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Message non luPosté : 08 avr. 2010, 13:16 
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Je reviens sur un problème très intéressant abordé par Danou dans cette ouverture d'1 post spécifique, relativement à l'entrevue entre LF et CR ou ce dernier admettrait qu'il est possesseur du couteau. Cette entrevue semble corroborée par tous les écrits secondaires, et même le livre de Fratacci avec son interview de LF le rapporte. On peut donc considérer que cette anecdote est vraie en l'absence des protagonistes ayant vécu la scène...

(A mon avis, sur la question de l'origine de ce couteau non demandée par LF à CR -comme la question a été posée sur le forum- vient peut être du fait que LF voulait baser l'argumentation de l'innocence de CR sur le fait de l'impossibilité qu'il puisse avoir fait ce crime, vu que CR, en reconnaissant que toutes les pièces à conviction (sauf le pull) liées au meurtre étaient bien à lui, clamait son innocence ds le meurtre.
Pour LF, comment est-il possible alors qu'1 vrai meurtrier reconnaisse qu'il soit bien le propriétaire du couteau, tout en affirmant être innocent? CR est donc logiquement innocent, et LF a suivi cette logique que j'appellerais de "psychologique" pour convaincre lui et autrui de l'innocence de CR)

si l'on en revient au couteau on constate donc que CR chronologiquement annonce "oui ce couteau c'est à moi", et au procès et ds son Récapitulatif "non il n'est plus à moi".

Une chose qui m'intrigue c'est que jamais dans son Récatipulatif il ne motive ses dires sur le fait que ce couteau -qu'il reconnait comme arme du crime- n'est pas à lui! Pourtant de l'argumentation existe dans son Récapitulatif p.ex. sur le fait que ce soit bien lui que les aubert aient vu (ex. pkoi dit-il je me serais arrété avec cette fille au bord de la route et j'aurais répondu aux aubert sachant qu'ils pouvaient lire ma plaque d'immatriculation et me retrouver desuite? cela aurait été aberrant, comme le fait de me cacher ds la champignonière et de boire le café avec tout le monde après avoir tué cette fillette à 2 pas).

pour le couteau, ds le Récap, ni ds ses lettres, il n'y a aucune argumentation à son encontre: jamais il ne motive pkoi ce couteau n'est pas à moi, sauf sur le fait pour lui évident que "jamais il n'aurait possédé de telles armes". Etonnant d'ailleurs cette dernière affirmation, car il avait 1 carabine et je doute que tous les gens de 20 ans en 74 disposent comme celà d'une carabine ds leur voiture.

bref, la seule chose qu'il argumente ds son Récap., c'est sur les empreintes, et il reproche très logiquement que l'on n'ait pas regardé aux empreintes sur ce couteau. Très bonne remarque de sa part -on reconait toute sa lucidité lorsqu'il écrit celà. Mais quelque part comme "à côté de la plaque". En parlant d'empreintes c'est le crime sur lequel il se focalise, l'homme au POR, pas sur le fait mais qui est finalement le propriétaire de ce couteau? Or cette question est objectivement très importante et CR ne l'aborde pas.

dans sa logique argumentative de son Récap., il aurait pu écrire "mais ou vous vouliez que je l'achète ce couteau? a pentecote c'était impossible. et pourquoi j'aurais eu 2 couteaux dans ma voiture pour pentecôte.." etc etc

pour conclure, il y a donc une logique argumentative ds le Récapitulatif simplement inexistante à propos du couteau (mais qui existe pourtant bien pour d'autres faits), et ce manque argumentatif sur ce point s'explique peut être parce que le couteau lui appartient bel et bien, mais qu'il est bien emprunté de le reconnaître.

à méditer...


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Message non luPosté : 08 avr. 2010, 13:36 
"Je reviens sur un problème très intéressant abordé par Danou dans cette ouverture d'1 post spécifique, relativement à l'entrevue entre LF et CR ou ce dernier admettrait qu'il est possesseur du couteau."

désolé, vous allez surement me trouver très prétentiteux pénible et envahissant etc etc mais ce n'est pas danou mais moi qui ait initié et émis des doutes sur cette entrevue entre Jean-François LeForsonney et C Ranucci concernant le couteau.
C'est la deuxième fois que vous attribuez mes propos à un autre.
c'est un nouveau jeu sur internet ou bien il y a une caméra chachée chez moi et je ne l'aurais pas vue ?


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Message non luPosté : 08 avr. 2010, 13:49 
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désolez, c'est 1 bévue... il me semblait que c'était Danou tellement elle insistait sur ce point du couteau dans ses derniers messages...

sans rancune de votre part je l'espère :) ..


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Message non luPosté : 08 avr. 2010, 14:25 
Citation :
Pat
Je reviens sur un problème très intéressant abordé par Danou dans cette ouverture d'1 post spécifique, relativement à l'entrevue entre LF et CR ou ce dernier admettrait qu'il est possesseur du couteau. Cette entrevue semble corroborée par tous les écrits secondaires, et même le livre de Fratacci avec son interview de LF le rapporte. On peut donc considérer que cette anecdote est vraie en l'absence des protagonistes ayant vécu la scène...


C’est ce qui me semble à moi aussi. J’ai beaucoup de mal à admettre que cette histoire aurait pu être inventée.
Essentiellement, comme je l’ai toujours dit, parce qu’il est difficilement concevable qu’un avocat puisse inventer une anecdote qui non seulement est défavorable à son client mais encore le dessert lui-même puisque cela revient à dire qu’il ne se serait occupé de cette histoire de couteau – pourtant la principale pièce à charge de l’accusation – qu’à la toute dernière minute, accessoirement, presque par hasard.


Citation :
(A mon avis, sur la question de l'origine de ce couteau non demandée par LF à CR -comme la question a été posée sur le forum- vient peut être du fait que LF voulait baser l'argumentation de l'innocence de CR sur le fait de l'impossibilité qu'il puisse avoir fait ce crime, vu que CR, en reconnaissant que toutes les pièces à conviction (sauf le pull) liées au meurtre étaient bien à lui, clamait son innocence ds le meurtre.
Pour LF, comment est-il possible alors qu'1 vrai meurtrier reconnaisse qu'il soit bien le propriétaire du couteau, tout en affirmant être innocent? CR est donc logiquement innocent, et LF a suivi cette logique que j'appellerais de "psychologique" pour convaincre lui et autrui de l'innocence de CR)


Je ne suis pas très sûre d’avoir bien compris votre argumentation mais, si je l’ai bien comprise, vous voulez dire que Jean-François Le Forsonney aurait pensé que le fait que CR reconnaisse que c’était son couteau tout en affirmant son innocence pourrait être interprété par les jurés comme une preuve d’honnêteté et, donc, d’innocence ? Ils auraient pu en conclure qu’un véritable criminel ne pouvait pas avoir de tels scrupules de sincérité et, donc, que cela allait dans le sens de son innocence ?

Si c’est cela, je ne sais pas quand même. ..
Jean-François Le Forsonney n’avait, certes, aucune expérience des Assises, mais tout de même, il devait bien se douter que miser sur ce genre de raisonnement subtil de la part des juges et des jurés était très risqué. Les uns et les autres font le plus souvent des déductions beaucoup moins sophistiquées, beaucoup plus primaires.

Mais ce n’est peut-être pas ce que vous avez voulu exprimer ?


Citation :
si l'on en revient au couteau on constate donc que CR chronologiquement annonce "oui ce couteau c'est à moi", et au procès et ds son Récapitulatif "non il n'est plus à moi".

Une chose qui m'intrigue c'est que jamais dans son Récatipulatif il ne motive ses dires sur le fait que ce couteau -qu'il reconnait comme arme du crime- n'est pas à lui! Pourtant de l'argumentation existe dans son Récapitulatif p.ex. sur le fait que ce soit bien lui que les aubert aient vu (ex. pkoi dit-il je me serais arrété avec cette fille au bord de la route et j'aurais répondu aux aubert sachant qu'ils pouvaient lire ma plaque d'immatriculation et me retrouver desuite? cela aurait été aberrant, comme le fait de me cacher ds la champignonière et de boire le café avec tout le monde après avoir tué cette fillette à 2 pas).


Je bute contre les mêmes choses que vous :

il ne donne à aucun moment d’explication sur ce couteau, qui constitue pourtant un point crucial. A aucun moment il n’explique pourquoi il s’est contredit sur ce couteau. Je sais bien que certains contestent qu’il ait jamais dit que ce couteau était à lui mais j’ai déjà expliqué pourquoi je ne le croyais pas.

D’autant que, comme vous le faites justement remarquer, il est sur d’autres points tout à fait capable d’argumenter et de se justifier.

Gilles Perrault fait d’ailleurs dire à Jean-François Le Forsonney dans son livre que CR était capable d’ergoter avec véhémence sur des détails sans importances mais restait muet sur l’essentiel.
Mais Jean-François Le Forsonney fait allusion lorsqu’il dit cela aux premiers jours de l’arrestation de CR, où ce dernier était en plein dans une logique de culpabilité. A ce moment-là, on pouvait comprendre qu’il ne se soit pas défendu sur le meurtre puisqu’il croyait lui-même l’avoir commis.

Mais lorsqu’il écrit le Récapitulatif, il se dit innocent et cet écrit est destiné à prouver son innocence. Et il ne pense pas à se défendre sur ce qui a constitué pour ceux qui l’ont condamné la pièce de conviction majeure ?

Or, mis à part la phrase « Je n’ai jamais possédé ni souhaité posséder une telle arme », il ne donne aucune explication.

Ni sur sa contradiction concernant l’appartenance du couteau.
Ni sur le fait qu’il aurait désigné la cachette de ce couteau.

Or, il ne pouvait pas ne pas savoir que c’étaient essentiellement ces 2 points qui l’avaient fait chuter.

Je ne demande pas mieux que de croire que ce n’était pas son couteau, que ce n’est pas lui qui avait désigné la cachette, qu’il y a eu magouille. Mais le moins qu’on puisse dire est que ses écrits ne nous y aident pas.


Citation :
bref, la seule chose qu'il argumente ds son Récap., c'est sur les empreintes, et il reproche très logiquement que l'on n'ait pas regardé aux empreintes sur ce couteau. Très bonne remarque de sa part -on reconait toute sa lucidité lorsqu'il écrit celà. Mais quelque part comme "à côté de la plaque". En parlant d'empreintes c'est le crime sur lequel il se focalise, l'homme au POR, pas sur le fait mais qui est finalement le propriétaire de ce couteau? Or cette question est objectivement très importante et CR ne l'aborde pas.


Je suis d’accord.

Citation :
dans sa logique argumentative de son Récap., il aurait pu écrire "mais ou vous vouliez que je l'achète ce couteau? a pentecote c'était impossible. et pourquoi j'aurais eu 2 couteaux dans ma voiture pour pentecôte.." etc etc


Si quand même, il dit bien qu’il a réfléchi où il aurait pu acheter ce couteau pendant sa virée et s’était souvenu que les magasins étaient fermés pour le week-end de Pentecôte (ce n’est d’ailleurs pas tout à fait vrai).
Mais je suis bien d’accord, son argumentation sur ce couteau est bien courte.


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Message non luPosté : 08 avr. 2010, 15:08 
Danou a écrit :
Mais lorsqu’il écrit le Récapitulatif, il se dit innocent et cet écrit est destiné à prouver son innocence. Et il ne pense pas à se défendre sur ce qui a constitué pour ceux qui l’ont condamné la pièce de conviction majeure ?

Or, mis à part la phrase « Je n’ai jamais possédé ni souhaité posséder une telle arme », il ne donne aucune explication.

Ni sur sa contradiction concernant l’appartenance du couteau.
Ni sur le fait qu’il aurait désigné la cachette de ce couteau.

Or, il ne pouvait pas ne pas savoir que c’étaient essentiellement ces 2 points qui l’avaient fait chuter.

Je ne demande pas mieux que de croire que ce n’était pas son couteau, que ce n’est pas lui qui avait désigné la cachette, qu’il y a eu magouille. Mais le moins qu’on puisse dire est que ses écrits ne nous y aident pas.


encore une fois, s'il ne possèdait pas ce couteau, que voulez vous qu'il raconte ?

si on vous accuse à tort de posséder un couteau ou une arme à feu que l'on a trouvé sur votre palier, comment allez vous expliquer que ce n'est pas à vous ?


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Message non luPosté : 08 avr. 2010, 15:37 
Citation :
encore une fois, s'il ne possèdait pas ce couteau, que voulez vous qu'il raconte ?


Avant le procès, il pouvait dire à ses avocats - aussi peu présents qu'ils aient pu être, il a bien dû les voir quelques fois pendant ces 2 ans tout de même - que ce couteau n'était pas à lui, que la police ou / et Di Marino le lui avait fait fait dire, qu'il avait dit oui par épuisement ou parce qu'il avait cru qu'il l'avait acheté pendant son "trou noir", mais qu'il était maintenant certain qu'il n'était pas à lui.

Au procès, où il était tellement prolixe pour des détails sans importance, il pouvait également dire qu'il n'était pas à lui de manière un peu plus développée que par son "Négatif !".

Après le procès, dans son Récapitulatif, il pouvait également donner toutes les explications nécessaires. Il pouvait


Citation :
si on vous accuse à tort de posséder un couteau ou une arme à feu que l'on a trouvé sur votre palier, comment allez vous expliquer que ce n'est pas à vous ?


Je commencerais probablement par dire et redire que cette arme n'est n'est pas à moi. Et si on parvenait à me faire dire le contraire, je dirais ensuite à mon avocat qu'on me l'a fait dire mais que ce n 'est pas vrai et je le redirais autant de fois qu'il le faudrait. Je dirais la même chose au procès. Je le dirais et l'écrirais partout ou je pourrais. Avant et après le procès.


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Message non luPosté : 08 avr. 2010, 16:04 
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Danou a écrit :
Je commencerais probablement par dire et redire que cette arme n'est n'est pas à moi. Et si on parvenait à me faire dire le contraire, je dirais ensuite à mon avocat qu'on me l'a fait dire mais que ce n 'est pas vrai et je le redirais autant de fois qu'il le faudrait. Je dirais la même chose au procès. Je le dirais et l'écrirais partout ou je pourrais. Avant et après le procès.


c'est d'autant plus vrai que dans son Récapitulatif, il annonce que toutes les preuves sont marquées de son innocence.
or il ne peut manquer de savoir que le couteau pose un gros problème s'il le réfute comme le lui appartenant.

car excepté -effectivement c'est le seul argument- qu'ils ne pouvaient l'acheter le we de pentecote en raison de la fermeture des magasins, il ne va pas loin -notamment sur les raisons pkoi il n'aurait pas 1 tel couteau;

qu'il réfute le crime à la différence de ce qu'il dit ds interrogatoires, ca se comprend bien dans la logique de ce qu'il écrit; et sur ce point il s'explique comment il n'a pas pu commettre le crime ds son Récap.. pourtant ds son Récap. il affirme y avoir ttes les preuves de son innocence; il ne peut nier l'importance du couteau sur lequel il passe si facilement dessus dans ses écrits; c'est illogique sauf si il en est le propriétaire... alors qu'il réfute la possession de ce couteau aussi faiblement alors que plusieurs fois il a annoncé que ce couteau était à lui, meme quand il refuse la validité de ses aveux de juin 74 en décembre 74!

"Je reconnais par contre que c’est bien moi qui ai indiqué aux enquêteurs à quel endroit était le couteau m’appartenant et que vous m’avez montré lorsqu’il a été retrouvé" (27.12.74), (1ere audition dans laquelle il réfute tout, sauf la possession de ce couteau).

ca ne colle pas; Ranucci a fonctionné avec une certaine logique: le couteau est ss doute à lui.


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Message non luPosté : 08 avr. 2010, 16:15 
Oui, j'ai du mal à comprendre qu'il puisse être tellement engagé à démontrer certains points du dossier et qu'il soit aussi laconique ou muet sur d'autres. Et malheureusement sur ceux qui auraient précisément exigé le plus de justifications.

S'il est innocent, je ne peux m'expliquer cette attitude que par le fait que l'expérience de la prison met probablement les gens dans un état d'esprit que ceux qui ne sont pas passés par là ne peuvent même pas imaginer, avec pertes de repères, oublis, confusion mentale, que sais-je ...

Je pense que, s'il y a une explication à sa défense aberrante (dans l'hypothèse où il serait innocent), ce doit être quelque chose d'incommunicable de ce genre.


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Message non luPosté : 08 avr. 2010, 16:53 
Danou a écrit :
Citation :
encore une fois, s'il ne possèdait pas ce couteau, que voulez vous qu'il raconte ?


Avant le procès, il pouvait dire à ses avocats - aussi peu présents qu'ils aient pu être, il a bien dû les voir quelques fois pendant ces 2 ans tout de même - que ce couteau n'était pas à lui, que la police ou / et Di Marino le lui avait fait fait dire, qu'il avait dit oui par épuisement ou parce qu'il avait cru qu'il l'avait acheté pendant son "trou noir", mais qu'il était maintenant certain qu'il n'était pas à lui.

Au procès, où il était tellement prolixe pour des détails sans importance, il pouvait également dire qu'il n'était pas à lui de manière un peu plus développée que par son "Négatif !".

Après le procès, dans son Récapitulatif, il pouvait également donner toutes les explications nécessaires. Il pouvait


Citation :
si on vous accuse à tort de posséder un couteau ou une arme à feu que l'on a trouvé sur votre palier, comment allez vous expliquer que ce n'est pas à vous ?


Je commencerais probablement par dire et redire que cette arme n'est n'est pas à moi. Et si on parvenait à me faire dire le contraire, je dirais ensuite à mon avocat qu'on me l'a fait dire mais que ce n 'est pas vrai et je le redirais autant de fois qu'il le faudrait. Je dirais la même chose au procès. Je le dirais et l'écrirais partout ou je pourrais. Avant et après le procès.


A condition que vous ayez un avocat qui vous écoute et vous assiste pour vous aider à vous en sortir.
Ca n'a pas été le cas de C Ranucci.
Par exemple, C Ranucci s'est présenté 5 fois dans le bureau de la juge :
le 6, 7, 10, 26 juin et le 27 décembre 74
ces avocats ne l'ont assisté qu'une seule fois, le 10 juin. Il est vrai qui'ls n'ont pas été désignés avant cette date.

Il s'est expliqué dans son Récapitulatif et au procès, il a répondu sèchement et malheureusement laconiquement probablement sous le coup de l'exaspération.
et puis plus rien !
pourtant chez la juge le 26 juin, il déclare qu'il l'a acheté à Nice ou en Allemagne.
C'est dommage mais curieusement personne ne lui a rappelé cet élément.
Là, il aurait pu s'expliquer.
mais non, le président a enchainé sur un autre sujet.
Il fallait absolument que ce couteau soit bien à C Ranucci sans autre explication.


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Message non luPosté : 08 avr. 2010, 16:56 
Mais pourquoi ne dit-il rien de ce que vous venez d'expliquer dans son récapitulatif ?

Et pourquoi a-t-il de l'énergie pour discuter de détails secondaires - tant au procès que dans son récapitulatif - et pas pour se battre sur les points cruciaux ?


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 08 avr. 2010, 17:16 
il dit que le couteau ne lui appartient pas et explique comment il en est arrivé à dire le contraire lors des aveux.
Je ne vois pas ce qu'il pouvait dire de plus pour faire comprendre qu'il n'était pas à lui.

Je ne serais pas du tout étonné que le 26 juin, que ce soit la juge qui lui a fait dire qu'il avait acheté le couteau à Nice ou en Allemagne.
la juge :" bon, le 6 juin devant les policiers, vosu avez avoué être le meurtrier, vous êtes donc forcément le propriétaire de l'arme du crime. Ne dite pas le contraire, je ne vous croirais pas. Bon, comment vous l'êtes vous procuré ? vous l'avez acheté ?
"peut-être oui, je ne sais plus très bien"
"bon, vous l'avez sûrement acheté à Nice ou en Allemagne, n'est ce pas ?
"oui peut-être, je ne sais plus très bien"
"Bon, greffière notez : En ce qui concerne les couteaux que j'avais au moment des faits, l'un sur moi et l'autre dans la voiture, je ne sais plus où je les avais achetés, j'avais du acheter l'opinel en Allemagne ainsi que tous les militaires le faisaient, j'avais acheté le couteau automatique il y a plusieurs mois à Nice ou en Allemagne, je ne sais plus dans quel magasin.

voilà, la juge était très directive. Elle faisait les questions et les réponses.


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Message non luPosté : 08 avr. 2010, 17:26 
jpasc95 a écrit :
Je ne serais pas du tout étonné que le 26 juin, que ce soit la juge qui lui a fait dire qu'il avait acheté le couteau à Nice ou en Allemagne.
la juge :" bon, le 6 juin devant les policiers, vosu avez avoué être le meurtrier, vous êtes donc forcément le propriétaire de l'arme du crime. Ne dite pas le contraire, je ne vous croirais pas. Bon, comment vous l'êtes vous procuré ? vous l'avez acheté ?
"peut-être oui, je ne sais plus très bien"
"bon, vous l'avez sûrement acheté à Nice ou en Allemagne, n'est ce pas ?
"oui peut-être, je ne sais plus très bien"
"Bon, greffière notez : En ce qui concerne les couteaux que j'avais au moment des faits, l'un sur moi et l'autre dans la voiture, je ne sais plus où je les avais achetés, j'avais du acheter l'opinel en Allemagne ainsi que tous les militaires le faisaient, j'avais acheté le couteau automatique il y a plusieurs mois à Nice ou en Allemagne, je ne sais plus dans quel magasin.

voilà, la juge était très directive. Elle faisait les questions et les réponses.


Ah mais je suis bien d'accord. J'ai d'ailleurs imaginé dans un autre post une scène de ce genre pour expliquer comment Di Marino aurait pu faire établir ce PV abracadabrant où CR est sensé avoir dit qu'il n'était d'accord sur rien sauf sur les 2 points les plus accablants.
Il est tout à fait possible que les choses aient pu se passer comme cela. Di Marino en était bien capable.

Mais c'est après.
à ses avocats, au procès, dans le récapitulatif.


Citation :
il dit que le couteau ne lui appartient pas et explique comment il en est arrivé à dire le contraire lors des aveux.


Mais où exactement explique-t-il tellement les choses ?
Je ne me souviens pas d'avoir lu quelque part une explication détaillée et convaincante des circonstances qui lui auraient fait dire que ce couteau était à lui.
Je me souviens du "Négatif !" et du peu qu'il dit dans son récapitulatif. Mais c'est tout.

Mais je ne prétends pas avoir du dossier une connaissance poussée.
Dites-moi.


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 08 avr. 2010, 18:14 
Danou a écrit :
Ah mais je suis bien d'accord. J'ai d'ailleurs imaginé dans un autre post une scène de ce genre pour expliquer comment Di Marino aurait pu faire établir ce PV abracadabrant où CR est sensé avoir dit qu'il n'était d'accord sur rien sauf sur les 2 points les plus accablants.

Dans le PV que tu évoques, on peut lire :
Citation :
Je reconnais……………etc., à quel endroit était le couteau m’appartenant, etc.

Si c’est bien la juge qui a dicté le PV, c’est bien Ranucci lui-même qui a écrit la lettre qu’il lui adressera le lendemain 28 décembre.
Dans cette lettre, il ne remet pas en cause l’appartenance du couteau, alors que par rapport à des examens médicaux, il a su manifester son désaccord à la juge, en écrivant : « Contrairement à ce que vous m’avez indiqué…………… »


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 08 avr. 2010, 19:22 
Citation :
Arlaten
Dans le PV que tu évoques, on peut lire :


Citation:
Je reconnais……………etc., à quel endroit était le couteau m’appartenant, etc.

Si c’est bien la juge qui a dicté le PV, c’est bien Ranucci lui-même qui a écrit la lettre qu’il lui adressera le lendemain 28 décembre.
Dans cette lettre, il ne remet pas en cause l’appartenance du couteau, alors que par rapport à des examens médicaux, il a su manifester son désaccord à la juge, en écrivant : « Contrairement à ce que vous m’avez indiqué…………… »



Eh bien alors, c'est bien ce que je pensais : CR a bel et bien reconnu jusqu'au procès que le couteau lui appartenait.
Il l'a reconnu dans sa lettre au juge.

Il dira la même chose à Jean-François Le Forsonney peu avant le procès.

Puis, au procès, c'est brusquement non, sans explication.

Il persiste dans sa négation dans son récapitulatif, mais également sans expliquer pourquoi il a dit si longtemps que le couteau lui appartenait.

Je maintiens que c'est dur à avaler.


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 Sujet du message :
Message non luPosté : 08 avr. 2010, 19:32 
Danou a écrit :
Mais où exactement explique-t-il tellement les choses ?
Je ne me souviens pas d'avoir lu quelque part une explication détaillée et convaincante des circonstances qui lui auraient fait dire que ce couteau était à lui.
Je me souviens du "Négatif !" et du peu qu'il dit dans son récapitulatif. Mais c'est tout.


vous vouliez dire :"Je ne me souviens pas d'avoir lu quelque part une explication détaillée et convaincante des circonstances qui lui auraient fait dire que ce couteau n'était pas à lui ?

Il explique dans son Récapitulatif pourquoi il en était arrivé à accepter d'endosser le meurtre, comment il a de ce fait accepté de reconnaitre que l'arme du crime était son couteau.
"Il est bien difficile pour moi d'expliquer pourquoi, par quelles raisons majeures, après une quinzaine d'heures d'interrogatoire, j'ai fini par « avouer » en acceptant de signer tout ce qu'ils ont voulu. En résumé, j'avancerais un traquenard diaboliquement monté, mes nerfs fragiles et mon incommensurable naïveté. Les tortures ne furent guère qu'une sorte d'ambiance culpabilisante, une façon aussi de me désorienter complètement. Même les menaces du commissaire telles que: « On est sûr, alors avouez, sinon nous dirons que vous avez agi sur ordre de votre mère et nous la ferons mettre en prison à votre place ! », ne firent rien. Cette menace-là m'apparut d'ailleurs peu crédible. Celle-ci m'apparaît moins insensée: « Si vous ne dites pas que c'est vous, on vous tire quelques pruneaux dans le dos et on vous balance dans le couloir ! Nous dirons que vous avez voulu vous enfuir. Ce ne sera pas le premier accident de ce genre ! Avouez donc que... etc. » Après avoir pu apprécier l'hystérie sadique de ce policier cela ne me parut pas impossible.
L'on m'a reproché par la suite d'avoir avoué. « C'est la preuve, non ? » - telle fut la réaction de certains quand je me débattais pour dévoiler la machination et prouver mon innocence. Je suis victime d'un traquenard; reproche-t-on à une victime d'être une victime pour excuser le bourreau ?
En début de la matinée du lendemain, bien que je continuais à rejeter leurs accusations, à tenter d'expliquer, j'avais commencé à douter que le rôle que l'on m'attribuait dans cette histoire incompréhensible ne fût pas réel."
et aussi :"Il y eut aussi ce couteau. J'avais accepté de reconnaître cet homicide et il avait été commis avec cette arme, je l'ai donc acceptée comme mienne. Or, je n'ai jamais possédé, ni désiré posséder, de telles armes."

Pas un mot à ses avocats à ce sujet. Ca vous étonne ? moi non
Ils l'ont très vite laissé tomber et lui même s'en est forcément rendu compte.
D'ailleurs, on le sent bien à travers les lettres envoyées à sa mère.
Il ne parle quasiment jamais d'eux.
Alors pourquoi en parlerait il dans son Récapitulatif ?


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