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MessagePosté : 12 mars 2009, 09:04 
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Le juge de la liberté et de la détention de Montpellier dira cet après-midi si Jean-Michel Bissonnet, peut retrouver la liberté.
Mardi, Jean-Michel Bissonnet a comparu devant le juge à qui il a demandé la levée de ce mandat de dépôt. Le parquet, en revanche, s'est opposé à cette demande. La décision sera rendue par le juge des libertés dans le courant de la journée.
Il sera également examiné aujourd'hui l'éventuelle prolongation du mandat de dépôt de Meziane Belkacem.
Le 30 mars une confrontation opposera Jean-Michel Bissonnet à un détenu qui a affirmé par courrier avoir été il y a deux ans contacté par l'homme d'affaires pour assassiner son épouse.


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MessagePosté : 29 mai 2009, 08:03 
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HéraultBissonnet : « Je demande à avoir la paix»L'homme d'affaires de Castelnau-le-Lez est écroué depuis 14 mois pour avoir commandité l'assassinat de son épouse Bernadette. « Si j'avais fait cette chose immonde, si j'avais l'ombre d'un soupçon, il y a longtemps que je serais parti pour ne pas imposer cela à mes enfants ».

Une nouvelle fois, Jean-Michel Bissonnet a demandé sa remise en liberté hier matin à la chambre de l'instruction de Montpellier. Le sexagénaire est écroué depuis le 23 mars 2008, mis en examen pour « complicité d'assassinat » de son épouse Bernadette, tuée à coups de fusil le 11 mars 2008 par leur jardinier, dans leur luxueuse villa de Castelnau-le-Lez.

Et les juges d'instruction, comme la cour d'appel, veulent le garder en prison, au motif du « trouble exceptionnel à l'ordre public » que créerait la libération du commanditaire présumé du crime, ainsi que l'a rappelé hier encore l'avocat général. Un argument contesté par la défense qui a saisi la Cour de cassation, laquelle doit se prononcer sous trois mois. « Cet homme doit comparaître libre devant la cour d'assises », a martelé Me Darrigade. « S'il reste en prison, c'est interprété cmme un indice de culpabilité. S'il est libéré, c'est vu comme un signe d'innocence, qui serait interprété comme une victoire de la défense. Mais ce ne serait pas une victoire de la défense, ce serait une victoire du droit.»

Même approche chez M e Georges Catala, qui rappelle que l'autre mis en examen pour complicité d'assassinat, Amaury d'Harcourt, a lui été laissé libre. « Il faut constater que la liberté de ce vicomte ne trouble pas l'ordre public. Au bout de quatorze mois d'enquête, nous sommes en présence d'une affaire criminelle mystérieuse, où n'apparaît aucun mobile. » Et l'avocat poursuit : « Le trouble à l'ordre public ne peut pas résulter du seul retentissement de cette affaire qui a été considérée médiatiquement comme une friandise. Laisser quelqu'un dehors n'est pas un sacrilège », ajoute-t-il, en suggérant : « Et s'il était placé dans son appartement parisien, avec un contrôle judiciaire tatillon, et un bracelet électronique ? »

Une proposition qui ne peut que séduire Jean-Michel Bissonet. « J'ai toujours respecté la justice et la loi. On me met dans des conditions de vie épouvantables. Vous ne savez pas ce qu'on peut entendre ici. Ces pressions continuelles, la drogue, les braquages, on n'entend que ça à longueur de temps. Les cris, les bruits, je n'arrive même plus à penser à ma femme. Il n'y a que la nuit où je me sens en paix. Je demande à avoir la paix, je veux savoir la vérité. » Délibéré au 4 juin.

La chambre de l'instruction a ordonné hier une expertise balistique complémentaire demandée par la défense

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 03 juil. 2009, 02:21 
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visitez ce forum : http://jmb.clicforum.fr


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MessagePosté : 10 sept. 2009, 07:29 
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Jean-Michel Bissonnet plaide à nouveau pour sa liberté L’homme d’affaires de Castelnau-le-Lez est détenu depuis 18 mois pour complicité dans l’assassinat de son épouse Bernadette

« Il est détenu parce qu’il est présumé coupable. Mais une personne innocente doit être libre ! » Me Jean-Marc Darrigade, et son confrère toulousain Georges Cathala sont visiblement déterminés à plaider avec vigueur, ce matin, devant le juge des libertés et de la détention de Montpellier, pour obtenir la remise en liberté de Jean-Michel Bissonnet. L’homme d’affaires de Castelnau-le-Lez (Hérault) est détenu depuis dix-huit mois, après avoir été mis en examen pour complicité dans l’assassinat de son épouse Bernadette, tuée à coups de fusil à leur domicile, le 8 mars 2008.

Ce matin, ainsi que la loi l’exige en pareil cas, le juge de la liberté va devoir décider s’il prolonge ou non son mandat de dépôt de six mois supplémentaires. Une perspective qui indigne Me Darrigade : « Cet homme est détenu sur le seul critère du trouble à l’ordre public généré par un crime qu’il conteste. Mais le seul trouble à l’ordre public, c’est qu’il est détenu ! »

L’enquête menée par deux juges d’instruction n’est toujours pas achevée : un rapport balistique, attendu au 31 août, n’a pas encore été rendu. « En fonction de ce qu’il dira, l’instruction pourrait être relancée » affirme Me Darrigade.

L’ancien jardinier du couple, qui a avoué avoir tué la retraitée sur ordre de son mari, est toujours détenu. L’autre complice présumé, le baron Amaury d’Harcourt, a lui été laissé sous contrôle judiciaire. Quant à Jean-Michel Bissonnet, il est « à bout » selon ses avocats. « Une erreur judiciaire grave est en route, et je suis partagé entre la nécessité de tenir et le désespoir » écrivait-il cet été, dans un courrier adressé à Midi Libre.

Source : Midi Libre


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MessagePosté : 10 sept. 2009, 07:35 
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Nouvelle audience Jeudi 10 septembre 2009 à 11h00 au nouveau Tribunal de Grande Instance de Montpellier.

Venez témoigner de votre soutien à Jean-Michel.

"Il s’agit d’une audience très importante qui aura pour objet le renouvellement du mandat de dépôt, Maîtres Darrigade et Catala auront une heure pour plaider."
"Si vous souhaitez assister à cette audience, vous êtes plus que les bienvenus, les médias seront là et il est important de montrer qu’après 18 mois, nous n’avons pas et nous n’allons pas baisser les bras."

Voir le texte publié sur le site du comité de soutien de Jean-Michel Bissonnet.
Lisez le Bulletin N° 4 publié le 01 septembre 2009. Ci-dessous "Nous ne serons jamais assez nombreux pour combattre l’erreur judiciaire."
_________________

Bulletin n°4 (1er Septembre 2009)

Bonjour à tous,

Voilà plusieurs mois que nous ne vous avons pas donné de nouvelles de Jean Michel. Mais, la Justice prend son temps et l’enquête avance aujourd’hui beaucoup plus lentement qu’au départ. Et la période estivale n’a rien arrangé.


Etat de santé :

Cela fait 17 mois qu’il est incarcéré et il vient donc de passer son deuxième été en détention. Son moral n’est pas bon car il essaye de prendre moins d’antidépresseurs que durant les neuf premiers mois afin de rester lucide pour l’étude de son dossier mais cela a des contreparties.

Il a perdu 14 kilos.

Il prend encore 2 types d’antidépresseurs, des somnifères, des médicaments pour la circulation cérébrale, le bourdonnement d’oreille, les démangeaisons, un protecteur vasculaire.

Il est sous anti-coagulant et sujet aux phlébites et risque une embolie pulmonaire voire même un infarctus de myocarde.

La seule façon de se soigner ? De l’exercice, une nourriture équilibrée, du repos, pas de stress, pas de cigarette… bref, la liberté !

Nous sommes donc assez inquiets pour son état de santé général.

Et puis, il souffre aussi de l’absence de Bernadette, qui était son âme sœur, son étayage comme l’ont dit les psychologues qui l’ont étudié. Et il souffre d’être accusé de la sorte.

L’enquête :

La juge d’instruction a tenté de la clôturer avant l’été, mais nous l’avons relancée car nous contestons le premier rapport balistique qui a été dressé.

En effet, nous avons de forts doutes sur le nombre de coups de feu qui ont été tirés et nous pensons, éléments matériels nombreux et concordants à l’appui, que trois coups de feu ont été tirés.

Quelles conséquences ? Quand on sait que le fusil utilisé est un fusil à deux coups, que Belkacem s’est montré incapable de démonter l’arme en confrontation, au contraire de d’Harcourt qui s’est montré même excellent dans cet exercice, que Belkacem avait le pouce arraché ce qui rend difficile cette manipulation, que Belkacem a peur de d’Harcourt, et surtout, qu’il n’a jamais fait état de ce troisième coup de feu (cela ne change effectivement rien à son sort), on peut légitimement se demander qui est l’auteur de ce troisième coup de feu fatal.

Nous avons mandaté deux experts Parisiens qui ont renforcé notre conviction, et le rapport qu’ils nous ont remis nous a permis d’obtenir une contre expertise officielle dirigée par deux nouveaux experts. Ce nouveau rapport doit sortir dans les prochains jours.

A part cela, il plane toujours pour la justice des questions relatives au mobile de Jean-Michel (aucun établi), aux preuves (aucune preuve contre lui), aux incohérences, et mensonges énormes et avérés dans les déclarations de d’Harcourt et Belkacem, à l’attitude du clan d’Harcourt dont les écoutes téléphoniques sont une mine d’or…

L’accusation ne repose en fait que sur les déclarations de l’assassin (présumé, l’expertise balistique nous en dira plus) et de son complice (qui a peut être un rôle plus important qu’on ne le pense) qui est d’ailleurs toujours en liberté, ce qui représente un scandale de plus dans cette affaire.

Pourquoi reste-t-il en prison ?

Outre le fait que les juges d’instruction le présument coupable (!!!), la raison aujourd’hui invoquée pour maintenir Jean Michel incarcéré, après avoir prétexté le risque de fuite à l’étranger (qui est inexistant) puis le risque de pression sur les témoins, est le trouble à l’ordre public. Nous en avons déjà parlé mais voici un bref rappel de ce qu’est le trouble à l’ordre public.

Le trouble à l'ordre public est l'atteinte significative à la paix publique.

En France, la détention provisoire, qui doit être exceptionnelle, est une mesure de détention visant à emprisonner un prévenu dans l'attente de son procès. Le législateur voit souvent comme un abus l'utilisation qui en est faite par les juridictions pénales.

De plus, les lois de 1996 et 2000, en voulant renforcer le caractère exceptionnel de ce type de détention, disposent que la détention provisoire doit être le seul moyen :

de conserver les preuves et/ou les indices matériels (tout a été fait ou presque dans notre cas)
ou d'empêcher une pression sur les témoins ou les victimes ou d'éviter une concertation frauduleuse entre la personne mise en examen et ses complices (tout le monde a été auditionné, Jean Michel a été libre pendant 10 jours et n’a rien tenté, c’est même lui qui a lancé les gendarmes sur la piste de ses soit disants complices)
ou de protéger le mis en examen (de qui ?)
ou de mettre fin à l'infraction ou/et d'éviter son renouvellement (même les juges imaginent Jean-Michel coupable, il n’en voulait apparemment qu’à sa femme et n’a pas participé à l’acte, Amaury d’Harcourt a participé…)
ou de garantir le maintien de l'intéressé à la disposition de la justice, c'est-à-dire éviter sa fuite (Il ne partira jamais, il a toute sa vie en France, aucun bien à l’étranger, ses enfants ont le contrôle de ses comptes, il ne parle aucune langue étrangère, ce serait un aveu de culpabilité, et surtout sa seule volonté est aujourd’hui de se battre pour que la vérité soit faite et que son honneur lui soit rendu – il est prêt à se soumettre à toutes mesures jugées utiles par les juges)
ou de préserver l'ordre public. Pour cette dernière notion le législateur, face à sa grande utilisation, est venu préciser son sens : l'infraction doit avoir provoqué un trouble exceptionnel et persistant à l'ordre public auquel la détention est l'unique moyen de mettre fin.
C’est donc l’infraction qui provoque le trouble à l’ordre public et en aucun cas une éventuelle remise en liberté d’un homme présumé innocent. Comment peut on donner de tels arguments ? La Justice interprète mal le texte et c’est tout le temps comme cela dans cette affaire.

Malgré tout, nous devons nous battre pour répondre aux arguments inexacts de la Justice. Ainsi, nous avons cherché le moyen de montrer à la Justice que « l’ordre public » ne serait en aucun cas troublé si Jean Michel était libéré. Afin de ne pas casser un éventuel effet d’annonce, nous vous en dirons plus après la prochaine audience durant laquelle nous annoncerons les résultats de cette action originale, en tout cas jamais entreprise en la matière.


Cette nouvelle audience est programmée pour le Jeudi 10 septembre à 11h00 au nouveau Tribunal de Grande Instance de Montpellier. Il s’agit d’une audience très importante qui aura pour objet le renouvellement du mandat de dépôt, Maîtres Darrigade et Catala auront une heure pour plaider.


Si vous souhaitez assister à cette audience, vous êtes plus que les bienvenus, les médias seront là et il est important de montrer qu’après 18 mois, nous n’avons pas et nous n’allons pas baisser les bras. Jean Michel sera également présent, ce sera donc une nouvelle occasion de lui témoigner notre soutien. Merci de nous prévenir de votre présence par retour de mail. Si vous ne pouvez pas vous y rendre, merci de continuer à nous aider simplement en parlant de cette affaire autour de vous, en transmettant ce mail par exemple, en donnant l’adresse du site de l’association. Chaque contact compte. Nous ne serons jamais assez nombreux pour combattre l’erreur judiciaire.

Un forum a également été créé par un vieil ami de Jean Michel qu’il n’avait pas vu depuis 20 ans et qui a découvert cette affaire au mois de Juin dernier. En essayant d’en savoir plus, il s’est rendu compte par lui-même que les choses ne collaient pas. Et il a donc créé ce forum qui est une mine d’information. Faire découvrir cette affaire au plus grand nombre nous semble en effet être la seule solution pour que notre ami puisse enfin sortir de prison après 17 mois d’une incarcération qui nous semble relever de l’arbitraire.

Parcourez le forum, inscrivez-vous, réfléchissez, faites nous part de vos idées et réflexions… Rejoignez notre quête de la vérité. Vous pouvez également simplement ajouter vos messages de soutien dans la rubrique consacrée ou nous autoriser à publier vos lettres envoyées aux juges au début de l’affaire.


Nous espérons vous voir nombreux le Jeudi 10 septembre prochain, vous voir nombreux transmettre ces infos à votre entourage et apporter votre contribution à ce forum

http://jmb.clicforum.fr/index.php


En attendant, merci pour votre soutien dans ce combat difficile.

Amicalement

L’association de soutien à Jean Michel Bissonnet


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MessagePosté : 10 sept. 2009, 19:11 
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Affaire Bissonnet

La justice décidera jeudi prochain si le mari de la pharmacienne assassinée restera en prison.

Le juge des libertés de Montpellier décidera jeudi prochain si Jean-Michel Bissonnet restera en détention. Mis en examen pour complicité dans l'assassinat de son épouse et incarcéré depuis 18 mois à la prison de Béziers, le notable de Castelnau-le-Lez crie toujours son innocence.

"Oser dire que j'ai voulu tuer la femme de ma vie, il faut être malade pour dire cela. Je vis un calvaire". C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui Jean-Michel Bissonnet au tribunal de Montpellier, devant une salle comble, envahie par ses amis, sa famille et celle de la victime, tous venus soutenir le notable face au juge des libertés.

Comme le veut la loi, ce magistrat peut décider de prolonger le mandat de dépôt de six mois. C'est ce qu'a requis le procureur de la République aujourd'hui. Il estime, au vu des lourdes charges qui pèsent sur le suspect, que celui ci doit comparaitre détenu devant les assises. Le jugement a été mis en délibéré à jeudi prochain.

Bernadette Bissonnet avait été tuée de deux coups de fusil au domicile conjugal en mars 2008. L'ancien jardinier du couple, qui avait avoué avoir assassiné la retraitée sur ordre de son mari, lui, est toujours détenu.

Le troisième homme impliqué dans cette affaire, le baron Amaury d'Harcourt, reste libre mais placé sous contrôle judiciaire.

Source : FR3


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MessagePosté : 11 sept. 2009, 08:56 
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La liberté de Bissonnet au cœur d’une audience électrique

Bissonnet plaide à nouveau pour sa liberté

L’homme d’affaire est écroué pour complicité dans l’assassinat de son épouse, tuée le 11 mars 2008 à Castelnau-le-Lez

« Ce dossier va pouvoir être jugé au début de l’année. Je vous demande que Jean-Michel Bissonnet comparaisse détenu devant la cour d’assises de l’Hérault.» Pas de surprise, hier matin à Montpellier, à l’ouverture de l’audience du juge de la liberté et de la détention. Georges Guttierez, le procureur de la République de Montpellier, a demandé le maintien en détention de Jean-Michel Bissonnet. Cet homme d’affaire écroué depuis le 23 mai 2008 nie avoir demandé à son jardinier Meziane Belkacem, aidé par son ami le vicomte Amaury d’Harcourt d’assassiner son épouse Bernadette, le 11 mars 2008, dans leur luxueuse villa de Castelnau-le-Lez. Parce que les charges sont lourdes, pour éviter qu’il ne fasse pression sur d’Harcourt, qui est libre, et pour éviter qu’il ne s’enfuit.
« Je suis stupéfait d’entendre ça » s’indigne Jean-Michel Bissonnet, devant une salle qu’ont rempli tous ses proches, et dont les réactions agacent le président. « On a des monceaux de mensonges révélés par deux personnes. Vous n’avez pas pu prouver une seule fois que je mentais. Vous me faîtes subir un calvaire épouvantable dans un climat délétère ! Jamais je n’aurais fait ça à cette femme ! C’était la femme de ma vie ! »

Me Bertrand rappelle que la défense a demandé « 110 actes d’instruction pour atteindre la vérité» et qu’il reste une zone d’ombre, sur le rôle joué par Amaury d’Harcourt. L’octogénaire, qui a avoué avoir participé au crime, est la cible de la défense, indignée qu’on le laisse libre, alors que Bissonnet est incarcéré. Alors, Me Cathala dégaine : « Nous savons que l’un de ses proches parents est un des directeurs de l’administration pénitentiaire. Et nous subodorons même que la situation de d’Harcourt n’a pas laissé indifférent le directeur des affaires pénales.» Le procureur se lève : « Je suis scandalisé, je dois intervenir car on met en cause le directeur de l’administration pénitentiaire en laissant croire à une collusion. Ce sont des mensonges ! La défense sait que le parquet a demandé l’incarcération de d’Harcourt, et que le parquet général a soutenu cette position en appel ! »

Me Cathala réplique : « ça fait 42 ans que je fais ce métier, et je n’ai jamais vu un homme revendiquer d’être complice d’assassinat, sans intéresser la répression. Cet homme n’a pas fait un jour de prison. C’est donc que les explications sont extrajudiciaires...» Délibéré au 17 septembre.


Source : Midi Libre


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MessagePosté : 12 sept. 2009, 13:15 
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Enregistré le : 03 juil. 2009, 20:46
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Voici les originaux, et quelques-uns de plus sur l'audience du 10/09/09.
( repris sur le forum http://jmb.clicforum.fr/t119-Nouvelle-a ... -11h00.htm )

10/09/09 France3
Reportage sur l'audience:
http://sud.france3.fr/info/languedoc-ro ... 37153.html
Et vous pouvez en profiter pour visionner les autres reportages sur l'affaire.

Article Midi-Libre du 09/09/09 (avant l'audience)
http://www.midilibre.com/articles/2009/ ... 12977.php5

Article Midi-Libre du 10/09/09 (Compte rendu de l'audience)
http://www.midilibre.com/articles/2009/ ... 14306.php5

Article Midi-Libre du 10/09/09 (Trouble a l'ordre public)
http://www.midilibre.com/articles/2009/ ... 14307.php5
Bissonnet : ce sondage qui trouble l’ordre public

Article Midi-Libre du 10/09/09 (Tilliniac milite pour la libération de Jean-Michel Bissonnet)
http://www.midilibre.com/articles/2009/ ... 14308.php5

Celà semble bouger dans la presse.
Il est vrai que 18 mois de préventive sans avoir trouvé de mobile à Jean-Michel Bissonnet, avec un accusé qui clame son innocence depuis 18 mois, ça commence à faire beaucoup.
Apparement l'hypothèse que le vicomte d'Harcourt soit beaucoup plus impliqué qu'à première vue dans ce crime ne semble pas passionner le parquet.


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MessagePosté : 15 sept. 2009, 00:12 
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Enregistré le : 28 août 2006, 23:38
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Merci JFD38

_________________
Sophie


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MessagePosté : 17 sept. 2009, 07:07 
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Enregistré le : 31 janv. 2008, 14:52
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Le sondage Bissonnet secoue la Justice


L’effet d’audience continue à faire des vagues. En annonçant qu’un sondage avait été effectué dans l’agglomération de Montpellier sur l’affaire Bissonnet, les avocats de la défense ont déclenché un petit séisme judiciaire. Côté magistrats, on voit dans l’opération une odieuse tentative de pression sur la Justice, et sur ceux qui sont chargés d’élucider l’assassinat de la riche retraitée de Castelnau-le-Lez, le 11 mars 2008. Pour le comité de soutien à Jean-Michel Bissonnet, qui se bat pour faire admettre son innocence, ce n’est qu’un moyen pour se faire entendre, face à une justice aveugle... et sourde. Retour sur cette première judiciaire, dans une enquête criminelle vraiment pas comme les autres.

« Je suis extrêmement choqué par les méthodes de la défense ! », s’était insurgé la semaine dernière le vice-procureur de Montpellier, Georges Guttierez. Depuis, au palais de justice, ses collègues font bloc : « C’est un truc de dingue », estime l’un d’eux. « Je suis sidéré », ajoute un autre. « Autant laisser les gens décider eux-mêmes si la personne est coupable ou innocente. C’est la négation même du rôle de l’avocat. Et pourtant, d’habitude, les avocats ne sont pas partisans de la justice populaire. »

Au cœur du débat, ce sondage, effectué dans l’agglomération montpelliéraine, pour savoir si l’opinion publique serait choquée par une remise en liberté de Jean-Michel Bissonnet. L’homme d’affaires de Castelnau-le-Lez (Hérault), qui nie avoir commandité l’assassinat de son épouse Bernadette, est en détention depuis 18 mois. « Il ne faut pas voir dans ce sondage une opération de propagande », explique Florent Bissonnet, l’un des deux fils du couple. « Ce sont des gens du Rotary et du comité de soutien qui en ont eu l’idée. » Dans l’entourage de la famille s’est constitué un comité revendiquant 550 membres, qui a créé un site internet et un blog consacré à l’affaire (1). « On essaie de trouver tous les moyens pour attirer l’attention sur notre cas, car on a des choses à dire, et on se heurte à un mur, celui de la justice. »

Pour eux, l’innocence de leur père ne fait aucun doute, et le dossier d’instruction n’amène aucun élément à charge : « Mon frère et moi, on est victimes. Et on a la crédibilité d’être les enfants de ma mère et de mon père. J’ai lu tout le dossier, j’ai cherché la faille, et je ne la trouve pas. »

D’où ce choix d’une stratégie de défense… offensive. « Si on ne fait rien, il n’y a aucune chance que mon père sorte avant le procès, puisque les magistrats sont persuadés de sa culpabilité. On a quand même des arguments forts à faire valoir. Je ne vois pas pourquoi la justice s’offusque. » « Le propos n’est pas que l’opinion publique à travers un sondage se substitue à la justice », enchaîne Me Jean-Marc Darrigade, l’un des avocats montpelliérains de Jean-Michel Bissonnet. « Ni de dire qu’on veut faire désormais juger les gens par les sondages, que l’on accuse déjà en politique de faire les élections à la place des électeurs. » Pour l’avocat, la question est précise et juridique : « On nous refuse la libération de Jean-Michel Bissonnet en nous expliquant que le trouble à l’ordre public serait aggravé par cette libération. On interroge le public, qui répond : pas du tout ! » Et l’avocat poursuit : « On cherche simplement à définir cette notion ambiguë du trouble à l’ordre public. Dans les décisions de refus de libération, il est fait référence, par écrit, à la médiatisation de l’affaire, qui alimenterait ce trouble à l’ordre public. »

Conclusion : « Nous sommes convaincus dans ce dossier que la présomption d’innocence n’existe pas. Ce sont les magistrats qui sont troublés par l’idée d’une libération, ce n’est pas le public. »
Dans les couloirs du palais, le sondage alimente bien des conversations. Notamment chez les avocats. « C’est un joli coup », souffle un fin pénaliste, qui semble regretter de ne pas en avoir eu l’idée lui-même, plus tôt. « Ça prouve en tout cas que la défense a les moyens », lâche un magistrat. « Mais dans ce dossier, ce n’est pas vraiment une surprise… »


Source : Midi Libre


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MessagePosté : 17 sept. 2009, 09:25 
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Citation :
Me Cathala réplique : « ça fait 42 ans que je fais ce métier, et je n’ai jamais vu un homme revendiquer d’être complice d’assassinat, sans intéresser la répression. Cet homme n’a pas fait un jour de prison. C’est donc que les explications sont extrajudiciaires...»
Je suis moi aussi sans voix devant cette énormité. Elles doivent êtres sacrément costaudes, les protections du vicomte, pour que ce type puisse continuer à bénéficier de toutes les libertés, comme si de rien n'était !

Le maintien en détention de JM Bissonnet est un véritable scandale. On ne peut qu'espérer que cette démesure dans l'injustice finira pas se retourner contre ses auteurs.

Quand je dis "On ne peut qu'espérer", c'est une façon de parler. Il est bien évident qu'il faut agir.

Je souhaiterais savoir comment s'inscrire au comité de soutien.


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MessagePosté : 17 sept. 2009, 13:20 
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Enregistré le : 31 janv. 2008, 14:52
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Bonjour Danou

vous voulez les soutenir, ils ont besoin d'un max de signatures, demander par email le formulaire d'adhésion à l'association.

rejoignez les pour les aider

merci pour eux

Email: jmbissonnet@gmail.com

Le forum concernant JM Bissonnet

http://jmb.clicforum.fr/index.php


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 Sujet du message :
MessagePosté : 17 sept. 2009, 14:21 
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Enregistré le : 24 juil. 2005, 16:25
Messages : 294
Je viens d'envoyer une demande de formulaire d'adhésion à l'adresse jmbissonnet@gmail.com que vous m'avez indiquée et le courriel m'est revenu.


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MessagePosté : 17 sept. 2009, 16:44 
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Enregistré le : 31 janv. 2008, 14:52
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J'ai envoyé un message privé pour connaître la nouvelle procèdure pour être membre de leur comité de soutien.

Dès réception de la réponse , je vous en fait part.

Cordialement

Marathon


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MessagePosté : 17 sept. 2009, 19:37 
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Enregistré le : 24 juil. 2005, 16:25
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Merci pour votre aide, Marathon !


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