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 Sujet du message : Quousque tandem, Catilinae...
Message non luPosté : 21 mars 2007, 16:50 
PREMIER POINT.

Les circonstances de la découverte du couteau ont été longtemps comme une tarte à la crème inlassablement utilisée (entre autres) par Gilles Perrault.

Les prétendues anomalies de dates n'en étaient pas : cet argument a été définitivement balayé par Gérard Bouladou.

La durée de cette découverte (2 heures au lieu de 20mn) a servi de levier pour semer un doute.
Cette durée est étrange si CR est coupable, mais elle est explicable avec un peu d'imagination, j'en ai déjà très longuement parlé avec jpasc (retards -inexcusables- de transmissions d'une information). Elle n'est pas suspecte 'a priori' pour autant.

En vérité, cette durée anormale devient complètement idiote si, par hypothèse, ce sont des policiers qui ont caché eux-mêmes ce couteau...et qui savent donc précisément où il faut le chercher puisqu'ils sont allés sur place !!

C'est donc une "arme" qui se retourne contre son auteur : cette hypothèse est idiote. Encore un aveuglement de Gilles Perrault.

DEUXIEME POINT.

L'hypothèse d'une manipulation policière (sur ce couteau) ne tient pas la route.

Par hypothèse, ce serait dans la 304 que le couteau aurait été saisi, puis planté dans la tourbe (en fait du fumier) par un policier.
Avec le couteau dans la 304, les policiers disposent d'un élément matériel accablant, imparable.
Quelle est cette idée biscornue d'aller le planter la-bas ? Pour gagner quoi ? Rien ! Les risques de capotage de cette manip sont évidents. L'entrée de la galerie a peu de chances d'être deserte : gendarmes, curieux, M.Rahou, etc.
Et si CR se rétracte brusquement ? Car il est, par hypothèse, innocent. Tout ça est ridicule.

L'affaire est entendue : à la poubelle.

TROISIEME POINT.

Les deux points précédents ne sont rien à côté de celui-ci :
ce couteau appartient à Ranucci et a été découvert grâce à ses indications.

Cette affirmation n'est pas gratuite : c'est Ranucci lui-même qui le dit.
Il le dit dans ses aveux, le redit devant Mlle Di Marino 2 fois, 3 fois, 4 fois.
Au cours de l'interrogatoire récapitulatif, où il commence à nier à peu près tout, il le confirme quand même une nouvelle fois :" Je reconnais par contre que c'est bien moi qui ai indiqué aux enquêteurs à quel endroit était ce couteau m'appartenant etc.".
Il le dit au médecin aux Baumettes..
Il le dit à Maître Le Forsonney : "peut-être vaut-il mieux mentir, mais, vous, je ne peux pas vous cacher la vérité, ce couteau m'appartient".

C'est un fait irréfutable. On est au-delà du doute. Nier cette évidence fait passer du domaine de la réalité au domaine du fantasme, de la vérité à l'absurdité et tout devient illusions.

QUATRIEME POINT.

A titre anecdotique, Gilles Perrault nage en pleine contradiction interne, et le lecteur en attrape le tournis.
Il admet (difficile de faire autrement) que c'est bien CR qui a enfoui le couteau (page 413), mais 2 pages auparavant il développe ses sophismes sur la découverte "invraisemblable"(sic) du couteau, dont la conséquence fatale est que ce ne peut pas être CR qui l'a enfoui !

Il faut voir aussi, toujours pour le folklore, à quel degré d'invraisemblance on peut arriver sur cet épisode (entre autres), même si c'est présenté comme une hypothèse.
Citation :
L'assassin, trouvant le couteau de Christian dans sa poche, a pu le souiller de sang pour parachever son maquillage etc.

Je ne sais pas si vous imaginez la scène. "Il" trouve le couteau (ah bon ?), remonte sur le talus, enlève les branchages, donne un 15ème coup de couteau à sa victime, remet les branchages et va remettre le couteau dans la poche de CR. Le tout avec un pull-over sur le dos en plein midi si j'ai bien compris (mais je m'en tape).
C'est criant de vérité. Peut-être faudrait-il ouvrir un fil de discussion pour régler une question fondamentale : est-ce que Fantomas a remis le couteau dans la poche AVANT ou APRES l'avoir basculé sur la banquette arrière ?

Tout ça n'est pas sérieux, c'est le moins qu'on puisse dire.

CINQUIEME POINT.

Après l'anecdotique, l'inacceptable.

Dans l'émission "Faites entrer l'accusé", où C.Hondelatte, généralement mieux inspiré, ne craint pas de dire "peut-être la plus grosse erreur judiciaire du siècle", Gilles Perrault commence par dire (de mémoire) "je veux bien admettre tout ce que vous voudrez, mais pas le couteau : si on peut m'expliquer ça, alors oui, Ranucci est coupable".

Entre parenthèses, il n'y a rien à expliquer du tout, c'est CR qui a enfoui le couteau, terminé, basta et bonjour à tous. Et si Gilles Perrault ne comprend pas ça, c'est son problème.

Ce qui suit est une honte.

Pour soutenir (sic) sa thèse, Gilles Perrault balance tout de go une élucubration archi-fausse : les recherches auraient commencé sur le lieu du crime :
Citation :
"C'est incompréhensible ; je lui ai demandé, au capitaine Gras : pourquoi avez vous commencé à chercher à 1200 mètres de la galerie alors que Ranucci a, parait-il, donné l'endroit précis où il est caché ? 'Mais j'ai été très étonné bien sûr, aurait dit le capitaine Gras, et je n'ai toujours pas compris' etc etc.".

C'est un MENSONGE.

Gilles Perrault ne peut PAS ignorer le P.V.de découverte de l'adjudant Monnin : "à 17h30 nous nous portons sur le terre-plein précédant l'entrée de la galerie". C'est en contradiction formelle.
Gilles Perrault n'est PAS pris par surprise par C.Hondelatte, bien au contraire.
Gilles Perrault ne peut PAS être étourdi sur ce point. Cet élément (couteau) est très important.

C'est donc bien un mensonge délibéré sur un point capital.
Gérard Bouladou est dans le vrai en employant le mot : c'est une imposture, Gilles Perrault est pris "la main dans le sac".

Ce qui précède n'en est qu'un exemple. La seule excuse, au bénéfice du doute, de cet aveuglement, c'est la passion...

Il faut appeler chat un chat, car c'est grave.

Depuis 30 ans, des hommes et des femmes de coeur, épris de Justice, généreux et sensibles, dont la bonne foi est évidente, et dont beaucoup sont sur ce forum, ont été abusés par des affabulations et des contorsions invraisemblables.

Et ça continue : sourd et aveugle peut-être, Gilles Perrault, mais pas muet !

Tout le monde comprend le calvaire de Mme Mathon, elle a toutes les excuses de la Terre, le problème n'est pas là.

Ouvrez les yeux. La crédibilité de Gilles Perrault sur cette affaire est en cause. On vous a mené en bateau, cette fable incroyable de l'homme au pull over-rouge ne tient que par la peinture.

"Combien de temps encore, Catilina, abuseras-tu de notre patience ?"


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 21 mars 2007, 18:11 
soryu a écrit :
En vérité, cette durée anormale devient complètement idiote si, par hypothèse, ce sont des policiers qui ont caché eux-mêmes ce couteau...et qui savent donc précisément où il faut le chercher puisqu'ils sont allés sur place !!


Mais non elle n'est pas idiote.
Il faut que vous compreniez que les policiers sont censés ne pas connaitre les lieux puisque les recherches du 5 juin dans la champignonnière sont faites par les gendarmes.
De plus, ils ne peuvent pas donner des détails puisqu'il n'y a rien dans les aveux.
Encore une fois, quand on écoute M Grivel, c'est C Ranucci qui a donné des détails, vers 19h, qui ont permis aux gendarmes de trouver très rapidement le couteau.
J'ai déjà expliqué que, selon moi, c'est impossible puisqu'il n'est plus à l'Evêché mais dans le bureau de la juge.
Si les policiers ont enterré le couteau, ils ne pouvaient pas dés le début donner l'endroit précis aux gendarmes sinon c'était une façon de se trahir. On leur aurait demandé comment ils avaient pu donner l'endroit précis alors que cela ne figure pas dans les aveux.
Alors ils ont un peu trimbalé les gendarmes en faisant commencer les recherches un peu loin de l'endroit exact. C'est ce que dit G Perrault dans Faites entrer l'accusé. Il rapporte les propos de M Gras.
Et je vais vous apprendre quelque chose. L'année dernière, j'ai posé la question par courrier à M Gras qui m'a répondu. Je lui demandais : "N'avez vous pas eu l'impression d'avoir été trimballé par les policiers lors des recherches du couteau le 6 juin ?"
Sa réponse : "Compte tenu de mon âge, je ne peux répondre à vos questions pourtant heureuses."
Vous voyez, lui-même s'est posé la question, c'est évident.
Il s'agissait pour les policiers de donner une certaine crédibilité aux recherches en les faisant durer.

soryu a écrit :
L'hypothèse d'une manipulation policière (sur ce couteau) ne tient pas la route.

Par hypothèse, ce serait dans la 304 que le couteau aurait été saisi, puis planté dans la tourbe (en fait du fumier) par un policier.
Avec le couteau dans la 304, les policiers disposent d'un élément matériel accablant, imparable.
Quelle est cette idée biscornue d'aller le planter la-bas ? Pour gagner quoi ? Rien ! Les risques de capotage de cette manip sont évidents. L'entrée de la galerie a peu de chances d'être deserte : gendarmes, curieux, M.Rahou, etc.
Et si CR se rétracte brusquement ? Car il est, par hypothèse, innocent. Tout ça est ridicule.


non ce n'est pas une hypothèse des innocentistes. C'est M Fratacci qui l'a écrit dans son livre.
Nous avons une photo en date du 6 juin où l'on voit la 304 dans la cour de l'Evêché qui est fouillée par des policiers. Je vous rappelle qu'ils l'ont fouillée sommairement le 5 vers 22h à Nice et que M Alessandra en a tiré un PV d'objets saisis. Ce soir là, on peut imaginer qu'ils n'ont pas trouvé le couteau qui était bien dissimulé dans la 304.
Donc, lors de la fouille plus approfondie du 6, ils découvrent le cran d'arrêt. Mais là, c'est l'embarrras. M Alessandra se dit que certains vont trouver étrange que l'on trouve l'arme du crime le 6 juin dans la 304 alors que la veille, elle n'y était pas. Et puis, si le couteau est réellement taché de sang, c'est plutôt imprudent pour un meurtrier de garder l'arme du crime cachée dans sa voiture.
Les policiers sont convaincus de la culpabilité de C Ranucci, alors, comme C Ranucci a séjourné dans une champignonnière, ils pensent que c'est plus crédible de faire croire que C Ranucci s'en est débarassé là-bas.

Il reste toujours cette question : le couteau retrouvé le 6, est il bien l'arme du crime ?
Selon moi, si l'arme du crime a bien été retrouvée dans la 304, il se peut très bien que ce soit le vrai meurtier, L'homme au pull over-rouge, qui l'ait bien caché lui-même dans la 304.
Il se peut aussi que ce couteau appartienne à C Ranucci, comme il l'a dit lui-même. Mais il reste cette phrase dans son Récapitulatif : "Il y eut aussi ce couteau. J'avais accepté de reconnaître cet homicide et il avait été commis avec cette arme, je l'ai donc acceptée comme mienne. Or, je n'ai jamais possédé, ni désiré posséder, de telles armes."

Evidemment, certains pensent qu'il ment. C'et possible, mais par pure maladresse. Il est possible qu'il ait trouvé un jour ce couteau ou que quelqu'un lui ait donné. On n'en sait rien puisque l'enquête n'a rien établi sur ce point.
Si ce couteau était bien à lui, pourquoi le cachait il dans sa 304 ? selon moi, pour que sa mère ne le découvre jamais car elle ne l'aurait jamais accepté.
Si ce couteau était bien à lui, une chose m'intrigue. Lui savait où il était caché (dans le coffre de sa voiture). Comment se fait il que son couteau si bien caché se retrouve dans un tas de tourbe ?
Il aurait du alors comprendre la manipulation policière.

L'hypothèse qui m'apparait de plus en plus probable :
- le couteau retrouvé par les policiers dans la 304 (écrit par M Fratacci dans son livre) est bien l'arme du crime et elle y a été déposée subtilement par le vrai meurtrier.

Si c'est C Ranucci qui a enterré lui-même le couteau, c'est proprement incompréhensible qu'il n'y ait pas de détails dans les aveux et vous ne me ferez pas croire que c'était un détail insignifiant.
Les aveux sont faits pour avoir des détails, surtout sur un point aussi capital.


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 21 mars 2007, 22:34 
Jpasc795 a écrit :
Il faut que vous compreniez que les policiers sont censés ne pas connaitre les lieux puisque les recherches du 5 juin dans la champignonnière sont faites par les gendarmes.
[....]
Si les policiers ont enterré le couteau, ils ne pouvaient pas dés le début donner l'endroit précis aux gendarmes sinon c'était une façon de se trahir.

Non, Jean-Pascal dans l'après-midi du 5 juin, il y avait des policiers du côté des bois de Peypin. Et pas n'importe quel policier..............

Au moment où les gendarmes commencent les recherches, le couteau n'est encore pas caché, et c'est justement pour pouvoir aller le cacher vers le tas de fumier qu'on les envoie chercher à un autre endroit.


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 22 mars 2007, 07:37 
arlaten a écrit :
[...]
Non, Jean-Pascal dans l'après-midi du 5 juin, il y avait des policiers du côté des bois de Peypin. Et pas n'importe quel policier..............

Au moment où les gendarmes commencent les recherches, le couteau n'est encore pas caché, et c'est justement pour pouvoir aller le cacher vers le tas de fumier qu'on les envoie chercher à un autre endroit.


Sur un document de l'INA, on voit M Grivel à l'aplomb du Lieu du crime.

Mais es tu certain qu'il est allé dans la champignonnière ?


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 22 mars 2007, 08:14 
Jpasc95 a écrit :
Sur un document de l'INA, on voit M Grivel à l'aplomb du Lieu du crime.

Oui, il y a des documents qui montrent Grivel à l'aplomb du lieu du crime. Grivel et d'autres policiers d'ailleurs.

Jpasc95 a écrit :
Mais es tu certain qu'il est allé dans la champignonnière ?

Certain non, mais les policiers qui s'occupent de l'affaire, seraient juste venu à l'endroit où le corps a été retrouvé. Ils n'ont pas parlé aux gendarmes. ils ne savent pas qu'un chien a été mis en piste à partir de la champignonnière. Ils ne savent pas qu'un pull-over rouge y a été découvert.............. et s'ils l'ont su, ils n'ont pas eu la curiosité d'aller voir ?
Et quand on voit Guazzone en photo avec des policiers, cela se passe où ?


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 22 mars 2007, 08:21 
arlaten a écrit :
[...]
Certain non, mais les policiers qui s'occupent de l'affaire, seraient juste venu à l'endroit où le corps a été retrouvé. Ils n'ont pas parlé aux gendarmes. ils ne savent pas qu'un chien a été mis en piste à partir de la champignonnière. Ils ne savent pas qu'un pull-over rouge y a été découvert.............. et s'ils l'ont su, ils n'ont pas eu la curiosité d'aller voir ?
Et quand on voit Guazzone en photo avec des policiers, cela se passe où ?


exact, dans un journal du 7 juin , on voit M Guazzone, un policier et Grivel dans la champignonnière. Et ça ne peut être que le 5 juin.


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 22 mars 2007, 11:04 
Merci de vos observations tout à fait intéressantes. La thèse que vous défendez, je le redis, est "techniquement" valable, même si elle est tirée par les cheveux. Mais je vais jouer le jeu. Voici quelques objections supplémentaires.

-1- La fouille de la 304 est sommaire le 5 Juin, approfondie le 6. Rien ne dit que
jpasc95 a écrit :
certains vont trouver étrange que l'on trouve l'arme du crime le 6 juin dans la 304 alors que la veille, elle n'y était pas

Note : ce n'est pas qu"elle n'y était pas" ; c'est plutôt qu'ils ne l'ont pas trouvée (fouille sommaire, de nuit, arme bien cachée).

La fouille approfondie révèle le cran d'arrêt, qui était donc bien dissimulé. Rien que cette dissimulation est déjà en soi un indice très compromettant que les policiers devraient noter soigneusement dans le P.V. au lieu, au contraire, de l'occulter.

De plus, si il y a manipulation, tout devient possible. Qu'est-ce qui empêche de fabriquer des faux P.V., par exemple où le couteau serait découvert le 5, par exemple dans la poche du pantalon ? C'est tellement facile, pourquoi aller chercher midi à 14 heures ?

Non, je maintiens que d'aller planter là-bas ce couteau est, pour de nombreuses raisons, une hypothèse farfelue qui ne tient pas la route.

-2-
jpasc95 a écrit :
Encore une fois, quand on écoute M Grivel, c'est C Ranucci qui a donné des détails, vers 19h, qui ont permis aux gendarmes de trouver très rapidement le couteau.
J'ai déjà expliqué que, selon moi, c'est impossible puisqu'il n'est plus à l'Evêché mais dans le bureau de la juge[...]
Si c'est C Ranucci qui a enterré lui-même le couteau, c'est proprement incompréhensible qu'il n'y ait pas de détails dans les aveux et vous ne me ferez pas croire que c'était un détail insignifiant.
Les aveux sont faits pour avoir des détails, surtout sur un point aussi capital.

Nous avons déjà longuement parlé de ça, jp, et vous m'obligez à répéter ce que j'ai dit déjà.

## Selon moi, ce n'est pas à 19h que Grivel a eu l'information "mur en parpaings", mais entre 17h et 17h45, et que cette information n'est resortie qu'à 19h. Il y a là, c'est clair, au minimum une belle bourde (on ne saura jamais la vérité). En tout cas, rien d'invraisemblable.

## De même ce n'est pas "proprement incompréhensible qu'il n'y ait pas de détails dans les aveux" et je vous ai déjà dit pourquoi : les policiers ne connaissent pas les lieux, et pour eux "tas de tourbe devant la galerie" est suffisamment précis...ce en quoi ils se trompent.

## D'ailleurs réfléchissez à ceci : s'il y a manip, les policiers savent donc (ils ont été sur place!!) que le "tas de tourbe" est en fait très étendu, et qu'il faut impérativement une précision supplémentaire pour trouver le couteau.
Alors comme le "rédacteur en chef" des aveux est selon vous Jules Porte, pour que la manip soit "aux petits oignons" il suffit de faire "avouer" à Ranucci le "mur en parpaings" et le tour est joué. "Le couteau est rapidement découvert sur les indications précises de Ranucci".
Ils sont très-très forts, ces policiers.
jpasc95 a écrit :
Il se peut aussi que ce couteau appartienne à C Ranucci

Je ne varierai pas d'un millimètre : c'est une certitude absolue. Si on va jusqu'à en douter, tout est permis : si je dis que CR n'a pas eu d'accident à La Pomme, vous allez me dire (avec raison) que je suis en plein fantasme.

-3-
jpasc95 a écrit :
C'est ce que dit G Perrault dans Faites entrer l'accusé. Il rapporte les propos de M Gras.
Et je vais vous apprendre quelque chose. L'année dernière, j'ai posé la question par courrier à M Gras qui m'a répondu. Je lui demandais : "N'avez vous pas eu l'impression d'avoir été trimballé par les policiers lors des recherches du couteau le 6 juin ?"
Sa réponse : "Compte tenu de mon âge, je ne peux répondre à vos questions pourtant heureuses."
Vous voyez, lui-même s'est posé la question, c'est évident.

Je pense avoir été assez clair. Il n'y a pas photo : Gilles Perrault a monté un mensonge volontaire, prémédité, formellement contredit par une pièce connue de tous, en se camouflant derrière le capitaine Gras, qui ne confirme ni n'infirme.
C'est d'autant plus curieux que je ne vois même pas l'utilité de cette élucubration...

Et je trouve ça scandaleux, car ces aberrations ou distorsions sont légion dans son livre, et que surtout de nombreux citoyens au coeur généreux ont été proprement abusés. Ce livre est une mauvaise action.

Je continue à mettre cet aveuglement de Gilles Perrault sur le compte de la passion, mais entre nous c'est une excuse plus qu'indulgente 30 ans après.
jpasc95 a écrit :
Les policiers sont convaincus de la culpabilité de C Ranucci, alors,

Oui, ce sont des vieux routiers du crime (et à Marseille...). Quand le corps est découvert à quelque mètres de la scène que les Aubert ont vue, ils sont sûrs à 99% de leur affaire. Et quand le couteau est découvert comme ils le disent, et non pas comme vous l'imaginez (mais vous en avez le droit), c'est du 99,99%. Alors M.Spinelli, vous comprenez, ça ne pèse pas lourd : lui-même reconnait qu'il a pu à la rigueur se tromper, "même s'il connait parfaitement tous les types de voiture".

-3-
jpasc95 a écrit :
Il reste toujours cette question : le couteau retrouvé le 6, est il bien l'arme du crime ?

Isolément, on ne peut pas répondre, bien sûr.

-4- Je ne réponds pas à un scenario d'homme au pull over-rouge, qui ne repose sur rien de positif hormis une vague ressemblance (la couleur) entre 2 pull-overs.

J'ai déjà expliqué que pour ce POR, trouvé dans un lieu incongru et froid en plus, à quelques mètres de la 304, l'hypothèse la plus élémentaire est qu'il a été jeté par...Ranucci. Cette hypothèse est fortement confirmée par la piste du chien policier, car certaines anomalies sont inexplicables autrement. Voir le fil "Ranucci et le pull-over".

Une autre hypothèse tout à fait valable est qu'il est là par hasard, sans aucun rapport avec cette affaire.

Mais avec beaucoup d'imagination et très peu de vraisemblance, on peut inventer tout ce qu'on veut, ce n'est pas interdit.

-5- Vous n'avez pas quelquefois l'impression d'avoir été (comme moi) berné par Gilles Perrault, et de faire fausse route ?


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Message non luPosté : 22 mars 2007, 11:22 
arlaten a écrit :
Au moment où les gendarmes commencent les recherches, le couteau n'est encore pas caché, et c'est justement pour pouvoir aller le cacher vers le tas de fumier qu'on les envoie chercher à un autre endroit.


Cette affirmation est en contradiction formelle avec le P.V. de découverte de l'adjudant Monnin (donc un gendarme). Il y aurait donc une forfaiture des policiers et des gendarmes.


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Message non luPosté : 22 mars 2007, 11:30 
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bonjour Soryu,

il est effectivement obligé qu'il y ait acte de forfaiture et complicité entre gendarme et police, puisque la venue sur les lieux de découverte du corps s'est faite par les gendarmes.

Et puisqu'il est dit qu'un gendarme a découvert le couteau ledit jour et qu'on le retrouve sur le PV de police......

J'ai par conséquent beaucoup de mal à croire à cette théorie.

De plus, il faut assumer ce genre d'accusation...


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Message non luPosté : 22 mars 2007, 11:35 
soryu a écrit :
[...]

Cette affirmation est en contradiction formelle avec le P.V. de découverte de l'adjudant Monnin (donc un gendarme). Il y aurait donc une forfaiture des policiers et des gendarmes.


allons soryu, si les gendarmes avaient commencé à l'endroit où M Monnin l'indique dans le PV, cad à proximité du tas de tourbe, les gendarmes n'auraient jamais mis deux heures pour trouver le couteau et n'auraient jamais eu besoin d'appeler l'Evêché pour avoir des informations précises.

Il serait bien que l'on explique cette étrange chose selon laquelle il y avait comme par hasard plein d'objets métalliques dans le tas de tourbe.
De qui se moque t-on ?


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Message non luPosté : 22 mars 2007, 12:11 
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laurence a écrit :


De plus, il faut assumer ce genre d'accusation...
salut laurence : ne t'inquiete pas, pour assumer il n'y a pas de probléme il n'y a de leçon, a recevoir de personnes

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Message non luPosté : 22 mars 2007, 13:11 
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jpasc95 a écrit :
[...]

allons soryu, si les gendarmes avaient commencé à l'endroit où M Monnin l'indique dans le PV, cad à proximité du tas de tourbe, les gendarmes n'auraient jamais mis deux heures pour trouver le couteau et n'auraient jamais eu besoin d'appeler l'Evêché pour avoir des informations précises.

Il serait bien que l'on explique cette étrange chose selon laquelle il y avait comme par hasard plein d'objets métalliques dans le tas de tourbe.
De qui se moque t-on ?
Surtout avec un tas de fumier qui ne devait pas dépassait les 3 a 400métres carré, mais apparemment soryu ne veut pas ce donnait la peine de visité les lieux de la champi

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Message non luPosté : 22 mars 2007, 13:26 
jpasc95 a écrit :
allons soryu, si les gendarmes avaient commencé à l'endroit où M Monnin l'indique dans le PV, cad à proximité du tas de tourbe, les gendarmes n'auraient jamais mis deux heures pour trouver le couteau et n'auraient jamais eu besoin d'appeler l'Evêché pour avoir des informations précises.

Allons, jpasc, nous sommes en train de recommencer à zéro une discussion que nous avons eue mot pour mot pendant 5 ou 6 jours sur un autre fil.

Pourquoi diable trouvez-vous "inexplicable" cette durée de la découverte ?

-1- Les policiers avaient EVIDEMMENT l'intention d'emmener Ranucci, ses aveux signés, sur le tas de fumier pour qu'il leur montre exactement où était enfoui le couteau : le rêve.
Dans ces conditions, des informations plus précises que "tas de tourbe" sont totalement inutiles dans les aveux, et la question n'est visiblement pas posée à Ranucci parce qu'elle n'a aucune raison d'être posée : ils y seront dans une heure, un P.V. de découverte sera établi, le rêve pout tout enquêteur criminel !

-2- Patatras, Mlle Di Marino décide à 17h20 d'inculper CR, ce qui met fin illico (à 18h15) aux 24 heures de garde à vue. CR doit obligatoirement être examiné par le Dr Vuillet à la fin de la garde à vue, c'est la procédure, et être présent à 18h15 devant la juge : c'est un ordre, il n'y a même pas à discuter.
Impossible d'aller sur place maintenant.

-3- Donc ça se fait par radio-téléphone avec les gendarmes. Et c'est ici qu'une information cruciale va manquer aux gendarmes pour le découvrir, ce couteau, car en fait de "tas", c'est très étendu.
D'ailleurs je comprends mal pourquoi vous trouvez "invraisemblable" cette durée de 2h si CR est coupable, et que vous la trouvez normale s'il est innocent.
Si c'est pour faire plus "vrai" dans le 2ème cas, c'est donc que cette durée est plus que "vraisemblable" dans le 1er cas, non ?

Il faut en fait, avec un peu d'imagination, essayer de deviner pourquoi cette information a mis 1h30 pour parvenir aux gendarmes.

J'ai fait l'hypothèse (qui vaut ce qu'elle vaut), que Grivel a entendu "au vol" au cours d'une conversation amicale avec CR (il joue le rôle classique du "gentil" qui comprend etc), par exemple dans la voiture qui l'emmène chez la juge, le "mur en parpaings", sans y prêter attention : il ne sait d'ailleurs pas que les recherches commencent, et encore moins que les gendarmes piétinent. Cette information capitale ne (re)fait surface qu'à 19h, pour plein de raisons possibles, j'ai choisi celle où Grivel ne revient à l'Evéché qu'à cette heure-là.

D'autres possibilités existent, comme celle de ...Grivel lui même. Mais, pour une fois, je n'ai pas trop confiance en un témoin direct, car s'il y a une énorme bourde, c'est de sa faute. Alors...

-4- Vous ne pourrez pas vous dépêtrer d'une contradiction : si cette durée est bizarre, elle est absurde en cas de manip des policiers. Je n'y reviens pas tellement c'est évident : toute cette manip est ridicule dans tous ses aspects, y compris bien sûr cette durée biscornue puisqu'il suffit de "truquer" les aveux pour qu'elle se fasse "comme dans du beurre" en 20mn.

-5-
jpasc95 a écrit :
Il serait bien que l'on explique cette étrange chose selon laquelle il y avait comme par hasard plein d'objets métalliques dans le tas de tourbe.
De qui se moque t-on ?

Je saisis mal votre colère sur ce point, et je ne vois pas où vous voulez en venir. Quel rapport avec l'innocence de CR ?

-6- Vous confirmez ce que je dis : s'il y a manip sur ce couteau, les gendarmes font partie de la machination (P.V. Monnin).
Et lors de la reconstitution, les avocats, substitut, spectateurs, journalistes, n'ont rien remarqué d'anormal.
Est-ce bien raisonnable ?


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Message non luPosté : 22 mars 2007, 14:09 
bruno a écrit :
[...]Surtout avec un tas de fumier qui ne devait pas dépassait les 3 a 400métres carré, mais apparemment soryu ne veut pas ce donnait la peine de visité les lieux de la champi


Qui sait .. Soryu, si ça vous intéresse, une visite de la champi et des lieux du drame en général avec Bouladou et ceux qui sont intéressés est prévue (pont de l'Ascension selon toute probabilité). Voir mon fil : Rencontre Bouladou/Montpellier/Nouvelle formule.

A ce propos, les gars / les filles, si vous ne voulez / pouvez pas venir, ce n'est pas grave, mais j'aimerais au moins que vous me confirmiez votre
non-participation..


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 22 mars 2007, 16:45 
soryu a écrit :
-1- Les policiers avaient EVIDEMMENT l'intention d'emmener Ranucci, ses aveux signés, sur le tas de fumier pour qu'il leur montre exactement où était enfoui le couteau : le rêve.
Dans ces conditions, des informations plus précises que "tas de tourbe" sont totalement inutiles dans les aveux, et la question n'est visiblement pas posée à Ranucci parce qu'elle n'a aucune raison d'être posée : ils y seront dans une heure, un P.V. de découverte sera établi, le rêve pout tout enquêteur criminel !


Tiens c'est nouveau ça !
C'est M Alessandra qui vous l'a dit récemment ?
Vous vous plaignez de devoir répéter les mêmes choses mais je fais le même constat.
A 17h, C Ranucci signe ses aveux. Alessandra avait largement le temps d'emmener C Ranucci dans la champignonnière. Avec une voiture de police et le girophare qui va avec, il faut 25 ou 30 mn.
Il ne l'a pas fait parce qu'il a décidé de ne pas le faire.

Et là, vous nous sortez du chapeau que Di Marino décide d'inculper C Ranucci à 17h20 et de mettre fin à la garde à vue. Mais d'où sortez vous cela ?
Il est certain que si vous refaites l'histoire à votre goût, vous allez pouvoir tout vous permettre.
Malheureusement, tout ce que vous racontez est faux.

Nous savons de manière certaine que M Alessandra n'a jamais appelé la juge pour demander une prolongation de garde à vue. Il l'a avoué lui-même lors d'une conférence de presse à l'Evêché en expliquant que c'était trop long et trop compliqué à obtenir.
Sur ce point, je le crois. D'ailleurs, il n'existe aucun courrier de la juge motivant un refus à cette demande.

Vous affirmez que la juge a exigé l'examen médical. Qu'en savez vous ? C'est Di Marino qui vous l'a dit récemment ?
Vous avez de la chance de savoir des choses que d'autres ignorent.

Vous devriez relire le PV de Jules Porte du 6 juin 74 dans lequel on apprend à la fin des aveux la chose suivante :
FIN GARDE A VUE : disons que nous mettons fin à la garde à vue du sus nommé, qui sera deférré le 6 juin 74, à 18 heures devant Mr le juge mandant......

Le "NOUS" me fait penser que ce sont les policiers qui ont décidé de mettre fin à la garde à vue et pas la juge sinon il l'aurait indiqué.
Vous voyez bien que les policiers n'avaient nullement l'intention de demander une prolongation à la juge.

Dans ce PV, aucune allusion à la visite médicale chez le docteur Vuillet. On ne sait même pas qui l'a décidé. Les policiers sans doute !

Article 63-3 du code de procédure pénale

Toute personne placée en garde à vue peut, à sa demande, être examinée par un médecin désigné par le procureur de la République ou l'officier de police judiciaire. En cas de prolongation, elle peut demander à être examinée une seconde fois.
A tout moment, le procureur de la République ou l'officier de police judiciaire peut d'office désigner un médecin pour examiner la personne gardée à vue.
En l'absence de demande de la personne gardée à vue, du procureur de la République ou de l'officier de police judiciaire, un examen médical est de droit si un membre de sa famille le demande ; le médecin est désigné par le procureur de la République ou l'officier de police judiciaire.
Le médecin examine sans délai la personne gardée à vue. Le certificat médical par lequel il doit notamment se prononcer sur l'aptitude au maintien en garde à vue est versé au dossier.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables lorsqu'il est procédé à un examen médical en application de règles particulières.



En imposant cet examen médical, ça leur faisait gagner du temps et leur servait de prétexte pour ne pas pouvoir aller dans la champignonnière avec C Ranucci.

Je suis étonné que vous refusiez d'admettre que les policiers avaient le plus grand intérêt à amener C Ranucci dans la champignonnière pour qu'il désigne précisément l'endroit où il avait soi disant enterré ce couteau.
Non, ils préférent confier cela aux gendarmes, ce qui est grotesque et ridicule puisque ce sont eux qui ont mené l'enquête.


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