, a comparu publiquement. La cour d'appel examinait une demande de remise en liberté à laquelle l'avocat général s'est opposé. « Le dossier a connu un développement majeur », a rappelé le magistrat. « Amaury d'Harcourt, placé en garde à vue, a déclaré que son vieil ami Bissonnet lui avait parlé de son projet de tuer son épouse depuis trois ou quatre ans. Il ne la supportait plus, notamment parce qu'elle prenait toujours la défense de son fils Marc. » Le 11 mars au soir, lorsque le jardinier Meziane Belkacem a abattu Bernadette Bissonnet, Amaury d'Harcourt, selon ses déclarations aux gendarmes, serait venu vers 21 h à la villa de Castelnau. « A 19 h, Bissonnet lui avait demandé de récupérer un étui de raquette de tennis dans lequel se trouverait un fusil. »

D'Harcourt aurait vu Belkacem sortir de la villa en 4X4, et l'abandonner un peu plus loin. « Dedans, il y avait l'étui et le fusil, que d'Harcourt a récupérés, et une veste ensanglantée, qu'il n'a pas récupérée. Le lendemain matin, il avait informé Bissonnet qu'il s'était débarrassé de l'arme. » Le fusil a été retrouvé dans le Lez, où il a avoué l'avoir jeté. Amaury d'Harcourt a été mis en examen le 16 mai pour complicité d'assassinat, et placé sous contrôle judiciaire. « Les déclarations concordantes de ces deux personnes, Belkacem et d'Harcourt, me paraissent constituer des charges très sérieuses », a conclu l'avocat général. La défense a elle demandé la libération de Bissonnet. « Sa version n'a jamais changé, contrairement à d'autres qui sont à géométrie variable », a insisté Me Bertrand, affirmant que Belkacem ment « notamment sur son emploi du temps le 11 mars au soir. Qui nous dit qu'il n'y a pas une menace de d'Harcourt planant sur Belkacem ? » Son confrère Me Darrigade enchaîne : « Est-ce que ça sert à quelque chose que Jean-Michel Bissonnet soit en prison, sauf à inculquer l'idée qu'il est déjà coupable ? » Décision le 26 mai.

Source : Midi Libre


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