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 Sujet du message : Sur internet
Message non luMessage posté... : 17 juin 2004, 11:52 
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Bonjour,

J 'ai vu sur internet un article consacré à l'affaire du pull over rouge: http://www.guywagner.net/frozzi20.htm
Cet article était très interessant.
J'apprecie les articles qui parlent de l'affaire qui nous interesse et qui sont objectifs.
Nous ne sommes pas dupes :Christian Ranucci a été victime d'une erreur judiciaire très grave, meme si certains pensent le contraire. Chacun est libre de ses opinions. Du débat nait la discussion.

Au revoir
Thierry


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 Sujet du message : Sur internet
Message non luMessage posté... : 18 sept. 2004, 12:19 
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Rebonjour,

J'ai trouvé sur internet un article qui remémore l'affaire qui nous interesse :

www.bolcodenis.free.fr

ceci est interessant.

au revoir , à plus
thierry


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 Sujet du message : Sur internet
Message non luMessage posté... : 06 oct. 2004, 12:39 
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Bonjour,


J'ai vu ce matin sur le site de l'express (journal très connu), tout un article sur Valéry Giscard d'Estaing; uniquement pour les nostalgiques de ce chef d'état.

au revoir , à plus
thierry


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Message non luMessage posté... : 07 oct. 2004, 01:13 
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Elle est intéressante; si l'on ose dire, cette interview de Giscard dans l'express. Gilles Perrault l'a enfoncé dans son livre mais on pourrait dire qu'il a l'art de s'enfoncer lui-même au point que l'on se demande si l'intervention du premier était nécessaire.

Florilège de la pensée bourgeoise dans ce qu'elle a de plus maquignon :

"Cesser d'être répressif, c'était un signal de progrès. On a dit que j'avais encouragé l'avortement: c'est faux. J'ai transféré la responsabilité, la décision, d'un système répressif à un choix individuel conseillé, par les médecins et les directeurs de conscience - le conseil donné étant d'ailleurs souvent de ne pas le faire! Pour le divorce, nous sommes passés d'une faute à prouver et à sanctionner à une décision à prendre d'un commun accord.

Dans cette mutation, qu'est-ce qui vous a empêché de supprimer la peine de mort?
J'ai toujours eu une grande préoccupation pour le sort des victimes. Notre système est déséquilibré en leur défaveur. Cantonnée à quelques cas, la peine de mort était un rééquilibrage, dans le sens de la protection des victimes."

C'est vrai qu'il faut reconnaître à Giscard trois mutations importantes, d'ailleurs votées par la gauche : l'avortement, le divorce par consentement mutuel, la majorité à 18ans. Cela se passe pendant les premiers mois du septennat et cela ne durera pas.
A quoi s'ajoute la possibilié pour 70 députés de saisir le conseil constitutionnel. Ca s'arrête là...

En fait, à l'époque on se préoccupait très peu des victimes et Gicard pas plus que les autres. Les premières lois qui prévoient par exemple des avances sur indemnisations, elles datent de la période Badinter. Donc sa compassion pour les victimes ne s'est traduit par rien de concret.
C'est comme la décentralisation, pour Giscard, cela consistait à présider un conseil des ministres à Lyon au lieu de Paris... En voilà une révolution !

Le gadget Giscardien, ce n'est pas une vue de l'esprit, cela consistait à annoncer des réformes et à les traduire par un petit spectacle éphémère... Dans les faits, il s'agissait du conservatisme le plus étroit, surtout après 75.

Donc quand il dit qu'il a appliqué la peine de mort par souci pour les victimes, c'est un leurre qui n'a par ailleurs stritement aucun sens. En quoi la mort de quelqu'un pouvait-elle rendre la vie ou épargner la souffrance des victimes ? Tout cela relève d'une logique illogique.

Le seul rééquilibrage possible, et encore il demeure symbolique, c'était la prise en charge par l'état de ce que le condamné à mort ne pourrait jamais payer, du fait même de sa mort... Mais ça, Giscard n'y a jamais pensé.

Non Giscard a appliqué la peine de mort par sadisme personnel, souvenir des safaris africains et autres divertissements, et rien d'autre. Il y avait dans la société française de l'époque une atmosphère délétère due à l'apparition du chômage, aux mutations que Giscard n'a jamais comprises et de la part du pouvoir un désir de répression que les lois Peyrefitte sont venues ensuite aggraver. Donc l'application de la peine de mort relevait de cette logique.

Le livre de Perrault paraît en 1978 et alors là, il a causé un tel choc qu'il n'était plus question de faire fonctionner la guillotine, ce que vient rappeler Perrault dans son livre, ce n'est pas le pouvoir politique et Giscard qui en sont l'auteur, mais la cour de cassation : elle cassait tous les jugements qu condamnaient à mort, jusqu'au derniers mois du septennant... Donc la révolution est venue de la cour de cassation bien plus que de Giscard.

Quand Giscard dit que cesser d'être répressif est signe de progrès, il ne parle pas de son septennat qui a renforcé la répression et qui s'est traduit par un enlisement très profond : de l'inflation, du chômage, et de la loi sécurité-liberté. Et un chèque pour encourager les immigrés à repartir chez eux... Donc le bilan, il est pas terrible... Et il est tout le contraire de ce qu'il prétend aujourd'hui.


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Message non luMessage posté... : 07 oct. 2004, 01:36 
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"Avez-vous songé à restreindre son champ d'application?

Oui. A deux ou trois formes de crimes abominables. C'était le sens de l'Histoire: la Ire République l'appliquait même aux crimes économiques, comme le stockage des blés. Puis il n'est resté que le crime de sang aggravé. Je n'ai laissé aboutir les verdicts capitaux que pour les meurtres d'enfants. On m'a rapporté que, dans les prisons, les détenus les plus avertis disaient: «Il ne faut pas toucher à un enfant, parce que Giscard ne fait pas grâce.» Il y avait donc une prise de conscience. Si j'avais été réélu, j'aurais souhaité qu'il y eût un grand débat: faut-il restreindre le champ, faut-il conserver la peine?"


La question du journaliste est ambiguë, restreindre l'application de la peine de mort en changeant la loi ? ce qui est un chose, ou bien en graciant ? ce qui est une autre chose.

Giscard répond qu'il a restreint la peine de mort en ne laissant assassiner légalement que les auteurs de crimes d'enfants. Il est vrai qu'il n'a jamais laissé le parlement légiférer sur la peine de mort.

Il a restreint ? Pas en nombre. Pompidou a laissé assassiner trois personnes légalement, et encore était-il malade à cette époque.
Giscard a laissé assassiner trois personnes aussi. Donc égalité, pas de restriction.

Il dit qu'il n'a fait exécuter que les auteurs de meurtres d'enfants, ce qui serait une restriction. Il ne dit pas la vérité, parce que sa mémoire défaille sans doute. Le dernier condamné qu'il a fait exécuter était Hamida Djandoubi. Or Hamida Djandoubi avait tué sauvagement une jeune femme de 21 ans. On ne peut pas considérer qu'il s'agit là du meurtre d'un enfant.

Je crois que le problème de Giscard c'est la précision de ses souvenirs, qui provient sans doute d'un manque de rigueur dans ses décisions...

La prise de conscience dont il parle est celle des détenus. Mais il est très très rare que les détenus assassinent les enfants. Et encore ne s'agit-il que "des plus avertis", on n'ose imaginer que les autres, "moins avertis", ceux-là pourraient encore tuer, ce qui restreindrait dramatiquement la prise de conscience qui est censée être apparue d'avoir oser faire décapiter un homme qui était probablement innocent.


Quant au grand débat, on ne sait pas trop de quoi il veut parler. Il y avait un grand débat. Oh certes, il ne se déroulait pas à la télévision, à l'époque contrôlée par le pouvoir. Il se déroulait autour du livre de Perrault, qui a fait bien plus pour la suppression de cette machine infernale que tous les débats hypothétiques, promis rétrospectivement.

A l'époque, le parlement voulait se saisir de la question et Giscard n'a autorisé qu'un débat sans vote. Cela ne pouvait aller bien loin.

L'élection de Mitterrand a tranché si l'on peut dire les velléités de ce président incertain. Et la suppression de la peine de mort a causé moins de traumatisme que l'affaire du pull-over rouge.


Mais cela Giscard n'aura jamais le courage de le reconnaître.


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Message non luMessage posté... : 07 oct. 2004, 01:47 
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"Jacques Chirac vient de créer un secrétariat d'Etat aux Victimes et une proposition parlementaire pour rétablir la peine de mort a été déposée: ce débat n'est-il donc pas clos?Je crois que si. Dans la culture dominante de notre époque figure désormais l'abrogation de la peine de mort. Son rétablissement, même s'il y a des arguments et même si l'opinion, interrogée, donnait une réponse ambiguë, irait à contre-courant. En revanche, la protection de la victime est mal assurée dans la société médiatique: une victime ne peut rien dire par elle-même, on n'en fait pas la biographie, tandis que le coupable passionne."

Le problème, c'est que l'abrogation de la peine de mort ne relève pas du champ culturel. Je crois que le contresens est total à ce niveau.

La question est morale, elle touche aux droits de l'homme, tout simplement : est-ce que l'on a le droit de supprimer la vie même et surtout pour dire que la vie est supérieure à tout ?
Ce n'est pas une question de culture. On doit trop se battre pour dire que l'excision n'est pas un fait culturel mais représente une atteinte au droit élémentaire de chacun de disposer de son corps et de le préserver. La peine de mort, c'est du même ordre.

La guillotine est une culture dont on s'est aperçu qu'on se passait très bien, parce qu'elle n'apportait pas grand chose.

Les coupables passionnent ? On a envie de lui dire, ça dépend lesquels.

Sans doute voulait-il parler d'Arsène Lupin qui ressort sur les écrans le 13 octobre.


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Message non luMessage posté... : 07 oct. 2004, 01:55 
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«En moi, rien ne bouge»: ce sont vos mots après vous être éveillé pour méditer à l'heure précise d'une exécution capitale. Quel est leur sens?
Cela signifie qu'il y a quelque chose au-delà du tumulte. Car, dans un tel cas, il y a un énorme tumulte: descriptions, interprétations, contestations. Au sens fort, je voulais dire que la décision était, au fond de moi, acceptée.

L'exécution dont il est question ici, est bien sûr celle de Christian Ranucci.

Mais ce que dit le journaliste ne reflète pas ce que Giscard raconte dans ses mémoires. Les mémoires dit Perrault sont à ce moment totalement obscènes, parce que Giscard dit qu'il a voulu se réveiller à quatre heures pour vivre l'exécution par procuration, ce qui déjà en soi est assez peu ragoutant, mais en plus, Giscard avoue qu'il a laissé passer l'heure et qu'il s'est rendormi.
Nul n'avait besoin de savoir ces détails du sommeil trop lourd du président.

C'est curieux, je n'avais pas compris "en moi, rien ne bouge" comme cela, me rappelant les termes de son premier débat où il avait déclaré "qu'il avait un coeur qui battait à son rythme comme celui de Mitterrand", j'interprétais cela comme : ça y est Mitterrand maintenant que j'ai osé tuer un homme, en moi rien ne bouge, vous avez désormais le monopole du coeur.


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Message non luMessage posté... : 28 sept. 2010, 18:47 
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http://www.metrofrance.com/debats/inter ... KXEh1BNeY/

_________________
Argumenter avec les imbéciles, c'est comme jouer aux échecs avec un pigeon.
D'abord, le pigeon va renverser les pièces et chier sur l'échiquier.
Puis, il se pavanera comme s'il avait gagné la partie.


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Message non luMessage posté... : 28 sept. 2010, 22:00 
le dictionnaire des erreurs judiciaires ... R comme Ranucci


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Message non luMessage posté... : 28 sept. 2010, 22:47 
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MICHEL62 a écrit :
le dictionnaire des erreurs judiciaires ... R comme Ranucci


Bien vu Michel eclap


Le pauvre Lesurques (Courrier de Lyon) va sûrement se retourner dans sa tombe depuis tout ce temps !

Pourquoi ne pas remonter à l'Antiquité le temps qu'il y est le père Gilbert :mrgreen:

Ce serait sympa qu'on lui pose plein de questions embarrassantes auxquelles il n'est pas préparé toung: ... hein ? vous en pensez quoi ?

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Message non luMessage posté... : 29 sept. 2010, 08:15 
Je suis persuadé que si on l'interpellait sur l'affaire Ranucci, il nous sortirait de gros mensonges du genre, les Aubert n'ont jamais parlé de paquet volumineux, M Martinez a toujours parlé d'un enfant dans ses déclarations, C Ranucci est passé aux aveux à l'evêché sans aucune contrainte et ceci plusieurs fois.


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Message non luMessage posté... : 29 sept. 2010, 09:45 
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jpasc95 a écrit :
Je suis persuadé que si on l'interpellait sur l'affaire Ranucci, il nous sortirait de gros mensonges du genre, les Aubert n'ont jamais parlé de paquet volumineux, M Martinez a toujours parlé d'un enfant dans ses déclarations, C Ranucci est passé aux aveux à l'evêché sans aucune contrainte et ceci plusieurs fois.


Suis bien d'accord avec vous Jpasc95, perso j'attaquerais bien sur le fait qu'il ait refilé les 5 pv planqués par Alessandra à Viala et non pas à Antona, ces 5 pv soustraits à la connaissance de la défense.

Pas vraiment propre la manoeuvre ! sick:

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Message non luMessage posté... : 29 sept. 2010, 10:27 
Anne a écrit :
[...]

Suis bien d'accord avec vous Jpasc95, perso j'attaquerais bien sur le fait qu'il ait refilé les 5 pv planqués par Alessandra à Viala et non pas à Antona, ces 5 pv soustraits à la connaissance de la défense.

Pas vraiment propre la manoeuvre ! sick:


oui et dont un seul parlait d'un homme avec un pull over vert ignorant ainsi ceux concernant l'homme au POR

Quel dommage que la défense n'ait même pas demandé à consulter ces PVs !


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Message non luMessage posté... : 29 sept. 2010, 11:44 
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Localisation : Saint-Claude JURA (39)
C'est le modo qui trie les questions, d'ici que la mienne ne passe pas, y a pas des kms !

C'est fou de le lire concernant les aveux, punaise :mrgreen:

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Message non luMessage posté... : 29 sept. 2010, 12:21 
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Voilà la seule réponse qu'il a donnée concernant notre affaire : (mes questions sont donc passées à la trappe)

"solshi : Bonjour Maître. Depuis toutes ces années, avez-vous jamais eu ne serait que le moindre doute sur la culpabilité de Ranucci ?
Gilbert Collard : Non. Je n'ai aucun doute.
Gilbert Collard : Même si je regrette, qu'on l'ai condamné à mort. Pour croire à l'inocence de Ranucci il faut ne pas tenir comt d'un argument décisif : s'il n'est pas l'auteur du crime, comment fait-il pour indique aux policiers l'endroit précis ou le couteau était caché ?
Gilbert Collard : Lui seul pouvait le savoir !/"

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