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MessagePosté : 21 mai 2008, 08:13 
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Le Vicomte Amaury d'Harcourt veut-il se venger sur son ami après son échec de jeunesse pour la tentative abus sexuel sur Jean-Michel Bissonnet ?


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MessagePosté : 21 mai 2008, 09:59 
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MARATHON a écrit :
Le Vicomte Amaury d'Harcourt veut-il se venger sur son ami après son échec de jeunesse pour la tentative abus sexuel sur Jean-Michel Bissonnet ?


Ce motif me semble un peu mince, tout de même. Il y aurait mis le temps ! Et j'imagine que pendant toutes ces décennies, il a dû avoir d'innombrables occasions - commerciales, relationnelles - de se venger de Bissonnet sans en être réduit à risquer un meurtre.
Et puis, se venger ... il me semble que, l'agressé ayant été Bissonnet, ç'aurait été plutôt à lui de se venger, et non à l'agresseur. Au lieu de cela, Bissonnet a maintenu des relations amicales avec d'Harcourt.

Il y a 2 jours, j'ai vu sur la chaîne régionale les 2 fils de Bissonnet exposer une hypothèse de culpabilité d'Amaury d'Harcourt, mais en avançant un mobile qui, sans me convaincre forcément, me paraît tout de même un degré plus vraisemblable que celui de la vengeance pour cette veille histoire d'agression sexuelle.

Selon les fils Bissonnet, Amaury aurait pu tuer ou faire tuer leur mère parce qu'elle constituait l'obstacle majeur qui empêchait Bissonnet de renflouer une fois de plus le vicomte, complètement ruiné depuis des années. Selon les fils, Bissonnet aurait depuis longtemps aidé financièrement d'Harcourt, contre le gré de sa femme, qui ne l'aimait pas et s'opposait à ce qu'il lui donne de l'argent.

Sauf que je ne vois pas dans ce cas pour quelle raison il se serait de lui-même présenté à la police alors que celle-ci ne le soupçonnait pas. Ou pas encore.
S'il ne l'avait pas dit, personne n'aurait probablement jamais trouvé cette arme dans le Lez.


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MessagePosté : 27 mai 2008, 18:38 
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CastelnauLiberté refusée pour Bissonnet


JusticeLiberté refusée pour Jean-Michel BissonnetLe sexagénaire de Castelnau-le-Lez est écroué pour complicité dans l'assassinat de son épouse Bernadette. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier a rejeté hier la demande de remise en liberté déposée par les avocats de Jean-Michel Bissonnet. Mis en examen pour complicité d'assassinat, l'homme d'affaire de Castelnau-le- Lez (Hérault) reste donc en détention à la maison d'arrêt de Béziers.

Jean-Michel Bissonnet, qui nie avoir commandité l'assassinat de son épouse Bernadette, tuée à leur domicile de Castelnau-le-Lez (Hérault) le 11 mars, a déjà demandé à deux reprises à être libéré. Il y a une semaine, pour la première fois, il était venu lui-même plaider sa cause devant la chambre de l'instruction.

Son intervention avait été l'occasion d'un nouveau rebondissement dans ce dossier qui en compte déjà beaucoup. Le 20 mars, Meziane Belkacem, le jardinier employé par le couple, avouait avoir abattu l'ancienne pharmacienne, sur l'ordre de son mari, qui lui aurait promis 30 000 € pour ce crime. Deux jours plus tard, Jean-Michel Bissonnet, qui nie cette accusation, était à son tour interpellé, puis mis en examen et écroué. Le 5 mai, le vicomte Amaury D'Harcourt, 82 ans, un ami de Bissonnet, avouait avoir fait disparaître, sur ses instructions, l'arme utilisée par l'assassin. Il déclarait également que le crime avait été décidé et organisé par Jean-Michel Bissonnet.

Le 20 mai, à la chambre de l'instruction, Bissonnet, qui avait déjà laissé entendre que le vicomte pourrait être l'organisateur machiavélique de ce crime, contre-attaquait à la cour d'appel en affirmant aux magistrats médusés : « M. D'Harcourt avait voulu abuser de moi quand j'étais jeune ! » Une révélation qui a pris tout le monde par surprise, et plongé les protagonistes de l'affaire dans la perplexité. Si elle a bien eu lieu, comment cette ancienne agression sexuelle a-t-elle pu s'inscrire dans le scénario criminel ? « En laissant entendre que le vicomte serait amoureux de lui, Bissonnet donne un mobile potentiel pour expliquer l'assassinat de sa femme : il s'agirait de l'élimination d'une rivale », réfléchit un enquêteur. Des investigations vont être menées sur la personnalité du vicomte d'Harcourt, en attendant une prochaine confrontation entre les différents protagonistes. Quant au jardinier, incarcéré à Montpellier, il suit à distance les rebondissements de l'enquête. « Avant le crime, il était fasciné par Bissonnet. Depuis ces nouveaux éléments, je crois qu'il l'est à nouveau », estime son avocat, Me Iris Christol.

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 03 juin 2008, 08:07 
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Le frère de la victime en partie civile

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier va une nouvelle fois se pencher ce matin sur l'enquête ouverte sur la mort de Bernadette Bissonnet, cette pharmacienne retraitée abattue de deux coups de fusil dans sa luxueuse villa de Castelnau-le-Lez, près de Montpellier, le 11 mars dernier.

Deux suspects ont déjà été mis en examen pour ce crime : Meziane Belkacem, le jardinier qui a avoué l'avoir tuée, et Jean-Michel Bissonnet, le mari de la victime, qui nie avoir commandité l'assassinat de son épouse.

Au coeur des débats ce matin : le sort du vicomte Amaury d'Harcourt, 82 ans, un ami de Jean-Michel Bissonnet. L'octogénaire, placé en garde à vue le 5 mai dernier, avait confirmé les accusations portées par le jardinier, et reconnu avoir fait disparaître l'arme du crime. Le vicomte avait été mis en examen pour complicité d'assassinat le 17 mai, mais n'avait pas été incarcéré, contrairement à ce que demandait le parquet. Le procureur a fait appel de cette décision, qui sera donc débattue aujourd'hui devant la chambre de l'instruction.

Outre l'avocat général et Me Balling, le défenseur du vicomte, un troisième protagoniste va participer à cette audience. Me Luc Abratkiewicz s'est constitué partie civile la semaine dernière dans ce dossier criminel hors du commun, pour le compte de M. et Mme Jean-Pierre Juan, le frère et la belle-soeur de Bernadette Bissonnet. « Il s'agit de défendre la mémoire de cette femme, et de montrer notre volonté que l'instruction retrouve une certaine sérénité », précise l'avocat. Faut-il voir là le signe que l'unité familiale autour de Jean-Michel Bissonnet est en train de se fissurer ? Non, assure Me Abratkiewicz : « La partie civile respecte la présomption d'innocence. Nous voulons tout mettre en oeuvre pour qu'on sache toute la vérité dans ce dossier. »

L'enquête, en attendant, se poursuit : des témoins, notamment des proches du couple, continuent à être entendus par les gendarmes de la section des recherches. Aucune date n'a encore été fixée par les juges d'instruction pour une éventuelle confrontation entre les trois mis en examen.

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 05 juin 2008, 08:07 
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vicomte risque encore la prison

Affaire BissonnetLe vicomte risque à nouveau la prison

JusticeAffaire Bissonnet : le vicomte d'Harcourt risque à nouveau la prisonL'octogénaire qui a reconnu avoir jeté l'arme qui a servi à tuer la pharmacienne de Castelnau-le-Lez, est accusé de complicité d'assassinat. Le feuilleton Bissonnet a connu un nouvel épisode, hier, devant la chambre de l'instruction de Montpellier. Le parquet faisait appel du placement sous contrôle judiciaire d'Amaury d'Harcourt, le fameux troisième homme, mis en examen pour complicité d'assassinat.

Mais laissé libre, donc, a contrario de Meziane Belkacem, le laveur de carreaux qui a reconnu avoir abattu Bernadette Bissonnet, 57 ans, dans sa villa de Castelnau-le-Lez, le 11 mars, de deux coups de fusil. Et de Jean-Michel Bissonnet, le mari de la victime, accusé d'avoir tout fomenté, ce qu'il nie. Le vicomte, lui, 83 ans, a reconnu avoir récupéré l'arme du crime sur indication de Jean-Michel Bissonnet, son ami de quarante ans, puis l'avoir jetée dans un cours d'eau où elle a été retrouvée. Mais il affirme ne pas avoir compris ce qu'il s'est vraiment passé ce soir-là...« Il s'est débarrassé de l'arme, il était au courant, tout cela résulte d'un accord ! L'assassinat, c'est l'acte le plus grave derrière le génocide, le laisser en liberté me paraît incompréhensible », a argumenté l'avocat général.

Me Abratkiewicz, qui représente le frère de Bernadette Bissonnet, a lui aussi estimé qu'Amaury d'Harcourt savait tout : « Dès 19 h, le soir du crime, il téléphone à Bissonnet et il sait ce qu'il va se passer. Ils se sont aussi rencontrés deux fois le lendemain. Il a pactisé avec le diable et cette femme qui n'a rien demandé à personne a été abattue dans des circonstances abominables. » L'avocat de l'octogénaire a bataillé pour convaincre de l'inutilité de le placer en détention. Au-delà de l'âge avancé de son client, il a démonté le système de défense de Jean-Michel Bissonnet, qui, depuis que le vicomte a avoué avoir jeté l'arme sur son ordre, parle d'un complot entre ce dernier et Belkacem. Le tout lié à une supposée agression sexuelle ancienne de d'Harcourt sur sa personne...

Terrain sur lequel M e Balling n'a pas voulu s'aventurer : « Parler d'un vieux pédophile qui l'aurait touché est totalement absurde. Non, Bissonnet lui disait depuis des années "j'en peux plus, il faut que je la tue", mais d'Harcourt n'y croyait pas, assure l'avocat. Il a rendu ce service, de jeter l'arme, mais il a été manipulé. Belkacem dit ne jamais avoir parlé avec d'Harcourt, c'est la preuve qu'il n'y a pas eu de collision entre les trois. »

La chambre s'est donnée jusqu'au 10 juin pour trancher. Soit la veille d'une journée où une confrontation peut-être décisive entre les trois hommes doit avoir lieu .


Source : Midi Libre


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MessagePosté : 11 juin 2008, 08:43 
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Castelnau
Bissonnet : le jour où la vérité peut éclater


Bernadette Bissonnet a été tuée dans sa villa de la banlieue de Montpellier le 11 mars

C'est la journée où tout peut arriver. Dès ce matin en effet, les deux juges d'instruction chargés de l'assassinat de Bernadette Bissonnet, abattue chez elle le 11 mars dernier, organisent une confrontation avec les trois principaux protagonistes de cette affaire : le mari, le jardinier et le vicomte. Détail des enjeux pour chacun d'entre eux dans ce dossier où toute la lumière n'a pas encore été faite.

Meziane Belkacem, l'assassin présumé. Ce père de famille, qui lavait au noir les carreaux de la villa des Bissonnet, a rapidement été démasqué. Il a reconnu être l'auteur des deux coups de fusil à canon scié qui ont mortellement touché Bernadette Bissonnet. Blessé au pouce lors d'un tir, son sang a été retrouvé sur les lieux du crime. Agé de 50 ans, il affirme avoir agi selon un scénario élaboré par Jean-Michel Bissonnet, le mari. Il devait la tuer, et simuler un cambriolage, puis partir avec le 4X4 de la victime, en laissant l'arme à l'intérieur, le tout contre 30 000 euros. « Mon client est clair, il a reconnu l'avoir assassinée, et il a toujours dit que Bissonnet était le commanditaire. On va tirer au clair certaines imprécisions qu'il a eues, c'est tout », explique Me Iris Christol.

Jean-Michel Bissonnet, le commanditaire supposé. Depuis le début, il nie sans relâche son implication dans l'assassinat de son épouse et surtout d'avoir tout organisé dans le moindre détail comme l'accuse Belkacem. Mis en examen et écroué depuis le 23 mars, il a d'abord chargé le laveur de carreaux : le couple lui avait refusé un prêt pour acheter une voiture, il se serait vengé. Cette version a ensuite été mise à mal lorsque le vicomte Amaury d'Harcourt, son ami de quarante ans, affirme avoir récupéré et s'être débarrassé de l'arme du crime à sa demande.
Changeant de stratégie, l'homme d'affaires a alors dénoncé un complot entre d'Harcourt et Belkacem et évoqué une supposée agression sexuelle dont il aurait été victime de la part du vicomte, lorsqu'il était jeune. « On n'attend rien de plus que la vérité, c'est une étape importante, c'est bien que cette confrontation soit organisée, commente Jean-Marc Darrigade, son avocat. Il a toujours été constant dans ses déclarations. Tous les scénarios sont possibles, chacun peut camper sur ses positions ou faire des révélations. Mais je pense qu'il va se passer quelque chose. »

Amaury d'Harcourt, accusé de complicité. C'est le troisième homme, 83 ans, qui a reconnu avoir récupéré et jeté l'arme dans le Lez. Il a été mis en examen pour complicité d'assassinat et laissé libre. Le parquet a fait appel de cette décision, estimant que son implication méritait un séjour derrière les barreaux. Hier, la chambre d'instruction de la cour d'appel a pourtant confirmé l'ordonnance de mise sous contrôle judiciaire du vicomte. Ce dernier minimise son rôle. Devant les gendarmes, il a reconnu avoir connaissance du dessein funeste de Bissonnet et l'avoir aidé, avant de revenir sur ses dires et affirmer qu'il ne pensait pas que le projet irait jusqu'au bout. Hier, son avocat était injoignable

Yanick PHILIPPONNAT

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 12 juin 2008, 07:40 
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Affaire Bissonnet : un jour de questions sans réponses


Bernadette Bissonnet a été assassinée dans sa villa proche de Montpellier le 11 mars

« La journée sera décisive ». En arrivant hier matin au palais de justice de Montpellier, Me Casanova, l'un des défenseurs du jardinier Meziane Belkacem, annonçait la couleur. Douze heures plus tard, difficile de dire si cet objectif a été atteint dans l'enquête menée sur l'assassinat de Bernadette Bissonnet, cette riche retraitée abattue le 11 mars à Castelnau-le-Lez.

Tout au long de cette très longue journée, les protagonistes de ce crime hors du commun ont été entendus et confrontés par les deux juges d'instruction chargés de l'enquête. Des interrogatoires qui, comme c'est la règle depuis le 1er juin en matière criminelle, ont été filmés et enregistrés. Le matin, Jean-Michel Bissonnet, le mari de la victime, qui nie avoir ordonné l'assassinat de sa femme, a d'abord été réinterrogé, tout comme son jardinier, qui affirme avoir tué sur son ordre.
Dès 13 heures, les juges sont passés à la deuxième phase, celle des confrontations. La première a duré plus de deux heures, entre le jardinier Meziane Belkacem et le vicomte Amaury d'Harcourt, 83 ans, mis en examen pour complicité d'assassinat : il a avoué connaître le projet du mari, et avoir fait disparaître l'arme du crime. « Je ne peux faire aucune déclaration » , a déclaré l'octogénaire, en ressortant libre, comme il y était arrivé, du palais de justice, vers 18 h, à l'issue de sa seconde confrontation de plus de deux heures avec Jean-Michel Bissonnet.

Restait alors le troisième acte du jour : le choc des extrêmes, entre les deux personnages clés de l'affaire, le mari et le jardinier, toujours détenus. « Bissonnet a rectifié les propos tenus devant la chambre de l'instruction, en signalant qu'il voulait dire que le vicomte avait voulu abuser de sa confiance et de son amitié, mais pas de lui au sens sexuel », a indiqué hier l'un de ses avocats, Me Jean-Marc Darrigade, à l'issue de la confrontation, achevée vers 20 h 30. « Sur le fond de l'affaire, Bissonnet est resté stable sur sa position. Belkacem a beaucoup impliqué d'Harcourt, lequel est resté flou sur son rôle. Mais ils sont restés constants sur leurs accusations désignant Bissonnet comme le commanditaire du crime. » Même constat pour Me Iris Christol, l'avocat de Méziane Belkacem : « La terre n'a pas tremblé. Belkacem a dit avoir vu le vicomte prendre le fusil. Hormis ces précisions de détail, on reste dans le schéma déjà connu. » Prochain rendez-vous : le 17 juin au soir, dans la luxueuse villa de Castelnau-le-Lez, où sera reconstitué, avec tous ses acteurs, l'assassinat à coups de fusil de chasse de Bernadette Bissonnet.

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 18 juin 2008, 13:58 
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Meurtre de CastelnauHuis clos pour la reconstitutionLa pharmacienne retraitée a été abattue le 11 mars dans sa villa de Castelnau, près de Montpellier


A 21 heures hier soir, derrière une haie de fourgons de gendarmerie, au fond de la rue de la Grenouillère, dans les beaux quartiers de Castelnau-le-Lez (Hérault) a débuté la reconstitution de l'assassinat de Bernadette Bissonnet. Une heure plus tôt, les forces de l'ordre avaient barré plusieurs routes de cette localité limitrophe de Montpellier, autour de la luxueuse villa où s'est déroulé le 11 mars ce crime peu commun.

Jean-Michel Bissonnet, le mari soupçonné d'avoir organisé l'exécution de son épouse, a été extrait de la prison de Béziers, où il est incarcéré depuis le 23 mars. Il est arrivé dans une voiture de gendarmes, la tête dissimulée sous une couverture. Meziane Belkacem, le jardinier qui a avoué avoir abattu la pharmacienne retraitée, contre la promesse de 30 000 €, a ensuite été conduit sur place en fourgon cellulaire. Le vicomte Amaury d'Harcourt, qui aurait fait disparaître le fusil après le crime, est en revanche demeuré invisible.
Auparavant, tous les autres protagonistes de cet acte de procédure indispensable à la manifestation de la vérité avaient rejoint la villa : la juge d'instruction, le médecin légiste, l'expert balistique et les enquêteurs de la section des recherches de Montpellier.

A l'abri des regards, Meziane Belkacem a longuement rejoué la scène du 11 mars au soir, lorsqu'il est revenu vers 21 h se faire ouvrir la porte par Bernadette Bissonnet, prétextant qu'il avait oublié son téléphone portable. L'occasion de confronter le déroulement des faits, tels qu'il les a racontés, à la réalité des lieux et des constatations du légiste et de l'expert balistique. Ce fusil, que Bissonnet aurait laissé pour lui près du portail, ces deux coups de feu tirés sur la victime, cette fuite avec le 4X4 de la retraitée, dans lequel il aurait abandonné l'arme. Des gestes passés au crible, lors de cette reconstitution qui devait s'achever dans la soirée.

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 13 sept. 2008, 15:55 
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Affaire Bissonnet : six mois après, la défense riposte et demande une mise en liberté

Six mois, jour pour jour après l'assassinat de son épouse, Jean-Michel Bissonnet, 61 ans, a été longuement entendu jeudi matin par la juge d'instruction de Montpellier chargée d'élucider ce mystérieux crime.

Depuis sa mise en examen pour « complicité d'assassinat » et son incarcération à la prison de Béziers, le riche homme d'affaires de Castelnau-le-Lez nie être le commanditaire de ce crime, avoué par le jardinier Belkacem, auquel un vieil ami de Bissonnet, le vicomte Amaury d'Harcourt, a prêté assistance. « A l'heure actuelle, il n'y a toujours aucun mobile dans le dossier, ni financier, ni de coeur ou psychiatrique », indiquent ses avocats, Me Jean-Marc Darrigade et Me Georges Catala. Au vu de l'enquête de personnalité, des rapports psychiatriques et psychologiques, ils l'affirment : « Il n'y a aucun élément qui permette de dire que cet homme avait une quelconque prédisposition criminelle. »

Pas de mobile, une personnalité sans tache : les défenseurs de Jean-Michel Bissonnet ont passé leur été à potasser le dossier, nourri au fil des semaines de nouveaux éléments d'enquête. « Nous avons la curiosité de voir ailleurs, en s'écartant de la thèse officielle. » Selon eux, plusieurs posent problème. « Le soir du crime, un témoin assure avoir vu, garé dans le jardin, un véhicule qui n'était pas celui de Jean-Michel Bissonnet », affirme Me Darrigade.

Autre fait troublant : on sait que Meziane Belkacem, le jardinier qui a reconnu avoir tiré sur la victime, s'était blessé au pouce dans l'opération, et avait abondamment saigné sur place. Or, affirment les avocats, aucune trace de sang n'a été découverte à l'intérieur de sa Renault 5, au volant duquel il dit être ensuite rentré chez lui. « Cela signifie peut-être qu'il n'est pas reparti avec ce véhicule, et donc qu'il n'était sans doute pas venu avec. » Aujourd'hui, la défense de Jean-Michel Bissonnet s'interroge sur le rôle exact qu'a joué dans le scénario du crime le vicomte Amaury d'Harcourt, 82 ans, mis en examen pour complicité d'assassinat.

Cet aristocrate désargenté, vivant dans un château de l'Yonne, ancien employé des chasses présidentielles de l'Elysée dans les années 70, avait admis, en mai, être venu chercher le fusil utilisé par le jardinier Belkacem, pour le jeter dans le Lez, où il avait été repêché.

« Belkacem a déclaré cet été que d'Harcourt lui avait montré avant le crime dans quelle partie du corps de Mme Bissonnet il fallait viser. Interrogé, d'Harcourt a dit : "C'est possible". D'Harcourt est là avant, pendant et après le crime », relèvent les deux avocats. Or, des traces de sang ont été découvertes dans sa voiture. Et Me Catala s'interroge : « On n'a jamais vu quelqu'un qui proclame son implication dans un assassinat avec autant d'arrogance et de cynisme, et qui reste en liberté. Notre incompréhension fait qu'on ne peut imaginer qu'une seule chose : ce type est protégé ! »

Dernier point troublant : D'Harcourt et plusieurs de ses proches ne font pas mystère de leur appartenance à Ivi (Invitation à la Vie), une association listée comme secte en 1985 par la commission d'enquête parlementaire, et qui possède des centres à Montpellier, Alès, Uzès, Perpignan et Avignon. « La présence de cette secte nous permet de penser que les choses sont encore plus mystérieuses et compliquées qu'elles ne le semblaient au départ », indiquent les avocats

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 21 oct. 2008, 13:03 
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Castelnau (34). Enquête.
La pharmacienne tuée par le jardinier sur ordre du mari?
Hérault. Jean-Michel Bissonnet est soupçonné d'avoir commandité le meurtre de son épouse.


Le mari de l'ancienne pharmacienne de Castelnau, près de Montpellier, a-t-il commandité le meurtre à coups de fusil de son épouse Bernadette ? Et quel est le mobile de cette affaire étonnante qui va faire l'objet aujourd'hui de multiples auditions dans les cabinets des deux juges d'instruction ?

Après sept mois d'enquête et d'investigations, le double mystère n'est toujours pas dissipé. Pour l'instant, le scénario judiciaire privilégie la responsabilité du mari, Jean Michel Bissonnet, homme d'affaires de 60 ans, qui aurait commandité le meurtre à son jardinier.

Mais lui crie toujours son innocence depuis sa cellule de la maison d'arrêt de Béziers, malgré les aveux de Méziane Belkacem : ce jardinier occasionnel persiste à déclarer que c'est bien « Monsieur Bissonnet » en personne, qui lui a promis 30 000 € en échange de ce geste criminel.

Confondu par les traces de sang et une portion de doigt arrachée par la décharge et abandonnée sur place, le jardinier n'a pas fait mystère de sa responsabilité dans le meurtre.

Amaury D'Harcourt, vicomte bourguignon, 83 ans, à la vie sociale riche en événements et mouvementée, a reconnu lui aussi sa participation à minima : il aurait récupéré le fusil à canons sciés qu'il serait allé jeter dans les eaux du Lez un peu plus loin. L'arme a été récupérée et expertisée. Lui aussi reconnaît en commanditaire potentiel Bissonnet, son ami de trente ans.

Amaury D'Harcourt a beaucoup varié dans ses différentes versions, mais les grandes lignes sont toujours restées les mêmes. Son grand âge et un cœur fatigué, notamment pendant la garde-à-vue en juin dernier, lui valent d'être placé sous contrôle judiciaire, donc en liberté, pour arriver dans un état physique satisfaisant lorsque viendront, à terme les débats judiciaires devant la cour d'assises de l'Hérault.

« Qu'ont-ils à cacher ? »
« Jean Michel Bissonnet, dans ce dossier, n'a jamais menti. Il n'a jamais été pris en défaut. Ce qui n'est pas de cas de D'Harcourt et de Belkacem. Pourquoi mentent-ils sur des éléments importants du déroulement de la soirée du meurtre. Qu'ont-ils encore à cacher ? », questionne Jean Marc Darrigade, le défenseur de Bissonnet, qui épluche sans relâche les différentes pièces pour pointer les microfissures que présente cette enquête, « menée à charge, exclusivement à charge », poursuit-il.

Lui-même et Me Cathala ont déjà dépensé beaucoup d'énergie, sans pour autant ébranler la conviction des enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie de Montpellier et des deux magistrats instructeurs co-saisis de ce dossier complexe. Pour éclairer définitivement les lanternes, un élément nouveau serait le bienvenu. Si possible avant la clôture du dossier d'instruction d'ici quelques semaines.


L'ADN du jardinier au centre des auditions
Dans les cabinets des deux magistrats instructeurs, les trois acteurs présumés de ce drame vont aujourd'hui, une nouvelle fois confronter leurs positions antagonistes et soutenir des scénarios à tiroirs très contradictoires.

Belkacem, le jardinier meurtrier, devra notamment expliquer pourquoi, on ne retrouve pas de sang après sa blessure au doigt ni de trace de poudre dans sa voiture alors qu'il maintient être reparti dans sa super 5 verte jusqu'à Avignon en roulant pendant quatre heures. En donnant comme toujours un luxe de détails.

S'il n'a pas pris sa voiture, alors qui le conduisait ? Il devra encore expliquer comment on retrouve son ADN sur les deux cartouches du fusil à canons sciés, l'arme du crime repêchée dans le Lez sur les indications d'Amaury D'Harcourt. Jusque-là, il avait soutenu que Bissonnet lui avait remis un fusil déjà chargé, prêt à l'utilisation et qu'il n'avait pas lui-même touché les munitions. D'Harcourt devra encore préciser quel aura été son rôle précis dans cette opération. En juin dernier, il expliquait qu'il s'était borné à récupérer l'arme sans échanger une parole avec le jardinier. En juillet, il avait fini par reconnaître qu'il avait donné des instructions de tir au futur meurtrier. Il n'est pas impossible que les deux juges aient convoqué des témoins collatéraux de cette opération incertaine mais néanmoins meurtrière. Pour confirmer définitivement le rôle de commanditaire de Jean Michel Bissonnet. Ou bien pour opérer une redistribution des rôles.


Source : La Depêche


En complément un article du journal MIDI LIBRE d'aujourd'hui portant sur la personalité des trois protagonistes


Affaire Bissonnet : trois personnalités hors normes


C'est peut-être la dernière fois qu'ils se retrouveront ensemble, avant un éventuel rendez-vous aux assises. Aujourd'hui, les juges d'instruction de Montpellier chargés d'élucider l'assassinat de Bernadette Bissonnet , tuée dans sa luxueuse villa de Castelnau-le-Lez le 11 mars dernier, organisent une nouvelle confrontation entre les trois protagonistes du dossier. Jean-Michel Bissonnet, son mari, qui nie avoir fomenté le crime, Meziane Belkacem, qui a avoué l'avoir commis, et Amaury d'Harcourt, qui dit avoir donné un coup de main. Trois hommes dont la personnalité est aujourd'hui cernée par la justice, les enquêtes menées par les experts venant d'être rendues. L'essentiel de cette instruction criminelle menée tambour battant est bientôt achevée. Au-delà des faits, voici le portrait de ces trois personnages, issus d'univers bien différents, au travers des éléments réunis par les enquêteurs de personnalité.

Jean-Michel Bissonnet, le mari


« C'est un homme probablement plus complexe qu'il n'y paraît, au-delà des apparences et des discours recueillis. » L'enquêteur l'avoue : Jean-Michel Bissonnet n'a pas une personnalité facile à cerner. Jusqu'à l'assassinat de son épouse, le parcours de cet homme de 61 ans, né à Oran où ses parents tenaient un magasin de sport, était pourtant une success- story.

Rentré d'Algérie en 1965, Jean-Michel Bissonnet décroche son bac en 1968, à sa deuxième tentative, redouble sa première année de médecine, avant de travailler en 1970 chez son ami Amaury d'Harcourt, alors employé au château de Chambord, où il élève des sangliers pour les chasses présidentielles.

Etonnante parenthèse racontée à l'enquêteur : « D'Harcourt connaissait beaucoup de monde, il m'emmenait partout. Pour participer à ces chasses où venaient des ministres, des personnalités comme le Président Giscard, il fallait payer 5000 F la journée. D'Harcourt connaissait le recruteur de Mme Claude. Il fallait tester les filles. Moi, j'étais le petit jeune, j'en ai connu quelques-unes. » En 1975, il devient visiteur médical, puis hérite de 500 000 F à la mort de ses parents, crée un premier centre d'affaires à Montpellier, avec 20 bureaux, puis 60. En 1986, il est à la tête de BuroClub, regroupant 28 entrepreneurs sur ce secteur, fonde en 1992 l'entreprise Memoris, stockant les archives de professionnels, et dégage 400 000 € de bénéfices. En 1996, il achète des locaux place Vendôme, à l'Arche de la Défense, revend le tout à un fonds de pension américain. « Hyperorganisé, aimant parler et montrer qu'il a de l'argent », il attire aussi l'intérêt des politiques. Selon lui, Georges Frêche lui propose de rejoindre sa liste de conseillers municipaux. « Il répond au président de Région : "Au vu de nos deux personnalités, je ne peux accepter, car il y en aurait un de trop". » Bernadette, son épouse, était pharmacienne quand il la rencontre en janvier 1978. Il travaille au laboratoire Dolisos, elle est sa première cliente, il l'épouse en octobre. « Un couple uni, modèle, amoureux comme au premier jour » selon les proches. « Je n'ai eu que des rêves avec ma femme », assure-t-il. Jusqu'au crime, dans cette maison qu'il appelait « mon paradis »

Amaury d'Harcourt, l'ami

« Sa personnalité est insaisissable. Personne, ni lui-même, ne la connaît réellement. » La formule est de sa fille, et résume bien l'incroyable personnage qu'est le vicomte Amaury d'Harcourt. Né en 1925, il a grandi dans le château familial de Saint- Eusoge (Yonne). « La famille d'Harcourt symbolisait l'élite de l'aristocratie, celle qui avait encore une grande fortune », estime sa première épouse. « A Saint-Eusoge, on vivait comme au Moyen-Age. Une vie de cour, réglementée, balisée (...), étanche aux modernismes suspects. Ici, les lois républicaines n'avaient pas effleuré les coutumes ancestrales pour lesquelles n'existe que le droit du sang. »

Passionné de chasse, le vicomte s'engage en 1944 dans les FFI, au 2e bataillon de choc De Lattre de Tassigny, puis part en 1947 au Congo Brazzaville, où il vit cinq ans. Il y est représentant en pastis, patron d'une usine de briquetterie, créateur de deux maisons de disques de musique africaine. « Il n'a réussi qu'une seule chose dans sa vie, c'est de se ruiner », précise sa première femme, qui dit « n'avoir été pour lui qu'un trophée de chasse. C'est un dragueur impénitent. » En 1970, il se remarie, après avoir vécu un an à New York, « invité par un peintre surréaliste ». Il achète le hameau de Sainte-Lucie, en Lozère, où il crée le Parc du Gévaudan, qu'il sera contraint de revendre « après avoir ouvert un restaurant trop luxueux pour le public local ».

Pour sa troisième épouse : « Ayant lui- même élevé des loups, des ours, c'est un homme solitaire et silencieux. » Après la Lozère, le vicomte met le cap sur Chambord, où il devient conseiller des chasses présidentielles, sélectionne le gibier, se déplace dans les pays de l'Est. Dans les années 80, il adhère à Invitation à la vie (Ivi), une association considérée comme une secte en France. « Pour lui, c'était bien, car c'était un vivier de femmes », raconte sa fille. « Il est rapidement monté en grade, son nom dans la secte était Soleil d'Emeraude. » Il est responsable d'Ivi en Scandinavie, puis en Australie, à Tahiti. « Il a toujours vécu en dehors des réalités », conclut sa fille.

Meziane Belkacem, le jardinier


A 51 ans, c'est une tout autre trajectoire qu'affiche Meziane Belkacem. Une enfance en Algérie, dans la campagne kabyle, où, délaissé par ses parents, il garde jusqu'à ses 16 ans les troupeaux des grands-parents, cueille les olives, travaille à la ferme, dort dans le foin.

Il souffre de l'isolement, surtout lorsque sa soeur se marie, à l'âge de 14 ans. « Je n'avais personne à qui me confier. » A 20 ans, il vient rejoindre son père en France, qui ne le reconnaît pas à son arrivée : Meziane reste une semaine à l'aéroport, à l'attendre. Il se marie avec une femme que son père lui présente, et dont il aura un premier enfant, travaille comme ouvrier dans plusieurs entreprises de la région parisienne. Il divorce en 1989, se remarie trois ans plus tard, là encore avec une jeune femme présentée par son père.

Ils auront quatre enfants, et viennent s'installer à Béziers. Il travaille ensuite dans différentes entreprises comme agent d'entretien, tente de créer sa société en 1999, qu'il ferme un an plus tard. « Il était serviable, docile, toujours disponible, il ne rétorquait jamais », dit l'un de ses collègues.

Très travailleur, habile de ses mains, Meziane Belkacem est embauché à partir de 2003, en saison, par une société gardoise qui produit du gazon sur plaque. C'est ainsi qu'il rencontre Jean-Michel Bissonnet, venu se plaindre de ce qu'il avait acheté. Meziane Belkacem va arracher le chiendent, se propose pour d'autres travaux. « On m'a toujours dit : si tu veux réussir, fréquente des gens qui réussissent », explique-t-il, insistant sur la confiance accordée par ce dernier. « Pour la première fois, j'avais l'impression d'avoir un ami. »


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MessagePosté : 30 oct. 2008, 21:48 
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Enquête - Nouvel épisode dans l’affaire de Castelnau-le-Lez


Nouvel épisode aujourd’hui dans la retentissante affaire criminelle de Castelnau-le-Lez, aux portes de Montpellier dans l’Hérault, l’assassinat le 11 mars dernier dans sa villa de Bernadette Bissonnet, une pharmacienne à la retraite de 57 ans.

Depuis sept mois, son mari, Jean-Michel Bissonnet, 61 ans est en détention provisoire, accusé d’avoir commandité l’assassinat par le laveur de carreaux du couple, Meziane Belkacem, 51 ans. Il a avoué avoir froidement abattu la malheureuse. Un troisième homme, le vicomte Amaury d’Harcourt, 82 ans, en examen pour « complicité d’assassinat », mais en liberté en raison de sa santé précaire, est impliqué. C’est lui qui s’est débarrassé de l’arme du crime, à la demande, maintient-il, de Jean-Michel Bissonnet, son « vieil ami » de quarante ans. Le mari, qui a vu ses quatre dernières demandes de mise en liberté rejetées, nie farouchement ces accusations et répète qu’il est victime d’un complot ourdi par le vicomte et le laveur de carreaux. C’est la garde à vue de ce dernier qui pose problème, selon les deux avocats de Jean-Michel Bissonnet.


Blessure

Maîtres Jean-Marc Darrigade et Georges Catala vont demander aujourd’hui à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier l’annulation de toute la procédure. Ils estiment que la garde à vue de Meziane Belkacem dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Castelnau-le-Lez, trois jours après le crime, est entachée de nullité. Et qu’elle est donc illégale. Selon eux, il est acté sur un procès-verbal qu’un médecin appelé par les enquêteurs à venir au chevet du laveur de carreaux, comme la loi l’exige, a jugé cette rétention incompatible avec son état de santé.
Quand il se présente à la gendarmerie, Meziane Belkacem présente une blessure à une main, recouverte d’un épais pansement. En achevant Bernadette Bissonnet avec un vieux fusil de chasse, il s’est tiré une balle dans un pouce, dont l’ongle a été sectionné, ce qui a entraîné un saignement.


Accord verbal


Pendant trois jours, l’assassin présumé n’a pas correctement soigné cette blessure. D’où la décision du médecin, interdisant la garde à vue. Or, les gendarmes n’en ont pas tenu compte, selon les avocats de Jean-Michel Bissonnet, qui se basent sur les procès-verbaux. Il est mentionné que les enquêteurs ont poursuivi l’audition de Meziane Belkacem, qui est passé aux aveux, accusant le mari d’être le commanditaire. La requête des deux pénalistes sera examinée ce matin, à huis clos, par les trois juges de la chambre de l’instruction. Selon nos informations, le parquet général demandera son rejet.

Selon une source judiciaire, il semble que Meziane Belkacem ait donné un accord verbal aux gendarmes chargés de l’interroger à titre de témoin dans un premier temps pour qu’ils poursuivent sa garde à vue, qui a duré quarante-huit heures. Une rétention qui a été interrompue toutefois plusieurs heures pour pouvoir soigner la blessure du laveur de carreaux, afin qu’elle ne s’infecte pas, comme le mentionne un procès-verbal. Alors garde à vue illégale ? Les magistrats mettront leur arrêt en délibéré et se prononceront probablement la semaine prochaine.

« Jean-Michel Bissonnet cherche à n’importe quel prix à sortir de prison, il ne veut pas de procès, il est pitoyable », commentent la sœur et le frère de Bernadette Bissonnet, convaincus de sa culpabilité, au contraire de leur père qui ne s’est pas constitué partie civile. Il fait partie des 500 membres du comité de soutien croyant à son innocence et réclamant la libération de Jean-Michel Bissonnet. Lequel demandera dans quelques jours sa cinquième remise en liberté devant la chambre de l’instruction.

Source : France Soir


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MessagePosté : 27 nov. 2008, 18:26 
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HéraultAffaire Bissonnet : bataille sur la procédure

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L'épouse de l'homme d'affaires a été tuée le 11 mars dernier dans sa villa à Castelnau-le-Lez

L'instruction sur l'assassinat de Bernadette Bissonnet va-t-elle vers de nouveaux rebondissements ? Peut-être. Cet après- midi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier doit se prononcer sur une série de nullités de procédure, soulevées par les avocats de Jean-Michel Bissonnet.

Ces derniers ont notamment demandé l'annulation de la garde à vue de Méziane Belkacem, le jardinier qui a avoué le crime, commis selon lui sur ordre du mari de la victime. Selon eux, son état de santé, lorsqu'il a été interrogé par les gendarmes, était incompatible avec une garde à vue. Si la chambre de l'instruction faisait droit à cette demande, c'est toute l'architecture de ce dossier criminel hors du commun qui pourrait s'en trouver bouleversée.

Par ailleurs, cette même juridiction a examiné mardi une nouvelle demande de remise en liberté déposée par Jean- Michel Bissonnet. L'occasion pour l'avocat général Guglielmi de rappeler longuement les éléments à charge pesant sur le sexagénaire, mis en examen et incarcéré pour complicité d'assassinat. Et notamment les accusations de son jardinier, mais aussi celles de son ami le vicomte Amaury d'Harcourt, qui dit avoir assisté à la préparation du crime, puis s'être débarrassé du fusil. Le ministère public a aussi indiqué « avoir jugé opportun de faire déterminer par un expert un état réel de la fortune commune et personnelle des deux époux, et d'examiner les conséquences patrimoniales d'un divorce ou d'un décès ». La question du mobile du crime, qui pourrait selon les enquêteurs être financière, reste en effet posée.

Autre point abordé à l'audience, qui jette une ombre sur l'image d'harmonie parfaite du couple Bissonnet : ces connections internet, révélées par un examen poussé de leur ordinateur. « Jean-Michel Bissonnet s'était inscrit sur plusieurs sites de rencontres sur lesquels il était à la recherche soit d'homme, soit de femme, soit d'homme et de femme. Il a indiqué qu'il souhaitait mettre du piquant dans sa vie » a indiqué l'avocat général, citant un rapport de synthèse des gendarmes.

Dernier élément nouveau, évoqué par le président de la chambre dans son rapport de présentation : ces confidences que dit avoir recueillies un ex-codétenu de Jean-Michel Bissonnet, lorsqu'a été arrêté Amaury d'Harcourt. « C'est à ce moment-là que Jean-Michel m'a dit : "Je suis cuit, et j'y suis pour perpète" . A partir de ce moment-là, il a changé de comportement, et j'ai compris qu'il était coupable de quelque chose » a déclaré sur PV Ghiass H., 51 ans. Un témoignage accueilli « avec une très grande prudence » par le ministère public. « C'est un escroc qui a essayé de m'extorquer 500 000 € » a indiqué Jean-Michel Bissonnet, qui sera fixé le 2 décembre sur sa demande de remise en liberté.

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 10 déc. 2008, 09:10 
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Meurtre de Montpellier : les trois acteurs présumés chez le juge



Neuf mois après l'assassinat d'une pharmacienne, dans l'Hérault, trois hommes, dont son mari, soupçonné d'être le commanditaire, se retrouvent jeudi dans le bureau du juge d'instruction pour une confrontation générale.

Les trois acteurs présumés du drame de Castelnau-le-Lez (Hérault), une banlieue chic de Montpellier vont se retrouver jeudi côte à côte, dans les bureaux des deux juges d'instruction saisis de ce dossier judiciaire étonnant. Le 11 mars 2008, Bernadette Bissonnet, 57 ans, est retrouvée assassinée dans la grande maison qu'elle occupait avec son mari, Jean-Michel Bissonnet, un homme d'affaires à la retraite de 60 ans. C'est lui qui fait la macabre découverte au sortir d'une réunion au Rotary Club à Montpellier. La maison n'a pas été fouillée. Seul un véhicule a disparu. Il sera retrouvé à proximité.

Pour les enquêteurs et les magistrats, la distribution des rôles est intangible : Méziane Belkacem, 60 ans, jardinier intermittent et laveur de carreaux reconnaît avoir exécuté l'ex-pharmacienne avec un fusil à canons sciés. Méziane Belkacem, qui connaît bien la fortune de ses patrons, passe donc aux aveux, mais accuse aussitôt son patron d'être le commanditaire du crime, en échange de 30 000 euros. Il dit même que l'époux de Bernadette Bissonnet a mis au point le scénario. Incarcéré, le jardinier est mis en examen pour assassinat.

Autre protagoniste de l'affaire : le vicomte Amaury d'Harcourt, 83 ans, ami de la famille, qui reconnaît être le complice du meurtre, deux mois après les faits. M. d'Harcourt confirme auprès des enquêteurs que Bissonnet en est le commanditaire - il voulait faire disparaître sa femme depuis des années, assure-t-il - et avoue avoir lui-même jeté l'arme du crime dans la rivière le Lez. Un service rendu par amitié pour M. Bissonnet, mais aussi en raison d'une dette de 15 000 euros. Les plongeurs retrouveront le fusil sur ses indications.

Jean-Michel Bissonnet est donc chargé par ces deux-là d'être le commanditaire de la mortelle fusillade. Mais l'homme d'af­faires incarcéré à la maison d'arrêt de Béziers (Hérault), nie toujours farouchement cette version des faits, sans avoir réussi pour l'instant, à inverser le cours de l'instruction. «Cette confrontation générale des trois sera l'occasion de mettre chacun d'entre eux devant leurs propres contradictions, puisque le jardinier et le vicomte ont encore dernièrement servi une nouvelle version de cette soirée», explique Me Jean-Marc Darrigade, le défenseur de Bissonnet, qui bataille depuis neuf mois pour réécrire le scénario judiciaire.


Une deuxième carte SIM


L'avocat est persuadé que Méziane Belkacem, le jardinier n'est pas reparti avec sa propre voiture restée vierge de traces de sang, alors que le meurtrier présumé s'était fait arracher le bout du pouce gauche au moment de tirer deux décharges sur Bernadette Bissonnet. Les avocats attendent aussi l'exploitation d'une deuxième carte SIM du jardinier pour savoir s'il était en contact, cette nuit-là avec le vicomte.

Les hommes de loi espèrent enfin un jour pouvoir utiliser les incohérences des deux participants présumés, même si la somme de leurs éventuels mensonges respectifs ne permet toujours pas d'innocenter Jean-Michel Bissonnet. «Nous espérions beaucoup de la dernière demande de mise en liberté qui a finalement été rejetée. Lors de cette confrontation, la nouveauté ne peut venir que de Belkacem et de D'Harcourt. Mon père continue de clamer son innocence et il n'est toujours pas en mesure de prouver ce qu'il n'a pas fait. La seule certitude, aujourd'hui, c'est que nous ne passerons pas les fêtes de Noël avec lui. Amaury d'Harcourt est bien plus impliqué, physiquement dans le processus de ce meurtre et pourtant, lui est toujours en liberté», explique Florent Bissonnet, le fils aîné du couple, qui défend son père sans jamais faiblir alors qu'un comité de soutien de Jean-Michel Bissonnet prospère dans les milieux économiques de Montpellier.

Source : Le Figaro


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MessagePosté : 12 déc. 2008, 10:11 
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Bissonnet : huit heures de confrontation

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Affaire Bissonnet : confrontation générale en vue dans le bureau du juge d'instruction

Michel Bissonnet, son ancien jardinier Meziane Belkacem et le vicomte Amaury d'Harcourt ont passé hier huit heures face à face au palais de justice de Montpellier.

Les deux juges d'instruction chargés d'élucider l'assassinat de Bernadette Bissonnet, cette riche retraitée tuée de deux coups de fusil, dans sa villa de Castelnau-le-Lez (Hérault) le 11 mars dernier, avaient organisé une confrontation générale entre les trois protagonistes.

De 9 h du matin jusqu'à 18 h, les trois mis en examen ont répondu au feu roulant des questions des magistrats instructeurs, du procureur de la République qui, fait plutôt rare, participait à cette étape de procédure, et des avocats des mis en cause. « Jean-Michel Bissonnet n'a pas varié », a précisé Jean-Marc Darrigade, l'avocat de l'homme d'affaires, qui nie avoir commandité la mort de son épouse. « Ce fut une guerre de tranchée sur des détails, portant sur tout le déroulement des faits. » L'instruction n'est toutefois pas close, le transport prévu dans la casse automobile où est conservée la voiture utilisée par le jardinier après le crime ayant été repoussé, faute de temps.

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 19 févr. 2009, 08:47 
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Un corbeau vient pointer son nez dans l'affaire Bissonnet, en effet une lettre à été adressée à Jean-Michel Bissonnet, expédiée par un détenu incarcéré à la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde). Ce courrier évoque des contacts anciens que Bissonnet et d'Harcourt auraient pris avec lui... afin de faire assassiner Bernadette Brissonnet.

Il semblerait que ce détenu est un escroc spécialiste de la manipulation, alors veut-il négocier une remise de peine en dévoilant ce genre d'info ? Mystère.
Des vérifications plus poussées sont en cours pour faire toute la lumière sur le rôle de cet étrange corbeau.


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